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ILS PARLENT DES VICTIMES. MAIS LEUR INDIGNATION CHANGE SELON LE DRAPEAU, LE NOM OU LE CAMP.
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Pôle Bleu

Justice française et Exécution des peines

LA JUSTICE DOIT ARRIVER AVANT LE DÉCOURAGEMENT

3 mesures phares 33 mesures détaillées 15 blocs de preuve

04

Le contrat politique

Les 3 décisions qui changent la règle du jeu.

Pas des intentions : trois ruptures lisibles, mémorisables et directement reliées aux mécanismes du programme.

01

Mesure phare

LA PRISON ACTIVE: METTRE FIN AU TEMPS MORT

C'est la rupture la plus profonde avec le modèle actuel. La prison n'est plus un simple lieu d'enfermement, mais un lieu d'ordre et d'utilité.

Comprendre la mesure
Concrètement

C'est la rupture la plus profonde avec le modèle actuel. La prison n'est plus un simple lieu d'enfermement, mais un lieu d'ordre et d'utilité. Tout détenu apte doit contribuer par une activité (travail, formation, tri, réparation). Cette activité est rémunérée et contrôlée. C'est une révolution philosophique qui dit: "Le temps de peine ne doit pas être un temps perdu pour la société et pour le détenu." Elle répond à la fois à l'exigence de fermeté (la peine a un contenu) et à l'exigence de réinsertion (le détenu apprend un métier ou répare). La formule "La prison passive coûte deux fois: elle coûte à l'État et elle ne répare rien" en est l'illustration parfaite.

02

Mesure phare

LE "RESET CONTRÔLÉ" DES AMENDES DESTRUCTRICES

C'est la mesure la plus "sociale" et la plus juste du programme. Elle répond à une absurdité criante: une amende peut être une broutille pour un riche et une catastrophe pour une famille pauvre.

Comprendre la mesure
Concrètement

C'est la mesure la plus "sociale" et la plus juste du programme. Elle répond à une absurdité criante: une amende peut être une broutille pour un riche et une catastrophe pour une famille pauvre. LPE propose de convertir ou d'effacer (sous conditions strictes) les amendes et dettes pénales qui sont devenues un fardeau destructeur pour des personnes de bonne foi. La sanction n'est pas supprimée, elle est transformée en temps utile, en réparation ou en échéancier. C'est un message puissant: "On ne relève pas une famille en l'écrasant." Mais c'est aussi une mesure de responsabilisation, car elle est réservée à ceux qui ne sont ni multirécidivistes, ni violents, ni fraudeurs.

03

Mesure phare

LE CASIER COMPATIBLE: PURIFIER L'AUTORITÉ PUBLIQUE

C'est une mesure de probité et d'exemplarité qui touche au cœur de la confiance dans l'État.

Comprendre la mesure
Concrètement

C'est une mesure de probité et d'exemplarité qui touche au cœur de la confiance dans l'État. Le principe "Casier incompatible, fonction impossible" signifie que l'on ne peut pas exercer certaines fonctions publiques sensibles (juge, policier, enseignant, gestionnaire de fonds publics) si l'on a été condamné pour des faits graves. Cela ne signifie pas une exclusion à vie, car un mécanisme de réhabilitation est prévu. Mais c'est un signal fort: l'autorité publique exige une confiance supérieure. Ceux qui ont gravement trahi la loi ne peuvent pas être en position de la faire appliquer ou de commander le peuple.

Le réel derrière le ministère 04

Derrière chaque mesure, quelqu’un attend déjà.

Le ministère « Justice française et Exécution des peines » ne traite pas des dossiers abstraits. Il change — ou abandonne — des vies réelles.

Rencontrer toute la France de l’intérieur →

Le programme complet

33 mesures. Aucune ligne cachée.

Ouvrez une mesure pour lire son contenu. L’ensemble provient de la version V4 du programme et reste structuré par chantier d’action.

ACCÉLÉRATION DE LA CHAÎNE JUDICIAIRE (SANS SACRIFIER LES DROITS)

6 mesures
01 AUDIENCE DE SÛRETÉ RAPIDE

Création d'une procédure accélérée pour les faits graves (violents, sexuels, contre mineurs, trafics) afin d'examiner rapidement les mesures de protection (contrôle, bracelet, assignation, détention provisoire si nécessaire).

