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ILS SE BATTENT SUR LE RÉCIT NATIONAL. PENDANT CE TEMPS, UNE PART DE NOTRE HISTOIRE DISPARAÎT AVEC NOS FERMES.
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Pôle Blanc

Culture, Information, Jeunesse et Transmission

LA CULTURE EXISTE. ENCORE FAUT-IL POUVOIR LA RENCONTRER.

3 mesures phares 41 mesures détaillées 15 blocs de preuve

14

Le contrat politique

Les 3 décisions qui changent la règle du jeu.

Pas des intentions : trois ruptures lisibles, mémorisables et directement reliées aux mécanismes du programme.

01

Mesure phare

LA GARANTIE CULTURELLE ANNUELLE POUR CHAQUE ENFANT

Un enfant peut terminer sa scolarité sans avoir réellement rencontré une archive, un métier d'art, un théâtre, un lieu de mémoire local ou une œuvre créée dans sa région. La garantie culturelle annuelle met fin à cette inégalité.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure change fondamentalement la conception de l'accès à la culture. Elle ne se contente pas d'ouvrir des portes théoriques, elle organise une rencontre réelle entre chaque enfant et le patrimoine, la création ou les savoir-faire français. La garantie ne signifie pas une sortie uniforme imposée à toutes les classes, mais une rencontre adaptée à l'âge, au territoire, au handicap, aux programmes et aux disponibilités locales. La rencontre doit comprendre une médiation, une préparation ou une pratique. Une présence physique sans compréhension ne suffit pas. C'est la fin de l'inégalité territoriale et sociale dans l'accès à la culture. Chaque enfant, où qu'il vive, doit pouvoir se dire: « Moi aussi, j'ai le droit de comprendre cela. » C'est le pilier de l'égalité culturelle réelle.

02

Mesure phare

LA PROTECTION DES MINEURS PAR CONCEPTION (ET NON PAR SURVEILLANCE GÉNÉRALE)

Nos enfants ne sont pas la matière première des algorithmes. Protéger les mineurs ne justifie pas de surveiller toute la population.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure est une rupture philosophique majeure dans la protection de l'enfance à l'ère numérique. Elle refuse deux écueils: l'abandon des enfants face aux mécanismes de captation des plateformes ET la surveillance généralisée de tous les citoyens au nom de la protection. La doctrine agit à la source, sur la conception des plateformes elles-mêmes: paramètres protecteurs par défaut, limitation des sollicitations nocturnes, absence de publicité comportementale, réduction des interfaces manipulatrices, contrôle des recommandations à risque, outils parentaux, signalements, protection contre le harcèlement, traçabilité des contenus sponsorisés, information sur les deepfakes. La vérification d'âge doit rechercher la méthode la moins intrusive possible. Aucun historique central des œuvres ou contenus consultés ne doit être créé. Un enfant protégé ne doit pas produire un peuple surveillé. C'est le pilier de la protection proportionnée et liberticide.

03

Mesure phare

LA TRANSPARENCE COMPLÈTE DES AIDES PUBLIQUES

La liberté de créer reste totale. Mais l'argent public devient lisible. Une subvention ne doit plus être un droit héréditaire ni une rente invisible.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure est la clé de voûte de la réforme. Elle brise l'opacité qui nourrit deux soupçons opposés: l'abandon général de la culture et le système réservé à quelques réseaux permanents. Pour chaque aide significative, le bénéficiaire, le montant, la durée, l'objet, le territoire, le dispositif, les critères et les résultats disponibles sont publiés. Les données protégeant les personnes, les œuvres non dévoilées et les secrets commerciaux légitimes restent encadrées. La transparence ne signifie pas exposer publiquement chaque document interne, mais permettre au peuple de comprendre l'affectation générale de son argent. La reconduction automatique recule. Aucune structure ne doit considérer une subvention comme un droit héréditaire. LPE ne supprime pas la continuité utile, elle supprime le droit permanent à l'argent sans mission prouvée. C'est le pilier de la responsabilité démocratique et de la lutte contre les rentes.

Le réel derrière le ministère 14

Derrière chaque mesure, quelqu’un attend déjà.

Le ministère « Culture, Information, Jeunesse et Transmission » ne traite pas des dossiers abstraits. Il change — ou abandonne — des vies réelles.

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Le programme complet

41 mesures. Aucune ligne cachée.

Ouvrez une mesure pour lire son contenu. L’ensemble provient de la version V4 du programme et reste structuré par chantier d’action.

