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On s’attaque aux causes.

LPE

Ministère 05 · Protéger

Armée française et Défense du territoire

La France doit pouvoir se défendre sans attendre qu’un autre pays décide pour elle.

On protège les capacités militaires, industrielles, technologiques et humaines nécessaires à notre sécurité.

75fiches V4 vérifiées
Ce ministère n’agit jamais seul.

Ses décisions doivent rester compatibles avec les 9 engagements communs : dignité, reste à vivre, plein emploi, entreprises, générations, égalité de traitement et transmission.

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LA QUESTION DE CE MINISTÈRE

Qu’est-ce qui fabrique le problème ? Et où coupe-t-on la boucle ?

On ne commence pas par une mesure. On commence par ce qui se passe dans la vraie vie, ce qui l’aggrave et ce qu’il faut changer pour que le problème revienne moins souvent.

D’abord la cause. Ensuite la décision. Enfin le résultat.
01Problème 02Cause 03Décision

En 20 secondes · le problème, la cause, la décision

Une guerre peut commencer sans franchir nos frontières

Une cyberattaque peut bloquer un hôpital. Un sabotage peut couper un câble sous-marin, un port, un réseau d’eau ou d’électricité. Une pénurie de composants peut immobiliser des avions, des navires ou des usines. La guerre moderne vise aussi nos satellites, nos données, nos approvisionnements et notre cohésion. Défendre la France ne signifie…

  • C'est la rupture la plus fondamentale avec le modèle actuel. La France a une armée technologiquement avancée, mais qui manque de profondeur (stocks, munitions, pièces de rechange) et de disponibilité.
  • C'est la mesure la plus "sociale" et la plus fédératrice, qui reconnecte la défense à la Nation.
  • C'est une mesure de probité stratégique qui répond à une contradiction française: nous avons une industrie d'armement mondiale, mais nous vendons parfois à des régimes qui utilisent nos armes contre des civils ou en violation d…
Sources publiques vérifiées

Ce que disent les chiffres officiels

Six repères officiels pour situer l’état réel du sujet avant d’entrer dans nos propositions.

Chaque ministère présente au moins six repères officiels structurants. Chaque chiffre indique son organisme, sa date, son champ et sa limite ; le fait officiel reste séparé de la lecture politique LPE.

LA LOGIQUE LPE

On s’attaque à la cause.

Pas seulement à ce qu’elle provoque.
Ministère 05 vérifié depuis son document V4 intégral de 74 pages.

Les fiches détaillées sont reconstruites à partir du dossier ministériel complet : décision, exécution, financement ou règle de soutenabilité, calendrier, contrôle, garde-fous, indicateurs, publics et sources. Un paramètre absent du V4 n’est pas transformé en promesse.

Les décisions essentielles

Si vous ne lisez que 3 mesures, lisez celles-là.

01

Le plan "puissance disponible 2035": mettre fin à l'armée de vitrine

C'est la rupture la plus fondamentale avec le modèle actuel. La France a une armée technologiquement avancée, mais qui manque de profondeur (stocks, munitions, pièces de rechange) et de disponibilité.

Fiche officielle indexable
02

Le service national structurant: relever la jeunesse, préparer la nation

C'est la mesure la plus "sociale" et la plus fédératrice, qui reconnecte la défense à la Nation.

Fiche officielle indexable
03

La doctrine d'exportation responsable: vendre sans vendre son âme

C'est une mesure de probité stratégique qui répond à une contradiction française: nous avons une industrie d'armement mondiale, mais nous vendons parfois à des régimes qui utilisent nos armes contre des civils ou en violation d…

Fiche officielle indexable

LE GARDE-FOU

Une mesure ne doit pas créer le problème suivant.

Les autres ministères servent aussi à empêcher la décision de dérailler.

Le problème · pourquoi · ce qu’on fait

Voir pourquoi on fait ça et comment.

01Une guerre peut commencer sans franchir nos frontières

La réalité

Le pays peut être frappé sans voir un seul char.

Une cyberattaque peut bloquer un hôpital. Un sabotage peut couper un câble sous-marin, un port, un réseau d’eau ou d’électricité. Une pénurie de composants peut immobiliser des avions, des navires ou des usines. La guerre moderne vise aussi nos satellites, nos données, nos approvisionnements et notre cohésion. Défendre la France ne signifie donc plus seulement surveiller une frontière visible.

Ce qu’il faut comprendre

Ni désarmement naïf, ni culte de la guerre.

LPE refuse une armée faible qui dépend des autres, mais aussi une armée utilisée pour le prestige ou l’intervention permanente. La France doit être pacifique par choix et dangereuse pour quiconque voudrait la soumettre. La puissance militaire n’est pas faite pour dominer. Elle sert à décourager l’agression, protéger le peuple et préserver notre liberté de décider seuls.

La décision LPE

Protéger la terre, la mer, l’air et les nerfs invisibles.

La dissuasion nucléaire sera maintenue selon une stricte suffisance. La défense couvrira la terre, la mer, l’air, l’espace, le cyber et les fonds marins. Les ports, câbles, satellites, hôpitaux, réseaux vitaux et sites stratégiques disposeront de plans de protection et de continuité. L’intelligence artificielle pourra détecter, analyser ou assister, mais la décision de tuer restera toujours humaine.

02Des milliards annoncés ne garantissent pas une armée prête

La réalité

Une armée moderne sans stocks reste une armée courte.

La programmation militaire 2024-2030 prévoit 413,3 milliards d’euros de besoins. Pourtant, les reports de charges ont dépassé 8 milliards fin 2024 et l’écart d’effectifs a atteint environ 6 300 postes entre la trajectoire prévue et la réalité de 2021 à 2023. Un avion sans pièces, un canon sans obus ou une réserve sans équipement ne protège personne, quel que soit le budget annoncé.

Ce qu’il faut comprendre

Nous compterons ce qui tient, pas ce qui est promis.

Le vrai critère de puissance sera la disponibilité réelle. LPE mesurera les munitions, la maintenance, les effectifs, les pièces, les réserves, la logistique et les délais industriels. La très haute technologie reste indispensable, mais elle ne remplace ni la masse ni la capacité à durer. L’argent de la défense doit produire une protection vérifiable, pas seulement une commande, une cérémonie ou une annonce.

La décision LPE

Refaire les stocks, les ateliers et la profondeur industrielle.

Le plan « Puissance disponible 2035 » renforcera les munitions, drones, défenses antiaériennes, stocks de crise, maintenance et pièces de rechange. Les industriels recevront des commandes pluriannuelles, mais devront justifier prix, marges, retards et dépendances étrangères. Les PME et sous-traitants seront protégés. Chaque programme publiera son coût, son calendrier, son responsable, son utilité, ses risques et son taux de disponibilité visé.

03L’armée sert la nation, pas les effets d’annonce

La réalité

On ne peut pas exiger le sacrifice et négliger ceux qui servent.

Des militaires vivent encore dans des logements dégradés, subissent des mutations difficiles ou quittent des métiers rares faute de reconnaissance. Les familles portent les absences, les déménagements et l’inquiétude. Les blessés doivent parfois prouver longtemps les conséquences de leur engagement. Dans le même temps, des opérations ou des exportations peuvent être décidées sans contrôle public suffisamment lisible. Une armée forte ne peut pas reposer sur des humains usés ou invisibles.

Ce qu’il faut comprendre

Alliée fiable, la france ne sera jamais un exécutant automatique.

L’armée protège la Nation. Elle ne sert ni l’ego d’un pouvoir, ni une coalition sans stratégie, ni des intérêts privés. Toute intervention devra avoir un fondement juridique, un objectif clair, des moyens cohérents et une sortie prévue. Celui qui porte l’uniforme sera jugé sur son mérite et son service, jamais sur son origine, son sexe, sa religion, son territoire ou sa condition sociale.

La décision LPE

Protéger les soldats et contrôler chaque engagement.

Un pacte familles-défense renforcera logement, garde d’enfants, emploi des conjoints, santé mentale, blessures et reconversion. Une chaîne indépendante traitera discriminations, harcèlements et abus hiérarchiques, avec protection des victimes et sanctions aggravées en cas d’abus d’autorité. Les nouvelles exportations offensives problématiques seront suspendues ou contrôlées. Toute opération extérieure durable devra être suivie par le Parlement avec objectifs, coûts, risques et stratégie de sortie.

04La défense doit vivre dans tous les territoires

La réalité

Les outre-mer sont stratégiques, mais restent trop exposés.

Les Outre-mer représentent environ 97 % des espaces maritimes français. Ils abritent des ports, des câbles, des ressources et des routes stratégiques, mais subissent aussi éloignement, cyclones, ruptures logistiques et tensions régionales. Une petite commune, un hôpital ou une PME ne possède pas les moyens d’une grande base militaire. La résilience nationale reste donc trop inégale selon les territoires.

Ce qu’il faut comprendre

L’armée d’active ne peut pas tout porter seule.

L’État garde le commandement militaire et protège les capacités stratégiques. Les territoires préparent les crises, identifient leurs besoins et organisent les compétences mobilisables. Les entreprises produisent et réparent sous contrôle national. Les citoyens sont formés sans militarisation générale. LPE veut relier l’armée, les réserves, les industries, les hôpitaux, les communes et la jeunesse afin que chaque territoire sache comment tenir lorsqu’une crise frappe.

La décision LPE

Une réserve qui tient et un service qui relève la jeunesse.

La réserve sera organisée en branches militaire, territoriale, cyber, industrielle, sanitaire et jeunesse, avec équipement, formation, solde et mission garantis. Entre 15 et 21 ans, un service national fractionnable formera filles et garçons aux premiers secours, au sport, au cyber, à l’autonomie et aux crises. Les Outre-mer disposeront de stocks, de moyens maritimes, de plans de renfort et de modules adaptés à leurs réalités.

05Transmettre la paix par la capacité de tenir

La réalité

Une dépendance acceptée aujourd’hui devient une soumission demain.

Sans industrie, stocks, réserves et maîtrise technologique, nos enfants dépendront d’autres pays pour leurs munitions, logiciels, satellites ou composants. Ils hériteront peut-être d’une armée coûteuse mais incapable de durer, de soldats épuisés et de territoires vulnérables. Une puissance qui cache ses retards derrière le secret finit par découvrir trop tard qu’elle ne peut plus décider seule ni protéger correctement sa population.

Ce qu’il faut comprendre

La finalité n’est pas la guerre. c’est la paix protégée.

LPE veut transmettre une France capable de décourager l’agression, de soutenir ses alliés sans perdre son autonomie et de protéger son peuple sans militariser la société. La dissuasion, l’industrie, la jeunesse, les réserves et la condition militaire forment une même chaîne. Le secret doit protéger les soldats et les opérations. Il ne doit jamais protéger les erreurs, les retards ou l’impréparation.

La décision LPE

Chaque année, la france devra prouver qu’elle tient mieux.

La première phase réparera d’ici 2029 les stocks, la maintenance, la réserve, le cyber, les Outre-mer et les conditions de vie. Le plan changera d’échelle jusqu’en 2035. Un tableau public montrera budgets, effectifs, logements, réserves, retards et progrès non sensibles ; le Parlement accédera aux données stratégiques protégées. Chaque année, les résultats seront révisés. Ce qui renforce la souveraineté sera accéléré, ce qui échoue sera corrigé ou arrêté.

À VOUS DE VOIR

Ne nous croyez pas. Testez.

Changez les hypothèses. Regardez où ça tient et où ça casse.

Si vous voulez tout lire

75 mesures. Le programme complet garde tous les détails.

Cliquez : d’abord le problème, ensuite ce qu’on fait, puis ce que ça doit changer. Les détails techniques restent derrière.

Programme V4 intégral · 74 pages

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Ce sujet ne fonctionne pas seul

Analyses, faits officiels et programme se répondent.

Un même problème peut toucher plusieurs ministères. Ici, on relie le raisonnement aux données qui permettent de le vérifier.

Faites avancer le débat

Après cette lecture, qu’attendez-vous surtout ?

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MINISTÈRE 05 V4 · 74 pages
Document de référence MINISTÈRE N°5 — ARMÉE FRANÇAISE, DISSUASION ET DÉFENSE DU TERRITOIRE

36 chapitres principaux · contenu présent dans le HTML initial de la page · aucun chargement externe nécessaire pour le lire.

Tout vérifierDéployer le programme V4 complet74 pages · 36 chapitres

MINISTÈRE N°5 — ARMÉE FRANÇAISE, DISSUASION ET DÉFENSE DU TERRITOIRE

Version V4 — Continuité civilisationnelle, puissance défensive, souveraineté nationale et paix protégée

01PRÉAMBULE DOCTRINAL — NE PAS TRAHIR L’HÉRITAGEp. 1

Une civilisation qui ne sait plus se défendre finit par dépendre de ceux qui savent le faire à sa place.

L’armée française n’est pas un outil de domination. Elle n’est pas une société privée de guerre. Elle n’est pas une force d’occupation idéologique. Elle n’est pas le bras armé d’intérêts économiques étrangers. Elle n’est pas destinée à réparer, par le sacrifice de ses soldats, les lâchetés diplomatiques, industrielles ou politiques de gouvernements qui n’ont pas su prévoir.

L’armée française existe pour protéger la France, son peuple, son territoire, ses outre-mer, ses mers, ses infrastructures, sa liberté de décision, ses générations futures et la continuité de son histoire.

Elle protège la paix par la puissance. Elle protège le droit par la capacité. Elle protège la souveraineté par la préparation. Elle protège le peuple par la disponibilité réelle.

LPE refuse deux erreurs symétriques.

La première erreur consiste à mépriser l’armée, à croire que la paix se maintient par les mots seuls, à penser que les frontières, les câbles, les ports, les satellites, les usines, les hôpitaux, les réseaux électriques, les stocks, les sous-marins, les soldats et les familles de militaires sont des détails techniques.

La seconde erreur consiste à adorer la guerre, à confondre puissance et agitation, à faire de l’armée un instrument de prestige, d’intervention permanente, d’exportation incontrôlée ou d’alignement automatique.

LPE ne choisit ni le désarmement naïf, ni la militarisation irresponsable.

LPE choisit une ligne claire : une armée française puissante, défensive, souveraine, respectée, préparée, technologiquement avancée, humainement digne, démocratiquement contrôlée et stratégiquement indépendante.

La guerre moderne ne commence plus seulement par une colonne de chars.

Elle peut commencer par une coupure de câble sous-marin. Par une cyberattaque contre un hôpital. Par une panne organisée dans un port. Par une campagne de désinformation. Par une rupture d’approvisionnement en composants. Par une dépendance industrielle exploitée. Par une attaque sur un satellite. Par une paralysie énergétique. Par une manipulation de l’opinion. Par un sabotage discret. Par une pression migratoire organisée. Par une guerre juridique, économique, numérique ou informationnelle.

Défendre la France aujourd’hui, ce n’est donc pas seulement tenir une frontière visible. C’est protéger les nerfs invisibles du pays.

Nos câbles. Nos satellites. Nos ports. Nos réseaux électriques. Nos réseaux d’eau. Nos data centers. Nos hôpitaux.

Nos usines. Nos stocks. Nos fonds marins. Nos approvisionnements. Nos savoir-faire. Nos soldats. Nos familles. Notre jeunesse. Notre capacité à décider seuls.

LPE ne juge pas la puissance d’une armée à ses annonces, à ses salons, à ses slogans ou à ses communiqués.

LPE la juge à une question simple :

En cas de choc, qu’est-ce qui tient vraiment ?

Les munitions tiennent-elles ? Les stocks tiennent-ils ? Les hommes tiennent-ils ? Les familles tiennent-elles ? Les pièces de rechange tiennent-elles ? Les chaînes industrielles tiennent-elles ? Les réseaux tiennent-ils ? Les communications tiennent-elles ? Les hôpitaux militaires tiennent-ils ? Les réserves tiennent-elles ? Les ports tiennent-ils ? Les outre-mer tiennent-ils ? Le Parlement contrôle-t-il ? Le peuple comprend-il ? La France décide-t-elle ?

La puissance affichée impressionne. La puissance disponible protège.

LPE ne financera pas une armée de vitrine. LPE reconstruira une armée de protection, de souveraineté et de durée.

La France n’a pas besoin d’une armée qui parle plus fort que sa réalité. Elle a besoin d’une armée dont la réalité parle d’elle-même.

02PRINCIPE TRANSVERSAL — DISCRIMINATION ZÉROp. 2

Armée, autorité, uniforme : discrimination zéro, exemplarité totale.

L’armée française ne peut pas demander à un citoyen de servir la Nation tout en tolérant qu’il soit humilié, freiné, écarté, harcelé, sous-noté, mal affecté ou invisible en raison de son origine, de son nom, de sa couleur de peau, de sa religion réelle ou supposée, de son sexe, de son handicap, de son accent, de son territoire, de sa condition sociale, de son apparence, de sa situation familiale ou de son parcours.

Celui qui porte l’uniforme sert la France. Celui qui sert la France doit être jugé sur son mérite, sa discipline, son courage, sa compétence, sa loyauté, son effort, sa fiabilité et sa capacité à protéger.

Aucune discrimination ne sera tolérée dans :

  • le recrutement ;
  • l’accès aux écoles militaires ;
  • les tests et sélections ;
  • les affectations ;
  • les spécialités techniques ;
  • les fonctions cyber, renseignement, spatial, naval, aérien, médical, industriel ou logistique ;
  • les promotions ;
  • les notations ;
  • les sanctions disciplinaires ;
  • les mutations ;
  • l’accès au commandement ;
  • la réserve ;
  • le service national ;
  • la reconversion ;
  • l’accompagnement des blessés ;
  • le logement militaire ;
  • le soutien aux familles ;
  • la mémoire des anciens combattants.

LPE refuse le mensonge qui consiste à dire que l’exigence militaire justifie l’injustice.

C’est l’inverse.

Parce que l’armée est exigeante, elle doit être juste. Parce qu’elle commande, elle doit être exemplaire. Parce qu’elle forme, elle doit protéger. Parce qu’elle sanctionne, elle doit être irréprochable. Parce qu’elle demande le sacrifice, elle ne doit jamais fabriquer l’humiliation.

Toute discrimination commise dans un cadre militaire fera l’objet d’une réponse administrative immédiate, d’une instruction certaine, d’une protection effective de la victime et d’une sanction proportionnée, traçable et dissuasive.

Lorsque la discrimination, le harcèlement, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la haine antireligieuse, le sexisme, l’homophobie, le mépris social ou l’humiliation viennent d’une autorité hiérarchique, la faute est aggravée.

Commander, ce n’est pas abuser. Former, ce n’est pas briser. Corriger, ce n’est pas humilier. Servir, ce n’est pas se taire face à l’injustice.

LPE portera une attention particulière aux militaires issus des quartiers populaires, des zones rurales, des outre-mer, des familles modestes, des parcours scolaires cabossés, des métiers techniques invisibles et des spécialités longtemps méprisées.

La France ne peut pas se permettre de perdre des talents parce qu’elle les a mal regardés.

Le fils d’ouvrier, la fille d’agriculteur, le jeune d’un quartier populaire, l’enfant d’outre-mer, le mécanicien, le cybercombattant, le marin, l’infirmier militaire, le sous-officier, le réserviste, le logisticien, le technicien, le pilote, le fantassin, le blessé, le vétéran et la famille de militaire font partie de la même chaîne nationale.

Une armée qui discrimine affaiblit la Nation. Une armée qui reconnaît les talents renforce la France.

031. IDENTITÉp. 3

Le ministère de l’Armée française, de la dissuasion et de la défense du territoire est chargé de garantir la souveraineté militaire de la France, la protection du peuple français, l’intégrité du territoire national, la défense des outre-mer, la permanence de la dissuasion nucléaire, la sécurité des approches maritimes, aériennes, spatiales, cybernétiques et sous-marines, ainsi que la préparation de la Nation aux crises majeures.

Sa mission première est simple :

Empêcher que la France soit soumise.

Soumise militairement. Soumise industriellement. Soumise numériquement. Soumise énergétiquement. Soumise stratégiquement. Soumise diplomatiquement. Soumise psychologiquement. Soumise par dépendance.

Soumise par impréparation. Soumise par alignement automatique.

