Quand posséder rapporte davantage que produire, la vie se rétrécit.
MANIFESTE
Je n’ai pas choisi la politique.
Je ne veux plus perdre cinq ans dans le brouillard.
Je veux améliorer notre pouvoir d’achat, rendre du temps, de l’air et une vraie capacité de choisir nos vies. Je ne suis pas venu ajouter une comédie politique à celles qui existent déjà.
Pas seulement survivre : retrouver du pouvoir de vivre.
Aucun argent, réseau, mandat ou statut ne doit devenir un bouclier.
Mais jamais seul. Ce projet n’a de sens que s’il devient le nôtre.
JE NE VEUX PLUS ATTENDRE
La vie ne se met pas en pause entre deux élections.
Mes enfants grandissent maintenant. Nous vieillissons maintenant. Nous payons nos logements, nos factures, nos crédits et nos obligations maintenant. Et j’en ai marre de cette sensation que, dès qu’on sort de chez nous, une partie de notre journée appartient déjà à tout ce que nous devons.
Je refuse de croire que notre seule ambition soit de supporter un peu mieux l’année suivante. Je suis convaincu qu’on peut faire mieux. Beaucoup mieux. Pas parce que nous serions plus intelligents que tout le monde, mais parce que nous pouvons arrêter de défendre les habitudes qui ne fonctionnent plus.
Je ne veux plus passer ma vie à administrer les conséquences de problèmes qu’on peut empêcher de produire.
RÉÉQUILIBRER
La rente tue parce qu’elle transforme peu à peu l’héritage en dette.
Je ne parle pas de la famille qui a travaillé pour acheter une maison et la transmettre. Je parle du moment où posséder ce qui existe déjà devient plus rentable que construire ce qui manque encore. Alors le commerce s’épuise, le logement enferme, le travail protège moins, et chaque génération doit racheter plus cher ce que les précédentes avaient déjà payé.
JE REFUSE LE FAUX CHOIX
Notre avenir ne se résume pas à l’immigration et à l’insécurité.
Bien sûr qu’un malfaiteur doit être puni, et fermement. La sécurité fait partie de la dignité d’une société. Mais je refuse qu’on nous enferme dans deux sujets pendant que le logement, le pouvoir d’achat, le travail, la santé, la famille, l’école, la production et notre temps de vie continuent de se dégrader.
Et la justice doit monter aussi haut qu’elle descend. Si un responsable public commet une infraction, son mandat, son réseau, son argent ou sa fonction ne doivent jamais le protéger davantage qu’un autre citoyen. La loi ne vaut que si elle s’applique à tous.
Je ne veux pas seulement qu’on se sente plus en sécurité. Je veux qu’on vive mieux.
COMPRENDRE LES LIENS
À force de tirer sur les fils, j’ai compris que tout se tenait.
Au début, je regardais le logement comme un problème de logement, le travail comme un problème de travail et la dette comme un problème de dette. Puis le logement m’a ramené au salaire, le salaire à la production, la production à l’industrie et à l’énergie, les territoires à leur financement, le financement à la dette, et la dette à la manière dont nous distribuons la richesse créée.
Je ne vois plus un catalogue de mesures. Je vois une architecture. Tout n’est pas parfait ni terminé, et je ne veux surtout pas prétendre le contraire. Mais je sais pourquoi les pièces sont là, comment elles se parlent et pourquoi une réforme isolée finit trop souvent par déplacer le problème au lieu de le résoudre.
LE POINT DE NON-RETOUR
Je ne peux plus ne pas savoir ce que je sais.
Je sais que si ce projet devient sérieux, il dérangera des intérêts et provoquera des résistances. Je sais que je peux être attaqué, sali ou menacé. J’ai même pensé à ma vie.
Je ne l’écris pas pour jouer au héros ni au martyr. J’ai une famille. Je veux vivre, voir mes enfants grandir et connaître la suite. Mais je mentirais si je prétendais que cette pensée ne m’avait jamais traversé. Elle m’a traversé, et elle ne décidera pas à ma place.
Si je pensais réellement qu’une autre voie était possible, comment pourrais-je expliquer un jour que je n’ai même pas essayé ?
PROGRAMME COMPLET · TOUT VÉRIFIER
Je ne veux pas qu’on me croie sur parole.
Une volonté n’est pas une preuve. Chaque proposition doit pouvoir être confrontée aux chiffres, au financement, au droit, au calendrier, aux objections et à ceux qui connaissent le terrain mieux que moi. Si une mesure ne tient pas, elle doit être corrigée. Si une autre solution est meilleure, elle doit gagner.
Cette exigence vaut aussi pour celui qui gouverne. Aucun statut ne doit protéger le pouvoir de la justice, et aucun pouvoir ne doit être protégé du contrôle citoyen. Le projet doit pouvoir survivre à mes erreurs, et même me corriger si un jour je m’éloigne de ce que nous avons construit.
Si je ne participe pas, je n’ai aucune chance.
Si nous participons, nous avons toutes nos chances.
Je sais que je vais y arriver au sens le plus simple du terme : je sais que je vais aller au bout de ma tentative. Mais je ne peux pas y arriver seul, et je ne veux pas y arriver seul.
Je n’ai pas besoin de supporters. J’ai besoin de Français qui parlent en leur nom, qui apportent ce que je ne sais pas, qui me corrigent quand je me trompe et qui refusent de passer cinq années de plus à seulement dénoncer ce qui ne va pas.
Faisons mieux qu’eux. Agissons. Existons.
Vous pouvez rester sur l’essentiel ou ouvrir le programme complet.
Je ne vous demande pas de me suivre.
Je vous demande de venir prendre votre part.
Je ne suis pas arrivé ici par hasard. Je vais tout donner. Pas parce que je crois être celui qui sauvera ce pays, mais parce que je crois encore que ce pays peut se relever par lui-même.