ACCÈS À LA CULTURE ET TRANSMISSION AUX JEUNES

4 mesures
01 GARANTIE CULTURELLE ANNUELLE POUR CHAQUE ENFANT

Mesure centrale. Chaque enfant doit pouvoir rencontrer, chaque année, au moins un élément réel du patrimoine, de la création ou d'un savoir-faire français (musée, bibliothèque, archive, monument, spectacle, atelier, métier d'ar…

Concrètement

Mesure centrale. Chaque enfant doit pouvoir rencontrer, chaque année, au moins un élément réel du patrimoine, de la création ou d'un savoir-faire français (musée, bibliothèque, archive, monument, spectacle, atelier, métier d'art, œuvre audiovisuelle accompagnée, lieu de mémoire, pratique artistique, studio, club populaire historique, création numérique française). La rencontre doit comprendre une médiation, une préparation ou une pratique. Une présence physique sans compréhension ne suffit pas.

02 PASS CULTURE ENRICHI

Le Pass Culture est conservé mais transformé en outil de découverte, de pratique et de parcours, et non en simple portefeuille de consommation.

Concrètement

Le Pass Culture est conservé mais transformé en outil de découverte, de pratique et de parcours, et non en simple portefeuille de consommation. L'enrichissement peut comprendre des avantages tarifaires, des parcours, des offres familiales, des invitations à la pratique, des abonnements territoriaux, des transports associés, des découvertes collectives, une continuité après 18 ans. La part individuelle reste libre dans les limites du dispositif.

03 CARTOGRAPHIE CULTURELLE NATIONALE

Recensement progressif des lieux, œuvres, archives, associations, studios, artisans, savoir-faire, fêtes, langues, clubs, récits, personnalités, paysages, pratiques, équipements disponibles.

Concrètement

Recensement progressif des lieux, œuvres, archives, associations, studios, artisans, savoir-faire, fêtes, langues, clubs, récits, personnalités, paysages, pratiques, équipements disponibles. La cartographie distingue les données publiques, les contributions citoyennes, les contenus vérifiés, les éléments protégés. Elle devient une infrastructure permettant les parcours, la recherche, l'école, le tourisme, la création et les projets locaux.

04 TEMPS LIBÉRÉ COMME POTENTIEL CULTUREL LIBRE

Le 3J/3J peut augmenter le temps disponible pour la lecture, la musique, le théâtre, le sport, l'artisanat, la visite, l'association, la création numérique, l'entrepreneuriat culturel, la transmission.

Concrètement

Le 3J/3J peut augmenter le temps disponible pour la lecture, la musique, le théâtre, le sport, l'artisanat, la visite, l'association, la création numérique, l'entrepreneuriat culturel, la transmission. L'État organise des lieux ouverts, des formations, des horaires, des offres et des ateliers, mais le temps rendu appartient au citoyen et ne devient pas un devoir civique obligatoire.

TRANSPARENCE DES FINANCEMENTS ET LUTTE CONTRE LES RENTES

5 mesures
01 TRANSPARENCE COMPLÈTE DES AIDES CULTURELLES PUBLIQUES

Pour chaque aide significative sont publiés le bénéficiaire, le montant, la durée, l'objet, le territoire, le dispositif, les critères, les résultats disponibles.

Concrètement

Pour chaque aide significative sont publiés le bénéficiaire, le montant, la durée, l'objet, le territoire, le dispositif, les critères, les résultats disponibles. Les données protégeant les personnes, les œuvres non dévoilées et les secrets commerciaux légitimes restent encadrées.

02 FIN DE LA RECONDUCTION AUTOMATIQUE

Aucune structure ne doit considérer une subvention comme un droit héréditaire. Les financements pluriannuels sont possibles lorsqu'ils garantissent la continuité, l'emploi, la création et la programmation, avec des objectifs, u…

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

03 SÉPARATION ENTRE LIBERTÉ DE CRÉATION ET FINANCEMENT PUBLIC

Une œuvre légale peut être créée, montrée, vendue ou critiquée sans recevoir d'argent public.

Concrètement

Une œuvre légale peut être créée, montrée, vendue ou critiquée sans recevoir d'argent public. Le refus d'une aide ne doit jamais être présenté automatiquement comme une censure. Le jury examine la mission, le projet, le budget, l'exécution et les critères annoncés, jamais la loyauté politique de l'artiste.

04 CRITÈRES SECTORIELS ADAPTÉS

Une bibliothèque, un festival, un jeu vidéo, une œuvre expérimentale, une archive ou un média ne peuvent pas être évalués selon une grille unique.

Concrètement

Une bibliothèque, un festival, un jeu vidéo, une œuvre expérimentale, une archive ou un média ne peuvent pas être évalués selon une grille unique. Des familles de critères sont construites pour le patrimoine, la création artistique, les associations locales, les industries culturelles et les médias financés publiquement.