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

02 RÉSORPTION DES STOCKS

Audit et plan de réduction massif des dossiers en attente, des peines non exécutées et des TIG en attente.

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

03 RENFORCEMENT DES GREFFES

Reconnaissance des greffes comme colonne vertébrale de l'exécution, avec renforts massifs pour débloquer les procédures.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

04 CIRCUIT VICTIME PRIORITAIRE

Mise en place d'un référent victime dans chaque juridiction, avec information, protection, orientation vers l'indemnisation (SARVI/CIVI) et suivi des interdictions.

Concrètement

Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.

05 PLAN TIG RAPIDE

Réduction drastique des délais d'exécution des Travaux d'Intérêt Général (TIG) pour qu'ils deviennent une sanction crédible et visible.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

06 RENFORCEMENT DES SPIP

Augmentation des moyens des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation pour suivre efficacement les alternatives, les bracelets et les sorties de prison.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

REFONDATION DE LA PRISON (PRISON ACTIVE)

5 mesures
01 FIN DE LA PRISON PASSIVE

La prison ne doit plus être un temps mort. Elle devient un lieu d'ordre, d'activité, de formation et de réparation.

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

02 ACTIVITÉ UTILE OBLIGATOIRE

Tout détenu apte doit contribuer par une activité (travail, formation, alphabétisation, tri, recyclage, réparation, cuisine, entretien).

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

03 RÉMUNÉRATION ET DROITS

L'activité est rémunérée, assortie de droits sociaux, contrôlée par l'inspection du travail, et jamais humiliante.

Concrètement

Le texte d’application devra préciser le statut, la rémunération, la progression, les droits associés et les conditions d’accès, afin que l’annonce se traduise réellement dans la vie professionnelle.

04 PRÉPARATION DE LA SORTIE

La préparation à la sortie (droits, santé, logement, formation, emploi, suivi) commence dès l'entrée pour réduire les "sorties sèches".

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

05 DISTINCTION DES PROFILS

Séparation des détenus dangereux, fragiles, récupérables et malades pour une prise en charge adaptée.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

RÉFORME DES SANCTIONS ET DES ALTERNATIVES

5 mesures
01 PEINES CIVIQUES EN TEMPS

Pour les fautes simples, une partie des amendes peut être convertie en temps utile (réparation, tri, nettoyage), une sanction plus juste et plus visible.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

02 RESET CONTRÔLÉ DES AMENDES

Réexamen, rééchelonnement ou conversion en temps utile des anciennes amendes et dettes pénales devenues destructrices pour les personnes de bonne foi.

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

03 EXCLUSION DES RÉCIDIVISTES

Les multirécidivistes, violents, trafiquants et fraudeurs organisés sont exclus des mesures de faveur (reset, conversion).

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

04 ALTERNATIVES CRÉDIBLES

Renforcement du contrôle des bracelets électroniques (DDSE) et des TIG, avec sanctions immédiates en cas de violation.

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

05 TRAVAIL D'INTÉRÊT GÉNÉRAL (TIG) RAPIDE

Objectif de réduire fortement le délai entre le prononcé et le début d'exécution du TIG.

Concrètement

La mesure devra être traduite en obligations et droits compréhensibles pour les salariés et les entreprises, avec un interlocuteur, un contrôle et une méthode de correction.

PROTECTION DES VICTIMES ET DES MINEURS

5 mesures
01 CIRCUIT VICTIME INTÉGRAL

De l'information à l'indemnisation (SARVI), en passant par la protection (interdiction de contact, bracelet anti-rapprochement) et le suivi.

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

02 RENFORCEMENT DU SARVI

Amélioration des délais et des montants d'indemnisation avancés aux victimes.

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

03 JUSTICE DES MINEURS

Réponse rapide, éducative et réparatrice. L'âge n'efface pas la réparation.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

04 RUPTURE FAMILIALE ENCADRÉE

Le retrait d'un mineur de sa famille n'est possible que si le cadre familial est destructeur et si l'État propose une solution meilleure (hébergement, école, sport, soins).