Le ministère protège :

  • le territoire hexagonal ;
  • les territoires ultramarins ;
  • la population civile ;
  • les militaires d’active ;
  • les réservistes ;
  • les blessés ;
  • les anciens combattants ;
  • les familles de militaires ;
  • les infrastructures vitales ;
  • les ports ;
  • les aéroports ;
  • les réseaux électriques ;
  • les réseaux d’eau ;
  • les réseaux de télécommunication ;
  • les câbles sous-marins ;
  • les satellites ;
  • les fonds marins ;
  • les stocks stratégiques ;
  • les chaînes industrielles de défense ;
  • les voies maritimes ;
  • la liberté de navigation ;
  • la souveraineté numérique ;
  • la capacité de décision politique nationale.

L’armée française n’est pas seulement l’armée des frontières. Elle est l’armée de la continuité nationale.

Elle doit pouvoir défendre la France dans six dimensions :

1. la terre ; 2. la mer ; 3. l’air ; 4. l’espace ; 5. le cyber ; 6. les fonds marins.

Elle doit aussi défendre le temps long :

  • la mémoire ;
  • la transmission ;
  • les savoir-faire ;
  • l’industrie ;
  • la jeunesse ;
  • la cohésion ;
  • la capacité à durer.

Ce ministère ne sera pas dirigé selon une logique de communication, de prestige ou de dépendance aux grands contrats.

Il sera dirigé selon une doctrine de disponibilité réelle.

Une capacité annoncée mais indisponible ne protège pas. Un matériel commandé mais non livré ne protège pas. Un avion moderne sans maintenance suffisante ne protège pas. Un navire sans équipage complet ne protège pas. Un canon sans munitions ne protège pas. Un drone sans opérateur formé ne protège pas. Un satellite sans souveraineté de données ne protège pas. Une réserve sans équipement ne protège pas. Un soldat épuisé, mal logé ou méprisé ne protège pas longtemps.

La finalité du ministère est donc de transformer l’argent public en protection réelle.

LPE ne financera pas l’apparence de puissance. LPE financera la capacité de tenir.

042. PREUVES D’ENTRÉE — VERSION CHIFFRÉEp. 5

Les données suivantes constituent les preuves d’entrée du ministère. Elles devront être actualisées, auditées et rendues publiques selon le niveau de confidentialité compatible avec la sécurité nationale.

Donnée 1 — Effort budgétaire de défense

La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413,3 milliards d’euros de besoins programmés, dont 400 milliards d’euros de crédits budgétaires, avec une hausse annuelle supérieure à 3 milliards d’euros.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Ministère des Armées, Loi de programmation militaire 2024-2030.

Lecture LPE : La France consacre un effort massif à sa défense. Mais l’enjeu n’est pas seulement le montant annoncé. L’enjeu est la transformation effective de cet argent en stocks, munitions, maintenance, hommes, équipements, technologies, souveraineté industrielle et capacité de durée.

Donnée 2 — Budget 2026 et surmarche

Le projet de budget 2026 prévoit 66,7 milliards d’euros de crédits de paiement pour la mission Défense, soit une hausse de 6,78 milliards d’euros par rapport à 2025. Sur le périmètre de la LPM hors pensions, les crédits demandés atteindraient 57,15 milliards d’euros.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À ACTUALISER. Source : Sénat, mission Défense, PLF 2026.

Lecture LPE : L’effort augmente fortement. Mais cette hausse doit être lisible. Le peuple doit savoir ce qui finance réellement de nouvelles capacités, ce qui compense des retards, ce qui règle des dettes, ce qui augmente les stocks et ce qui reste de l’affichage budgétaire.

Donnée 3 — Difficulté de transparence sur la surmarche

Les travaux parlementaires indiquent que le ministère des Armées n’est pas en mesure d’isoler clairement ce qui relève de la surmarche budgétaire décidée pour 2026.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Sénat, mission Défense, PLF 2026.

Lecture LPE : Quand l’État demande des milliards au peuple, il doit produire des preuves. LPE ne financera pas des masses budgétaires opaques. Chaque euro de défense devra être relié à une fonction de protection, une capacité, une échéance, un responsable et un niveau de disponibilité.

Donnée 4 — Reports de charges

Le report de charges de la mission Défense est passé d’environ 3,88 milliards d’euros fin 2022 à environ 8,02 milliards d’euros fin 2024, soit plus du double en deux ans. Il pourrait atteindre 8,6 milliards d’euros fin 2026.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À ACTUALISER. Source : Sénat, mission Défense, PLF 2026.

Lecture LPE : Une armée ne peut pas être souveraine si elle annonce une montée en puissance tout en accumulant des factures non réglées. La sincérité budgétaire est une condition de la souveraineté militaire.

Donnée 5 — Effectifs insuffisants

De 2021 à 2023, les effectifs des armées ont diminué de 4 018 ETP alors que la trajectoire prévoyait une hausse de 2 250 ETP. L’écart atteint environ 6 300 ETP en trois ans.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Sénat, mission Défense, PLF 2026.

Lecture LPE : La France parle de réarmement, mais elle a manqué ses cibles humaines. Une armée n’est pas un tableau Excel. Elle repose sur des femmes, des hommes, des familles, des techniciens, des sous-officiers, des réservistes, des spécialistes et des soldats qu’il faut recruter, former, loger, fidéliser et respecter.

Donnée 6 — Réserve

La LPM vise une montée en puissance de la réserve opérationnelle, avec l’objectif d’un réserviste pour deux militaires d’active à terme. Les documents stratégiques 2025 prévoient le renforcement des réserves, de la réserve industrielle de défense et des dispositifs de mobilisation citoyenne.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À ACTUALISER. Source : Ministère des Armées, LPM 2024-2030 ; Revue nationale stratégique 2025.

Lecture LPE : La réserve ne doit plus être un symbole administratif. Elle doit devenir une force structurée, équipée, entraînée, territorialisée, utile aux crises, aux armées, aux industries et à la résilience nationale.

Donnée 7 — Munitions

Les auditions parlementaires de 2026 évoquent un objectif pouvant aller jusqu’à 6 milliards d’euros de commandes de munitions pour l’année 2026, ainsi qu’un effort sur les munitions complexes, élémentaires et téléopérées.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À ACTUALISER. Source : Assemblée nationale, commission de la Défense, audition DGA, 2026.

Lecture LPE : La guerre de haute intensité rappelle une vérité simple : un canon sans obus, un missile sans stock, un drone sans munition et une armée sans profondeur logistique ne tiennent pas. LPE fera des stocks, de la production et de la maintenance une priorité stratégique.

Donnée 8 — Fonds marins et câbles sous-marins

Les câbles sous-marins transportent plus de 95 % des communications mondiales. Ils sont essentiels aux flux numériques, financiers, militaires et économiques. Les documents publics recensent 100 à 200 incidents par an sur les câbles sous-marins de communication.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Stratégie ministérielle de maîtrise des fonds marins ; données SGMer et ICPC.

Lecture LPE : La souveraineté française ne se joue pas seulement sur les frontières terrestres. Elle se joue aussi sous la mer. Les câbles, les fonds marins, les points d’atterrissement, les hubs numériques et les voies maritimes sont des infrastructures de souveraineté.

Donnée 9 — Zone maritime française

Les outre-mer représentent environ 97 % des espaces maritimes français et abritent environ 80 % de la biodiversité française.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Revue nationale stratégique 2025.

Lecture LPE : Les outre-mer ne sont pas des marges. Ils sont une colonne vertébrale maritime, stratégique, environnementale et géopolitique de la France. Les défendre, c’est défendre la souveraineté française mondiale.

Donnée 10 — Guerre moderne

La Revue nationale stratégique 2025 identifie la montée des menaces hybrides : cyberattaques, sabotage, désinformation, guerre électronique, drones, fonds marins, espace, haute intensité, pression sur les chaînes d’approvisionnement et manipulation de l’information.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : Revue nationale stratégique 2025.

Lecture LPE : La France doit cesser de préparer seulement les guerres d’hier. Elle doit préparer les chocs de demain : attrition, drones, cyber, espace, désinformation, rupture industrielle, attaques sur infrastructures et guerre longue.

Donnée 11 — Jeunesse et JDC

Les données de la Journée Défense et Citoyenneté permettent déjà d’évaluer les difficultés de lecture des jeunes. Une demande INSEE-CNIS de 2025 vise à apparier les données JDC 2016-2022 avec des données d’insertion professionnelle pour mieux mesurer le lien entre illettrisme et insertion.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE. Source : CNIS, avis du 20 mai 2025.

Lecture LPE : Le lien armée-jeunesse ne doit pas être une formalité administrative. Il doit devenir un outil de dignité nationale : lecture, secours, discipline, orientation, citoyenneté, cyber, autonomie, santé, sport, résilience, service et réparation des fractures sociales.

Donnée 12 — Intelligence artificielle de défense

Le ministère des Armées annonce plus de 2 milliards d’euros d’ici 2030 pour l’intelligence artificielle de défense et la création de l’AMIAD en 2024.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À ACTUALISER. Source : Ministère des Armées, Eurosatory 2024.

Lecture LPE : L’IA de défense doit rester souveraine, contrôlée et humaine. Elle peut aider à détecter, analyser, simuler, former, protéger et accélérer la décision. Mais LPE interdit toute doctrine de délégation létale autonome : la décision de tuer doit rester humaine.

Donnée 13 — Industrie nationale

Les auditions DGA indiquent qu’une part très importante des commandes de défense reste en France et bénéficie largement au tissu industriel national, notamment aux PME. Elles indiquent aussi que la montée en puissance industrielle prend du temps et nécessite visibilité, commandes, stocks, compétences et simplification.

Statut : OFFICIELLE_BRUTE À AUDITER. Source : Assemblée nationale, commission de la Défense, audition DGA, 2026.

Lecture LPE : L’industrie de défense n’est pas seulement un secteur économique. C’est une assurance-vie nationale. Mais elle doit être orientée vers la protection réelle du pays, non vers la dépendance aux exportations problématiques ou aux effets d’annonce.

053. AUJOURD’HUIp. 7

Aujourd’hui, la France reste une puissance militaire majeure.

Elle dispose de la dissuasion nucléaire. Elle dispose de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Elle dispose de sous-marins nucléaires d’attaque. Elle dispose du Rafale. Elle dispose d’une marine océanique. Elle dispose d’une base industrielle et technologique de défense. Elle dispose de savoir-faire aéronautiques, navals, terrestres, spatiaux, cyber et nucléaires. Elle dispose de forces spéciales reconnues. Elle dispose d’une expérience opérationnelle importante.

Elle dispose d’outre-mer qui lui donnent une présence mondiale. Elle dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Elle dispose d’ingénieurs, de techniciens, de militaires, de chercheurs, de marins, d’aviateurs, de soldats, de cybercombattants, de médecins militaires et de familles qui tiennent le pays dans l’ombre.

Mais aujourd’hui, la France souffre aussi d’une contradiction dangereuse.

Elle parle de puissance, mais elle manque de profondeur. Elle annonce des budgets, mais elle accumule des reports de charges. Elle parle d’économie de guerre, mais la traduction industrielle reste lente. Elle parle de haute intensité, mais les stocks restent un sujet sensible. Elle parle de réserve, mais la réserve manque encore d’équipement, de jours, de lisibilité et d’intégration. Elle parle d’attractivité, mais les effectifs ont manqué les cibles. Elle parle de souveraineté, mais dépend encore de composants, de matières, de logiciels, de normes, de chaînes et de partenaires qui peuvent devenir des vulnérabilités. Elle parle de jeunesse, mais la JDC reste trop courte, trop faible et trop peu structurante. Elle parle de cyber, mais les collectivités, hôpitaux, PME, infrastructures et citoyens restent très exposés. Elle parle de fonds marins, mais le peuple ignore encore que les câbles sous-marins sont une infrastructure vitale. Elle parle d’outre-mer, mais les outre-mer restent insuffisamment protégés au regard de leur valeur stratégique.

Aujourd’hui, l’armée française n’est pas faible. Mais elle est trop souvent contrainte par un modèle qui a privilégié la projection, la rareté, le haut de gamme, la communication et l’ajustement budgétaire au détriment de la masse, des stocks, de la maintenance, du territoire, de la réserve et de la durée.

Les conflits récents l’ont montré.

La sophistication ne suffit pas. Il faut de la masse.

La précision ne suffit pas. Il faut des stocks.

Le courage ne suffit pas. Il faut de la logistique.

Le matériel ne suffit pas. Il faut des pièces.

La technologie ne suffit pas. Il faut des hommes formés.

Le budget ne suffit pas. Il faut de la disponibilité.

L’alliance ne suffit pas. Il faut la liberté de décision.

LPE part d’un constat : la France a encore des forces exceptionnelles, mais elle ne peut plus se contenter d’une armée belle sur le papier et trop étroite dans la durée.

Le monde a changé.

La guerre revient en Europe. Les drones saturent les champs de bataille. La désinformation fracture les peuples. Les cyberattaques paralysent les services vitaux. Les câbles sous-marins deviennent des cibles. Les fonds marins deviennent un espace de compétition. L’espace devient un champ de confrontation. Les matières premières deviennent des armes. Les normes deviennent des freins. Les chaînes industrielles deviennent des vulnérabilités. Les stocks redeviennent stratégiques. Les peuples redeviennent des cibles psychologiques.

LPE refuse de regarder cette réalité avec retard.

Notre doctrine est simple :

La France doit être pacifique par choix, mais dangereuse pour quiconque voudrait la soumettre.

064. CE QUI A ÉTÉ FAIT JUSQU’ICIp. 9

Depuis plusieurs années, la France a engagé un effort de réparation et de remontée en puissance de ses armées.

La LPM 2019-2025 a cherché à réparer des décennies de réductions, de déflation, de fragilisation et de sous-investissement.

La LPM 2024-2030 a poursuivi cet effort avec une enveloppe massive, des priorités nouvelles et une reconnaissance plus nette des champs de conflictualité modernes : cyber, espace, drones, fonds marins, renseignement, munitions, défense sol-air, réserve, outre-mer, résilience, innovation.

Des avancées existent.

La dissuasion nucléaire est maintenue. Les programmes SNLE 3G sont poursuivis. Le Rafale évolue vers les standards F4 et F5. Le porte-avions de nouvelle génération est engagé. La modernisation terrestre se poursuit avec Scorpion. Le Caesar a prouvé sa valeur. Les capacités drones progressent. La lutte anti-drones se structure. La cyberdéfense s’est renforcée. Le spatial militaire est mieux identifié. La stratégie de maîtrise des fonds marins existe. Les munitions redeviennent une priorité. La réserve revient dans le débat stratégique. L’industrie de défense retrouve des commandes. Les outre-mer sont mieux reconnus dans les documents stratégiques. La jeunesse est de nouveau pensée comme un enjeu de résilience.

LPE ne nie pas ces efforts.

Il serait irresponsable de mépriser ce qui existe, de casser ce qui fonctionne ou de jeter l’opprobre sur les militaires, les ingénieurs, les ouvriers, les techniciens, les chercheurs, les familles et les décideurs qui ont maintenu des capacités vitales malgré les contraintes.

Mais LPE refuse aussi la complaisance.

Ce qui a été fait ne suffit pas.

Parce que les budgets annoncés ne garantissent pas la disponibilité. Parce que les programmes longs ne répondent pas toujours au temps court. Parce que les stocks ont longtemps été sous-dimensionnés. Parce que la maintenance reste une fragilité. Parce que l’armée a trop souvent été pensée comme une armée d’emploi extérieur avant d’être repensée comme une armée de protection nationale. Parce que les effectifs ont manqué les cibles. Parce que la réserve reste insuffisamment structurée. Parce que les familles de militaires paient trop souvent le prix invisible de l’engagement. Parce que les blessés et anciens combattants ne sont pas toujours accompagnés à la hauteur de leur sacrifice. Parce que les dépendances industrielles et technologiques persistent. Parce que la France a trop souvent laissé des coopérations européennes devenir des pertes de souveraineté industrielle. Parce que les exportations d’armement ont parfois brouillé la finalité politique de notre défense. Parce que la jeunesse n’a pas reçu un service national structurant. Parce que le peuple ne comprend pas toujours où va l’argent de la défense. Parce que le Parlement contrôle trop peu. Parce que le secret défense est parfois utilisé comme nécessité légitime, parfois comme facilité politique. Parce que la puissance française doit être prouvée, non proclamée.

La France a réparé une partie de son armée. Elle doit maintenant la rendre disponible, souveraine, humaine, territoriale, durable et contrôlée.

075. CE QUE NOUS CHANGEONSp. 10

LPE change la finalité.

L’armée française ne sera plus pensée d’abord comme une capacité d’intervention extérieure. Elle sera pensée d’abord comme la garantie de la souveraineté nationale, de la protection du peuple, de la continuité du territoire et de la liberté de décision de la France.

LPE change le critère de puissance.

Nous ne mesurerons pas l’armée au volume de crédits annoncés. Nous la mesurerons à la disponibilité réelle :

  • stocks ;
  • munitions ;
  • maintenance ;
  • effectifs ;
  • entraînement ;
  • réserve ;
  • logistique ;
  • cyber ;
  • satellites ;
  • câbles ;
  • ports ;
  • infrastructures ;
  • pièces de rechange ;
  • carburants ;
  • santé militaire ;
  • capacité industrielle ;
  • délais de production ;
  • souveraineté des composants ;
  • protection des familles ;
  • capacité à durer.

LPE change la méthode budgétaire.

Chaque grand programme devra indiquer :

  • son coût ;
  • son calendrier ;
  • son responsable ;
  • son utilité opérationnelle ;
  • son niveau de souveraineté ;
  • ses dépendances critiques ;
  • son impact industriel ;
  • ses risques ;
  • son taux de disponibilité visé ;
  • son mode de contrôle parlementaire ;
  • son niveau de transparence compatible avec la sécurité nationale.

LPE change la doctrine industrielle.

La base industrielle et technologique de défense sera protégée, mais elle ne sera pas laissée sans exigence.

L’État donnera de la visibilité. L’État commandera. L’État soutiendra les PME et ETI. L’État protégera les compétences critiques. L’État simplifiera ce qui bloque inutilement. L’État relocalisera les capacités vitales.

L’État constituera des stocks de matières et composants stratégiques. L’État organisera la montée en puissance industrielle.

Mais en échange :

  • les prix devront être justifiés ;
  • les marges excessives seront contrôlées ;
  • les retards seront documentés ;
  • les dépendances étrangères seront déclarées ;
  • les sous-traitants seront protégés ;
  • les données sensibles resteront souveraines ;
  • les capacités nationales ne seront pas sacrifiées à des coopérations déséquilibrées.

LPE change la doctrine d’exportation.

Les contrats déjà signés seront respectés dans le cadre du droit. Mais les nouveaux contrats d’armement offensif problématiques feront l’objet d’un moratoire et d’un contrôle renforcé.

LPE distingue clairement :

  • les systèmes défensifs ;
  • la défense sol-air ;
  • le déminage ;
  • la cybersécurité défensive ;
  • le sauvetage ;
  • la surveillance maritime anti-trafics ;
  • le matériel médical militaire ;
  • les technologies de protection ;
  • les équipements non létaux ;
  • les systèmes offensifs létaux ;
  • les missiles ;
  • l’artillerie ;
  • les drones armés ;
  • les systèmes de ciblage ;
  • les composants ou logiciels pouvant faciliter une répression, une agression, une déstabilisation ou une guerre contraire au droit international.

La France doit vendre sa protection, son excellence et sa souveraineté. Elle ne doit pas vendre son âme stratégique.

LPE change la place du soldat.

Le militaire ne sera plus traité comme une variable d’ajustement.

Priorités :

  • logement ;
  • solde fiable ;
  • équipement complet ;
  • protection des familles ;
  • soutien psychologique ;
  • prise en charge des blessures visibles et invisibles ;
  • reconnaissance des sous-officiers ;
  • fidélisation des techniciens ;
  • reconversion sérieuse ;
  • respect des militaires du rang ;
  • lutte contre les discriminations ;
  • lutte contre le harcèlement ;
  • santé militaire ;
  • temps de récupération ;
  • garde d’enfants ;
  • accompagnement des conjoints ;
  • dignité des anciens combattants.