05 JURYS INDÉPENDANTS MAIS RESPONSABLES

Les jurys comportent des professionnels, des créateurs, des représentants territoriaux, des experts économiques ou techniques, des personnes qualifiées sur l'accessibilité, des citoyens formés.

Concrètement

Les jurys comportent des professionnels, des créateurs, des représentants territoriaux, des experts économiques ou techniques, des personnes qualifiées sur l'accessibilité, des citoyens formés. Les membres déclarent leurs intérêts, collaborations, liens financiers et relations directes avec les candidats. Un conflit d'intérêts entraîne un déport. Les mandats sont limités ou renouvelés progressivement.

PROTECTION DES MINEURS ET LUTTE CONTRE LA CAPTATION NUMÉRIQUE

4 mesures
01 PROTECTION DES MINEURS PAR CONCEPTION (ET NON PAR SURVEILLANCE GÉNÉRALE)

Les obligations portent sur les paramètres protecteurs par défaut, la limitation des sollicitations nocturnes, l'absence de publicité comportementale, la réduction des interfaces manipulatrices, le contrôle des recommandations…

Concrètement

Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.

02 VÉRIFICATION D'ÂGE MINIMISANT LES DONNÉES

La vérification d'âge doit rechercher la méthode la moins intrusive possible. Elle ne doit pas créer un fichier général de l'identité numérique et des habitudes culturelles des enfants.

Concrètement

La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.

03 ÉDUCATION AUX MÉDIAS ET À L'INFORMATION

Le ministère fournit avec l'Éducation des ressources, des outils, des professionnels, des cas pratiques, des archives, des comparaisons de traitement, des méthodes de vérification.

Concrètement

Le ministère fournit avec l'Éducation des ressources, des outils, des professionnels, des cas pratiques, des archives, des comparaisons de traitement, des méthodes de vérification. Le but n'est pas d'enseigner quelle source croire, mais d'apprendre à examiner l'auteur, la preuve, la date, le financement, la citation, l'image, le montage, la correction et l'incertitude.

04 PROTECTION SANS SURVEILLANCE GÉNÉRALE

La protection de l'enfance ne doit pas conduire à enregistrer l'intégralité des consultations, identifier tous les adultes pour chaque contenu, constituer un fichier central des habitudes culturelles, transmettre automatiquemen…

Concrètement

La protection de l'enfance ne doit pas conduire à enregistrer l'intégralité des consultations, identifier tous les adultes pour chaque contenu, constituer un fichier central des habitudes culturelles, transmettre automatiquement aux parents chaque lecture ou recherche, bloquer une œuvre légale pour l'ensemble de la population. La doctrine privilégie la sécurité par défaut, la minimisation des données, la vérification proportionnée, le traitement local lorsque possible, la séparation entre identité et activité, la possibilité de recours et le contrôle indépendant.

INFORMATION, PLURALISME ET INDÉPENDANCE DES MÉDIAS

4 mesures
01 CONTRAT D'INDÉPENDANCE ET DE PLURALISME POUR L'AUDIOVISUEL PUBLIC

Le contrat fixe les missions, le financement, les garanties de gouvernance, l'accès territorial, l'accessibilité, l'éducation, la création, les archives et les mécanismes de correction.

Concrètement

Le contrat fixe les missions, le financement, les garanties de gouvernance, l'accès territorial, l'accessibilité, l'éducation, la création, les archives et les mécanismes de correction. Le Gouvernement ne choisit pas les sujets. Une autorité indépendante contrôle les obligations. Le Parlement examine les résultats. Le citoyen accède aux indicateurs et aux voies de recours.

02 LISIBILITÉ DE L'INFORMATION, DE L'OPINION, DE LA PUBLICITÉ ET DE LA COMMUNICATION

Les médias publics et les contenus financés par des fonds publics doivent distinguer clairement information, analyse, éditorial, débat, satire, communication institutionnelle, parrainage et publicité.

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

03 IDENTIFICATION DE LA COMMUNICATION PUBLIQUE

Les services publics et contenus financés directement par l'État doivent identifier visiblement leur nature: information institutionnelle, campagne publique, communication gouvernementale, contenu pédagogique, publicité, parten…

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

04 TRANSPARENCE DE LA PROPRIÉTÉ ET DU FINANCEMENT DES MÉDIAS

Sont rendus visibles selon le droit les principaux propriétaires, les participations, les aides publiques, les commandes publiques significatives, les principaux partenariats et les changements de contrôle.

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

PATRIMOINE, LANGUES ET TERRITOIRES

7 mesures
01 OUVERTURE DU PATRIMOINE EXISTANT AVANT TOUTE CONSTRUCTION NEUVE

Avant de construire un nouvel équipement, le territoire examine les lieux existants, les horaires, la médiation, le transport, la mutualisation, les usages possibles, la rénovation et l'accessibilité.