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

05 PROTECTION DES MINEURS EN DANGER

Repérage et prise en charge plus précoces, avec un projet éducatif complet.

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

PROBITÉ PUBLIQUE ET LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION

4 mesures
01 CASIER COMPATIBLE

Principe selon lequel certaines condamnations sont incompatibles avec des fonctions publiques sensibles (juge, policier, enseignant, gestionnaire de fonds publics).

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

02 RÉHABILITATION POSSIBLE

Un mécanisme de réhabilitation est prévu, avec recours et proportionnalité, pour permettre le pardon après un parcours sérieux.

Concrètement

Chaque accès devra être rattaché à une mission précise, à une habilitation identifiable et à une finalité vérifiable. Tout accès hors cadre devra pouvoir être détecté et contesté.

03 DISCRIMINATION ZÉRO

Traçabilité des refus de plainte, contrôle des délais, sanction aggravée des détenteurs d'autorité qui discriminent, réparation des victimes.

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

04 SANCTION DES ABUS D'AUTORITÉ

Les agents publics qui abusent de leur position sont sanctionnés.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

LUTTE CONTRE LES ABUS ÉCONOMIQUES GRAVES

3 mesures
01 SANCTION DES MARCHANDS DE SOMMEIL

Poursuite pénale des propriétaires exploitant des logements indignes.

Concrètement

La mise en œuvre devra préciser les logements concernés, les conditions d’accès, les responsabilités des acteurs et les protections prévues pour les occupants.

02 LUTTE CONTRE LES ABUS DE FAIBLESSE

Sanction des escroqueries, des crédits prédateurs et des pratiques commerciales agressives contre les personnes vulnérables.

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

03 DISTINCTION PROPRIÉTÉ LÉGITIME / RENTE ABUSIVE

La propriété utile et entretenue est protégée. La captation et l'exploitation d'un besoin vital sont frappées.

Concrètement

Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.

NUMÉRIQUE, DONNÉES ET CONTRÔLE

5 mesures
01 DOSSIER NUMÉRIQUE D'EXÉCUTION

Création d'une chaîne numérique souveraine pour suivre les peines, les victimes, les frais, les bracelets et les TIG.

Concrètement

La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.

02 IA D'ASSISTANCE, JAMAIS DE DÉCISION

L'IA peut aider, trier, alerter, mais aucune décision judiciaire individuelle ne doit être prise par une machine.

Concrètement

Le dispositif devra préciser ce que l’outil peut assister, ce qu’il ne peut jamais décider seul, qui conserve la responsabilité humaine et comment une décision peut être expliquée ou contestée.

03 TABLEAU DE BORD PUBLIC

Publication mensuelle (le 2 de chaque mois) des grands flux: délais, stocks, peines exécutées, TIG, DDSE, victimes, mineurs, discriminations.

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

04 DATA ROOM MINISTÉRIELLE

Structuration des données avec des statuts clairs (OFFICIELLE_BRUTE, CALCULÉE, À AUDITER, PROJECTION_PROGRAMME) pour une transparence totale.

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

05 SUIVI DES RECOMMANDATIONS DU CGLPL

Hiérarchisation et suivi obligatoire des recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

15 blocs de preuve

Ce qui ne va plus. Ce que nous changeons. Comment nous l’exécutons.

Les cinq parcours restent la colonne vertébrale de la page : cinq vérités, cinq réflexions et cinq décisions d’exécution.

Parcours 1 sur 5

LA JUSTICE DOIT ARRIVER AVANT LE DÉCOURAGEMENT

Vérité

UNE PEINE PRONONCÉE N’EST PAS TOUJOURS UNE PEINE RÉELLE.

Une plainte peut être reçue, un jugement rendu et une peine prononcée sans que la victime voie enfin la justice agir. Les délais usent les preuves, laissent les familles dans l’attente et transforment parfois la sanction en simple ligne de dossier. Les Français ne demandent pas une justice cruelle. Ils demandent une justice qui protège, décide et fait réellement exécuter ce qu’elle prononce.