Une armée qui use ses soldats plus vite qu’elle ne les protège affaiblit sa propre défense.

LPE change le service national.

La JDC actuelle sera remplacée par un service national structurant, progressif, utile, non militarisé par défaut, ouvert aux femmes et aux hommes, adapté aux situations de handicap, articulé entre 15 et 21 ans, fractionnable et orienté vers l’utilité réelle.

Il comprendra :

  • premiers secours ;
  • lecture et fondamentaux ;
  • sport ;
  • discipline collective ;
  • autonomie ;
  • cybersécurité ;
  • défense civile ;
  • connaissance des institutions ;
  • protection de l’environnement ;
  • gestion de crise ;
  • histoire nationale ;
  • lutte contre la désinformation ;
  • orientation ;
  • découverte des métiers ;
  • réserve ;
  • sécurité civile ;
  • santé ;
  • engagement local.

Le but n’est pas d’embrigader la jeunesse. Le but est de la relever.

LPE change la doctrine cyber et informationnelle.

La cyberdéfense ne sera plus réservée aux seuls experts militaires. Elle deviendra une culture nationale.

Hôpitaux, collectivités, PME, écoles, opérateurs d’eau, énergie, transports, banques, télécommunications, ports, aéroports et administrations devront être protégés comme des éléments de défense nationale.

La désinformation sera traitée comme une menace stratégique lorsqu’elle vise la cohésion nationale, les institutions, les élections, les forces armées, les crises ou la sécurité publique.

Mais LPE fixe une limite absolue :

La lutte contre la désinformation ne doit jamais devenir un ministère de la vérité. Elle doit protéger les faits, les infrastructures démocratiques et la souveraineté informationnelle, sans étouffer le débat politique légitime.

LPE change la doctrine des fonds marins.

Les câbles sous-marins, les points d’atterrissement, les routes numériques, les hubs, les fonds marins, les infrastructures sous-marines et les zones économiques exclusives deviendront des objets de défense nationale.

La France ne peut pas prétendre être souveraine si ses communications, ses données, ses transactions, ses câbles et ses mers sont vulnérables.

LPE change la relation aux alliances.

La France restera un allié fiable. Mais elle ne sera jamais un exécutant automatique.

L’article 5 de l’OTAN sera respecté. Les coopérations européennes utiles seront poursuivies. Les partenariats industriels seront acceptés lorsqu’ils renforcent la capacité française. Les coalitions seront possibles lorsqu’elles respectent le droit, l’intérêt national et le contrôle démocratique.

Mais aucune intervention extérieure ne devra être engagée sans :

  • base juridique claire ;
  • objectif politique défini ;
  • moyens cohérents ;
  • évaluation des risques civils ;
  • stratégie de sortie ;
  • validation démocratique ;
  • contrôle parlementaire ;
  • compatibilité avec l’intérêt national.

LPE change le rapport au secret.

Le secret défense est nécessaire. Mais il ne doit pas devenir un refuge contre la responsabilité.

Chaque donnée sera classée selon trois niveaux :

  • public ;
  • restreint ;
  • secret.

Le Parlement disposera d’un accès renforcé aux données sensibles via une procédure habilitée. Le peuple disposera d’indicateurs publics sur ce qui peut être publié sans danger : disponibilité globale, exécution budgétaire, effectifs, logement, familles, réserve, objectifs, retards, investissements, contrôle des exportations, soutien aux blessés.

LPE change la phrase centrale du ministère.

Avant : Combien dépensons-nous ?

Maintenant : Qu’est-ce qui protège vraiment la France ?

086. CADRAGE ET AUTORITÉp. 13

Le ministère de l’Armée française, de la dissuasion et de la défense du territoire agit sous l’autorité de la Constitution, du Président de la République chef des armées, du Gouvernement responsable devant le Parlement, du droit international, du droit des conflits armés et des engagements souverainement consentis par la France.

Mais LPE rappelle un principe supérieur de responsabilité politique :

Une armée ne doit jamais être engagée dans le flou.

Aucune opération militaire extérieure ne pourra être conduite durablement sans :

  • un fondement juridique clair ;
  • un objectif politique explicite ;
  • une chaîne de commandement identifiée ;
  • des moyens cohérents ;
  • une évaluation des risques civils ;
  • une évaluation des risques pour les soldats ;
  • une stratégie de sortie ;
  • un contrôle parlementaire ;
  • une information régulière de la représentation nationale ;
  • une compatibilité avec les intérêts vitaux, stratégiques ou humanitaires de la France.

LPE refuse l’armée envoyée pour compenser l’impuissance diplomatique. LPE refuse l’armée utilisée pour masquer une absence de stratégie. LPE refuse l’armée engagée sans fin, sans cap, sans résultat mesurable. LPE refuse l’armée transformée en outil de communication présidentielle.

L’armée française sert la Nation. Elle ne sert pas l’ego d’un pouvoir. Elle ne sert pas les intérêts privés. Elle ne sert pas les aventures idéologiques. Elle ne sert pas les coalitions automatiques. Elle ne sert pas les guerres illisibles.

Le ministère sera structuré autour de cinq autorités de responsabilité :

1. Autorité politique

Elle définit la doctrine, les priorités, les engagements, les limites, les alliances et les arbitrages budgétaires.

2. Autorité militaire

Elle exprime les besoins opérationnels, prépare les forces, commande les opérations, garantit la cohérence stratégique et alerte le pouvoir politique sur les insuffisances.

3. Autorité industrielle

Elle assure la production, la maintenance, l’innovation, la souveraineté des chaînes critiques, la disponibilité des équipements et la montée en puissance en cas de crise.

4. Autorité démocratique

Elle permet au Parlement de contrôler les budgets, les opérations, les exportations, les retards, les dépendances, les stocks non classifiés, les conditions de vie militaires et la sincérité des trajectoires.

5. Autorité morale

Elle protège les soldats, les familles, les blessés, les anciens combattants, les jeunes en service national, les réservistes et l’honneur de l’institution.

Le ministère ne sera pas seulement un ministère de moyens. Il sera un ministère de preuves.

Chaque stratégie devra répondre à cinq questions :

1. Quelle menace voulons-nous prévenir ? 2. Quelle capacité réelle voulons-nous construire ? 3. Quelle dépendance voulons-nous réduire ? 4. Quel délai voulons-nous tenir ? 5. Quelle preuve publique ou parlementaire permettra de vérifier l’avancement ?

LPE ne confond pas secret et opacité.

Le secret protège la Nation. L’opacité protège les erreurs.

097. FINALITÉp. 14

La finalité du ministère est de garantir que la France ne soit jamais incapable de se défendre, de décider, de protéger son peuple et de tenir dans la durée.

La finalité n’est pas la guerre. La finalité est la paix protégée.

Mais une paix protégée n’est pas une paix naïve. C’est une paix rendue crédible par la force, la préparation, la dissuasion, l’industrie, la cohésion, la résilience et la volonté politique.

LPE fixe six finalités au ministère.

1. Protéger le territoire national

Cela inclut l’hexagone, les outre-mer, les frontières terrestres, les approches aériennes, les approches maritimes, les ports, les bases, les infrastructures vitales, les emprises militaires, les sites nucléaires, les câbles, les satellites, les réseaux et les zones économiques exclusives.

2. Garantir la dissuasion nucléaire

La dissuasion reste la clef de voûte de la défense française. Elle protège les intérêts vitaux de la Nation contre toute menace étatique majeure.

LPE maintient la doctrine de stricte suffisance : ni faiblesse, ni course irresponsable aux armements.

3. Assurer la souveraineté de décision

La France doit pouvoir dire oui ou non par elle-même.

Oui à une alliance lorsque l’intérêt national et le droit le justifient. Non à une guerre automatique. Oui à une coopération utile. Non à une dépendance stratégique. Oui à la solidarité avec nos alliés. Non à l’effacement de notre souveraineté.

4. Préparer la Nation aux crises majeures

La défense n’est plus seulement l’affaire des militaires.

Une crise majeure peut toucher l’eau, l’électricité, les hôpitaux, l’alimentation, les transports, les télécommunications, les données, les collectivités, les entreprises, les ports, les écoles et les familles.

Le ministère doit donc participer à une culture nationale de résilience, sans militariser la société.

5. Reconstruire la profondeur industrielle

La France doit produire, réparer, adapter, stocker et soutenir dans la durée.

La souveraineté militaire repose sur des usines, des ouvriers, des ingénieurs, des PME, des ETI, des laboratoires, des matières premières, des composants, des logiciels, des normes maîtrisées, des formations et des commandes stables.

6. Protéger l’humain militaire

Aucune doctrine ne vaut si elle détruit ceux qui la portent.

La finalité du ministère inclut donc la dignité du soldat, la protection des familles, la fidélisation des compétences, l’accompagnement des blessés, la reconnaissance des anciens combattants et la lutte contre toute discrimination ou humiliation interne.

La France ne doit pas seulement avoir une armée capable de frapper. Elle doit avoir une armée capable de durer.

108. PÉRIMÈTRE DU MINISTÈREp. 15

Le ministère couvre l’ensemble des fonctions militaires, industrielles, territoriales, technologiques, humaines et démocratiques liées à la défense nationale.

Son périmètre comprend :

  • les armées ;
  • la dissuasion nucléaire ;
  • la défense du territoire ;
  • les forces de souveraineté outre-mer ;
  • la cyberdéfense militaire ;
  • la défense spatiale ;
  • la maîtrise des fonds marins ;
  • la protection des câbles et infrastructures sous-marines ;
  • la réserve opérationnelle ;
  • la réserve industrielle de défense ;
  • le service national structurant ;
  • la préparation de la Nation aux crises ;
  • la base industrielle et technologique de défense ;
  • les exportations d’armement ;
  • la maintenance ;
  • les stocks stratégiques ;
  • les munitions ;
  • les pièces de rechange ;
  • les infrastructures militaires ;
  • la santé des armées ;
  • les familles de militaires ;
  • les blessés ;
  • les anciens combattants ;
  • la reconversion ;
  • la mémoire militaire ;
  • le contrôle parlementaire de la politique de défense.

Le ministère agit en coordination avec :

  • le ministère de l’Intérieur pour la sécurité civile, les crises intérieures, les menaces hybrides et la protection du territoire ;
  • le ministère de l’Industrie pour la relocalisation, les chaînes critiques, les composants, les matières premières et la BITD ;
  • le ministère du Numérique pour la cybersécurité, les données, les infrastructures critiques et l’IA souveraine ;
  • le ministère de la Mer pour les câbles, ports, routes maritimes, fonds marins et outre-mer ;
  • le ministère de l’Éducation nationale pour le service national, la jeunesse, la lecture, la citoyenneté, l’histoire, le sport et la résilience ;
  • le ministère de la Santé pour la médecine militaire, les hôpitaux, les blessés, le soutien psychologique et la gestion de crise ;
  • le ministère des Affaires étrangères pour les alliances, les coopérations, le droit international et la diplomatie de défense ;
  • le ministère de la Justice pour le droit des conflits armés, les crimes de guerre, les exportations sensibles et les protections juridiques ;
  • le ministère des Finances pour la sincérité budgétaire, les contrôles, les dépendances économiques et les investissements stratégiques.

LPE refuse les silos.

Une cyberattaque contre un hôpital n’est pas seulement un sujet de santé. Une coupure de câble sous-marin n’est pas seulement un sujet numérique. Une pénurie de poudre n’est pas seulement un sujet industriel. Une crise dans un outre-mer n’est pas seulement un sujet local. Une désinformation massive n’est pas seulement un sujet médiatique. Une réserve mal équipée n’est pas seulement un sujet administratif. Un soldat mal logé n’est pas seulement un sujet social.

Tout ce qui peut briser la capacité de la Nation à tenir devient un sujet de défense.

119. DOCTRINE STRATÉGIQUEp. 16

La doctrine stratégique LPE repose sur dix principes.

1. Défense d’abord

La fonction première de l’armée française est de défendre la France, son peuple, son territoire, ses outre-mer, ses intérêts vitaux et sa liberté de décision.

LPE ne supprime pas la capacité d’intervention extérieure. Mais elle la subordonne à une doctrine claire : protéger, prévenir, secourir, respecter le droit, défendre un intérêt national ou honorer une alliance légitime.

2. Dissuasion maintenue

La dissuasion nucléaire demeure la garantie ultime contre une menace existentielle d’origine étatique.

Elle doit rester crédible, modernisée, strictement suffisante, politiquement contrôlée et technologiquement souveraine.

3. Souveraineté de décision

La France doit pouvoir décider sans dépendre d’un fournisseur, d’un cloud, d’un satellite étranger, d’une munition introuvable, d’un composant interdit, d’un logiciel non maîtrisé ou d’un allié changeant.

Une alliance est forte lorsque chaque allié reste capable. Une alliance devient dangereuse lorsqu’elle remplace la souveraineté.

4. Disponibilité réelle

LPE place la disponibilité au-dessus de l’affichage.

Un équipement indisponible est une promesse vide. Une armée sous-dotée en munitions est une armée raccourcie. Une flotte sans maintenance suffisante est une façade. Une industrie sans stocks critiques est une dépendance. Une réserve sans entraînement est une illusion.

5. Masse et haute technologie

Les conflits récents ont montré que la très haute technologie reste nécessaire, mais qu’elle ne suffit pas.

La France doit combiner :

  • systèmes de décision ;
  • dissuasion ;
  • Rafale ;
  • sous-marins ;
  • défense sol-air ;
  • guerre électronique ;
  • cyber ;
  • spatial ;
  • IA ;
  • drones ;
  • robots ;
  • munitions téléopérées ;
  • munitions d’usure ;
  • stocks ;
  • capacités simples, réparables et produites en nombre.

La puissance moderne associe l’excellence et la masse.

6. Territorialisation de la défense

La défense ne doit pas vivre seulement dans les bases et les états-majors.

Elle doit irriguer les territoires :

  • réserves locales ;
  • industries régionales ;
  • formations techniques ;
  • plans de crise ;
  • collectivités préparées ;
  • ports protégés ;
  • zones rurales intégrées ;
  • quartiers populaires reconnus ;
  • outre-mer renforcés ;
  • jeunesse mobilisable ;
  • entreprises sensibilisées. 7. Humanité militaire

La force d’une armée repose sur l’humain.

Soldats, marins, aviateurs, mécaniciens, cybercombattants, médecins, logisticiens, réservistes, sous-officiers, officiers, civils de la défense, familles, blessés et anciens combattants forment un seul corps de protection nationale.

8. Contrôle démocratique

La défense ne doit pas devenir un domaine fermé.

Le Parlement doit contrôler davantage :

  • budgets ;
  • exportations ;
  • opérations extérieures ;
  • retards capacitaires ;
  • conditions de vie militaires ;
  • blessés ;
  • réserve ;
  • service national ;
  • données publiques ;
  • trajectoire industrielle ;
  • sincérité de la LPM.

Le secret nécessaire sera respecté. Mais la responsabilité démocratique sera renforcée.

9. Exportation responsable

La France peut exporter des équipements de défense. Mais elle ne doit pas nourrir des guerres injustes, des répressions, des agressions ou des déstabilisations contraires à ses principes.

LPE impose une doctrine d’exportation responsable, juridiquement solide, compatible avec la protection de la BITD et orientée vers la défense, la sécurité, le sauvetage, la souveraineté et la stabilité.

10. Paix protégée

L’objectif final est la paix.

Mais la paix n’est pas l’impuissance. La paix n’est pas la dépendance. La paix n’est pas le renoncement. La paix n’est pas l’aveuglement.

La paix protégée est la capacité de décourager l’agression avant qu’elle ne commence.

1210. ARCHITECTURE OPÉRATIONNELLEp. 18

L’architecture opérationnelle du ministère repose sur douze piliers.

1. Dissuasion nucléaire

  • Modernisation des deux composantes.
  • Maintien de la permanence à la mer.
  • SNLE 3G.
  • Évolutions du missile M51.
  • Modernisation de la composante aérienne.
  • Transmissions nucléaires sécurisées.
  • Doctrine de stricte suffisance.
  • Contrôle politique renforcé. 2. Défense du territoire
  • Protection des sites vitaux.
  • Protection des infrastructures militaires.
  • Protection des emprises nucléaires.
  • Appui aux forces de sécurité intérieure en crise majeure.
  • Plans de continuité territoriale.
  • Coordination défense civile/défense militaire.
  • Préparation aux sabotages, cyberattaques, crises énergétiques, ruptures de télécommunications et désinformation. 3. Outre-mer et souveraineté maritime
  • Renforcement des forces de souveraineté.
  • Surveillance maritime accrue.
  • Drones de surveillance.
  • Patrouilleurs adaptés.
  • Capacité d’accueil de renforts.
  • Protection des populations ultramarines.
  • Protection des ZEE.
  • Protection des ressources, ports, câbles et approches.
  • Coopération régionale utile. 4. Marine nationale et fonds marins
  • Modernisation des sous-marins.
  • SNA.
  • SNLE.
  • Frégates.
  • Patrouilleurs.
  • Guerre des mines.
  • Surveillance des câbles.
  • Maîtrise des fonds marins.
  • Capacité à connaître, surveiller et agir sous la mer.
  • Protection des points d’atterrissement.
  • Coordination avec le civil, les opérateurs, les ports et la recherche. 5. Armée de l’Air et de l’Espace
  • Rafale F4/F5.
  • Modernisation de la chasse.
  • Défense aérienne.
  • Ravitaillement.
  • Transport stratégique.
  • Drones.
  • Défense sol-air.
  • Très haute altitude.
  • Surveillance spatiale.
  • Capacité d’action dans et vers l’espace.
  • Satellites souverains.
  • Résilience des communications. 6. Armée de Terre
  • Préparation haute intensité.
  • Scorpion.
  • Caesar et artillerie.
  • Drones tactiques.
  • Lutte anti-drones.
  • Guerre électronique.
  • Défense sol-air rapprochée.
  • Logistique.
  • Stocks.
  • Réserve territoriale.
  • Entraînement réaliste.
  • Capacité à tenir dans la durée. 7. Cyberdéfense
  • Protection des réseaux militaires.
  • Appui aux infrastructures critiques.
  • Défense contre les attaques étatiques et criminelles.
  • Réserve cyber.
  • Formation nationale à l’hygiène numérique.
  • Coopération avec l’ANSSI.
  • Détection, attribution, riposte proportionnée.
  • Protection des données sensibles.
  • Préparation à la cryptographie post-quantique. 8. Intelligence artificielle et données
  • IA souveraine de défense.
  • Interdiction de la décision létale autonome.
  • Aide à la détection.
  • Aide au renseignement.
  • Aide à la maintenance.
  • Aide à la simulation.
  • Aide à la formation.
  • Aide à la lutte contre les manipulations.
  • Données hébergées et traitées souverainement.
  • Audit éthique et opérationnel. 9. Industrie de défense
  • Protection de la BITD.
  • Priorité aux capacités critiques.
  • Stocks de matières.
  • Production de munitions.
  • Réparation.
  • Maintenance.
  • Sous-traitants.
  • PME et ETI.
  • Réserve industrielle.
  • Commandes publiques lisibles.
  • Contrôle des dépendances.
  • Relocalisation des savoir-faire vitaux. 10. Réserve nationale
  • Réserve opérationnelle.
  • Réserve cyber.
  • Réserve industrielle.
  • Réserve sanitaire militaire.
  • Réserve logistique.
  • Réserve territoriale.
  • Formation progressive.
  • Équipement garanti.
  • Jours d’activité suffisants.
  • Intégration réelle aux unités d’active. 11. Service national structurant
  • Formation de la jeunesse.
  • Premiers secours.
  • Lecture et fondamentaux.
  • Discipline collective.
  • Cyber.
  • Résilience.
  • Santé.
  • Sport.
  • Défense civile.
  • Orientation.
  • Engagement local.
  • Pont vers la réserve, la sécurité civile, l’industrie et les métiers de souveraineté. 12. Condition militaire
  • Logement.
  • Soldes.
  • Mutations.
  • Familles.
  • Blessés.
  • Santé mentale.
  • Reconversion.
  • Crèches.
  • Transport.
  • Harcèlement.
  • Discrimination.
  • Fidélisation.
  • Respect des sous-officiers, techniciens et personnels invisibles.