Concrètement

Avant de construire un nouvel équipement, le territoire examine les lieux existants, les horaires, la médiation, le transport, la mutualisation, les usages possibles, la rénovation et l'accessibilité. Le neuf reste possible lorsqu'il répond à un besoin réel, mais un bâtiment culturel supplémentaire ne doit pas masquer une bibliothèque fermée ou des archives sans personnel.

02 PROTECTION DU FRANÇAIS DANS LES ESPACES ESSENTIELS

Le citoyen doit pouvoir comprendre en français une démarche publique, une règle de sécurité, un contrat, une information essentielle, un service public numérique, une notice obligatoire et une décision administrative.

Concrètement

La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.

03 SOUTIEN AUX LANGUES RÉGIONALES ET ULTRAMARINES COMME LANGUES DE CRÉATION

Le soutien porte sur les archives, la transmission volontaire, la musique, le livre, le théâtre, le doublage, le sous-titrage, les médias locaux, les outils numériques et les ressources éducatives autorisées.

Concrètement

Le soutien porte sur les archives, la transmission volontaire, la musique, le livre, le théâtre, le doublage, le sous-titrage, les médias locaux, les outils numériques et les ressources éducatives autorisées. Cette politique ne crée aucune obligation d'appartenance identitaire. Elle protège des patrimoines linguistiques qui appartiennent à la France entière.

04 CARTOGRAPHIE CULTURELLE NATIONALE

La cartographie recense les lieux, pratiques, studios, artisans, archives, langues, récits, festivals, clubs et patrimoines.

Concrètement

La cartographie recense les lieux, pratiques, studios, artisans, archives, langues, récits, festivals, clubs et patrimoines. Elle utilise plusieurs sources: institutions, archives, collectivités, chercheurs, associations, citoyens. Elle distingue les données vérifiées des contributions. Elle ne possède aucun monopole sur la mémoire familiale ou locale.

05 LES RÉGIONS COMME PUISSANCES CRÉATIVES

Chaque région peut construire une stratégie portant sur ses filières, ses écoles, ses studios, ses festivals, ses métiers, son patrimoine, ses langues, ses paysages, ses récits et ses productions contemporaines.

Concrètement

Chaque région peut construire une stratégie portant sur ses filières, ses écoles, ses studios, ses festivals, ses métiers, son patrimoine, ses langues, ses paysages, ses récits et ses productions contemporaines. Les régions sont évaluées sur la création locale, les emplois, la formation, la transmission, les œuvres exportées, les droits conservés, l'accès rural et l'accès des jeunes.

06 PLAN SPÉCIFIQUE POUR LES OUTRE-MER

Chaque territoire ultramarin construit une stratégie portant sur les langues, les mémoires, les archives, les récits maritimes, l'esclavage et ses héritages, les créations contemporaines, la musique, la danse, le patrimoine nat…

Concrètement

Chaque territoire ultramarin construit une stratégie portant sur les langues, les mémoires, les archives, les récits maritimes, l'esclavage et ses héritages, les créations contemporaines, la musique, la danse, le patrimoine naturel et culturel, les studios, la formation et la diffusion internationale. Les difficultés d'insularité, de transport, de conservation, de climat et d'accès numérique doivent être intégrées au financement.

07 RECONNAISSANCE DE LA CULTURE POPULAIRE ET SPORTIVE

Le ministère documente et valorise les clubs historiques, les stades, les disciplines locales, les supporters, les objets, les archives, les chants, les rivalités non violentes, les bénévoles et les mémoires sportives.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

INDUSTRIES CULTURELLES ET SOUVERAINETÉ NARRATIVE

4 mesures
01 STRATÉGIE NATIONALE POUR LES INDUSTRIES CULTURELLES ET LES GRANDS UNIVERS NARRATIFS FRANÇAIS

LPE organise une chaîne reliant la création, le financement, la propriété intellectuelle, la production, la distribution, l'exportation, les produits dérivés et la conservation des droits sur le territoire.

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

02 CONSERVATION DES DROITS ET PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

La France doit éviter que les droits créés grâce à des talents français, des écoles françaises et des aides françaises soient systématiquement cédés à l'étranger sans retour suffisant.

Concrètement

La France doit éviter que les droits créés grâce à des talents français, des écoles françaises et des aides françaises soient systématiquement cédés à l'étranger sans retour suffisant. Les aides peuvent prévoir des obligations de conservation temporaire de droits, des retours en cas de cession, des clauses de diffusion, des participations, des obligations de dépôt ou d'archivage. L'État ne s'approprie pas automatiquement toute œuvre qu'il aide.

