Quand la communen’est pas écoutée,le paysse bloque.
Ce dossier montre comment remettre la commune à l’endroit : recettes plus lisibles, péréquation assumée, ingénierie partagée, logements et activités relancés, projets locaux mieux arbitrés.
Plus de capacité d’action. Moins de dépendance aveugle.
Le maire ne devrait pas attendre un appel à projets, un arbitrage opaque ou une ingénierie introuvable pour traiter un besoin évident.
des recettes plus stables ;
des compétences mutualisables ;
des responsabilités enfin lisibles.
LPE
La commune redevient un lieu de décision.
Pas une annexe administrative qui mendie. Un niveau d’action concret, contrôlable et utile.
Pour les habitants
Les moyens doivent se voir dans la vie quotidienne.
Plus de moyens locaux n’ont de sens que s’ils produisent des effets visibles pour les citoyens.
plus de logements utiles ;
plus de services et de mobilité ;
plus d’activité dans les centres-bourgs et quartiers.
Quand la commune est remise à l’endroit
Des citoyens mieux servis. Un maire mieux armé. Un territoire plus vivant.
L’image n’est pas une promesse magique. Elle représente le but : des moyens mieux orientés, des projets locaux compréhensibles et une commune qui retrouve la main.
POUR UNE COMMUNE
Moins de dossiers pour réparer. Plus de moyens pour agir avant la casse.
Recettes plus lisibles, compétences partagées, logement, commerce, transport : une commune doit pouvoir traiter le problème avant qu’il devienne une urgence.
Le but n’est pas d’ajouter une aide locale. Le but est de rendre la commune capable d’agir.
01Prévoir02Agir03Mesurer
POUR LES COMMUNES
Une commune doit pouvoir agir avant l’urgence.
Des moyens, des compétences et des recettes avant que le problème devienne un dossier de crise.
CE QUE LPE VEUT CHANGER D’ABORD
Trois changements à comprendre. Pas trente promesses.
01
PLUS DE RECETTES STABLES
Sur la TVA ordinaire, une part va directement aux communes, départements et régions. Les territoires les plus fragiles ne sont pas abandonnés.
Une petite mairie ne doit plus renoncer parce qu’elle n’a ni juriste, ni ingénieur, ni spécialiste des marchés publics. Ces compétences peuvent être partagées.
Votre commune n’a pas les mêmes urgences qu’une autre.
Choisissez le profil qui vous ressemble le plus. Le but n’est pas de vous enfermer dans une catégorie : il est de montrer les dossiers qui devraient remonter en premier.
PRIORITÉS PROBABLES
Aide technique, transports, services et activité.
Ne plus monter seul les dossiers techniques et administratifs.
Rendre accessibles les équipements et services du bassin de vie.
Maintenir commerces, école, santé et mobilité avant la rupture.
Exemple : financer une navette à la demande ou rénover un équipement communal sans attendre qu’un appel à projets décide du calendrier.
PRIORITÉS PROBABLES
Vacance commerciale, logement et centre-bourg.
Réouvrir les locaux qui dorment durablement.
Loger les actifs et les familles près de l’activité.
Réhabiliter le bâti et renforcer les artisans locaux.
Exemple : remettre des commerces vacants en activité et créer un atelier partagé pour les artisans du bassin de vie.
PRIORITÉS PROBABLES
Logement, mobilités, services et centre-ville.
Augmenter l’offre utile sans laisser le logement absorber tout le reste à vivre.
Réduire les temps et coûts de déplacements subis.
Coordonner emploi, santé, formation et habitat à l’échelle du bassin.
Exemple : réhabiliter un îlot dégradé et renforcer l’offre de logements abordables à proximité de l’activité.
PRIORITÉS PROBABLES
Mobilités massives, logement, infrastructures et solidarité territoriale.
Financer des équipements structurants à une échelle compatible avec la densité.
Réduire les temps de déplacement et la pression sur le logement.
Contribuer à la péréquation sans casser la capacité d’investissement local.
Exemple : accélérer une ligne de bus express ou un équipement structurant sans renégocier chaque année la totalité du financement.
PRIORITÉS PROBABLES
Production locale, coût de la vie et rattrapage des infrastructures.
Flécher une part de l’investissement productif vers les dépendances les plus critiques.
Produire, transformer, soigner, former et transporter davantage sur place.
Mesurer séparément les écarts de coût, de service et d’accès.
Principe : les surcoûts structurels liés à l’éloignement, au fret et à l’insularité doivent entrer explicitement dans la péréquation.
CHOIX LOCAL CITOYEN
La mairie chiffre. Les citoyens arbitrent. La commune exécute.
Deux fois par an au maximum, lorsqu’il existe plusieurs projets réellement réalisables, la commune peut soumettre des priorités comparables aux habitants. Le vote ne porte pas sur une envie abstraite : chaque option publie son coût, son fonctionnement annuel, son calendrier et ses conséquences.
APiscine municipaleInvestissement + fonctionnement publiésBMédiathèque & espace associatifInvestissement + fonctionnement publiésCTransport toutes les heuresInvestissement + fonctionnement publiés
À vous de classer les priorités. Choisir, c’est aussi accepter qu’un euro affecté à un projet ne finance pas simultanément les deux autres.
Garde-fou.