Réflexion

NI FAIBLE, NI VENGERESSE : UNE JUSTICE DE CONSÉQUENCE.

LPE refuse le faux choix entre la faiblesse et la vengeance. La justice doit distinguer le dangereux du récupérable, la pauvreté de la fraude et l’erreur de la prédation. Elle doit frapper les multirécidivistes, protéger les victimes et permettre à ceux qui peuvent se relever de réparer réellement. La fermeté devient légitime lorsqu’elle reste précise, proportionnée, humaine et contrôlée par le juge.

Exécution

PROTÉGER LA VICTIME, CONTRÔLER LE DANGER, JUGER VITE.

Chaque juridiction disposera d’un référent victime ou d’une cellule mutualisée. Les faits graves, violents, sexuels ou commis contre des personnes vulnérables pourront faire l’objet d’une audience de sûreté rapide. Le juge décidera d’un bracelet, d’une interdiction de contact, d’une assignation ou d’une détention lorsque les critères légaux sont réunis. Chaque décision restera motivée, contradictoire, réexaminée et ouverte au recours.

Document source : p. 1-4, 8-20, 43-50

Parcours 2 sur 5

LA PRISON COÛTE CHER QUAND ELLE NE RÉPARE RIEN

Vérité

79 337 DÉTENUS POUR 61 264 PLACES.

Au 1er janvier 2025, 79 337 personnes étaient détenues pour 61 264 places, avec un taux d’occupation de 149,3 % dans les maisons d’arrêt. La France dépense environ 4 milliards d’euros pour l’incarcération, mais une prison surchargée laisse trop peu de place au travail, au soin, à la formation et à la préparation de sortie. Une prison passive coûte cher et répare peu.

Réflexion

ENFERMER SANS PRÉPARER LA SUITE NE SUFFIT PAS.

Le problème ne se résume pas au manque de places. La peine est trop souvent séparée du suivi, de la réparation, de l’indemnisation et de la sortie. Les alternatives existent, mais un TIG trop tardif ou un bracelet mal contrôlé devient une sanction affaiblie. LPE réserve la prison à ce qui l’exige et rend les autres peines rapides, suivies, utiles et immédiatement sanctionnées en cas de manquement.

Exécution

LA PRISON DEVIENDRA ACTIVE. LES ALTERNATIVES DEVIENDRONT CRÉDIBLES.

Tout détenu apte entrera dans une activité utile adaptée à sa santé et à son profil : travail, formation, alphabétisation, tri, réparation, cuisine, soin ou préparation professionnelle. Cette activité sera rémunérée, protégée par des droits sociaux, contrôlée et jamais humiliante. Les TIG et bracelets seront suivis par des SPIP renforcés, avec convocation rapide, traçabilité des incidents et réaction judiciaire graduée lorsque les obligations ne sont pas respectées.

Document source : p. 5-15, 20-22, 51-60

Parcours 3 sur 5

UNE SANCTION JUSTE NE DÉPEND PAS DU PORTEFEUILLE

Vérité

LA MÊME AMENDE N’A PAS LE MÊME POIDS.

Une même amende peut être presque invisible pour une personne riche et détruire une famille déjà fragile. Dans le même temps, des victimes restent mal indemnisées, des puissants fraudeurs échappent trop longtemps aux conséquences et certaines discriminations judiciaires demeurent cachées. La justice devient injuste lorsqu’elle confond pauvreté et fraude, protège les réseaux influents ou traite différemment une plainte selon l’origine, le quartier, le handicap ou les moyens.

Réflexion

ON RELÈVE LES RÉCUPÉRABLES. ON FRAPPE LES PRÉDATEURS.

LPE protège la propriété légitime, l’investissement utile et les personnes de bonne foi. Mais elle refuse qu’une peine financière impossible fabrique davantage de désordre, qu’un besoin vital enrichisse un prédateur ou qu’une autorité bénéficie d’une indulgence de caste. La discipline reste entière : les violents, trafiquants, fraudeurs organisés et multirécidivistes lourds sont exclus des mesures de relèvement. La même loi doit protéger et contraindre chacun.