03 RECONNAISSANCE DU JEU VIDÉO, DE L'ANIMATION, DE LA BANDE DESSINÉE ET DES EFFETS VISUELS

Ces secteurs sont considérés comme des activités culturelles, des métiers, des entreprises, des technologies, des exportations et des propriétés intellectuelles.

Concrètement

La mesure devra être traduite en obligations et droits compréhensibles pour les salariés et les entreprises, avec un interlocuteur, un contrôle et une méthode de correction.

04 CONSTRUCTION DES MYTHOLOGIES CONTEMPORAINES

La France doit permettre l'émergence de personnages, d'univers, de mondes, de récits historiques renouvelés, de science-fiction, de fantastique, de comédies et de créations populaires capables de parler à plusieurs générations…

Concrètement

La France doit permettre l'émergence de personnages, d'univers, de mondes, de récits historiques renouvelés, de science-fiction, de fantastique, de comédies et de créations populaires capables de parler à plusieurs générations et de voyager. Une grande mythologie ne se commande pas par décret, mais elle peut être empêchée par l'absence de financement patient, la perte des droits, la faiblesse de la distribution, le mépris de la culture populaire et la dépendance technologique.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE CRÉATIVE

2 mesures
01 MAÎTRISE DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE CRÉATIVE

LPE refuse deux extrêmes: interdire toute IA culturelle ou laisser aspirer les œuvres sans règle, rémunération ni recours.

Concrètement

LPE refuse deux extrêmes: interdire toute IA culturelle ou laisser aspirer les œuvres sans règle, rémunération ni recours. La doctrine porte sur la transparence de l'usage, l'identification des contenus synthétiques à risque, la protection des voix et visages, les licences, la rémunération, les données d'entraînement, les droits des auteurs, la traçabilité des financements publics et l'accès des studios français aux outils.

02 TRAÇABILITÉ DES PROJETS PUBLICS UTILISANT L'IA

Tout projet culturel financé par l'État utilisant largement l'IA doit préciser la part humaine, les outils, les droits, les licences, les personnes rémunérées et les données protégées.

Concrètement

Tout projet culturel financé par l'État utilisant largement l'IA doit préciser la part humaine, les outils, les droits, les licences, les personnes rémunérées et les données protégées. Une œuvre utilisant l'IA ne perd pas automatiquement sa valeur artistique. Une automatisation massive ne doit pas être présentée comme une création humaine intégrale.

TRANSMISSION INTERGÉNÉRATIONNELLE

3 mesures
01 CADRE DIGNE POUR LES ANCIENS TRANSMETTEURS

Les retraités volontaires peuvent contribuer à la lecture, la mémoire locale, les archives, les métiers, les langues, le théâtre amateur, la musique, la cuisine, l'artisanat, le sport populaire, la photographie et l'histoire du…

Concrètement

Les retraités volontaires peuvent contribuer à la lecture, la mémoire locale, les archives, les métiers, les langues, le théâtre amateur, la musique, la cuisine, l'artisanat, le sport populaire, la photographie et l'histoire du travail. Le dispositif garantit le volontariat, la formation, l'assurance, la définition des missions, la protection des mineurs, la complémentarité avec les professionnels et la rémunération lorsque l'activité devient régulière ou productive.

02 DROIT DE NE PAS TRANSMETTRE

La transmission est valorisée mais jamais imposée comme condition de dignité. Une personne qui ne souhaite pas devenir mentor ou transmetteur conserve ses droits. Le droit au repos demeure entier.

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

03 PROTECTION CONTRE LE TRAVAIL GRATUIT DISSIMULÉ

Le bénévolat reste possible lorsqu'il est réel, limité et libre. Un travail régulier sous autorité ne peut pas être artificiellement présenté comme du bénévolat.

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

GOUVERNANCE, TRANSPARENCE ET CONTRÔLE

5 mesures
01 TABLEAU DE BORD PUBLIC MENSUEL

Le 2 de chaque mois, publication des grands flux disponibles: aides engagées, aides versées, réorientations, Pass Culture, parcours jeunesse, fréquentations, incidents numériques, sanctions, investissements culturels, projets i…

Concrètement

La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.

02 DATA ROOM DU MINISTÈRE

Structuration des données avec statuts (OFFICIELLE_BRUTE, CALCULÉE, À AUDITER, PROJECTION_PROGRAMME).

Concrètement

Structuration des données avec statuts (OFFICIELLE_BRUTE, CALCULÉE, À AUDITER, PROJECTION_PROGRAMME). Les données sont cloisonnées, minimisées et tracées. Les accès injustifiés sont sanctionnés. Aucune projection ne peut être présentée comme un résultat acquis.