Cette architecture repose sur une idée simple :

La défense est une chaîne. Une chaîne casse toujours à son maillon le plus faible.

1311. PLAN 18 PILIERS — PUISSANCE DISPONIBLE 2035p. 21

LPE lance un plan “Puissance disponible 2035” fondé sur dix-huit piliers.

Pilier 1 — Dissuasion nucléaire crédible

Maintien et modernisation des deux composantes, stricte suffisance, souveraineté technologique, protection des transmissions et continuité politique.

Pilier 2 — SNLE 3G et permanence océanique

Protection absolue de la permanence à la mer, sécurisation industrielle, calendrier maîtrisé, protection des compétences rares, refus de toute dépendance critique.

Pilier 3 — Sous-marins nucléaires d’attaque

Capacité de renseignement, protection de la dissuasion, maîtrise des approches, liberté d’action navale et supériorité sous-marine.

Pilier 4 — Rafale F4/F5

Modernisation du Rafale, souveraineté logicielle, capteurs, guerre électronique, moteur, armements, interconnexion et capacité de projection.

Pilier 5 — Drones de combat et drones tactiques

Accélération des drones dans les trois armées : reconnaissance, protection, saturation, logistique, lutte anti-drones, munitions téléopérées, entraînement des opérateurs.

Pilier 6 — SCAF sous condition de souveraineté

Le SCAF ne sera soutenu que s’il préserve les intérêts industriels, technologiques et opérationnels français. Si la coopération devient une perte de souveraineté, une alternative nationale ou franco-compatible sera préparée.

Pilier 7 — Porte-avions de nouvelle génération et permanence aéronavale

Poursuite du PANG, étude sérieuse d’une permanence aéronavale renforcée, évaluation d’un second format ou d’alternatives de disponibilité, transparence sur coûts et délais.

Pilier 8 — Marine de souveraineté

Frégates, patrouilleurs, guerre des mines, surveillance maritime, outre-mer, ports, routes, ZEE, Méditerranée, Atlantique, Indo-Pacifique, protection des approches et présence durable.

Pilier 9 — Fonds marins et câbles

Création d’une doctrine complète de protection des câbles sous-marins, points d’atterrissement, hubs numériques, fonds marins, infrastructures sous-marines et routes stratégiques.

Pilier 10 — Défense sol-air et anti-missile

Renforcement des défenses sol-air, surface-air, anti-drones, anti-missiles, protection des bases, villes stratégiques, ports, sites nucléaires, infrastructures vitales et forces déployées.

Pilier 11 — Munitions et stocks

Plan national de reconstitution et d’augmentation des stocks : munitions complexes, munitions simples, obus, missiles, pièces, carburants, composants, rechanges, équipements médicaux, capacités de réparation.

Pilier 12 — Maintenance et disponibilité

Le maintien en condition opérationnelle devient une priorité stratégique. Tout nouveau programme devra intégrer dès le départ maintenance, pièces, formation, infrastructures, logiciels et taux de disponibilité.

Pilier 13 — Cyberdéfense nationale

Cyberdéfense militaire, réserve cyber, protection des infrastructures critiques, appui aux collectivités, hôpitaux, PME de défense, opérateurs d’eau, énergie, transports et télécommunications.

Pilier 14 — Espace et satellites

Observation, écoute, communications, navigation, surveillance de l’espace, protection des satellites, résilience des constellations, capacité d’action graduée, souveraineté d’accès à l’espace.

Pilier 15 — Guerre électronique et informationnelle

Brouillage, détection, protection électromagnétique, lutte contre les manipulations hostiles, défense des communications, doctrine d’influence encadrée par le droit et refus de la propagande intérieure d’État.

Pilier 16 — Réserve et service national

Doublement qualitatif de la réserve, équipement réel, territorialisation, service national structurant, continuum jeunesse-réserve-métiers de souveraineté.

Pilier 17 — BITD souveraine et PME stratégiques

Protection des filières critiques, financement, commandes pluriannuelles, soutien aux PME, accélération industrielle, relocalisation, matières premières, formation technique, réserve industrielle.

Pilier 18 — Condition militaire et familles

Logement, santé, solde, mutations, enfants, conjoints, blessés, reconversion, reconnaissance des anciens, lutte contre les discriminations et fidélisation des compétences rares.

Ce plan repose sur un calendrier en trois temps :

2027-2029 : réparer les fragilités visibles

  • munitions ;
  • stocks ;
  • réserve ;
  • maintenance ;
  • conditions de vie ;
  • cyber ;
  • câbles ;
  • outre-mer ;
  • transparence budgétaire.

2030-2032 : changer d’échelle

  • production industrielle ;
  • drones ;
  • anti-drones ;
  • spatial ;
  • guerre électronique ;
  • fonds marins ;
  • service national ;
  • réserve industrielle ;
  • disponibilité réelle.

2033-2035 : consolider la souveraineté durable

  • SNLE 3G ;
  • Rafale F5 ;
  • capacités spatiales ;
  • capacités sous-marines ;
  • BITD renforcée ;
  • armée prête à durer ;
  • Nation préparée aux crises majeures. 12. SERVICE NATIONAL STRUCTURANT

LPE remplacera la Journée Défense et Citoyenneté actuelle par un service national structurant.

La JDC actuelle a une utilité, notamment pour le lien armée-jeunesse et le dépistage de certaines difficultés de lecture.

Mais elle est trop courte. Trop faible. Trop administrative. Trop symbolique. Trop éloignée des besoins réels de la jeunesse et de la Nation.

LPE ne veut pas militariser la jeunesse. LPE veut la relever, l’orienter, la former, la protéger et lui donner une place dans la Nation.

Le service national structurant reposera sur dix principes.

1. Universalité

Il concernera les filles et les garçons, sans distinction d’origine, de religion, de classe sociale, de territoire ou de parcours scolaire.

2. Adaptation

Il sera adapté aux situations de handicap, aux contraintes médicales, aux jeunes aidants, aux jeunes parents, aux apprentis, aux étudiants, aux jeunes travailleurs et aux situations particulières.

3. Fractionnement

Il pourra être effectué entre 15 et 21 ans, en plusieurs séquences, afin de ne pas casser les études, l’apprentissage, l’emploi ou la vie familiale.

4. Non-militarisation par défaut

Le service ne sera pas un service militaire obligatoire généralisé.

Il sera civil, civique, sanitaire, numérique, sportif, éducatif, territorial et résilient, avec des passerelles volontaires vers l’armée, la réserve, la sécurité civile, la gendarmerie, les pompiers, la santé, l’industrie de défense et les métiers de souveraineté.

5. Utilité réelle

Chaque jeune devra sortir du service avec des compétences utiles.

  • premiers secours ;
  • lecture renforcée si nécessaire ;
  • expression orale ;
  • cybersécurité ;
  • sport ;
  • santé ;
  • discipline collective ;
  • autonomie ;
  • orientation ;
  • gestion de crise ;
  • connaissance des institutions ;
  • histoire nationale ;
  • lutte contre la désinformation ;
  • respect des différences ;
  • découverte des métiers ;
  • engagement local. 6. Réparation sociale

Le service national devra détecter et accompagner :

  • illettrisme ;
  • décrochage ;
  • isolement ;
  • troubles de santé non pris en charge ;
  • absence d’orientation ;
  • addictions ;
  • violences subies ;
  • précarité ;
  • absence de réseau ;
  • fracture numérique.

La défense de la Nation commence aussi par le refus d’abandonner sa jeunesse.

7. Territorialisation

Le service national sera organisé dans les territoires.

Quartiers populaires. Zones rurales. Outre-mer. Villes moyennes. Littoraux. Montagnes. Bassins industriels. Territoires frontaliers.

Chaque jeune doit comprendre que la Nation n’est pas une abstraction parisienne.

8. Lien avec la réserve

Le service national ouvrira des passerelles vers :

  • réserve opérationnelle ;
  • réserve cyber ;
  • réserve sanitaire ;
  • réserve industrielle ;
  • sécurité civile ;
  • associations agréées ;
  • pompiers volontaires ;
  • dispositifs locaux de crise. 9. Protection contre l’endoctrinement

Le service national ne sera pas un outil de propagande gouvernementale.

Il enseignera :

  • les institutions ;
  • les droits et devoirs ;
  • la Constitution ;
  • l’histoire nationale ;
  • l’esprit critique ;
  • la défense ;
  • la souveraineté ;
  • les risques ;
  • la cohésion.

Mais il ne devra jamais servir à imposer une ligne partisane.

10. Certification

Chaque module validé donnera lieu à une certification utile dans la vie réelle :

  • PSC1 ou niveau supérieur ;
  • attestation cyber ;
  • attestation de participation à un exercice de crise ;
  • bilan de lecture ;
  • bilan de compétences ;
  • orientation métiers ;
  • initiation défense ;
  • modules sport-santé ;
  • validation d’engagement.

L’objectif est clair :

Aucun jeune ne doit traverser le service national sans avoir gagné quelque chose.

Le service national structurant sera l’un des grands outils de transmission LPE.

Il dira à la jeunesse :

Tu n’es pas seulement un consommateur. Tu n’es pas seulement une statistique. Tu n’es pas seulement un dossier. Tu n’es pas seulement un problème. Tu es une force possible pour la Nation.

La France ne demande pas à sa jeunesse d’aimer le pays sur commande. Elle doit lui donner des raisons concrètes de ne pas se sentir abandonnée par lui.

1413. RÉSERVE NATIONALE ET MOBILISATION CITOYENNEp. 25

LPE fera de la réserve nationale un pilier central de la défense française.

La réserve ne doit plus être une promesse de papier. Elle ne doit plus être une variable d’ajustement. Elle ne doit plus être une vitrine. Elle ne doit plus être une force convoquée dans les discours mais insuffisamment équipée dans la réalité.

La réserve doit devenir une profondeur nationale.

La guerre moderne, les crises hybrides, les cyberattaques, les sabotages, les catastrophes naturelles, les ruptures d’approvisionnement, les crises sanitaires, les tensions énergétiques et les attaques informationnelles imposent une évidence :

L’armée d’active ne peut pas tout porter seule.

La Nation doit disposer de femmes et d’hommes formés, identifiés, équipés, disponibles, répartis dans les territoires et capables d’appuyer les forces professionnelles dans les moments critiques.

LPE créera une réserve nationale structurée en six branches.

1. Réserve opérationnelle militaire

Elle appuie les armées, renforce les unités d’active, participe aux missions de protection, de surveillance, d’entraînement, de logistique, de soutien et de défense du territoire.

Priorités :

  • équipement réel ;
  • jours d’activité suffisants ;
  • intégration aux unités ;
  • entraînement régulier ;
  • emploi clair ;
  • respect des réservistes ;
  • protection de l’employeur ;
  • simplification administrative ;
  • solde fiable ;
  • reconnaissance professionnelle. 2. Réserve territoriale de protection

Elle appuie la résilience locale en cas de crise majeure, sous commandement défini et en coordination avec les autorités civiles.

Missions possibles :

  • appui logistique ;
  • accueil de populations ;
  • distribution d’eau ou de biens vitaux ;
  • protection de points sensibles ;
  • soutien aux communes ;
  • orientation des citoyens ;
  • exercices de crise ;
  • lien avec les pompiers, associations agréées, collectivités et services publics. 3. Réserve cyber

Elle mobilise des compétences numériques pour renforcer la protection des administrations, collectivités, hôpitaux, opérateurs vitaux, PME stratégiques, établissements scolaires et infrastructures critiques.

Missions :

  • prévention ;
  • audit ;
  • réponse à incident ;
  • formation ;
  • sensibilisation ;
  • appui technique ;
  • exercices cyber ;
  • protection des données ;
  • soutien aux petites structures vulnérables. 4. Réserve industrielle de défense

Elle rassemble des compétences critiques pour soutenir la base industrielle et technologique de défense en cas de montée en puissance.

Missions :

  • production ;
  • maintenance ;
  • réparation ;
  • logistique ;
  • qualité ;
  • soudure ;
  • électronique ;
  • mécanique ;
  • cybersécurité industrielle ;
  • composants ;
  • munitions ;
  • machines-outils ;
  • énergie ;
  • matières premières ;
  • continuité de production.

LPE reconnaît une vérité simple :

Une usine peut être aussi stratégique qu’une base militaire.

5. Réserve sanitaire et médico-militaire

Elle appuie le service de santé des armées, les hôpitaux, la médecine de crise, la prise en charge des blessés, la santé mentale, les évacuations sanitaires et la planification en cas d’afflux massif.

Missions :

  • soutien médical ;
  • soins d’urgence ;
  • logistique sanitaire ;
  • santé mentale ;
  • pharmacie ;
  • évacuation ;
  • formation premiers secours ;
  • protection NRBC ;
  • coordination civilo-militaire. 6. Réserve jeunesse et engagement

Elle permet aux jeunes issus du service national structurant de poursuivre un engagement progressif, adapté à leur âge, à leurs compétences et à leur situation.

Missions :

  • sécurité civile ;
  • soutien communal ;
  • environnement ;
  • cyber de base ;
  • aide aux personnes vulnérables ;
  • exercices de crise ;
  • mémoire ;
  • orientation vers les métiers de souveraineté.

Chaque réserviste devra savoir :

  • à quoi il sert ;
  • à qui il répond ;
  • quand il peut être mobilisé ;
  • avec quel équipement ;
  • avec quelle protection juridique ;
  • avec quelle formation ;
  • avec quelle reconnaissance.

LPE instaurera un contrat de clarté avec les réservistes.

La réserve n’est pas du bénévolat militarisé. La réserve est une fonction nationale.

Elle mérite respect, moyens, formation, protection sociale, reconnaissance professionnelle et efficacité.

LPE fixera cinq garanties :

1. Garantie d’équipement

Aucun réserviste ne sera compté dans les objectifs s’il n’a pas reçu l’équipement correspondant à sa mission.

2. Garantie de formation

Aucun réserviste ne sera affecté à une mission sensible sans formation validée.

3. Garantie de solde

Les retards de paiement seront traités comme une atteinte à la dignité de l’engagement.

4. Garantie employeur

Les employeurs seront accompagnés, indemnisés ou valorisés lorsqu’ils facilitent l’engagement de leurs salariés réservistes.

5. Garantie territoriale

Chaque département devra connaître ses capacités de réserve, ses points faibles, ses compétences mobilisables et ses besoins prioritaires.

LPE ne veut pas une réserve décorative. LPE veut une réserve qui tient quand le pays tremble.

1514. SOLDATS, FAMILLES, BLESSÉS ET ANCIENS COMBATTANTSp. 28

La puissance militaire commence par le respect de ceux qui la portent.

Un soldat n’est pas une ligne budgétaire. Un marin n’est pas une statistique. Un aviateur n’est pas une variable RH. Un réserviste n’est pas une présence symbolique. Un sous-officier n’est pas une pièce interchangeable. Un technicien n’est pas invisible. Un blessé n’est pas un dossier oublié. Une famille de militaire n’est pas un dommage collatéral administratif.

LPE place la condition militaire au cœur de la défense nationale.

Une armée qui ne protège pas ses soldats finit par perdre ses compétences, sa fidélité, sa mémoire, sa confiance et sa capacité à durer.

Les priorités sont les suivantes.

1. Logement militaire

Le logement devient une priorité stratégique.

Les militaires et leurs familles ne doivent plus subir des logements indignes, trop chers, trop éloignés, mal entretenus ou inadaptés aux mutations.

Objectifs :

  • plan national de rénovation ;
  • priorité aux zones de tension immobilière ;
  • transparence sur l’état du parc ;
  • hébergement digne pour les jeunes engagés ;
  • accompagnement des familles lors des mutations ;
  • logements adaptés aux blessés et handicaps ;
  • contrôle annuel public des progrès. 2. Solde et administration

La solde doit être fiable, lisible et versée sans retard.

Après les scandales passés liés aux systèmes de paie, LPE posera un principe :

Un militaire qui sert l’État ne doit jamais courir après l’argent que l’État lui doit.

Objectifs :

  • zéro retard structurel ;
  • guichet unique ;
  • réparation rapide des erreurs ;
  • transparence des primes ;
  • suivi renforcé des OPEX ;
  • protection des familles en cas de difficulté administrative. 3. Familles de militaires

Les familles servent aussi, souvent sans uniforme.

Elles subissent :

  • absences longues ;
  • déménagements ;
  • carrières interrompues ;
  • garde d’enfants difficile ;
  • solitude ;
  • inquiétude ;
  • éloignement ;
  • charge mentale ;
  • ruptures sociales.

LPE créera un pacte familles-défense.

Il comprendra :

  • accompagnement des conjoints ;
  • aide à l’emploi ;
  • priorité crèches dans les zones militaires ;
  • soutien scolaire lors des mutations ;
  • accompagnement psychologique ;
  • carte famille renforcée ;
  • aides au transport ;
  • dispositifs pour familles monoparentales ;
  • accès simplifié à l’information ;
  • protection spécifique lors des blessures, décès ou longues opérations. 4. Blessés physiques et psychiques

La blessure militaire ne s’arrête pas à la sortie de l’hôpital.

LPE renforcera la prise en charge :

  • blessures physiques ;
  • traumatismes psychiques ;
  • stress post-traumatique ;
  • dépression ;
  • addictions liées au trauma ;
  • douleurs chroniques ;
  • handicap ;
  • réadaptation ;
  • appareillage ;
  • reconversion ;
  • accompagnement familial.

Chaque blessé devra disposer d’un référent unique.

La Nation ne doit pas demander au blessé de prouver sans fin qu’il a été brisé en la servant.

5. Anciens combattants

Les anciens combattants ne doivent pas être honorés seulement lors des cérémonies.

Ils doivent être accompagnés dans :

  • droits ;
  • santé ;
  • mémoire ;
  • logement ;
  • isolement ;
  • reconnaissance ;
  • transmission ;
  • accès aux soins ;
  • accompagnement administratif.

LPE renforcera le lien entre anciens combattants et jeunesse dans le service national structurant.

La mémoire ne doit pas être un musée froid. Elle doit être une transmission vivante.

6. Sous-officiers, techniciens et personnels invisibles

L’armée tient souvent grâce à ceux qu’on ne voit pas.

Mécaniciens. Logisticiens. Sous-officiers. Infirmiers. Transmetteurs. Cybercombattants. Techniciens aéronautiques. Électroniciens. Marins de maintenance. Armuriers. Conducteurs. Personnel administratif. Cuisiniers militaires. Formateurs. Magasiniers. Spécialistes carburants. Civils de la défense.

LPE revalorisera ces métiers.

Un Rafale sans mécanicien ne vole pas. Un navire sans maintenance ne part pas. Un blindé sans pièces ne roule pas. Un soldat sans soutien ne tient pas. Une armée sans invisibles s’effondre.

7. Fidélisation

La France ne peut pas former des compétences rares pendant des années puis les perdre faute de reconnaissance.

Priorités :

  • primes ciblées ;
  • carrières techniques valorisées ;
  • passerelles public-privé contrôlées ;
  • formation continue ;
  • meilleure gestion des mutations ;
  • conditions de vie ;
  • reconnaissance des spécialités critiques ;
  • parcours de reconversion anticipés. 8. Discrimination et harcèlement

La discipline ne justifie jamais l’humiliation.

LPE créera une chaîne indépendante de signalement et de traitement des discriminations, violences sexuelles, harcèlements, abus d’autorité et représailles.

Principes :

  • protection du signalant ;
  • protection de la victime ;
  • instruction certaine ;
  • sanction proportionnée ;
  • responsabilité hiérarchique ;
  • traçabilité ;
  • accompagnement psychologique ;
  • statistiques anonymisées publiques ;
  • audit externe régulier.

L’uniforme impose l’exigence. Il n’autorise pas l’abus.

1615. INDUSTRIE DE DÉFENSE ET SOUVERAINETÉ PRODUCTIVEp. 31

La souveraineté militaire n’existe pas sans souveraineté productive.

