Mesure phare
L'EXÉCUTION IMMÉDIATE DES DROITS RECONNUS
Un droit reconnu ne doit plus disparaître dans une file d'attente. Aucune adaptation ne doit rester une promesse de papier.
Les 21 ministères
Pôle Blanc
LE HANDICAP NE DOIT PLUS ÊTRE DOUBLÉ PAR LE PAYS
3 mesures phares 47 mesures détaillées 15 blocs de preuve
Le contrat politique
Pas des intentions : trois ruptures lisibles, mémorisables et directement reliées aux mécanismes du programme.
Mesure phare
Un droit reconnu ne doit plus disparaître dans une file d'attente. Aucune adaptation ne doit rester une promesse de papier.
Mesure phare
Une personne aveugle ne doit pas avoir à prouver régulièrement qu'elle ne voit toujours pas. Une personne paraplégique ne doit pas devoir expliquer à nouveau que sa moelle épinière n'a pas repoussé.
Mesure phare
Un aidant a le droit de dire qu'il ne peut plus continuer seul sans être jugé. Demander du répit n'est pas abandonner.
Le réel derrière le ministère 12
Le ministère « Handicap, Autonomie et Dignité » ne traite pas des dossiers abstraits. Il change — ou abandonne — des vies réelles.
Christine
Parfois, 50 euros séparent une mère de ses enfants.
Entrer dans sa vie →
Jérôme
Il travaille dans vos bâtiments. Il dort sur vos parkings.
Entrer dans sa vie →
Clara
Son salaire a augmenté. Sa vie, elle, attend toujours.
Entrer dans sa vie →
Le programme complet
Ouvrez une mesure pour lire son contenu. L’ensemble provient de la version V4 du programme et reste structuré par chantier d’action.
Un délai réglementaire maximal est imposé entre la décision favorable et son exécution (paiement, mise à disposition d'une aide humaine, livraison de matériel).
Un délai réglementaire maximal est imposé entre la décision favorable et son exécution (paiement, mise à disposition d'une aide humaine, livraison de matériel). En cas de retard administratif injustifié, un mécanisme d'avance ou de paiement provisoire est déclenché. L'erreur de bonne foi n'entraîne pas de récupération brutale, la fraude délibérée est sanctionnée.
Lorsque l'irréversibilité est médicalement établie, la preuve centrale du handicap n'a plus à être renouvelée.
Lorsque l'irréversibilité est médicalement établie, la preuve centrale du handicap n'a plus à être renouvelée. Le droit de base devient permanent. Seul le niveau de compensation (aide humaine, équipement) reste réévaluable si les besoins changent. Le référentiel national ne doit pas devenir une liste fermée.
Leur mission ne se limite plus à instruire. Elles doivent désormais expliquer, orienter, suivre l'exécution des droits, identifier les blocages, aider aux recours et éviter les ruptures.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Une même donnée valide ne doit plus être redemandée par différents services (MDPH, CAF, École, Employeur, Transporteur, Bailleur). Le dossier suit la personne. Les pièces déjà valides ne sont pas redemandées sans justification.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Les contrôles se concentrent sur les incohérences objectives, les falsifications, les réseaux organisés, les fournisseurs abusifs et les doubles facturations.
Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.
Chaque personne en situation complexe dispose d'un interlocuteur identifiable pour suivre son parcours.
Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.
Lorsqu'un territoire cumule des retards excessifs, l'État peut imposer un plan de redressement et se substituer temporairement sur certaines fonctions strictement définies.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
L'inclusion scolaire est évaluée sur les compétences acquises, le temps de scolarisation effectif, et non sur la seule inscription administrative.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
L'inclusion ordinaire est privilégiée lorsqu'elle élève réellement l'enfant. Les parcours mixtes et les établissements spécialisés restent disponibles lorsqu'ils répondent mieux à ses besoins.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Le statut d'AESH est transformé en un véritable métier avec formation initiale solide, spécialisations, accès au temps complet, progression salariale (cible de 1800€ nets pour un temps plein), passerelles vers l'éducation, le s…
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Chaque territoire publie le rapport entre les heures notifiées, les heures attribuées et les heures réellement réalisées. Cet écart devient l'indicateur central de l'inclusion réelle.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
L'administration doit fournir une solution temporaire en cas d'absence d'AESH (durée prévisible, solution temporaire, organisation pédagogique, responsable du recrutement, date de réexamen).
