Le constat
On dépense des milliards pour réparer trop tard.
Le loyer devient impossible : on aide à le payer. L’hôpital craque : on remet de l’argent. Une usine ferme : on indemnise. Nous voulons intervenir avant que le problème coûte encore plus cher.
On aide parfois le ménage après la chute, sans toujours réduire ce qui aspire son reste à vivre.
On traite l’urgence quand la prévention, la proximité ou les effectifs ont déjà cédé.
On indemnise ensuite ce qu’une capacité productive disparue ne rapporte plus au territoire.
On finance la réparation après avoir laissé le lien, l’école ou l’emploi se rompre.
LPE part d’une question simple : qu’est-ce qui produit durablement le problème ? Une rente, une dépendance, une mauvaise circulation de l’argent, une règle contradictoire ou une responsabilité introuvable ?
Ensuite, une décision doit laisser quelque chose derrière elle : un logement, un outil, un emploi, une économie durable ou une vraie protection.
En 2024, le taux de pauvreté reste à 15,4 %, son niveau le plus élevé depuis le début de la série en 1996.INSEE — Niveau de vie et pauvreté 2024 · 2026 ↗
LA RUPTURE
On arrête de payer le problème.
On utilise l’argent pour le faire reculer.
AVANT UNE MESURE, IL Y A UNE VIE.Elle remplit les chariots des autres. Son propre panier reste à moitié vide.
D’abord la vie. Ensuite la mesure.
Quand il ne reste aucune marge, un imprévu devient une chute.
Sonia connaît les prix avant même qu’ils s’affichent sur le ticket. Elle sourit, encaisse et absorbe l’impatience. À la fermeture, elle repose certains produits frais pour ne pas dépasser ce qui reste sur son compte.
Trois choses à faire
Protéger. Vivre. Construire.
Protéger ce qui tient. Rendre la vie respirable. Reconstruire ce qui manque. Les ministères viennent après.
Protéger
Protéger la sécurité, la justice, l’argent public, nos données et notre indépendance.
Éviter que la fragilité devienne dépendance.Vivre
Organiser la dignité, la santé, l’école, le travail et la transmission à chaque âge.
Faire en sorte que travailler et vivre redeviennent compatibles.Construire
Produire, loger, nourrir, aménager et transmettre davantage dans nos territoires.
Créer ce qui manque au lieu de financer éternellement son absence.L’ARGENT
L’argent doit construire quelque chose qui reste.
Sinon, on recommence à payer la même chose l’année suivante.Le Fonds productif souverain
L’argent doit construire quelque chose qui reste.
Sur 20 points de TVA ordinaire, 4 iraient dans une caisse dédiée à l’investissement. Cet argent ne sert pas à boucher un trou courant : il sert à financer des logements, des usines, de l’énergie, des transports et d’autres équipements utiles. Son nom technique : le Fonds productif souverain.
Une ressource publique identifiable.
Une mission publiée pour chaque euro.
Avec des établissements partenaires et des règles contrôlables.
Logements, usines, santé, énergie, agriculture, infrastructures.
Production, économies, remboursements, emplois et effets territoriaux.
Une ressource dédiée
Les quatre points sont suivis publiquement. Ils ne se confondent pas avec une caisse générale illisible.
On finance ce qui sert vraiment
Un projet doit créer une capacité française, réduire une dépendance, produire une économie future ou résoudre un besoin durable.
On vérifie ce que l’argent a produit
Le financement n’est jamais la preuve du succès. Les résultats sont mesurés, comparés et corrigés.
Le volume exact de crédit, son coût, les règles prudentielles, le rôle des banques et la sélection des projets doivent être documentés projet par projet. L’objectif politique ne dispense jamais d’un cadre financier et juridique vérifiable.
LE GARDE-FOU
Une mesure ne doit pas créer le problème suivant.
Les autres ministères servent aussi à empêcher la décision de dérailler.Ce qui nous oblige
Des règles qui s’appliquent aussi à nous.
Un principe n’est utile que s’il peut empêcher une décision contradictoire avec le projet.