Un pays qui ne sait plus produire ses armes, ses munitions, ses composants, ses logiciels, ses pièces de rechange, ses poudres, ses capteurs, ses radars, ses drones, ses systèmes de communication, ses blindés, ses navires, ses satellites ou ses équipements critiques finit par dépendre de la permission des autres.

LPE fera de la base industrielle et technologique de défense un pilier national.

La BITD n’est pas seulement un secteur économique. C’est une infrastructure de souveraineté.

Elle repose sur :

  • grands groupes ;
  • PME ;
  • ETI ;
  • sous-traitants ;
  • ouvriers ;
  • ingénieurs ;
  • techniciens ;
  • laboratoires ;
  • écoles ;
  • machines-outils ;
  • matières premières ;
  • composants ;
  • logiciels ;
  • savoir-faire ;
  • sites industriels ;
  • normes ;
  • commandes publiques ;
  • exportations contrôlées ;
  • sécurité économique ;
  • cybersécurité ;
  • secret industriel ;
  • formation professionnelle.

LPE fixe une doctrine :

Le capital doit venir après l’utilité réelle. Jamais avant.

La défense ne doit pas devenir un marché où l’État paie sans contrôler, où les marges montent pendant que les stocks restent insuffisants, où les sous-traitants sont étranglés pendant que les maîtres d’œuvre captent la visibilité, où les coopérations internationales servent de prétexte à l’abandon des savoir-faire nationaux.

LPE soutiendra l’industrie de défense, mais exigera des preuves.

1. Visibilité pluriannuelle

Les industriels ne peuvent pas produire vite sans commandes stables.

L’État donnera une visibilité pluriannuelle sur :

  • munitions ;
  • drones ;
  • anti-drones ;
  • maintenance ;
  • pièces ;
  • composants ;
  • cybersécurité ;
  • guerre électronique ;
  • spatial ;
  • fonds marins ;
  • naval ;
  • terrestre ;
  • aéronautique. 2. Stocks stratégiques

LPE constituera des stocks nationaux pour :

  • poudres ;
  • explosifs ;
  • composants électroniques ;
  • terres rares ;
  • optiques ;
  • pièces critiques ;
  • carburants opérationnels ;
  • médicaments militaires ;
  • équipements de protection ;
  • matériaux stratégiques ;
  • batteries ;
  • câbles ;
  • semi-conducteurs ;
  • éléments de cybersécurité. 3. Production nationale prioritaire

Lorsque la capacité existe ou peut être reconstruite, l’achat national ou européen souverain sera privilégié.

La France ne doit pas acheter à l’étranger par facilité ce qu’elle peut produire elle-même par volonté.

4. Protection des PME et ETI

Les PME et ETI de défense seront protégées contre :

  • retards de paiement ;
  • dépendance excessive à un donneur d’ordre ;
  • captation de propriété intellectuelle ;
  • pression sur les prix ;
  • exclusion des marchés ;
  • vulnérabilité cyber ;
  • rachat hostile ;
  • manque de visibilité.

Un fonds stratégique de consolidation pourra intervenir pour empêcher la perte de compétences critiques.

5. Sécurité économique

Les entreprises de défense seront protégées contre :

  • espionnage industriel ;
  • cyberattaques ;
  • prédation étrangère ;
  • rachats hostiles ;
  • transferts forcés de technologie ;
  • dépendances logicielles ;
  • dépendances cloud ;
  • normes imposées de l’extérieur ;
  • extraterritorialité juridique. 6. Réserve industrielle de défense

La réserve industrielle permettra de mobiliser rapidement des compétences civiles en cas de crise ou de montée en puissance.

Elle concernera :

  • production ;
  • réparation ;
  • maintenance ;
  • logistique ;
  • contrôle qualité ;
  • machines-outils ;
  • cybersécurité industrielle ;
  • ingénierie ;
  • soudure ;
  • électronique ;
  • mécanique ;
  • matériaux ;
  • munitions. 7. Prix et marges

LPE refuse deux dérives :

  • l’État qui asphyxie l’industrie par instabilité ;
  • l’industrie qui profite du secret défense pour imposer des prix injustifiés.

Les marchés stratégiques feront l’objet d’un contrôle renforcé des coûts, délais, marges, dépendances et engagements de disponibilité.

8. Coopérations internationales

Les coopérations seront acceptées lorsqu’elles renforcent la France.

Elles seront refusées lorsqu’elles :

  • dégradent notre souveraineté ;
  • transfèrent nos savoir-faire sans réciprocité ;
  • placent la France en dépendance ;
  • retardent les programmes ;
  • affaiblissent nos industriels ;
  • imposent des choix contraires aux besoins des armées.

Le SCAF, le MGCS et tout grand programme européen seront évalués selon une règle simple :

Coopérer, oui. Se dissoudre, non.

9. Innovation rapide

LPE créera un circuit d’acquisition rapide pour les innovations opérationnelles venant :

  • des unités ;
  • des PME ;
  • des start-up ;
  • des laboratoires ;
  • des retours d’expérience ;
  • des conflits récents ;
  • des réservistes ;
  • des industriels civils.

Objectif :

Tester vite. Évaluer vite. Acheter vite. Corriger vite. Produire vite. Former vite.

10. Économie de guerre prouvée

LPE ne reprendra pas le terme “économie de guerre” comme slogan.

Elle le prouvera par des indicateurs :

  • délais de production ;
  • volumes produits ;
  • stocks créés ;
  • fournisseurs sécurisés ;
  • machines ajoutées ;
  • emplois formés ;
  • commandes passées ;
  • sous-traitants financés ;
  • rechanges disponibles ;
  • taux de disponibilité ;
  • capacités relocalisées.

Une économie de guerre qui ne produit pas plus vite, ne stocke pas plus, ne répare pas mieux et ne protège pas ses chaînes n’est pas une économie de guerre.

C’est une formule.

1716. MUNITIONS, STOCKS, MAINTENANCE ET DISPONIBILITÉp. 34

La guerre de haute intensité a rappelé une vérité oubliée :

Ce qui manque au troisième jour peut décider du troisième mois.

La France doit sortir d’un modèle de rareté.

Pendant trop longtemps, les armées occidentales ont vécu sur l’idée que la supériorité technologique compenserait la faiblesse des volumes.

Cette idée est partiellement vraie. Mais elle devient dangereuse lorsqu’elle conduit à négliger les stocks, les munitions, les pièces, la maintenance, les réparateurs, les carburants, les drones d’usure, les capacités simples et les chaînes de production.

LPE crée une doctrine “tenir dans la durée”.

Elle repose sur six priorités.

1. Munitions

Les munitions redeviennent un sujet stratégique central.

Priorités :

  • obus ;
  • missiles ;
  • munitions de précision ;
  • munitions téléopérées ;
  • munitions d’usure ;
  • munitions anti-drones ;
  • munitions sol-air ;
  • munitions navales ;
  • munitions air-sol ;
  • roquettes ;
  • stocks d’entraînement ;
  • stocks de guerre ;
  • capacités de production ;
  • poudres et explosifs.

Chaque système d’armes devra être accompagné d’une doctrine de munitions.

Acheter un canon sans stock suffisant est une faute. Acheter un missile sans capacité de recomplètement est une fragilité. Former sans munitions d’entraînement suffisantes est une illusion.

2. Pièces de rechange

La disponibilité repose souvent sur la pièce la moins spectaculaire.

LPE imposera une planification des rechanges pour :

  • avions ;
  • hélicoptères ;
  • navires ;
  • sous-marins ;
  • blindés ;
  • drones ;
  • radars ;
  • systèmes cyber ;
  • systèmes de communication ;
  • équipements médicaux ;
  • véhicules logistiques ;
  • groupes électrogènes ;
  • systèmes sol-air.

Un matériel immobilisé faute de pièce est une capacité fantôme.

3. Maintenance

Le maintien en condition opérationnelle devient une priorité politique.

Objectifs :

  • réduire les immobilisations ;
  • renforcer les ateliers ;
  • former les techniciens ;
  • sécuriser les contrats ;
  • améliorer les délais ;
  • intégrer le MCO dès la conception ;
  • moderniser les outils de suivi ;
  • développer la maintenance prédictive souveraine ;
  • éviter la dépendance excessive aux prestataires uniques. 4. Stocks stratégiques

LPE distinguera trois niveaux de stocks :

  • stock d’entraînement ;
  • stock de crise ;
  • stock de guerre.

Chaque niveau sera audité selon un protocole classifié mais contrôlable par le Parlement habilité.

Les stocks concerneront :

  • munitions ;
  • carburants ;
  • pièces ;
  • batteries ;
  • médicaments ;
  • équipements de protection ;
  • composants électroniques ;
  • moyens de communication ;
  • drones ;
  • systèmes anti-drones ;
  • équipements de réparation ;
  • outils logistiques ;
  • vivres opérationnels ;
  • eau ;
  • moyens NRBC. 5. Logistique

La logistique n’est pas l’arrière de la guerre. Elle en est la colonne vertébrale.

LPE renforcera :

  • transport militaire ;
  • transport ferroviaire mobilisable ;
  • ports stratégiques ;
  • aéroports ;
  • carburants ;
  • dépôts ;
  • chaînes froides médicales ;
  • véhicules logistiques ;
  • ponts ;
  • franchissement ;
  • soutien en outre-mer ;
  • capacités de réparation avancée ;
  • circuits de recomplètement. 6. Indicateur de disponibilité réelle

LPE créera un tableau de bord de disponibilité réelle.

Il sera classé en trois niveaux :

  • public ;
  • restreint Parlement ;
  • secret défense.

Indicateurs publics possibles :

  • taux global de disponibilité par grande famille ;
  • retards de maintenance ;
  • état du logement militaire ;
  • effectifs ;
  • réserve ;
  • délais de paiement ;
  • taux d’exécution budgétaire ;
  • progression des stocks non sensibles ;
  • avancement des infrastructures ;
  • formation des réservistes ;
  • soutien aux blessés.

Indicateurs restreints :

  • stocks par famille sensible ;
  • disponibilité par équipement ;
  • dépendances industrielles ;
  • vulnérabilités logistiques ;
  • seuils critiques ;
  • plans de recomplètement.

Indicateurs secrets :

  • détails opérationnels ;
  • volumes exacts de certaines munitions ;
  • déploiements ;
  • vulnérabilités spécifiques ;
  • capacités nucléaires ;
  • renseignements classifiés.

LPE ne mettra pas en danger la sécurité nationale. Mais LPE empêchera que le secret serve à cacher l’impréparation.

1817. CYBERDÉFENSE, INFORMATION ET GUERRE HYBRIDEp. 37

La France doit comprendre que la guerre peut commencer sans déclaration de guerre.

Une cyberattaque contre un hôpital. Un sabotage sur un réseau ferroviaire. Une attaque contre un opérateur d’eau. Une panne organisée dans un port. Une intrusion dans une PME de défense. Une campagne massive de désinformation. Une fuite de données militaires. Une manipulation d’élection. Une paralysie de collectivité. Une attaque sur les communications d’urgence. Une pression sur les réseaux sociaux. Une opération d’influence étrangère. Une coupure de câble. Un brouillage satellite. Une attaque contre une chaîne logistique.

Tout cela peut être une agression.

LPE fait de la guerre hybride une priorité nationale.

1. Cyberdéfense militaire

Les réseaux militaires seront renforcés :

  • segmentation ;
  • chiffrement ;
  • souveraineté logicielle ;
  • surveillance continue ;
  • entraînement ;
  • red team ;
  • réponse rapide ;
  • cryptographie post-quantique ;
  • contrôle des fournisseurs ;
  • protection des données classifiées ;
  • audits réguliers. 2. Protection des infrastructures critiques

LPE renforcera la coordination avec les opérateurs essentiels :

  • hôpitaux ;
  • énergie ;
  • eau ;
  • transports ;
  • télécommunications ;
  • banques ;
  • alimentation ;
  • ports ;
  • aéroports ;
  • collectivités ;
  • défense ;
  • industrie ;
  • satellites ;
  • data centers.

Chaque opérateur critique devra disposer :

  • d’un plan de continuité ;
  • d’un plan cyber ;
  • d’un référent crise ;
  • d’exercices réguliers ;
  • d’une capacité de fonctionnement dégradé ;
  • d’une cartographie des dépendances ;
  • d’une obligation de signalement rapide. 3. Réserve cyber

La réserve cyber interviendra pour combler le vide entre les grands opérateurs bien protégés et les petites structures vulnérables.

Priorités :

  • communes ;
  • hôpitaux locaux ;
  • PME de défense ;
  • établissements scolaires ;
  • associations critiques ;
  • petites infrastructures ;
  • services publics de proximité. 4. Guerre informationnelle

LPE distingue clairement :

  • liberté d’opinion ;
  • débat démocratique ;
  • critique du gouvernement ;
  • journalisme ;
  • satire ;
  • mobilisation citoyenne ;
  • désinformation étrangère coordonnée ;
  • manipulation hostile ;
  • faux comptes massifs ;
  • deepfakes ;
  • campagnes de panique ;
  • atteintes aux élections ;
  • opérations d’influence contre les armées.

La lutte contre la guerre informationnelle doit protéger la démocratie. Elle ne doit jamais devenir une arme contre l’opposition démocratique.

LPE créera une autorité de vigilance informationnelle sous contrôle parlementaire, chargée de documenter les manipulations étrangères sans censurer le débat politique légitime.

5. IA et manipulation

L’intelligence artificielle générative rendra les attaques informationnelles plus rapides, plus crédibles et plus massives.

LPE développera :

  • détection de deepfakes ;
  • authentification des messages publics critiques ;
  • protection des élections ;
  • traçabilité des campagnes hostiles ;
  • formation des citoyens ;
  • outils souverains de vérification ;
  • coopération avec médias, chercheurs et plateformes ;
  • sanctions contre les ingérences étrangères. 6. Riposte graduée

La France doit pouvoir répondre aux attaques hybrides.

Réponses possibles :

  • attribution publique ;
  • sanctions ;
  • expulsions ;
  • actions diplomatiques ;
  • contre-mesures cyber ;
  • poursuites judiciaires ;
  • gel d’avoirs ;
  • exclusion de marchés ;
  • coopération européenne ;
  • réponse militaire en cas d’agression grave.

LPE refuse la passivité. Mais LPE refuse aussi l’escalade irresponsable.

La riposte doit être proportionnée, documentée, souveraine et juridiquement défendable.

1918. ESPACE, FONDS MARINS ET INFRASTRUCTURES INVISIBLESp. 39

La souveraineté moderne repose sur des infrastructures que le peuple ne voit presque jamais.

Satellites. Câbles sous-marins. Fonds marins. Stations sol. Data centers. Réseaux de télécommunication. Capteurs. Ports. Hubs numériques. Systèmes de navigation. Systèmes de temps. Réseaux électriques. Points d’atterrissement. Routes maritimes. Constellations. Fréquences.

Celui qui contrôle ces infrastructures peut voir, parler, écouter, brouiller, couper, orienter, ralentir ou paralyser.

LPE fera des infrastructures invisibles un cœur de défense nationale.

A. ESPACE

L’espace est devenu un champ de confrontation.

Il sert à :

  • observer ;
  • communiquer ;
  • naviguer ;
  • synchroniser ;
  • renseigner ;
  • cibler ;
  • alerter ;
  • surveiller ;
  • commander ;
  • écouter ;
  • protéger.

La France doit conserver une autonomie spatiale.

Priorités :

1. Observation souveraine

Maintenir et moderniser les capacités d’imagerie optique, radar, infrarouge et électromagnétique.

2. Communications sécurisées

Garantir des communications militaires robustes, chiffrées, redondantes et résilientes.

3. Surveillance de l’espace

Identifier les objets, menaces, manœuvres suspectes, débris et approches hostiles.

4. Action dans et vers l’espace

Développer des capacités graduées de protection, brouillage, déni, manœuvre et défense des actifs français, sous contrôle politique strict.

5. Accès souverain à l’espace

La France et l’Europe doivent conserver une capacité autonome de lancement, sans dépendre de puissances extérieures.

6. Résilience

Diversifier les satellites, constellations, stations sol, fournisseurs, capacités commerciales et capacités patrimoniales.

7. New Space souverain

Intégrer les acteurs innovants sans abandonner la maîtrise publique des fonctions vitales.

B. FONDS MARINS

Les fonds marins sont devenus un espace stratégique.

Ils sont encore mal connus. Ils sont difficiles d’accès. Ils abritent des câbles. Ils concentrent des ressources. Ils soutiennent les communications mondiales. Ils deviennent un lieu de compétition entre États, entreprises et puissances privées.

La France dispose d’un atout majeur : sa présence maritime mondiale, notamment grâce aux outre-mer.

Mais un atout non protégé peut devenir une vulnérabilité.

Priorités LPE :

1. Connaître

Cartographier les fonds, identifier les points sensibles, comprendre les routes, surveiller les approches, développer les compétences scientifiques et militaires.

2. Surveiller

Déployer capteurs, drones sous-marins, patrouilles, systèmes autonomes, coopération avec la Marine, les opérateurs de câbles, les ports et la recherche.

3. Protéger

Identifier les câbles critiques, points d’atterrissement, hubs, infrastructures sous-marines, pipelines, zones de souveraineté et installations sensibles.

4. Agir

Développer une capacité à intervenir sous la mer : inspection, réparation, dissuasion, neutralisation de menace, protection d’infrastructure.

5. Coopérer

Travailler avec les alliés lorsque c’est utile, mais conserver une capacité française autonome.

6. Encadrer les acteurs privés

Les câbles et infrastructures numériques ne peuvent pas être laissés à la seule logique des GAFAM, opérateurs privés ou puissances étrangères.

C. CÂBLES SOUS-MARINS

Les câbles sous-marins transportent plus de 95 % des communications mondiales.

Ils portent :

  • données ;
  • transactions financières ;
  • communications civiles ;
  • communications militaires ;
  • échanges diplomatiques ;
  • activités économiques ;
  • cloud ;
  • services publics ;
  • urgence ;
  • recherche ;
  • médias ;
  • entreprises.

Ils sont vulnérables :

  • aux ancres ;
  • à la pêche ;
  • aux séismes ;
  • aux sabotages ;
  • aux navires suspects ;
  • à l’espionnage ;
  • aux concentrations géographiques ;
  • aux dépendances privées ;
  • aux pressions géopolitiques.

LPE créera une doctrine nationale des câbles sous-marins.

Elle comprendra :

  • cartographie classifiée ;
  • protection des points d’atterrissement ;
  • surveillance maritime ;
  • coordination avec opérateurs ;
  • sécurité physique ;
  • cybersécurité ;
  • redondance ;
  • capacité de réparation ;
  • stocks de câbles et composants ;
  • exercices de crise ;
  • contrôle des investissements étrangers ;
  • coopération avec outre-mer ;
  • intégration aux plans de défense.

D. INFRASTRUCTURES CRITIQUES

LPE considère comme infrastructures de défense élargie :

  • eau ;
  • énergie ;
  • alimentation ;
  • santé ;
  • télécommunications ;
  • transports ;
  • ports ;
  • aéroports ;
  • data centers ;
  • satellites ;
  • câbles ;
  • logistique ;
  • carburants ;
  • industries de défense ;
  • centres de décision ;
  • systèmes financiers ;
  • réseaux d’urgence.

Chaque infrastructure critique devra être évaluée selon cinq critères :

1. dépendance ; 2. vulnérabilité ; 3. temps de rétablissement ; 4. solution de secours ; 5. importance pour la continuité nationale.

Le peuple doit comprendre une chose :

La défense moderne ne se voit pas toujours en uniforme.

Elle est aussi dans un câble, une antenne, une usine, une ligne électrique, un serveur, une pharmacie, un port, un atelier, une station sol, un satellite, un stock et une équipe de maintenance.

2019. EXPORTATIONS D’ARMEMENT ET RESPONSABILITÉ STRATÉGIQUEp. 42

La France a une industrie de défense puissante. Elle doit la protéger.

Mais protéger une industrie ne signifie pas lui abandonner la boussole morale, juridique et stratégique du pays.

L’armement n’est pas un produit comme un autre.

Vendre un médicament, un train, une machine agricole, un logiciel civil ou un avion de ligne n’a pas la même portée que vendre un missile, un drone armé, un système de ciblage, une munition, un canon, un blindé offensif, un logiciel de surveillance militaire ou un composant permettant une répression.