La règle devra définir précisément la pratique visée, les exceptions légitimes, l’autorité chargée du contrôle et la correction applicable en cas de contournement.
L'accompagnement doit être choisi selon le besoin réel: humain, pédagogique, matériel, thérapeutique, organisationnel ou collectif.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Le répit doit exister concrètement sous forme de professionnels à domicile, d'accueil temporaire, de séjours adaptés, de relais de nuit, d'accueil de jour et de solutions d'urgence.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Un accompagnement psychologique est proposé aux aidants les plus exposés, selon un protocole coordonné avec la Santé. Ce soutien ne remplace jamais le besoin concret de relais.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
L'aidant a droit au repos, à la santé, à une vie professionnelle, à la formation, à une protection sociale et à la possibilité de dire qu'il ne peut plus continuer seul. Demander du répit n'est pas abandonner.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Le ministère reconnaît les aidants sans les enfermer dans l'héroïsme obligatoire. Il ne leur dit plus seulement merci, il leur apporte du relais, du temps, une protection et une solution d'urgence.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Un lieu n'est déclaré accessible qu'après des tests en situation réelle sur l'ensemble du parcours (arrivée, entrée, circulation, usage, sanitaires, évacuation, information, réservation, fonctionnement des équipements).
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Dans les grands équipements (gares, hôpitaux, tribunaux, mairies, piscines, musées, stades, plages aménagées, événements publics), une personne peut réserver une aide humaine ponctuelle pour franchir une difficulté.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
La réservation ne doit pas devenir une obligation permanente de prévoir chaque déplacement longtemps à l'avance. L'assistance spontanée est organisée dans les grands équipements lorsque cela est matériellement possible.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Sans transport accessible, une personne peut posséder un emploi, un médecin, une formation, un billet de spectacle ou un droit de vote sans pouvoir réellement s'y rendre.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Les nouvelles constructions et rénovations lourdes soutenues par LPE intègrent une capacité d'évolution (circulations suffisantes, cloisons transformables, salles d'eau adaptables, accès aux commandes, chambres utilisables avec…
Les nouvelles constructions et rénovations lourdes soutenues par LPE intègrent une capacité d'évolution (circulations suffisantes, cloisons transformables, salles d'eau adaptables, accès aux commandes, chambres utilisables avec une aide humaine ou un matériel médical, domotique évolutive, accès extérieur cohérent). La modularité ne signifie pas équiper médicalement chaque logement, mais permettre une évolution rapide et à coût maîtrisé.
Les petits propriétaires de bonne foi sont accompagnés (expertise, aides, financement, dérogation justifiée, solution progressive). Les grands bailleurs et opérateurs disposant de moyens sont soumis à des obligations renforcées.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Elle sert le handicap, l'accident, le vieillissement, la parentalité et la maladie. Elle devient une qualité durable du patrimoine résidentiel.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
L'emploi n'est pas une obligation uniforme, mais l'accès au travail ne doit pas être refusé par principe à ceux qui le souhaitent.
L'emploi n'est pas une obligation uniforme, mais l'accès au travail ne doit pas être refusé par principe à ceux qui le souhaitent. L'objectif est de permettre une contribution réelle, une rémunération juste, une progression et un lien social.
L'employeur conserve son pouvoir de recrutement et d'organisation, mais doit examiner sérieusement les aménagements portant sur le poste, le matériel, les horaires, le télétravail, la communication, les locaux, les objectifs, l…
La mesure devra être traduite en obligations et droits compréhensibles pour les salariés et les entreprises, avec un interlocuteur, un contrôle et une méthode de correction.
Les ESAT et entreprises adaptées sont rénovés pour offrir de meilleurs droits sociaux, une rémunération juste, des formations, des parcours de sortie vers le milieu ordinaire (avec droit au retour en cas d'échec) et une protect…
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Un emploi sans responsabilité, progression, salaire juste ou utilité réelle n'est pas une dignité.