Nous ne transmettrons plus nos renoncements
Aujourd’hui, les jeunes héritent d’une dette immense, de services fragilisés et d’un accès au logement plus difficile que celui de leurs parents.
Chaque budget et chaque réforme majeure comporteront un bilan simple : dette créée ou réduite, ressources préservées, capacités de production renforcées et conséquences pour les enfants qui grandissent.
La vérité publique deviendra compréhensible
Aujourd’hui, les Français reçoivent des chiffres contradictoires, des comptes illisibles et des décisions expliquées une fois qu’elles sont déjà prises.
Un même espace présentera les dépenses, les résultats, les délais et les écarts entre les promesses et l’exécution, avec des mots simples et les sources visibles.
La liberté ne reposera plus sur la dépendance des autres
Aujourd’hui, certains sont libres parce que d’autres restent enfermés dans la dette, un loyer excessif, un emploi sans issue ou une dépendance imposée.
Chaque réforme sera examinée selon une règle claire : augmente-t-elle l’autonomie du citoyen sans transférer le coût, le risque ou l’humiliation sur quelqu’un d’autre ?
Personne ne devra vivre à genoux
Aujourd’hui, des personnes travaillent, élèvent leurs enfants ou vieillissent sans pouvoir se loger correctement, se soigner ou remplir leur réfrigérateur.
Nous agirons d’abord sur le plein emploi, le panier vital, les services de proximité et la réduction des dépenses contraintes qui étranglent les foyers.
Le travail paiera et laissera vivre
Aujourd’hui, des millions de Français travaillent sans réussir à vivre correctement, tandis que les métiers les plus pénibles usent les corps avant l’âge.
Les gains de productivité devront mieux revenir à ceux qui produisent. Les nouveaux rythmes de travail seront testés d’abord dans les métiers physiques, contraints et en tension.
Nous rendrons du temps aux français
Aujourd’hui, les transports, les démarches, les horaires éclatés et les organisations absurdes dévorent des semaines entières de vie chaque année.
Nous simplifierons les démarches, rapprocherons les services, améliorerons les mobilités et testerons des organisations du travail plus équilibrées là où elles sont possibles.
Nous reconstruirons le lien commun
Aujourd’hui, des voisins ne se parlent plus, des villages perdent leurs services et des quartiers entiers ont le sentiment de ne plus appartenir à la même histoire.
L’école, les services publics, le sport, la culture, les fêtes locales et l’engagement civique redeviendront des points de rencontre, avec une tolérance zéro pour les discriminations.
Nous reprendrons la maîtrise de l’essentiel
Aujourd’hui, la France dépend de l’étranger pour des médicaments, des composants, de l’énergie, des données et parfois même pour ce qui nourrit sa population.
Une liste publique des besoins stratégiques fixera les priorités : alimentation, santé, énergie, numérique, industrie, défense, transports et infrastructures vitales.
Le pouvoir pourra être contrôlé et corrigé
Aujourd’hui, une fois l’élection passée, les citoyens disposent de peu de moyens pour interrompre une dérive, imposer un audit ou demander une correction.
Les procédures prévoiront des seuils sérieux, une implantation territoriale, un débat contradictoire, un contrôle constitutionnel et un vote clair lorsque la correction est justifiée.
À VOUS DE VOIR
Ne nous croyez pas. Testez.
Changez les hypothèses. Regardez où ça tient et où ça casse.À vous de contrôler
Ne nous croyez pas. Vérifiez.
Consultez les démonstrations, les objections, les sources et les statuts éditoriaux. Si un point n’est pas suffisamment démontré, il doit être présenté comme un objectif ou une hypothèse, pas comme un fait acquis.
Les chiffres et les hypothèses peuvent déjà être discutés.
La mesure ne s’étend que si les résultats observés tiennent.
Les points juridiques, techniques ou budgétaires ouverts restent visibles.
Vous préférez le vivre plutôt que le lire ?
Entrez dans une vie française.
Dans le Casse-tête social, vous traversez un mois, des imprévus et des arbitrages. Ensuite seulement, les mesures LPE apparaissent comme des leviers possibles.
Un loyer.
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