LPE pose un principe :

La France peut vendre des armes. Mais elle ne doit jamais vendre sa responsabilité.

La politique d’exportation d’armement poursuivra cinq objectifs :

1. soutenir la souveraineté industrielle française ; 2. préserver les emplois et compétences critiques ; 3. renforcer des partenaires légitimes ; 4. contribuer à la stabilité et à la défense ; 5. empêcher que des équipements français servent à l’agression, à la répression, à la déstabilisation ou à la violation grave du droit international.

LPE ne cassera pas brutalement la BITD. LPE ne provoquera pas une crise industrielle artificielle. LPE ne rompra pas les contrats existants en dehors du droit. LPE ne confondra pas armement défensif et armement offensif. LPE ne sacrifiera pas les ouvriers, ingénieurs, techniciens, sous-traitants et PME de défense à une posture morale abstraite.

Mais LPE mettra fin à l’automatisme commercial.

Les contrats déjà signés seront respectés, sauf impossibilité juridique, violation majeure du droit ou décision souveraine motivée.

Les nouveaux contrats feront l’objet d’un contrôle renforcé.

LPE instaurera une grille en quatre catégories.

Catégorie 1 — Matériels de protection et de secours

Ils peuvent être exportés sous contrôle classique.

Exemples :

  • déminage ;
  • secours ;
  • médecine militaire ;
  • protection NRBC ;
  • sauvetage ;
  • évacuation ;
  • surveillance maritime anti-trafics ;
  • sécurité civile ;
  • équipements non létaux ;
  • cybersécurité défensive ;
  • protection d’infrastructures critiques ;
  • formation au droit international humanitaire.

Catégorie 2 — Matériels défensifs

Ils peuvent être exportés après examen renforcé du contexte.

Exemples :

  • défense sol-air ;
  • radars défensifs ;
  • protection anti-drones ;
  • systèmes de surveillance de frontières reconnus légitimes ;
  • protection navale ;
  • équipements de communication sécurisée ;
  • blindage ;
  • systèmes de détection ;
  • équipements de protection des populations.

Catégorie 3 — Matériels duals ou sensibles

Ils exigent une analyse approfondie.

Exemples :

  • drones non armés ;
  • logiciels ;
  • composants électroniques ;
  • capteurs ;
  • IA ;
  • technologies de surveillance ;
  • systèmes cyber ;
  • optiques ;
  • navigation ;
  • moteurs ;
  • liaisons de données ;
  • systèmes de commandement.

Critères :

  • utilisateur final ;
  • risque de détournement ;
  • contexte politique ;
  • risque de répression ;
  • risque de transfert à un tiers ;
  • dépendance industrielle ;
  • intérêt national ;
  • contrôle post-exportation.

Catégorie 4 — Matériels offensifs problématiques

Ils feront l’objet d’un moratoire sur les nouveaux contrats lorsqu’il existe un risque sérieux d’usage contraire au droit international, de répression interne, d’agression extérieure, de déstabilisation régionale ou de crimes contre les civils.

Exemples :

  • missiles offensifs ;
  • artillerie ;
  • drones armés ;
  • munitions ;
  • systèmes de ciblage ;
  • logiciels de frappe ;
  • composants critiques d’armes offensives ;
  • blindés engagés dans des opérations d’agression ;
  • moyens de surveillance pouvant faciliter une répression.

LPE créera une commission parlementaire habilitée au contrôle des exportations d’armement.

Elle ne publiera pas les secrets commerciaux ou militaires. Mais elle pourra examiner :

  • pays destinataire ;
  • catégorie de matériel ;
  • risque juridique ;
  • risque civil ;
  • risque stratégique ;
  • utilisateur final ;
  • clauses de non-réexportation ;
  • garanties ;
  • suivi après livraison ;
  • impact industriel ;
  • compatibilité avec la doctrine française.

LPE instaurera un principe de traçabilité.

L’État devra savoir à qui il vend, pourquoi il vend, ce que l’arme peut faire, comment elle peut être détournée, quelles clauses protègent la France et quels mécanismes permettent d’arrêter ou de suspendre une livraison en cas de dérive grave.

LPE assumera aussi une transition industrielle.

Lorsqu’un contrat problématique futur est refusé ou suspendu, l’État devra examiner :

  • compensation par commandes nationales ;
  • réorientation vers matériels défensifs ;
  • diversification civile duale ;
  • soutien aux PME touchées ;
  • maintien des compétences ;
  • adaptation de chaîne ;
  • exportation vers partenaires conformes ;
  • production pour stocks français.

La morale sans industrie est impuissante. L’industrie sans morale est dangereuse.

LPE choisit une troisième voie :

Une industrie forte, souveraine, utile, contrôlée et digne.

2120. ALLIANCES, OTAN, EUROPE ET INDÉPENDANCE FRANÇAISEp. 45

La France n’est pas seule. Mais elle ne doit pas se dissoudre.

LPE défend une doctrine d’alliance souveraine.

La France doit être un allié fiable. Mais elle ne doit jamais devenir un exécutant automatique.

Être allié ne signifie pas renoncer à penser. Coopérer ne signifie pas obéir. Partager des capacités ne signifie pas perdre sa liberté. Préparer la guerre de haute intensité avec nos partenaires ne signifie pas abandonner la décision nationale.

LPE fixe six principes.

1. OTAN

L’OTAN demeure un cadre majeur de préparation militaire, d’interopérabilité et de défense collective, notamment face au risque de haute intensité en Europe.

La France respectera ses engagements. La France participera aux exercices utiles. La France contribuera à la dissuasion collective. La France défendra ses alliés en cas d’agression reconnue. La France assumera son rôle de puissance militaire européenne.

Mais la France conservera :

  • sa dissuasion nucléaire nationale ;
  • sa chaîne de décision ;
  • sa liberté d’appréciation ;
  • sa souveraineté industrielle ;
  • son autonomie diplomatique ;
  • son contrôle parlementaire ;
  • sa capacité d’action autonome.

L’article 5 n’est pas un blanc-seing pour n’importe quelle guerre. Il est un engagement de défense collective, interprété selon le droit, la Constitution et l’intérêt national.

2. Union européenne

LPE soutient une Europe de la défense lorsqu’elle renforce les capacités réelles des nations européennes.

L’Europe de la défense est utile si elle permet :

  • production de munitions ;
  • standardisation intelligente ;
  • achats communs quand ils sont efficaces ;
  • protection des chaînes industrielles ;
  • défense cyber ;
  • protection des infrastructures ;
  • mobilité militaire ;
  • stocks stratégiques ;
  • coopération spatiale ;
  • capacité de réaction ;
  • soutien aux frontières extérieures ;
  • protection des câbles ;
  • recherche ;
  • souveraineté technologique.

Mais LPE refuse une Europe de la défense qui deviendrait :

  • une dilution de la France ;
  • une bureaucratie sans capacité ;
  • une dépendance accrue à des fournisseurs extra-européens ;
  • une perte de savoir-faire français ;
  • une excuse pour affaiblir notre BITD ;
  • une structure où la décision politique française serait neutralisée.

LPE ne veut pas moins de coopération. LPE veut une coopération qui produit de la puissance disponible.

3. Coopérations industrielles

Les coopérations industrielles seront évaluées selon une matrice de souveraineté.

Questions obligatoires :

  • La France garde-t-elle une capacité de décision ?
  • La France garde-t-elle ses compétences critiques ?
  • La France garde-t-elle sa propriété intellectuelle stratégique ?
  • La France peut-elle produire, réparer, modifier et exporter ?
  • Le calendrier sert-il les armées françaises ?
  • Les coûts sont-ils maîtrisés ?
  • Les industriels français sont-ils protégés ?
  • Le programme renforce-t-il ou affaiblit-il notre BITD ?

Si la réponse est négative, la coopération sera renégociée ou doublée par une alternative souveraine.

4. Partenariats hors Europe

La France poursuivra des partenariats militaires avec des pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Indo-Pacifique, d’Amérique latine et d’ailleurs, mais sur des bases nouvelles.

Fin du paternalisme. Fin des ambiguïtés néocoloniales. Fin des bases sans consentement clair. Fin des opérations illisibles. Fin des partenariats qui humilient les peuples ou alimentent les ressentiments.

Les partenariats devront être :

  • demandés ;
  • transparents ;
  • juridiquement fondés ;
  • limités ;
  • évalués ;
  • respectueux de la souveraineté locale ;
  • compatibles avec les intérêts français ;
  • orientés vers formation, protection, lutte contre les trafics, terrorisme, sécurité maritime, secours, résilience et stabilité. 5. Nations alliées et souveraineté française

La France travaillera avec ses alliés :

  • renseignement ;
  • cyber ;
  • espace ;
  • opérations ;
  • formation ;
  • équipements ;
  • exercices ;
  • logistique ;
  • évacuations ;
  • sanctions ;
  • stabilité régionale.

Mais elle devra toujours conserver une capacité nationale minimale dans les fonctions vitales :

  • dissuasion ;
  • commandement ;
  • renseignement stratégique ;
  • cyberdéfense ;
  • communications ;
  • munitions critiques ;
  • maintenance ;
  • production essentielle ;
  • satellites militaires ;
  • sous-marins ;
  • défense aérienne ;
  • protection du territoire ;
  • forces spéciales ;
  • médecine militaire. 6. Parlement et alliances

Tout engagement majeur dans un cadre allié devra faire l’objet d’un contrôle parlementaire renforcé.

Le peuple français ne doit pas découvrir après coup que la France est engagée dans une logique d’escalade.

LPE refuse la diplomatie militaire opaque.

Une alliance saine repose sur la confiance. Et la confiance repose sur la clarté.

2221. DOCTRINE D’INTERVENTION EXTÉRIEUREp. 47

LPE ne supprime pas les interventions extérieures. Mais LPE met fin aux interventions sans doctrine lisible.

La France doit pouvoir intervenir hors de ses frontières lorsque c’est nécessaire.

Pour protéger ses ressortissants. Pour répondre à une agression. Pour honorer une alliance. Pour empêcher un massacre. Pour contribuer à une mission internationale légale.

Pour protéger une voie maritime. Pour secourir une population. Pour défendre un intérêt vital. Pour lutter contre une menace directe. Pour soutenir un partenaire légitime.

Mais l’armée française ne doit plus être envoyée dans des opérations floues, interminables, mal expliquées, mal soutenues, politiquement instables ou stratégiquement contradictoires.

LPE impose huit conditions avant tout engagement extérieur majeur.

1. Base juridique

L’opération doit reposer sur au moins l’un des fondements suivants :

  • légitime défense ;
  • mandat international ;
  • demande officielle d’un État souverain ;
  • accord de défense ;
  • protection de ressortissants ;
  • mission humanitaire encadrée ;
  • lutte contre une menace directe ;
  • engagement allié conforme au droit. 2. Objectif politique

L’objectif doit être formulé clairement.

Exemples :

  • évacuer ;
  • protéger ;
  • stabiliser ;
  • dissuader ;
  • former ;
  • soutenir ;
  • frapper une menace identifiée ;
  • sécuriser une zone ;
  • empêcher une escalade ;
  • protéger une infrastructure stratégique.

Une opération sans objectif clair devient une occupation par inertie.

3. Moyens cohérents

L’État ne doit pas envoyer des soldats avec des moyens insuffisants.

Avant engagement :

  • effectifs ;
  • munitions ;
  • renseignement ;
  • transport ;
  • soutien médical ;
  • logistique ;
  • règles d’engagement ;
  • protection ;
  • relève ;
  • soutien familial ;
  • budget ;
  • coordination diplomatique. 4. Risque civil

L’impact sur les populations civiles doit être évalué.

LPE refuse les opérations qui prétendent protéger en détruisant sans mesurer.

5. Contrôle démocratique

Le Parlement doit être informé rapidement. Les engagements prolongés doivent être débattus. Les bilans doivent être transmis. Les objectifs doivent être réévalués.

6. Stratégie de sortie

Toute opération doit prévoir :

  • conditions de succès ;
  • seuils d’échec ;
  • durée prévisionnelle ;
  • conditions de retrait ;
  • relais diplomatique ;
  • relais local ;
  • bilan régulier. 7. Protection des soldats

Aucun pouvoir politique ne doit envoyer des soldats dans une opération dont il n’assume pas le coût humain.

La protection des soldats inclut :

  • matériel ;
  • renseignement ;
  • soutien médical ;
  • extraction ;
  • clarté des règles ;
  • soutien psychologique ;
  • familles ;
  • reconnaissance. 8. Sincérité envers le peuple

Le peuple français a le droit de savoir pourquoi ses soldats risquent leur vie.

Tout ne peut pas être rendu public. Mais le sens politique doit l’être.

LPE établit aussi trois interdictions.

1. Interdiction des guerres de prestige

L’armée française ne doit jamais servir à produire une image de puissance sans objectif réel.

2. Interdiction des guerres économiques privées

L’armée ne doit pas servir à sécuriser des intérêts privés sans intérêt national démontré.

3. Interdiction des engagements automatiques

Aucune coalition ne doit engager la France sans décision française.

LPE veut une armée capable d’intervenir. Mais elle veut surtout un État capable de savoir pourquoi.

2322. DISSUASION NUCLÉAIRE ET RESPONSABILITÉ HISTORIQUEp. 49

La dissuasion nucléaire française est la garantie ultime de la survie nationale.

Elle n’est pas un outil de menace gratuite. Elle n’est pas un symbole de prestige. Elle n’est pas une arme de bataille ordinaire. Elle n’est pas un objet de communication. Elle n’est pas une monnaie d’échange.

Elle existe pour empêcher qu’une puissance hostile puisse croire qu’elle peut détruire, envahir, soumettre ou faire chanter la France sans risque inacceptable.

LPE maintient la dissuasion nucléaire.

La doctrine repose sur six principes.

1. Stricte suffisance

La France ne cherchera pas la course quantitative.

Elle disposera des moyens nécessaires pour garantir qu’aucune puissance hostile ne puisse menacer nos intérêts vitaux sans s’exposer à des dommages inacceptables.

Ni faiblesse. Ni surenchère.

2. Indépendance nationale

La dissuasion française relève de la souveraineté française.

Aucune autorité étrangère ne doit contrôler, conditionner ou neutraliser la décision française.

3. Deux composantes

LPE maintient les deux composantes :

  • océanique ;
  • aéroportée.

La composante océanique garantit la permanence, la discrétion et la profondeur stratégique.

La composante aéroportée garantit la visibilité politique, la souplesse, le signalement stratégique et la diversité des options.

4. Modernisation

La dissuasion doit être modernisée pour rester crédible.

Priorités :

  • SNLE 3G ;
  • missiles ;
  • transmissions ;
  • sécurité des bases ;
  • sécurité cyber ;
  • sûreté nucléaire ;
  • Rafale modernisé ;
  • composante aéroportée ;
  • simulation ;
  • compétences industrielles ;
  • protection des chaînes critiques. 5. Contrôle politique

La dissuasion relève du pouvoir politique légitime.

Mais LPE renforcera la culture parlementaire de la dissuasion par des formations, auditions et contrôles habilités, sans divulguer les secrets vitaux.

Un peuple qui ne comprend plus sa dissuasion finit par la subir ou la fantasmer.

6. Responsabilité internationale

La France défendra la maîtrise des armements, la non-prolifération et la réduction des risques nucléaires.

Maintenir la dissuasion française ne signifie pas banaliser l’arme nucléaire. Cela signifie empêcher la guerre majeure par la certitude du coût.

LPE refuse deux naïvetés.

Première naïveté : croire qu’on peut désarmer seul dans un monde où les puissances réarment.

Deuxième naïveté : croire que l’arme nucléaire règle tous les problèmes.

La dissuasion ne remplace pas :

  • les munitions ;
  • les soldats ;
  • les réserves ;
  • les drones ;
  • la cyberdéfense ;
  • la défense sol-air ;
  • la marine ;
  • l’armée de terre ;
  • la logistique ;
  • la diplomatie ;
  • la résilience nationale.

La dissuasion empêche le pire. Elle ne protège pas de tout.

C’est pourquoi LPE articule dissuasion nucléaire et dissuasion conventionnelle.

La France doit être capable de décourager :

  • l’attaque existentielle ;
  • l’agression limitée ;
  • le fait accompli ;
  • le sabotage ;
  • la coercition ;
  • l’intimidation ;
  • la paralysie hybride ;
  • l’usure économique ;
  • l’attaque sur les outre-mer ;
  • l’attaque sur les câbles ;
  • l’attaque cyber majeure.

La dissuasion nucléaire est la clef de voûte. Mais une voûte a besoin de murs.

2423. DRONES, ROBOTS, IA ET DÉCISION HUMAINEp. 51

La guerre moderne a basculé dans l’ère des drones, des capteurs, des algorithmes, des robots, de la saturation et de la transparence du champ de bataille.

Ignorer cette révolution serait une faute.

Mais l’accepter sans limite morale, juridique et politique en serait une autre.

LPE pose une doctrine claire :

Oui à l’intelligence artificielle de défense. Oui aux drones. Oui aux robots. Oui à l’automatisation utile. Oui à la protection des soldats. Oui à la vitesse d’analyse. Oui à la détection. Oui à la maintenance prédictive. Oui à la simulation. Oui à la lutte contre les manipulations.

Non à la délégation autonome de la décision létale.

La décision de tuer doit rester humaine.

Aucune machine ne doit recevoir le pouvoir politique, juridique et moral de choisir seule une cible humaine et d’ouvrir le feu sans validation humaine significative.

LPE développera les drones selon six familles.

1. Drones de reconnaissance

Pour voir, surveiller, cartographier, suivre, protéger, réduire l’exposition des soldats et améliorer le renseignement tactique.

2. Drones logistiques

Pour transporter médicaments, munitions, pièces, sang, eau, capteurs, batteries ou équipements dans des zones dangereuses.

3. Drones navals et sous-marins

Pour surveiller les approches, inspecter les câbles, détecter les mines, protéger les ports, cartographier les fonds et soutenir la Marine.

4. Drones de combat contrôlés

Pour des missions offensives sous contrôle humain, avec règles d’engagement strictes et traçabilité.

5. Munitions téléopérées

Pour répondre au besoin de masse, de précision et de coût maîtrisé, sous validation humaine.

6. Drones anti-drones

Pour détecter, poursuivre, brouiller, intercepter ou neutraliser les drones adverses.

LPE développera aussi une doctrine anti-drones.

La prolifération des drones impose de protéger :

  • bases ;
  • troupes ;
  • sites nucléaires ;
  • ports ;
  • aéroports ;
  • grands événements ;
  • infrastructures critiques ;
  • convois ;
  • navires ;
  • centrales ;
  • hôpitaux ;
  • centres de commandement.

Moyens :

  • détection radar ;
  • détection optique ;
  • détection acoustique ;
  • brouillage ;
  • interception ;
  • laser ;
  • drones intercepteurs ;
  • filets ;
  • missiles adaptés ;
  • armes à énergie dirigée ;
  • commandement intégré.

L’IA sera utilisée pour :

  • trier des données ;
  • détecter des signaux faibles ;
  • accélérer la maintenance ;
  • aider au renseignement ;
  • détecter des faux contenus ;
  • simuler des scénarios ;
  • optimiser la logistique ;
  • améliorer la formation ;
  • protéger les réseaux ;
  • assister les opérateurs.

Mais chaque usage critique devra respecter :

  • supervision humaine ;
  • auditabilité ;
  • traçabilité ;
  • cybersécurité ;
  • souveraineté des données ;
  • absence de biais opérationnel dangereux ;
  • conformité au droit ;
  • possibilité d’arrêt ;
  • responsabilité identifiée.

LPE refuse la fascination technologique.

Un drone sans doctrine est un gadget. Une IA sans souveraineté est une dépendance. Un robot sans maintenance est un déchet coûteux. Un algorithme sans responsabilité est un danger. Une automatisation sans humain est une fuite morale.

La technologie doit servir le soldat. Elle ne doit pas remplacer la conscience politique.

2524. OUTRE-MER, ZEE ET PUISSANCE MARITIMEp. 53

Les outre-mer ne sont pas des confettis. Ils sont la profondeur mondiale de la France.