Un emploi sans responsabilité, progression, salaire juste ou utilité réelle n'est pas une dignité. Les contrôles portent sur le poste réel, le salaire, la formation, la promotion et la durée. Les aides peuvent être récupérées lorsque l'emploi est artificiel.
L'emploi ordinaire, l'entreprise adaptée, l'ESAT rénové, la reconversion et l'activité utile ne sont plus des voies fermées les unes aux autres. La personne peut évoluer, essayer et revenir.
L’application devra préciser les producteurs concernés, les critères d’accès, la répartition de la valeur et les contrôles destinés à garantir l’effet annoncé sur le terrain.
La non-discrimination est appliquée dans tous les domaines (accès aux droits, santé, école, formation, emploi, rémunération, promotion, logement, transports, culture, sport, loisirs, numérique, justice, citoyenneté).
La non-discrimination est appliquée dans tous les domaines (accès aux droits, santé, école, formation, emploi, rémunération, promotion, logement, transports, culture, sport, loisirs, numérique, justice, citoyenneté). Elle couvre tous les handicaps (moteur, sensoriel, intellectuel, cognitif, psychique, invisible) et les discriminations croisées (origine, sexe, âge, lieu de résidence, pauvreté, apparence, orientation sexuelle, religion, situation familiale).
Les signalements de maltraitance sont protégés. Une procédure rapide permet d'instruire, de réparer, de sanctionner et de protéger la victime contre les représailles.
Les signalements de maltraitance sont protégés. Une procédure rapide permet d'instruire, de réparer, de sanctionner et de protéger la victime contre les représailles. La maltraitance peut être physique, psychologique, sexuelle, médicamenteuse, financière, administrative, institutionnelle ou liée à un sous-effectif connu et durablement ignoré.
La décision ne repose ni sur l'apparence, ni uniquement sur le nom du diagnostic, mais sur les conséquences fonctionnelles réelles (concentration, mémoire, déplacements, communication, fatigue, relations, douleur, autonomie, tr…
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Les politiques ciblent explicitement les personnes dont la parole est la moins accessible (polyhandicapées, isolées, non verbales).
Les politiques ciblent explicitement les personnes dont la parole est la moins accessible (polyhandicapées, isolées, non verbales). Les inspections, représentants, personnes de confiance, proches et professionnels disposent de voies d'alerte.
La France doit relocaliser la production d'équipements stratégiques: fauteuils, véhicules adaptés, rampes, batteries, domotique, prothèses, aides sensorielles, équipements de bain, dispositifs de mise à l'eau, minibus, outils p…
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Les aides reposent sur le besoin réel, la valeur produite en France, la qualité, la réparabilité, la disponibilité des pièces, la maintenance, le prix maîtrisé, la viabilité et la réduction de dépendance.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Les fabricants ne doivent pas créer de monopoles captifs. Les équipements financés par l'argent public font l'objet d'un contrôle strict des prix, des marges, des performances et de la durabilité.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
La France doit pouvoir concevoir, fabriquer, adapter, entretenir, réparer, recycler les équipements dont dépend la liberté quotidienne.
La France doit pouvoir concevoir, fabriquer, adapter, entretenir, réparer, recycler les équipements dont dépend la liberté quotidienne. Cette filière crée des emplois, des ateliers, des usines, des compétences, des stocks, des pièces et une souveraineté utile.
Le 2 de chaque mois, publication des grands flux: demandes, décisions, délais, paiements, droits durables, heures AESH, répit, personnes sans solution, incidents, investissements, corrections.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
Structuration des données avec statuts (OFFICIELLE_BRUTE, CALCULÉE, À AUDITER, PROJECTION_PROGRAMME). Les données sont cloisonnées, minimisées et tracées. Les accès injustifiés sont sanctionnés.
L’application reposera sur une trace datée et consultable des opérations concernées, afin d’identifier qui a agi, quand, dans quel cadre et avec quelle justification.
Aucune décision individuelle grave (droit, orientation, aptitude, protection) ne peut reposer sur un algorithme seul. Les critères sont explicables, audités et contestables. Les profils secrets et scores globaux sont interdits.
Le dispositif devra préciser ce que l’outil peut assister, ce qu’il ne peut jamais décider seul, qui conserve la responsabilité humaine et comment une décision peut être expliquée ou contestée.