Exécution

RÉPARER EN TEMPS UTILE, SANCTIONNER LES ABUS.

Pour les fautes simples et non violentes, certaines amendes destructrices pourront être converties par le juge en temps utile, réparation ou échéancier contrôlé. Un reset strictement conditionné exclura violences, trafics, fraude organisée, refus d’exécuter et récidive lourde. Les fonctions publiques sensibles exigeront un casier compatible, avec proportionnalité et recours. Toute discrimination constatée sera instruite, sanctionnée, réparée et publiée dans des statistiques agrégées.

Document source : p. 15-19, 31-38, 111-113

Parcours 4 sur 5

LA MÊME JUSTICE DANS CHAQUE TERRITOIRE

Vérité

VOTRE CODE POSTAL NE DOIT PAS DÉCIDER DU DÉLAI.

La justice n’avance pas au même rythme partout. Certains tribunaux accumulent les dossiers, certains SPIP suivent trop de personnes et certains territoires manquent de places de TIG, de solutions pour les victimes ou de parcours pour les mineurs. Les Outre-mer subissent en plus l’éloignement, l’insularité et des coûts logistiques particuliers. Une loi nationale perd sa force lorsque son exécution dépend du lieu où l’on vit.

Réflexion

L’ÉTAT JUGE. LE TERRAIN REND L’EXÉCUTION POSSIBLE.

La Justice reste une mission nationale commandée par l’État et garantie par le juge. Mais l’exécution doit mobiliser tout le terrain sans privatiser la peine. Les régions soutiennent les formations, les départements coordonnent l’enfance, les victimes et les sorties, tandis que les communes proposent des missions utiles. Les entreprises ou associations peuvent participer, mais jamais décider de la sanction ni exploiter les condamnés.

Exécution

DES PEINES UTILES ET DES MOYENS PARTOUT.

Chaque département disposera d’une solution directe ou mutualisée pour les TIG et les peines civiques. Des centres encadrés accueilleront tri, nettoyage, recyclage, réparation ou remise en état, sans exposition publique ni tâche dégradante. Les moyens des greffes, SPIP, magistrats, surveillants et éducateurs seront renforcés selon les stocks réels. Les résultats seront comparés par ressort afin de corriger les écarts injustifiés et d’adapter les moyens aux Outre-mer.

Document source : p. 23-30, 52-60

Parcours 5 sur 5

TRANSMETTRE UNE LOI QUI TIENT SES PROMESSES

Vérité

UNE JUSTICE THÉORIQUE FABRIQUE LA DÉFIANCE.

Si rien ne change, nos enfants hériteront d’une justice qui annonce davantage qu’elle n’exécute, de prisons surchargées et de victimes gagnantes seulement sur le papier. Ils verront les dangereux recommencer, les récupérables s’enfoncer et les agents porter seuls les contradictions du système. Une loi lente, opaque ou inégale finit par encourager la vengeance privée, la défiance et l’idée que la puissance protège de la sanction.

Réflexion

LA LOI DOIT REDEVENIR UNE CONSÉQUENCE RÉELLE.

LPE veut transmettre une justice de conséquence : rapide sans être expéditive, ferme sans être arbitraire et humaine sans devenir molle. Une peine doit protéger, réparer ou préparer une sortie meilleure. La victime doit être suivie, le mineur repris, le détenu apte rendu actif et le puissant traité comme les autres. Ce que le peuple peut voir et contrôler devient beaucoup plus difficile à abandonner.

Exécution

LE 2 DE CHAQUE MOIS, LA JUSTICE RENDRA DES COMPTES.

Les 100 premiers jours lanceront l’audit des stocks, le circuit victime, les pilotes de prison active, les TIG rapides et la loi d’exécution réelle des peines. Le 2 de chaque mois seront publiés délais, stocks, peines exécutées, activité pénitentiaire, indemnisations, récidive, discriminations et écarts territoriaux. Après cinq ans, ce qui fonctionne sera consolidé, ce qui échoue sera corrigé ou supprimé, et tout dispositif sans preuve sera arrêté.

Document source : p. 43-60, 99-113, 145-147

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