Le déclenchement devra être fixé par la loi — par exemple par délibération du conseil municipal ou par initiative citoyenne atteignant un seuil défini — afin d’éviter à la fois le blocage permanent et l’instrumentalisation.
L’ARGENT
L’argent doit construire quelque chose qui reste.
Sinon, on recommence à payer la même chose l’année suivante.
DÉMONSTRATION PHARE · TVA TERRITORIALE
Vous payez 20 points de TVA : 11 iraient aux territoires.
La règle proposée est simple : 5 points commune, 3 département, 3 région, 5 État, 4 Fonds productif. Le montant exact reçu par chaque commune devra, lui, être calculé et publié avant d’être promis.
COMMUNE5
DÉPARTEMENT3
RÉGION3
ÉTAT5
FONDS PRODUCTIF4
MÉCANISME PROPOSÉ5 + 3 + 3 + 5 + 4
La clé de répartition de la TVA ordinaire à 20 %.
PANIER ESSENTIEL À 5 %3 + 1 + 1
3 points commune, 1 département, 1 région ; rien pour l’État central ni le Fonds productif sur ce taux réduit.
À CALCULER COMMUNE PAR COMMUNECombien reçoit chaque territoire
Le volume de consommation, les écarts entre territoires, la redistribution vers les zones plus fragiles et les financements remplacés doivent être publiés avant d’annoncer un gain.
Important.
Des formulations comme « jusqu’à trois fois les moyens territoriaux » sont des projections LPE, pas des résultats déjà démontrés. Elles doivent rester visuellement secondaires tant que le chiffrage complet n’est pas publié.
CE QUI EMPÊCHE D’AGIR
Cinq phrases qu’un maire ne devrait plus avoir à répéter.
01« Je sais ce qu’il faut faire, mais je n’ai personne pour monter le dossier. »
Une mairie ne devrait pas perdre un projet faute d’ingénieur ou de juriste. On partage les compétences qui manquent.
02« Le commerce a fermé. Personne ne reprend le local. »
La vacance longue doit déclencher une stratégie de remise en activité, pas seulement un constat annuel.
03« Le médecin part et je n’ai aucune prise sur la suite. »
Logement, formation, santé et attractivité doivent être pensés ensemble à l’échelle du territoire.
04« Une famille voudrait s’installer, mais elle ne trouve pas de logement. »
Le logement devient aussi une politique d’emploi, d’école, de santé et de revitalisation.
05« On me demande des résultats sans me donner des moyens prévisibles. »
Avant de demander des résultats, on doit dire combien d’argent arrive, qui fait quoi, pour quand et avec quel résultat attendu.
CE QU’ON FAIT
On construit ce qui le fait reculer.
Un logement. Une usine. Un service. Une capacité qui reste.
TROIS DOSSIERS À OUVRIR
Le détail existe. Il n’a pas besoin d’être imposé à tout le monde en même temps.
01
PETITES COMMUNES
On garde le village. On partage ce qui coûte trop cher seul.
Pour les communes de moins de 1 000 habitants, LPE propose de mutualiser davantage l’ingénierie, certains achats, services itinérants, équipements et transports de rabattement, sans faire disparaître le nom, le maire, le conseil municipal ou l’identité locale.
Voir les conditions de mise en œuvre +
Périmètre du bassin de vie, gouvernance, répartition financière, droit de recours et articulation avec les structures intercommunales existantes doivent être juridiquement précisés.
02
LOGEMENT · ARTISANS · EMPLOI
Chaque chantier doit laisser autre chose qu’une facture.
Le pays doit pouvoir construire et rénover beaucoup plus. Chaque chantier doit laisser trois choses : un logement utile, un travailleur formé et une entreprise locale plus solide.
ConstruireRéhabiliterFormerMaintenir
Voir comment on augmente le nombre de chantiers +
Les 600 000 logements par an sont une cible. Il faut d’abord prouver qu’on a les terrains, les ouvriers, les matériaux, l’argent et les délais pour les construire. La répartition doit suivre les pénuries, l’habitat dégradé, l’éloignement de l’emploi et les retards territoriaux réels.
03
VACANCE COMMERCIALE
Un local utile doit rouvrir, pas dormir.
Le principe est simple : un local vide depuis longtemps peut être proposé moins cher pour redémarrer. Le loyer remonte ensuite progressivement, avec garanties et droit de recours.
Les cas de travaux, succession, litige, vente réelle ou impossibilité technique doivent être examinés. La contribution sur la vacance prolongée n’intervient qu’après examen, propositions, exemptions et recours. Les pourcentages portent sur le loyer de référence, pas sur la valeur du bien.
La page principale reste courte. Toutes les mesures pour les collectivités sont rangées à part, avec ce qu’elles changent, leurs limites et leurs protections.
Changez les hypothèses. Regardez où ça tient et où ça casse.
APRÈS AVOIR LU, VÉRIFIÉ ET CONTRADIT
Si le modèle vous paraît sérieux, demandez simplement à être recontacté au moment utile.
Cette demande ne vaut ni soutien, ni vote, ni engagement de présentation. Elle signifie seulement : « recontactez-moi lorsque la période officielle sera ouverte, afin que je puisse examiner la situation à ce moment-là ».
Le Conseil constitutionnel distingue la présentation d’un candidat de l’expression d’un suffrage : une présentation permet à une candidature de concourir ; elle n’est pas un vote pour le candidat. Lire la source officielle ↗