Le dossier d'exécution et la data room statistique restent séparés. Le diagnostic intime ne circule pas librement entre l'école, l'employeur, le bailleur ou le transporteur. L'usage commercial des données est interdit.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Toute mesure peut être simplifiée, corrigée, réorientée, ralentie, fusionnée, suspendue ou supprimée. La mission demeure, l'outil peut changer. Tout pouvoir doit pouvoir être corrigé.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Aucun nombre de personnes appartenant à des définitions différentes n'est additionné artificiellement.
Aucun nombre de personnes appartenant à des définitions différentes n'est additionné artificiellement. Aucune dépense n'est comptée deux fois. Aucun bâtiment n'est déclaré accessible uniquement parce qu'un formulaire a été rempli. Aucun droit n'est déclaré effectif tant que la personne n'a pas pu l'utiliser.
Chaque territoire ultramarin dispose d'un plan propre mesurant les délais MDPH, les diagnostics, les transports, les soins, les professionnels, les établissements, les évacuations sanitaires, les équipements, les pannes, les pr…
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Le plan peut financer des formations locales, des équipes itinérantes, des consultations spécialisées organisées régulièrement, des stocks de pièces, des ateliers de réparation, des minibus adaptés, des logements temporaires, u…
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
L'égalité républicaine ne peut pas se limiter à l'existence théorique des mêmes prestations.
L'égalité républicaine ne peut pas se limiter à l'existence théorique des mêmes prestations. Elle doit se mesurer par les délais, les kilomètres, les ruptures et le reste à charge. L'équivalence réelle peut coûter davantage, elle constitue une obligation nationale.
Chaque indicateur national comporte une lecture propre aux territoires ultramarins. Les petits effectifs sont protégés lorsqu'une publication pourrait identifier une personne.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
15 blocs de preuve
Les cinq parcours restent la colonne vertébrale de la page : cinq vérités, cinq réflexions et cinq décisions d’exécution.
Parcours 1 sur 5
Vérité
Une personne handicapée doit encore prévoir l’ascenseur en panne, le quai inaccessible, le dossier à renouveler, l’AESH absent ou le fauteuil immobilisé faute de pièce. Ce qui est spontané pour les autres devient une expédition. Un droit peut être reconnu mais rester bloqué pendant des mois. La personne subit alors deux handicaps : sa situation, puis un pays conçu sans elle.
Réflexion
L’autonomie ne signifie pas vivre sans aide. Elle signifie garder le plus grand pouvoir possible sur son rythme, son domicile, ses relations, ses activités et son projet. LPE ne promet pas de supprimer toutes les limitations. Elle retire les obstacles administratifs, matériels et humains que la société ajoute, afin que l’accompagnement protège la liberté au lieu de remplacer le choix.
Exécution
Un dossier handicap unique réutilisera les informations encore valides et un référent suivra les situations complexes. Lorsqu’un droit reconnu tarde à être exécuté, la personne connaîtra le responsable, le délai, le motif et la solution provisoire. Une avance, un matériel de remplacement ou une aide temporaire pourra être déclenché selon le besoin. L’accueil humain restera garanti sans obligation de passer par Internet.
Parcours 2 sur 5
Vérité
En 2024, 1,8 million de personnes ont déposé au moins une demande auprès d’une MDPH. Le délai moyen atteignait 4,8 mois. Plus de 520 000 élèves en situation de handicap étaient scolarisés à la rentrée 2025, tandis qu’environ 134 800 AESH exerçaient un an plus tôt. Ces volumes montrent un progrès réel, mais une notification, une inscription ou un budget ne prouvent pas encore que le droit fonctionne.
Réflexion
La France dépense déjà beaucoup et possède de nombreux dispositifs. Le problème central est l’écart entre la décision et son exécution : droit non versé, accompagnement absent, accessibilité seulement déclarée, aidant sans relais. Les agents ne doivent pas servir de boucs émissaires d’un système saturé et répétitif. LPE mesurera les droits réellement utilisés, les heures réellement assurées et les parcours réellement accessibles.