03 DROIT DE RECOURS POUR TOUTE DÉCISION IMPORTANTE

Les appels à projets importants indiquent les objectifs, les critères, la composition ou les catégories représentées dans le jury, les incompatibilités, le calendrier, les montants et les modalités de recours.

Concrètement

Les appels à projets importants indiquent les objectifs, les critères, la composition ou les catégories représentées dans le jury, les incompatibilités, le calendrier, les montants et les modalités de recours. Tout créateur, association, entreprise ou citoyen peut signaler une erreur, contester une procédure, demander le contrôle d'un conflit d'intérêts et saisir le juge.

04 LES SEPT SÉCURISATIONS OBLIGATOIRES

Toute grande réforme culturelle reçoit sept validations: sécurisation des libertés, sécurisation de l'enfance, sécurisation juridique, sécurisation budgétaire, sécurisation territoriale, sécurisation productive, sécurisation dé…

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

05 POUVOIR DE CORRECTION

Une aide, un Pass, un programme, un label ou une obligation peut être corrigé, plafonné, fusionné, réorienté, suspendu ou supprimé.

Concrètement

Une aide, un Pass, un programme, un label ou une obligation peut être corrigé, plafonné, fusionné, réorienté, suspendu ou supprimé. Une institution culturellement importante peut être maintenue malgré une faible audience lorsque sa mission patrimoniale, expérimentale ou territoriale est démontrée. Une structure ne doit pas être maintenue indéfiniment uniquement parce qu'elle existe depuis longtemps.

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

3 mesures
01 DISCRIMINATION ZÉRO DANS L'ACCÈS À LA CULTURE, À L'INFORMATION ET À LA CRÉATION

Aucune personne ne doit être humiliée, invisibilisée, écartée ou moins bien traitée en raison de son origine, de son nom, de sa couleur, de sa religion réelle ou supposée, de son sexe, de son handicap, de son âge, de son appare…

Concrètement

Aucune personne ne doit être humiliée, invisibilisée, écartée ou moins bien traitée en raison de son origine, de son nom, de sa couleur, de sa religion réelle ou supposée, de son sexe, de son handicap, de son âge, de son apparence, de son accent, de son lieu de résidence, de sa situation sociale, de son état de santé, de son orientation affective légalement protégée, de ses opinions légalement exprimées ou de toute autre caractéristique protégée par le droit.

02 PROTECTION CONTRE LES DISCRIMINATIONS ALGORITHMIQUES

Les plateformes utilisant des critères éditoriaux, des financements publics ou une position déterminante doivent pouvoir expliquer leurs règles générales de recommandation, les contenus sponsorisés, les effets de classement, le…

Concrètement

Les plateformes utilisant des critères éditoriaux, des financements publics ou une position déterminante doivent pouvoir expliquer leurs règles générales de recommandation, les contenus sponsorisés, les effets de classement, les procédures de recours et les moyens de correction d'une discrimination démontrée. Aucun algorithme public ne doit décider seul de l'attribution d'une aide culturelle.

03 RÉPONSE ET SANCTION EN CAS DE DISCRIMINATION

Toute discrimination signalée reçoit une réponse administrative rapide. L'instruction demeure contradictoire, fondée sur les faits, respectueuse de la présomption d'innocence, protégée contre les représailles et accessible à la…

Concrètement

Toute discrimination signalée reçoit une réponse administrative rapide. L'instruction demeure contradictoire, fondée sur les faits, respectueuse de la présomption d'innocence, protégée contre les représailles et accessible à la victime. Lorsqu'une discrimination est établie, la décision est corrigée, l'accès ou la procédure sont rétablis lorsque cela est possible, le préjudice est réparé selon le droit, l'aide publique peut être suspendue ou récupérée, la sanction devient certaine, dissuasive, traçable et juridiquement proportionnée.

15 blocs de preuve

Ce qui ne va plus. Ce que nous changeons. Comment nous l’exécutons.

Les cinq parcours restent la colonne vertébrale de la page : cinq vérités, cinq réflexions et cinq décisions d’exécution.

Parcours 1 sur 5

LA CULTURE EXISTE. ENCORE FAUT-IL POUVOIR LA RENCONTRER.

Vérité

UN ENFANT PEUT GRANDIR SANS JAMAIS ENTRER DANS UNE ŒUVRE.

Un enfant peut terminer sa scolarité sans avoir découvert un théâtre, une archive, un métier d’art ou l’histoire de son propre territoire. Le lieu existe parfois, mais pas le transport, la médiation, l’accessibilité ou l’horaire adapté. Pendant ce temps, les plateformes occupent chaque moment disponible avec des contenus choisis par leurs algorithmes. La culture officiellement ouverte reste donc encore inaccessible dans la vie réelle.