Ils donnent à la France :

  • une présence dans l’Atlantique ;
  • une présence dans l’océan Indien ;
  • une présence dans le Pacifique ;
  • une présence en Amérique ;
  • une présence dans les Caraïbes ;
  • une présence aux pôles d’influence maritime ;
  • une immense zone économique exclusive ;
  • des ressources ;
  • des responsabilités ;
  • des populations françaises exposées ;
  • des routes stratégiques ;
  • des points d’appui ;
  • des enjeux environnementaux ;
  • une voix mondiale.

La Revue nationale stratégique rappelle que les outre-mer représentent l’essentiel des espaces maritimes français et une part majeure de la biodiversité française.

LPE pose un principe :

Un territoire français éloigné n’est pas un territoire secondaire.

Les Français d’outre-mer doivent être protégés avec le même sérieux stratégique que les Français de l’hexagone.

Priorités :

1. Surveillance maritime

Renforcer les patrouilleurs, drones, radars, satellites, moyens aériens, coopération régionale et présence navale.

2. Protection des ZEE

Lutte contre :

  • pêche illégale ;
  • trafics ;
  • pillage de ressources ;
  • intrusions ;
  • pollution ;
  • prédation étrangère ;
  • pressions économiques ;
  • espionnage ;
  • sabotages. 3. Capacité d’accueil de renforts

Les outre-mer doivent pouvoir recevoir rapidement :

  • forces militaires ;
  • secours ;
  • moyens médicaux ;
  • logistique ;
  • eau ;
  • énergie ;
  • communications ;
  • équipements de crise. 4. Résilience locale

Chaque territoire ultramarin devra disposer d’un plan de résilience adapté :

  • cyclones ;
  • séismes ;
  • tsunamis ;
  • tensions sociales ;
  • ruptures maritimes ;
  • cyberattaques ;
  • crises sanitaires ;
  • pénuries ;
  • menaces régionales ;
  • routes d’approvisionnement. 5. Service national outre-mer

Le service national structurant aura des modules spécifiques outre-mer :

  • mer ;
  • secours ;
  • environnement ;
  • souveraineté ;
  • sécurité civile ;
  • protection des ressources ;
  • métiers maritimes ;
  • cyber ;
  • santé ;
  • cohésion. 6. Industries et emplois de souveraineté

LPE développera dans les outre-mer des emplois liés à :

  • surveillance maritime ;
  • réparation navale légère ;
  • drones ;
  • environnement ;
  • cartographie ;
  • télécommunications ;
  • câbles ;
  • secours ;
  • sécurité civile ;
  • logistique ;
  • formation. 7. Protection des câbles et points d’atterrissement

Les outre-mer sont des nœuds de communication et de souveraineté. Les câbles, stations, hubs, ports et data centers doivent être protégés.

8. Coopération régionale

La France doit être une puissance de protection dans ses régions ultramarines :

  • secours ;
  • lutte contre trafics ;
  • formation ;
  • surveillance maritime ;
  • catastrophes naturelles ;
  • sécurité sanitaire ;
  • stabilité régionale.

Mais cette coopération ne doit pas faire oublier la priorité :

Les premiers protégés doivent être les Français des outre-mer.

2625. BUDGET, CONTRÔLE ET SINCÉRITÉp. 55

La défense coûte cher. Mais l’impréparation coûte plus cher encore.

LPE assumera l’effort de défense. Mais elle refusera les budgets illisibles, les annonces non financées, les retards masqués, les reports de charges incontrôlés, les trajectoires floues et les programmes qui survivent par inertie.

Un euro de défense doit produire une protection.

Le budget du ministère sera organisé selon une logique de preuves.

Chaque grande ligne devra indiquer :

  • objectif stratégique ;
  • capacité financée ;
  • calendrier ;
  • coût total ;
  • coût annuel ;
  • responsable ;
  • dépendances ;
  • risques ;
  • indicateur de disponibilité ;
  • effet sur la souveraineté ;
  • effet sur les stocks ;
  • effet sur les effectifs ;
  • effet sur la maintenance ;
  • effet sur l’industrie française.

LPE créera un tableau de bord budgétaire en quatre niveaux.

1. Niveau public

Accessible aux citoyens.

Il comprendra :

  • budget total ;
  • évolution annuelle ;
  • grands programmes ;
  • dépenses de personnel ;
  • logement militaire ;
  • blessés ;
  • réserve ;
  • service national ;
  • infrastructures ;
  • soutien aux familles ;
  • exécution globale ;
  • retards majeurs non sensibles ;
  • dépenses industrielles par grandes catégories ;
  • part PME/ETI ;
  • investissements outre-mer. 2. Niveau parlementaire restreint

Accessible aux parlementaires habilités.

Il comprendra :

  • disponibilité par famille d’équipement ;
  • stocks sensibles agrégés ;
  • dépendances industrielles ;
  • retards capacitaires ;
  • vulnérabilités de maintenance ;
  • risques de rupture ;
  • exportations sensibles ;
  • opérations extérieures ;
  • coûts complets ;
  • report de charges ;
  • restes à payer. 3. Niveau secret défense

Accessible selon habilitation stricte.

Il comprendra :

  • détails opérationnels ;
  • stocks précis ;
  • vulnérabilités critiques ;
  • plans d’emploi ;
  • capacités nucléaires ;
  • renseignement ;
  • cyberdéfense sensible ;
  • dispositifs classifiés. 4. Niveau audit interne

Accessible aux organes de contrôle habilités.

Il permettra de vérifier :

  • sincérité des coûts ;
  • marges ;
  • retards ;
  • dépendances ;
  • contrats ;
  • sous-traitants ;
  • performance industrielle ;
  • qualité ;
  • conformité ;
  • exécution des clauses.

LPE renforcera le contrôle parlementaire.

Le Parlement devra recevoir :

  • un rapport annuel de disponibilité réelle ;
  • un rapport annuel sur la condition militaire ;
  • un rapport annuel sur les exportations d’armement ;
  • un rapport annuel sur les réserves ;
  • un rapport annuel sur les stocks non classifiés ;
  • un rapport annuel sur les outre-mer militaires ;
  • un rapport annuel sur les retards capacitaires ;
  • un rapport annuel sur la BITD et les PME ;
  • un rapport annuel sur les infrastructures invisibles ;
  • un rapport annuel sur les discriminations et harcèlements dans les armées.

LPE instaurera une règle de sincérité :

Aucune nouvelle annonce militaire majeure ne pourra être faite sans préciser :

  • financement ;
  • calendrier ;
  • impact sur les programmes existants ;
  • impact sur les effectifs ;
  • impact sur la maintenance ;
  • impact sur les stocks ;
  • impact sur les infrastructures ;
  • impact sur l’industrie ;
  • risques identifiés.

L’État ne doit plus annoncer une armée future en oubliant l’armée présente.

2726. DONNÉES, STATUTS ET TRANSPARENCE DE DÉFENSEp. 57

LPE appliquera au ministère de l’Armée une doctrine de données rigoureuse.

La défense nationale impose le secret sur certaines informations. Mais elle impose aussi la clarté sur tout ce qui peut être rendu public sans danger.

Le ministère classera ses données en cinq statuts.

1. OFFICIELLE_BRUTE

Donnée issue d’une source publique officielle.

Exemples :

  • budget voté ;
  • effectifs publiés ;
  • objectifs LPM ;
  • rapports parlementaires ;
  • chiffres ministériels ;
  • documents stratégiques publics ;
  • indicateurs publiés. 2. CALCULÉE

Donnée produite à partir de sources officielles.

Exemples :

  • évolution sur plusieurs années ;
  • écart entre cible et réalisation ;
  • ratio par militaire ;
  • variation budgétaire ;
  • estimation consolidée non sensible. 3. À AUDITER

Donnée annoncée mais nécessitant contrôle.

Exemples :

  • taux de disponibilité ;
  • coûts complets ;
  • marges ;
  • effets industriels ;
  • délais réels ;
  • dépendances ;
  • stocks agrégés ;
  • performance de maintenance. 4. PROJECTION_PROGRAMME

Donnée issue du programme LPE.

Exemples :

  • objectifs de réserve ;
  • montée en puissance industrielle ;
  • service national ;
  • stocks visés ;
  • amélioration de disponibilité ;
  • calendrier de transformation ;
  • indicateurs futurs. 5. À ACTUALISER

Donnée utile mais dépendante d’une publication annuelle, d’un contexte stratégique ou d’un audit.

Exemples :

  • budget annuel ;
  • effectifs ;
  • livraisons ;
  • exportations ;
  • retards ;
  • menace cyber ;
  • état des stocks ;
  • situation des outre-mer ;
  • état des câbles ;
  • disponibilité.

LPE créera une doctrine de publication.

Les données seront réparties en trois niveaux.

Niveau public

Le peuple doit connaître :

  • budget ;
  • trajectoire ;
  • grandes priorités ;
  • effectifs ;
  • logement ;
  • familles ;
  • blessés ;
  • réserve ;
  • service national ;
  • soutien aux anciens ;
  • retards non sensibles ;
  • exécution des programmes ;
  • part industrielle nationale ;
  • grands risques non classifiés ;
  • exportations par catégories agrégées ;
  • indicateurs de discrimination et harcèlement.

Niveau parlementaire habilité

Le Parlement doit pouvoir contrôler :

  • stocks sensibles agrégés ;
  • disponibilité ;
  • dépendances ;
  • exportations sensibles ;
  • opérations ;
  • cyber ;
  • retards majeurs ;
  • contrats stratégiques ;
  • vulnérabilités industrielles ;
  • seuils critiques.

Niveau secret défense

Certaines données doivent rester secrètes :

  • plans opérationnels ;
  • vulnérabilités précises ;
  • stocks exacts de certaines armes ;
  • capacités nucléaires ;
  • renseignements ;
  • détails cyber ;
  • dispositifs de protection ;
  • positions sensibles ;
  • identités opérationnelles.

LPE refusera deux dérives.

Première dérive : tout publier au risque d’affaiblir la Nation.

Deuxième dérive : tout cacher au risque d’affaiblir la démocratie.

La défense exige un équilibre.

Le citoyen n’a pas besoin de connaître les détails d’un plan nucléaire. Mais il a le droit de savoir si l’argent public améliore vraiment la protection de la France.

Le Parlement n’a pas vocation à commander les armées. Mais il a vocation à contrôler le Gouvernement.

Le secret doit protéger les soldats. Il ne doit pas protéger les erreurs.

PARTIE 5/5 — MINISTÈRE N°5 — ARMÉE FRANÇAISE, DISSUASION ET DÉFENSE DU TERRITOIRE

2827. GOUVERNANCE DU MINISTÈREp. 60

Le ministère de l’Armée française, de la dissuasion et de la défense du territoire sera gouverné selon une logique de responsabilité claire.

LPE refuse les responsabilités diluées.

Quand tout le monde est responsable, personne ne répond. Quand personne ne répond, les retards s’installent. Quand les retards s’installent, la souveraineté recule. Quand la souveraineté recule, le peuple paie.

Le ministère sera organisé autour de sept conseils de pilotage.

1. Conseil de souveraineté militaire

Il fixe les priorités stratégiques, les scénarios de menace, la cohérence des armées, la préparation à la haute intensité, la défense du territoire, la dissuasion, les alliances et les opérations majeures.

Participants :

  • autorité politique ;
  • chef d’état-major des armées ;
  • chefs d’état-major d’armée ;
  • renseignement ;
  • dissuasion ;
  • cyber ;
  • spatial ;
  • marine ;
  • industrie ;
  • représentants parlementaires habilités selon les sujets. 2. Conseil de disponibilité réelle

Il suit l’état concret des capacités.

Indicateurs :

  • munitions ;
  • stocks ;
  • maintenance ;
  • pièces ;
  • carburants ;
  • disponibilité des matériels ;
  • effectifs ;
  • réserve ;
  • santé ;
  • infrastructures ;
  • conditions de vie ;
  • logistique ;
  • délais de réparation.

Sa question centrale :

Que peut réellement faire l’armée française aujourd’hui, et combien de temps peut-elle tenir ?

3. Conseil industriel de défense

Il pilote la BITD, les commandes, la montée en puissance, les PME, les ETI, les sous-traitants, les relocalisations, les stocks industriels, les matières critiques et la sécurité économique.

Il associe :

  • État ;
  • DGA ;
  • industriels ;
  • représentants des PME ;
  • syndicats de compétences stratégiques ;
  • écoles ;
  • régions industrielles ;
  • services de sécurité économique. 4. Conseil des infrastructures invisibles

Il protège les câbles, fonds marins, satellites, data centers, ports, stations sol, réseaux, points d’atterrissement, systèmes de communication et infrastructures critiques.

Il associe :

  • armées ;
  • marine ;
  • cyber ;
  • espace ;
  • opérateurs ;
  • collectivités ;
  • outre-mer ;
  • industrie ;
  • renseignement ;
  • autorités de régulation. 5. Conseil de la condition militaire

Il suit la dignité humaine de la défense.

Sujets :

  • logement ;
  • solde ;
  • familles ;
  • blessés ;
  • santé mentale ;
  • harcèlement ;
  • discriminations ;
  • reconversion ;
  • anciens combattants ;
  • mutations ;
  • garde d’enfants ;
  • fidélisation ;
  • métiers techniques.

Il publie un rapport annuel non classifié.

6. Conseil du service national et des réserves

Il pilote :

  • service national structurant ;
  • réserve opérationnelle ;
  • réserve cyber ;
  • réserve industrielle ;
  • réserve sanitaire ;
  • réserve territoriale ;
  • passerelles jeunesse ;
  • formation ;
  • équipement ;
  • mobilisation ;
  • lien avec les collectivités. 7. Conseil démocratique de contrôle

Il garantit que la défense reste sous contrôle de la Nation.

Il suit :

  • budgets ;
  • exportations ;
  • opérations ;
  • retards ;
  • données ;
  • rapports publics ;
  • accès parlementaire ;
  • alertes ;
  • audits ;
  • sincérité de la programmation.

Le ministère fonctionnera avec une règle simple :

Toute priorité stratégique doit avoir un responsable, un calendrier, un budget, un indicateur et un niveau de preuve.

2928. APPLICATION TERRITORIALEp. 62

La défense nationale ne doit pas rester concentrée dans les états-majors, les bases et les documents stratégiques.

Elle doit être incarnée dans les territoires.

La France ne se défend pas seulement depuis Paris. Elle se défend depuis Brest, Toulon, Cherbourg, Istres, Saint-Dizier, Luxeuil, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lorient, Toulon, Calvi, Cayenne, Fort-de-France, Nouméa, Papeete, Mayotte, La Réunion, les Alpes, les Pyrénées, les frontières, les ports, les zones rurales, les quartiers populaires, les bassins industriels et les outre-mer.

Chaque territoire a une fonction dans la défense nationale.

LPE établira une cartographie territoriale de défense.

Elle identifiera :

  • bases militaires ;
  • régiments ;
  • ports ;
  • aéroports ;
  • industries de défense ;
  • PME critiques ;
  • centres de formation ;
  • infrastructures électriques ;
  • réseaux d’eau ;
  • hôpitaux ;
  • data centers ;
  • câbles ;
  • points d’atterrissement ;
  • nœuds ferroviaires ;
  • axes logistiques ;
  • stocks ;
  • réserves ;
  • zones à risque naturel ;
  • zones à risque cyber ;
  • zones de tension sociale ;
  • collectivités clés ;
  • capacités de secours ;
  • ressources alimentaires ;
  • ressources énergétiques.

Chaque région disposera d’un plan de résilience de défense.

Il comprendra :

  • capacités mobilisables ;
  • vulnérabilités ;
  • réservistes disponibles ;
  • industries mobilisables ;
  • infrastructures critiques ;
  • itinéraires logistiques ;
  • plans d’accueil ;
  • plans de continuité ;
  • exercices annuels ;
  • lien avec les préfectures ;
  • lien avec les armées ;
  • lien avec la sécurité civile ;
  • lien avec les collectivités.

LPE donnera une place particulière aux zones rurales.

Les zones rurales sont stratégiques pour :

  • foncier ;
  • stocks ;
  • production alimentaire ;
  • réserves ;
  • entraînement ;
  • cohésion ;
  • relais locaux ;
  • autonomie ;
  • résilience ;
  • transmission.

LPE donnera aussi une place particulière aux quartiers populaires.

Les quartiers populaires ne doivent pas être regardés comme un problème de sécurité seulement. Ils sont aussi un réservoir de talents, d’énergie, de discipline possible, de métiers techniques, de jeunesse, de patriotisme concret et de réparation républicaine.

L’armée peut y recruter. Le service national peut y réparer. La réserve peut y créer du lien. L’industrie peut y former. La Nation peut y reconnaître des Français qu’elle a trop souvent abandonnés.

LPE donnera une place renforcée aux outre-mer.

Chaque territoire ultramarin aura :

  • plan de défense propre ;
  • plan de résilience ;
  • protection maritime ;
  • capacité d’accueil de renforts ;
  • surveillance ZEE ;
  • plan câbles ;
  • réserve locale ;
  • service national adapté ;
  • stocks de crise ;
  • plan énergie-eau-santé ;
  • coopération régionale.

L’application territoriale repose sur une conviction :

Un pays centralisé dans ses réflexes devient lent dans ses crises.

LPE veut une défense nationale enracinée, préparée et répartie.

3029. CALENDRIER DE MISE EN ŒUVREp. 64

LPE déploiera la refonte du ministère en trois phases.

PHASE 1 — 2027-2029 : RÉPARER, AUDITER, PROTÉGER

Objectif : Identifier les fragilités, corriger les urgences, sécuriser les soldats, les stocks, la réserve, les infrastructures invisibles et la sincérité budgétaire.

Mesures principales :

  • audit de disponibilité réelle ;
  • audit des stocks ;
  • audit des reports de charges ;
  • audit des retards capacitaires ;
  • audit du logement militaire ;
  • audit des blessés et anciens combattants ;
  • audit des discriminations et harcèlements ;
  • audit des câbles et points d’atterrissement ;
  • audit des dépendances industrielles ;
  • audit des composants critiques ;
  • audit de la réserve ;
  • audit du service national actuel ;
  • audit des capacités outre-mer ;
  • lancement du tableau de bord public/restreint/secret ;
  • création du Conseil de disponibilité réelle ;
  • création du Conseil des infrastructures invisibles ;
  • création de la commission parlementaire exportations ;
  • moratoire sur les nouveaux contrats offensifs problématiques ;
  • plan d’urgence munitions ;
  • plan d’urgence maintenance ;
  • plan d’urgence solde et logement ;
  • plan d’urgence cyber pour hôpitaux, collectivités et PME de défense ;
  • expérimentation du service national structurant ;
  • renforcement initial de la réserve cyber et territoriale.

PHASE 2 — 2030-2032 : CHANGER D’ÉCHELLE

Objectif : Passer d’une logique de réparation à une logique de puissance disponible.

Mesures principales :

  • montée en puissance industrielle ;
  • commandes pluriannuelles de munitions ;
  • stocks de crise et de guerre ;
  • extension du service national structurant ;
  • doublement qualitatif de la réserve ;
  • équipement complet des réservistes prioritaires ;
  • réserve industrielle opérationnelle ;
  • accélération drones et anti-drones ;
  • modernisation cyber ;
  • doctrine nationale des câbles ;
  • capacités fonds marins ;
  • renforcement outre-mer ;
  • consolidation des PME de défense ;
  • relocalisations critiques ;
  • stocks de matières premières ;
  • protection des chaînes logistiques ;
  • réforme des exportations ;
  • renforcement du contrôle parlementaire ;
  • amélioration mesurable du logement militaire ;
  • parcours complet blessés-familles-reconversion.

PHASE 3 — 2033-2035 : CONSOLIDER LA SOUVERAINETÉ DURABLE

Objectif : Faire de la France une puissance défensive complète, souveraine, disponible, industrielle, humaine et démocratiquement contrôlée.