Exécution
Les MDPH deviendront des maisons de droits, d’explication et de suivi après décision. Les situations simples seront accélérées et les handicaps irréversibles ouvriront des droits de base durables, sans renouvellements absurdes. Les AESH deviendront un véritable métier avec formation, temps complets accessibles, progression salariale, spécialisations et remplacements. L’écart entre heures notifiées, attribuées et réellement réalisées sera publié territoire par territoire.
Parcours 3 sur 5
Vérité
Une école peut accueillir un enfant sans lui permettre de progresser. Une rampe peut exister sans être utilisable, un logement peut être conforme mais invivable, et un aidant peut avoir droit au répit sans trouver personne pour le remplacer. Les handicaps invisibles restent souvent soumis au soupçon. La dignité demeure alors une promesse de papier, tandis que la famille compense silencieusement les défaillances.
Réflexion
LPE refuse l’inclusion de façade comme l’exclusion de facilité. La bonne solution est celle qui élève réellement l’enfant et respecte la personne : classe ordinaire, parcours mixte ou structure spécialisée selon le besoin. L’accessibilité sera jugée sur le parcours complet, pas sur un formulaire. Aucune intelligence artificielle ne décidera seule d’un droit, d’une aptitude, d’une orientation ou de la valeur d’un être humain.
Exécution
Chaque projet scolaire précisera les progrès recherchés, les adaptations, les soins et l’accompagnement réellement disponibles. Les lieux publics seront testés de l’arrivée jusqu’à la sortie, toilettes et évacuation comprises. Le répit prendra des formes concrètes : relais à domicile, accueil temporaire, nuit, urgence ou séjour adapté. Des agents réservables compléteront l’accessibilité dans les grands équipements sans remplacer les travaux nécessaires.
Parcours 4 sur 5
Vérité
Le code postal décide encore trop des délais, des transports, des diagnostics, du répit et des équipements disponibles. Dans les Outre-mer, une famille peut attendre une pièce, organiser une évacuation ou quitter durablement son territoire pour obtenir une réponse essentielle. Les aides techniques restent parfois chères, captives et difficiles à réparer. L’éloignement transforme alors une limitation en dépendance supplémentaire.
Réflexion
Les droits resteront nationaux, mais les réponses seront adaptées aux distances, aux métiers disponibles et aux réalités locales. L’État garantit et péréquate ; les régions forment et organisent les filières ; les départements suivent les droits et l’accompagnement ; les communes rendent la vie quotidienne praticable. Le privé peut produire, employer et innover, mais l’argent public impose qualité, continuité, prix lisibles, réparabilité et non-discrimination.
Exécution
Chaque territoire publiera ses délais, droits non exécutés, personnes sans solution, heures d’accompagnement et besoins de répit. Les Outre-mer disposeront de plans propres avec formations locales, équipes itinérantes, transports adaptés, stocks de pièces et ateliers de réparation. Le Fonds Productif soutiendra fauteuils, véhicules, rampes, domotique, prothèses et technologies d’assistance fabriqués ou maintenus en France, sous conditions de prix, qualité, durabilité et utilité.
Parcours 5 sur 5
Vérité
Sans changement, nos enfants hériteront de droits qui expirent, d’aidants épuisés, d’écoles inclusives sans moyens et de villes toujours conçues après coup. La France continuera à payer les conséquences de son inadaptation tout en important des équipements essentiels. Une société qui remercie les familles mais les laisse compenser seules transmet l’abandon. Elle rend également plus difficile le vieillissement futur de toute la population.
Réflexion
LPE veut transmettre une France conçue dès l’origine pour la diversité des corps, des perceptions, des rythmes et des intelligences. Un logement modulable, un service simple et un transport accessible servent aussi les personnes âgées, les parents et les blessés temporaires. La personne décidera autant que possible ; l’administration exécutera ; le juge protégera ; le peuple contrôlera. La mission restera stable, mais chaque outil pourra être corrigé.
Exécution
Les 100 premiers jours lanceront les audits, les lois d’exécution rapide, les pilotes MDPH, le plan AESH, le répit et les premiers tests d’accessibilité vécue. À cinq ans, les délais devront être fortement réduits, les droits durables harmonisés et les solutions territoriales identifiables. À dix ans, l’accessibilité devra entrer dès la conception. Chaque mois seront publiés délais, droits exécutés, heures assurées, dépenses, ruptures et corrections.
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