Réflexion

LA CULTURE N’APPARTIENT NI AUX RICHES NI AUX INITIÉS.

La culture française n’est ni une origine, ni une religion, ni une esthétique officielle. Elle rassemble le patrimoine, les cultures populaires, les langues régionales et ultramarines, les mémoires ouvrières, agricoles, maritimes, familiales et les créations contemporaines. LPE veut rendre l’exigence accessible sans l’appauvrir. Chaque enfant doit pouvoir rencontrer ce que la France a reçu, comprendre ce qu’elle est devenue et découvrir qu’il peut lui aussi créer.

Exécution

UNE RENCONTRE CULTURELLE RÉELLE POUR CHAQUE ENFANT, CHAQUE ANNÉE.

Chaque enfant rencontrera chaque année au moins une œuvre, un lieu, une pratique, une archive ou un savoir-faire, avec une véritable médiation. Le parcours sera adapté à l’âge, au territoire et au handicap. Le transport, le sous-titrage, l’audiodescription ou l’accompagnement pourront être financés lorsqu’ils conditionnent l’accès. Une sortie simplement programmée ne sera jamais comptée comme réalisée. Le résultat attendu sera la rencontre réelle, pas la case administrative cochée.

Document source : p. 1-11, 17-26, 32-40

Parcours 2 sur 5

UNE PUISSANCE CULTURELLE QUI RESTE TROP MAL PARTAGÉE

Vérité

49,5 MILLIARDS DE VALEUR, MAIS L’ACCÈS RESTE INÉGAL.

En 2023, les activités culturelles ont généré 49,5 milliards d’euros de valeur ajoutée et près de 779 600 personnes exerçaient une profession culturelle. Pourtant, l’accès dépend encore du revenu, du territoire, du transport et des réseaux familiaux. En 2025, 58 % des 12-17 ans consultaient quotidiennement les réseaux sociaux. La France produit donc beaucoup de culture, mais laisse une part croissante de l’attention de sa jeunesse aux plateformes mondiales.

Réflexion

LE PROBLÈME N’EST PAS LE MANQUE. C’EST LA FRAGMENTATION.

La France possède déjà des musées, bibliothèques, artistes, festivals, studios, associations et dispositifs publics. Mais ils restent insuffisamment reliés entre eux, aux écoles et aux territoires. Le Pass Culture a ouvert des portes, mais un crédit consommé ne prouve ni une pratique durable, ni une découverte réelle. LPE ne supprimera pas ce qui fonctionne. Elle transformera une addition d’achats et de structures en parcours de transmission, de pratique et de retour vers les lieux.

Exécution

TRANSFORMER LE PASS EN PARCOURS, PAS EN SIMPLE PORTEFEUILLE.

Le Pass Culture conservera une part de choix individuel, mais développera davantage les pratiques, les parcours collectifs, les offres familiales, les découvertes territoriales et les transports associés. Son évaluation suivra la diversité des usages, les écarts géographiques et le retour dans les lieux après l’épuisement du crédit. Les bibliothèques itinérantes, ateliers, horaires élargis et équipements mutualisés complèteront le dispositif. Le nombre de comptes ouverts ne suffira plus à proclamer une réussite.

Document source : p. 12-20, 27-33

Parcours 3 sur 5

L’ARGENT PUBLIC DOIT ÊTRE VISIBLE, LA CRÉATION DOIT RESTER LIBRE

Vérité

L’INFORMATION, L’OPINION ET LA PUBLICITÉ SE MÉLANGENT.

Le citoyen ne sait pas toujours qui finance le contenu qu’il regarde, à qui appartient le média ou pourquoi une institution reçoit chaque année la même subvention. Une émission peut mélanger information, commentaire, satire, communication et publicité sans séparation assez claire. Dans la culture, les mêmes réseaux peuvent obtenir des financements successifs tandis que de nouveaux créateurs restent invisibles. Cette opacité nourrit à la fois la défiance, le soupçon de favoritisme et les accusations de censure.

Réflexion

FINANCER SANS CENSURER, INFORMER SANS DIRIGER LES RÉDACTIONS.

L’État ne doit décider ni des œuvres à aimer, ni des opinions à défendre, ni des invités quotidiens d’un journal. Une création légale reste libre, même sans subvention. Mais utiliser l’argent public oblige à expliquer la mission, le coût et l’exécution. LPE séparera strictement liberté artistique et financement collectif. L’audiovisuel public conservera son indépendance éditoriale, tandis qu’une autorité indépendante contrôlera ses missions, son pluralisme, son accessibilité et ses mécanismes de correction.