Mesures principales :

  • pleine maturité du service national structurant ;
  • réserve nationale intégrée ;
  • BITD consolidée ;
  • capacités de production accélérée ;
  • stocks stratégiques stabilisés ;
  • maintenance prédictive souveraine ;
  • doctrine fonds marins complète ;
  • protection des câbles intégrée ;
  • capacité cyber de premier rang ;
  • capacités spatiales renforcées ;
  • modernisation Rafale F5 ;
  • SNLE 3G sécurisé ;
  • capacités drones massifiées ;
  • défense sol-air renforcée ;
  • outre-mer mieux protégés ;
  • Parlement mieux informé ;
  • conditions militaires durablement améliorées ;
  • politique d’exportation stabilisée ;
  • indicateurs publics installés.

À chaque phase, LPE publiera un bilan annuel.

Le calendrier ne sera pas une promesse morte. Il sera un contrat avec la Nation.

3130. FINANCEMENTp. 65

LPE assume que la défense exige un effort financier important.

Mais LPE refuse que l’argent soit le seul argument.

Un budget de défense n’est pas vertueux parce qu’il augmente. Il est vertueux lorsqu’il protège mieux.

Le financement reposera sur huit principes.

1. Sincérité

Aucun programme ne sera annoncé sans financement identifié.

Les coûts complets devront intégrer :

  • acquisition ;
  • maintenance ;
  • formation ;
  • infrastructures ;
  • munitions ;
  • pièces ;
  • logiciels ;
  • cybersécurité ;
  • personnels ;
  • retrait du service ;
  • dépendances ;
  • mises à niveau. 2. Priorité à l’utilité réelle

LPE financera d’abord ce qui augmente la capacité de protection :

  • munitions ;
  • stocks ;
  • maintenance ;
  • cyber ;
  • réserve ;
  • logement ;
  • blessés ;
  • outre-mer ;
  • fonds marins ;
  • câbles ;
  • drones ;
  • anti-drones ;
  • défense sol-air ;
  • logistique ;
  • formation ;
  • industrie critique. 3. Réduction des gaspillages

Les programmes seront audités pour identifier :

  • retards ;
  • doublons ;
  • surcoûts ;
  • dépendances inutiles ;
  • contrats mal négociés ;
  • marges excessives ;
  • sous-utilisation ;
  • maintenance mal anticipée ;
  • coopérations déséquilibrées. 4. Contrôle des reports de charges

Les reports de charges seront suivis publiquement au niveau agrégé et contrôlés au niveau parlementaire.

LPE refuse de financer la défense par factures repoussées.

5. Commandes nationales compensatrices

Lorsque des exportations offensives problématiques sont suspendues, des commandes nationales ou réorientations industrielles pourront compenser les chaînes critiques afin de protéger l’emploi et la souveraineté.

6. Soutien aux PME et ETI

Un financement spécifique sera réservé aux PME et ETI de défense :

  • avances ;
  • commandes ;
  • cybersécurité ;
  • modernisation ;
  • machines ;
  • formation ;
  • protection contre les rachats hostiles ;
  • délais de paiement réduits. 7. Financement interministériel de la résilience

Certaines dépenses ne relèvent pas seulement des Armées.

Cyber des hôpitaux. Protection de l’eau. Résilience énergétique. Service national. Stocks sanitaires. Formation jeunesse. Infrastructures portuaires. Câbles. Data centers. Sécurité civile.

Ces dépenses seront financées avec les ministères concernés selon leur finalité réelle.

8. Évaluation annuelle

Chaque euro majeur engagé devra être rattaché à un indicateur.

Exemples :

  • stock augmenté ;
  • disponibilité améliorée ;
  • réservistes équipés ;
  • logements rénovés ;
  • blessés accompagnés ;
  • câbles cartographiés ;
  • PME sécurisées ;
  • délais réduits ;
  • production accélérée ;
  • dépendance diminuée.

LPE ne demandera pas au peuple de financer la défense à l’aveugle.

LPE dira :

Voici la menace. Voici le besoin. Voici le coût. Voici la preuve. Voici le résultat.

3231. RISQUES IDENTIFIÉSp. 67

LPE identifie les risques de sa propre politique.

Une réforme sérieuse ne cache pas ses dangers. Elle les nomme pour les maîtriser.

Risque 1 — Militarisation excessive de la société

Le service national et la réserve pourraient être mal compris ou mal appliqués.

Réponse : Le service national sera non militarisé par défaut, utile, éducatif, civique, sanitaire, cyber, sportif et résilient. Les passerelles militaires seront volontaires.

Risque 2 — Affichage budgétaire

Le ministère pourrait continuer à annoncer des milliards sans amélioration réelle.

Réponse : Tableau de bord de disponibilité, audits, contrôle parlementaire, indicateurs publics et obligation de relier les crédits à des capacités.

Risque 3 — Secret abusif

Le secret défense pourrait masquer retards, erreurs ou responsabilités.

Réponse : Classification public/restreint/secret, Parlement habilité, rapports annuels, audits indépendants.

Risque 4 — Fragilisation industrielle par réforme des exportations

Un contrôle trop brutal des exportations pourrait toucher la BITD.

Réponse : Respect des contrats signés, moratoire ciblé sur les nouveaux contrats problématiques, distinction défensif/offensif/dual, commandes nationales compensatrices, transition industrielle.

Risque 5 — Dépendance aux grands groupes

La montée en puissance industrielle pourrait renforcer uniquement les grands maîtres d’œuvre.

Réponse : Protection des PME/ETI, contrôle des délais de paiement, clauses de sous-traitance, transparence de la chaîne de valeur, fonds stratégique.

Risque 6 — Réserve de papier

Les objectifs de réserve pourraient être atteints administrativement mais pas opérationnellement.

Réponse : Aucun réserviste compté comme capacité sans formation, équipement, affectation, disponibilité et jours d’activité.

Risque 7 — Service national bureaucratique

Le service national pourrait devenir une nouvelle usine administrative.

Réponse : Modules certifiants, territorialisation, évaluation, expérimentation, lien avec besoins réels, indicateurs d’utilité.

Risque 8 — Retards technologiques

Drones, IA, cyber, spatial, fonds marins et anti-drones peuvent évoluer plus vite que l’État.

Réponse : Acquisition rapide, expérimentation, PME, retours d’expérience, achats courts, mises à jour doctrinales annuelles.

Risque 9 — Perte de souveraineté dans les coopérations

Certains programmes européens peuvent affaiblir la France.

Réponse : Matrice de souveraineté obligatoire, clause alternative nationale, audit régulier.

Risque 10 — Épuisement humain

La montée en puissance peut aggraver l’usure des soldats et familles.

Réponse : Condition militaire prioritaire, logement, solde, santé mentale, familles, rythme, fidélisation, suivi annuel.

Risque 11 — Confusion entre lutte informationnelle et censure

La lutte contre les manipulations étrangères pourrait dériver vers le contrôle politique.

Réponse : Mandat limité, contrôle parlementaire, transparence, protection du débat démocratique, ciblage des ingérences coordonnées.

Risque 12 — Surcentralisation

La défense pourrait rester trop parisienne.

Réponse : Plans territoriaux, régions, outre-mer, réserves locales, collectivités, industries régionales, exercices départementaux.

3332. GARDE-FOUSp. 69

LPE inscrit des garde-fous pour éviter les dérives.

Garde-fou 1 — Primauté du droit

Toute action militaire devra respecter :

  • Constitution ;
  • droit international ;
  • droit des conflits armés ;
  • contrôle démocratique ;
  • responsabilité politique.

Garde-fou 2 — Décision humaine létale

Aucune IA, aucun robot, aucun système autonome ne pourra décider seul d’une frappe létale contre une personne.

Garde-fou 3 — Service national non partisan

Le service national ne pourra pas être utilisé pour diffuser une propagande gouvernementale ou partisane.

Garde-fou 4 — Contrôle parlementaire renforcé

Le Parlement contrôlera :

  • budgets ;
  • opérations ;
  • exportations ;
  • retards ;
  • stocks agrégés ;
  • disponibilité ;
  • conditions militaires ;
  • réserve ;
  • service national ;
  • discriminations ;
  • blessés.

Garde-fou 5 — Protection des libertés publiques

La guerre informationnelle ne justifie pas la surveillance politique de masse.

La défense de la Nation ne doit pas devenir un prétexte à l’affaiblissement des libertés.

Garde-fou 6 — Discrimination zéro

Tout militaire, civil de défense, réserviste ou jeune en service national sera protégé contre discrimination, harcèlement, humiliation et représailles.

Garde-fou 7 — Transparence compatible avec la sécurité

Tout ce qui peut être publié sans danger devra l’être. Tout ce qui doit rester secret sera contrôlé par des autorités habilitées.

Garde-fou 8 — Exportation responsable

Les nouveaux contrats offensifs problématiques seront soumis à moratoire, audit et contrôle.

Garde-fou 9 — Protection des familles et blessés

Aucune montée en puissance ne sera jugée réussie si elle abandonne les familles, les blessés ou les anciens combattants.

Garde-fou 10 — Souveraineté industrielle

Aucune coopération ne devra transférer des compétences critiques sans protection, réciprocité et capacité alternative.

Garde-fou 11 — Indicateurs de disponibilité

Les annonces devront être vérifiées par des indicateurs de disponibilité réelle.

Garde-fou 12 — Révision annuelle

La doctrine sera révisée chaque année selon :

  • menaces ;
  • retours d’expérience ;
  • innovations ;
  • disponibilité ;
  • budgets ;
  • situation internationale ;
  • audits ;
  • alertes parlementaires.
3433. INDICATEURS DE RÉUSSITEp. 70

LPE ne jugera pas ce ministère aux discours.

Il sera jugé aux résultats.

Indicateur 1 — Disponibilité réelle

Progression mesurable de la disponibilité des équipements majeurs, selon données publiques agrégées et données classifiées contrôlées.

Indicateur 2 — Stocks

Augmentation documentée des stocks de munitions, pièces, composants, carburants, équipements médicaux et matériels critiques.

Indicateur 3 — Maintenance

Réduction des délais d’immobilisation, amélioration du MCO, baisse des ruptures de pièces.

Indicateur 4 — Effectifs

Atteinte des cibles humaines, réduction des départs subis, fidélisation des métiers critiques.

Indicateur 5 — Réserve

Nombre de réservistes réellement formés, équipés, affectés et mobilisables.

Indicateur 6 — Service national

Nombre de jeunes formés, certifications obtenues, difficultés détectées, orientations réussies, passerelles vers engagement ou métiers.

Indicateur 7 — Condition militaire

Logements rénovés, délais de solde, soutien familles, garde d’enfants, mutations accompagnées, satisfaction mesurée.

Indicateur 8 — Blessés et anciens combattants

Délais de prise en charge, référents uniques, accompagnement psychologique, reconversion, droits ouverts.

Indicateur 9 — Discrimination zéro

Signalements traités, délais d’instruction, sanctions, protection des victimes, audits anonymisés.

Indicateur 10 — BITD

Part de production nationale, délais industriels, PME soutenues, sous-traitants protégés, relocalisations, stocks de matières critiques.

Indicateur 11 — Exportations responsables

Contrats audités, catégories publiées, suspensions motivées, reconversions industrielles, contrôle parlementaire.

Indicateur 12 — Cyber

Nombre d’infrastructures critiques accompagnées, exercices cyber, attaques détectées, temps de réponse, réserve cyber mobilisée.

Indicateur 13 — Fonds marins et câbles

Cartographie, surveillance, exercices, protection des points d’atterrissement, capacité de réparation, coordination opérateurs.

Indicateur 14 — Outre-mer

Capacités de surveillance, stocks de crise, renforts, plans de résilience, moyens maritimes, réserve locale.

Indicateur 15 — Transparence

Rapports publiés, accès parlementaire, données classées correctement, baisse des zones opaques inutiles.

Indicateur 16 — Alliances souveraines

Coopérations utiles, capacités françaises préservées, programmes renégociés si nécessaire, alternatives souveraines préparées.

Indicateur 17 — Opérations extérieures

Objectifs définis, bilans transmis, stratégie de sortie, protection des soldats, contrôle parlementaire.

Indicateur 18 — Résilience nationale

Exercices territoriaux, plans de crise, citoyens formés, collectivités préparées, continuité des infrastructures.

La phrase de contrôle sera :

La France est-elle plus capable de tenir qu’hier ?

Si la réponse est non, la politique échoue.

3534. CLAUSE DE RÉVISIONp. 72

La stratégie de défense ne peut pas être figée.

Les menaces changent. Les guerres changent. Les technologies changent. Les alliances changent. Les dépendances changent. Les vulnérabilités changent. Les sociétés changent.

LPE instaure une clause de révision annuelle.

Chaque année, le ministère devra produire un rapport de révision stratégique comprenant :

  • évolution des menaces ;
  • conflits récents ;
  • enseignements opérationnels ;
  • état des stocks ;
  • disponibilité ;
  • cybermenaces ;
  • drones ;
  • IA ;
  • spatial ;
  • fonds marins ;
  • câbles ;
  • situation outre-mer ;
  • état des alliances ;
  • risques industriels ;
  • effectifs ;
  • réserve ;
  • service national ;
  • condition militaire ;
  • exportations ;
  • opérations extérieures ;
  • budgets ;
  • retards ;
  • recommandations.

Tous les trois ans, une révision approfondie sera conduite avec :

  • Parlement ;
  • armées ;
  • DGA ;
  • industriels ;
  • chercheurs ;
  • collectivités ;
  • représentants des familles ;
  • anciens combattants ;
  • réservistes ;
  • experts cyber ;
  • experts maritimes ;
  • experts jeunesse ;
  • magistrats et juristes spécialisés ;
  • représentants des outre-mer.

Cette révision devra répondre à dix questions.

1. La France est-elle plus souveraine ?

2. La France est-elle mieux protégée ? 3. Les soldats sont-ils mieux traités ? 4. Les familles sont-elles mieux soutenues ? 5. Les stocks sont-ils suffisants ? 6. L’industrie peut-elle produire plus vite ? 7. La réserve est-elle réelle ? 8. La jeunesse est-elle mieux préparée ? 9. Les alliances renforcent-elles ou réduisent-elles notre liberté ? 10. Le peuple est-il mieux informé sans que la sécurité soit compromise ?

LPE ajoute une clause d’alerte.

Si une menace nouvelle apparaît, si un conflit majeur transforme les doctrines, si une rupture technologique survient, si une dépendance critique est identifiée ou si une crise révèle une faiblesse majeure, le Parlement pourra exiger une révision exceptionnelle.

La défense n’est pas un document. C’est une vigilance.

3635. RÉSULTAT POLITIQUEp. 73

Le résultat politique attendu est clair :

La France doit redevenir une puissance capable de protéger, de décider et de durer.

Pas une puissance bavarde. Pas une puissance dépendante. Pas une puissance de salon. Pas une puissance de communiqués. Pas une puissance qui annonce sans produire. Pas une puissance qui promet sans stocker. Pas une puissance qui engage sans expliquer. Pas une puissance qui vend sans regarder. Pas une puissance qui use ses soldats et oublie leurs familles.

Une puissance réelle.

Une puissance qui protège son peuple. Une puissance qui respecte ses soldats. Une puissance qui tient ses stocks. Une puissance qui produit ses munitions. Une puissance qui répare ses matériels. Une puissance qui protège ses câbles. Une puissance qui surveille ses mers. Une puissance qui respecte ses outre-mer. Une puissance qui maîtrise ses données. Une puissance qui défend son espace. Une puissance qui contrôle ses exportations. Une puissance qui sait coopérer sans s’effacer. Une puissance qui sait intervenir sans se perdre. Une puissance qui prépare sa jeunesse sans l’embrigader. Une puissance qui reconnaît ses blessés. Une puissance qui honore ses anciens. Une puissance qui donne au Parlement les moyens de contrôler. Une puissance qui sait garder le secret quand il protège. Une puissance qui sait dire la vérité quand elle oblige.

LPE ne veut pas une France agressive.

LPE veut une France impossible à soumettre.

Notre armée ne doit pas chercher la guerre. Elle doit empêcher qu’on nous l’impose.

Notre dissuasion ne doit pas menacer par orgueil. Elle doit protéger par crédibilité.

Notre industrie ne doit pas courir après tous les marchés. Elle doit servir d’abord la souveraineté.

Notre jeunesse ne doit pas être dressée. Elle doit être relevée.

Nos soldats ne doivent pas être glorifiés seulement quand ils tombent. Ils doivent être respectés pendant qu’ils servent.

Nos familles militaires ne doivent pas être remerciées en discours. Elles doivent être soutenues dans leur vie réelle.

Nos outre-mer ne doivent pas être cités en symbole. Ils doivent être protégés comme des territoires stratégiques français.

Nos câbles, nos ports, nos satellites, nos usines, nos hôpitaux, nos réseaux et nos stocks ne doivent plus être considérés comme des détails techniques. Ils sont la colonne discrète de notre souveraineté.

Le ministère de l’Armée française, de la dissuasion et de la défense du territoire aura accompli sa mission lorsque chaque Français pourra savoir que son pays n’est pas imprudent, pas dépendant, pas désarmé, pas aveugle, pas abandonné.

Une Nation libre n’est pas une Nation qui crie plus fort que les autres. C’est une Nation qui peut tenir debout quand le monde tremble.

LPE ne promet pas la guerre. LPE prépare la paix.

Mais une paix sérieuse. Une paix protégée. Une paix armée de justice, de souveraineté, de discipline, de science, d’industrie, de courage et de mémoire.

Nous ne voulons pas entrer dans l’Histoire par la guerre. Nous voulons empêcher que nos enfants y soient jetés par notre impréparation.

Et si un jour la France est menacée, alors ceux qui viendront après nous devront pouvoir dire :

Ils n’ont pas laissé tomber. Ils ont préparé. Ils ont protégé. Ils ont transmis. Ils ont tenu.

À relier

Une mesure en entraîne souvent une autre.

Survolez pour arrêter. Sur mobile, faites glisser.

05 LE PLAN "PUISSANCE DISPONIBLE 2035": METTRE FIN À L'ARMÉE DE VITRINE C'est la rupture la plus fondamentale avec le modèle actuel. La France a une armée technologiquement… 05 LE SERVICE NATIONAL STRUCTURANT: RELEVER LA JEUNESSE, PRÉPARER LA NATION C'est la mesure la plus "sociale" et la plus fédératrice, qui reconnecte la défense à la… 05 LA DOCTRINE D'EXPORTATION RESPONSABLE: VENDRE SANS VENDRE SON ÂME C'est une mesure de probité stratégique qui répond à une contradiction française: nous avons une industrie… 05 DÉFENSE DU TERRITOIRE ET DU PEUPLE D'ABORD La fonction première de l'armée est de protéger la France, son peuple, ses outre-mer et ses… 05 SOUVERAINETÉ DE DÉCISION La France doit pouvoir dire "oui" ou "non" par elle-même, sans être un exécutant automatique d'une… 05 CRITÈRE DE PUISSANCE RÉELLE La puissance ne se mesure plus à l'affichage budgétaire, mais à la disponibilité réelle: stocks, munitions,… 05 PAIX PROTÉGÉE L'objectif final n'est pas la guerre, mais une paix rendue crédible par la force, la préparation… 05 CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE RENFORCÉ Le Parlement contrôle davantage les budgets, les exportations, les opérations, les retards et les conditions de… 05 PILIER 1 - DISSUASION NUCLÉAIRE Maintien et modernisation des deux composantes (océanique et aéroportée) dans une doctrine de stricte suffisance. 05 PILIER 2 - SNLE 3G Poursuite du programme de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de 3e génération avec une protection absolue de… 05 PILIER 3 - SOUS-MARINS NUCLÉAIRES D'ATTAQUE (SNA) Renforcement de la capacité de renseignement, de protection de la dissuasion et de maîtrise des approches. 05 PILIER 4 - RAFALE F4/F5 Modernisation du Rafale pour maintenir la supériorité aérienne, la souveraineté logicielle et les capacités de projection. 05 PILIER 5 - DRONES DE COMBAT ET TACTIQUES Accélération massive des drones dans les trois armées (reconnaissance, combat, saturation, logistique, lutte anti-drones). 05 PILIER 6 - SCAF SOUS CONDITION DE SOUVERAINETÉ Le programme du futur système de combat aérien est soutenu uniquement s'il préserve les intérêts français;…

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