Exécution

PUBLIER LES AIDES ET RENDRE CHAQUE CONTENU IDENTIFIABLE.

Chaque aide importante indiquera son bénéficiaire, son montant, sa durée, son territoire, sa mission et son bilan communicable. Les jurys publieront leurs critères et déclareront leurs conflits d’intérêts. Les contenus financés publiquement distingueront clairement information, analyse, éditorial, communication institutionnelle, parrainage et publicité. Le refus d’une aide restera contestable lorsqu’une règle ou une procédure n’a pas été respectée, sans créer pour autant un droit automatique à la subvention.

Document source : p. 18-21, 29-34, 44-54

Parcours 4 sur 5

CHAQUE TERRITOIRE DOIT POUVOIR RACONTER ET CRÉER

Vérité

PARIS CONCENTRE. DES TRÉSORS RESTENT INVISIBLES AILLEURS.

Un village peut posséder une mémoire industrielle, une fête, une langue, une archive, un atelier ou un club centenaire sans apparaître dans aucun parcours. Un créateur rural, ultramarin ou installé dans une ville moyenne doit encore souvent partir pour trouver formation, financement, studio ou distribution. Les Outre-mer restent parfois présentés comme un supplément folklorique alors que leurs langues, mémoires, créations et relations mondiales appartiennent pleinement à la puissance culturelle française.

Réflexion

LA MAISON COMMUNE GRANDIT QUAND CHAQUE TERRITOIRE PEUT CRÉER.

LPE défendra le français comme langue commune des droits, des contrats et des services essentiels, sans mépriser les autres langues. Les langues régionales et ultramarines pourront vivre dans les archives, les livres, la musique, les médias et les outils numériques. La décentralisation ne consistera pas à copier Paris partout. Chaque région devra définir ce qu’elle veut conserver, former, produire, raconter et exporter, sans enfermer ses habitants dans une identité obligatoire.

Exécution

CARTOGRAPHIER, RELIER, TRANSPORTER ET PRODUIRE DANS TOUTE LA FRANCE.

Une cartographie nationale reliera lieux, archives, artisans, studios, associations, langues, fêtes et pratiques, tout en protégeant les sites fragiles et privés. Les départements organiseront navettes, bibliobus, tournées et équipements itinérants dans les déserts culturels. Les régions développeront leurs filières du livre, du jeu vidéo, de l’animation, de la musique et des métiers d’art. Chaque territoire ultramarin disposera d’une stratégie propre intégrant climat, transport, conservation, accès numérique et diffusion internationale.

Document source : p. 17-18, 22-25, 35-43, 55-61

Parcours 5 sur 5

LA FRANCE DOIT REDEVENIR CAPABLE D’INVENTER SES PROPRES RÉCITS

Vérité

SANS NOS RÉCITS, NOUS VIVRONS DANS CEUX DES AUTRES.

La France peut conserver ses monuments tout en perdant progressivement ses imaginaires, ses droits intellectuels et l’attention de sa jeunesse. Des talents formés ici peuvent créer une œuvre dont la distribution, les données et les revenus partent ensuite ailleurs. L’intelligence artificielle peut restaurer, traduire et assister la création, mais aussi aspirer les œuvres, imiter les voix et effacer les auteurs. Une Nation qui ne construit plus ses récits finit par adopter ceux que les plateformes lui proposent.

Réflexion

PROTÉGER LES AUTEURS, LES ENFANTS ET LA LIBERTÉ ENSEMBLE.

LPE refuse d’interdire toute intelligence artificielle comme de livrer gratuitement toutes les œuvres aux machines. Les usages importants devront être transparents, les voix et visages protégés, les licences respectées et les créateurs rémunérés selon le droit. Les plateformes devront protéger les mineurs dès leur conception sans créer un fichier général des habitudes culturelles. La France soutiendra ses propres univers, licences et mythologies contemporaines, mais aucun succès mondial ne sera proclamé avant la rencontre avec le public.

Exécution

CENT JOURS POUR VOIR, DIX ANS POUR TRANSMETTRE ET RAYONNER.

Les 100 premiers jours lanceront l’audit des aides, la cartographie, les territoires pilotes, la loi-cadre, les parcours jeunesse et les premières filières stratégiques. À cinq ans, la garantie culturelle, le Pass enrichi, la transparence et la protection des mineurs devront être déployés. À dix ans, chaque génération devra avoir rencontré des œuvres, des pratiques et des métiers. Le 2 de chaque mois seront publiés aides, parcours, investissements, sanctions et corrections. Ce qui transmet sera renforcé ; ce qui capte ou triche sera corrigé.

Document source : p. 41-44, 91-97, 123, 152, 159-178

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