Aller au contenu

On s’attaque aux causes.

LPE

Ministère 09 · Vivre

Santé française, Prévention et Maillage territorial

On doit soigner avant que le problème devienne une urgence.

Prévention, médecins, hôpitaux, transports et données doivent fonctionner ensemble pour éviter les ruptures de soins.

52mesures distinctes
Ce ministère n’agit jamais seul.

Ses décisions doivent rester compatibles avec les 9 engagements communs : dignité, reste à vivre, plein emploi, entreprises, générations, égalité de traitement et transmission.

Voir comment tout se complète →

LA QUESTION DE CE MINISTÈRE

Qu’est-ce qui fabrique le problème ? Et où coupe-t-on la boucle ?

On ne commence pas par une mesure. On commence par ce qui se passe dans la vraie vie, ce qui l’aggrave et ce qu’il faut changer pour que le problème revienne moins souvent.

D’abord la cause. Ensuite la décision. Enfin le résultat.
01Problème 02Cause 03Décision

En 20 secondes · le problème, la cause, la décision

La carte vitale ne soigne pas quand personne ne répond

Des millions de Français possèdent une carte Vitale, mais cherchent encore un médecin qui accepte de les suivre. Ils appellent plusieurs cabinets, attendent un spécialiste, répètent leur histoire et repoussent parfois un soin dentaire, psychologique ou ophtalmologique. Certains finissent aux urgences faute d’autre porte. Le patient se perd dans le parcours pendant…

  • C'est la rupture la plus humaine et la plus fondamentale. Le système de santé français est devenu un labyrinthe pour des millions de personnes qui n'ont plus de médecin traitant.
  • C'est la réponse à l'épuisement des soignants et à la saturation des cabinets. Les médecins passent une part excessive de leur temps à des tâches administratives (secrétariat, coordination, paperasse) qui pourraient être assuré…
  • C'est une réponse concrète à l'abandon territorial. Une campagne de prévention est inutile si le patient ne peut pas se rendre au rendez-vous (pas de transport, pas de médecin disponible).
Sources publiques vérifiées

Ce que disent les chiffres officiels

Six repères officiels pour situer l’état réel du sujet avant d’entrer dans nos propositions.

Chaque ministère présente au moins six repères officiels structurants. Chaque chiffre indique son organisme, sa date, son champ et sa limite ; le fait officiel reste séparé de la lecture politique LPE.

LA LOGIQUE LPE

On s’attaque à la cause.

Pas seulement à ce qu’elle provoque.

Les décisions essentielles

Si vous ne lisez que 3 mesures, lisez celles-là.

01

Le référent de santé (la porte d'entrée universelle)

C'est la rupture la plus humaine et la plus fondamentale. Le système de santé français est devenu un labyrinthe pour des millions de personnes qui n'ont plus de médecin traitant.

Fiche officielle indexable
02

La libération du temps médical (redonner le temps de soin)

C'est la réponse à l'épuisement des soignants et à la saturation des cabinets. Les médecins passent une part excessive de leur temps à des tâches administratives (secrétariat, coordination, paperasse) qui pourraient être assuré…

Fiche officielle indexable
03

La fin de la médecine de "papier": la prévention et le transport réels

C'est une réponse concrète à l'abandon territorial. Une campagne de prévention est inutile si le patient ne peut pas se rendre au rendez-vous (pas de transport, pas de médecin disponible).

Fiche officielle indexable

LE GARDE-FOU

Une mesure ne doit pas créer le problème suivant.

Les autres ministères servent aussi à empêcher la décision de dérailler.

Le problème · pourquoi · ce qu’on fait

Voir pourquoi on fait ça et comment.

01La carte vitale ne soigne pas quand personne ne répond

La réalité

Couvert, mais toujours seul devant le labyrinthe.

Des millions de Français possèdent une carte Vitale, mais cherchent encore un médecin qui accepte de les suivre. Ils appellent plusieurs cabinets, attendent un spécialiste, répètent leur histoire et repoussent parfois un soin dentaire, psychologique ou ophtalmologique. Certains finissent aux urgences faute d’autre porte. Le patient se perd dans le parcours pendant que le soignant perd du temps à chercher un lit, un document ou un interlocuteur.

Ce qu’il faut comprendre

Un droit sans professionnel disponible reste une promesse.

Une couverture financière n’est pas une protection réelle lorsque personne n’est disponible pour soigner. LPE refuse d’accuser le patient qui se rend aux urgences parce qu’aucune autre réponse n’existe. La santé doit commencer avant la crise, par une porte d’entrée identifiable, une prévention accessible et une équipe capable d’orienter. Le médecin reste responsable du diagnostic, mais il ne doit plus porter seul toute l’organisation.

La décision LPE

Un référent réel pour entrer dans le soin.

Chaque personne disposera d’un référent de santé réellement joignable. Le médecin traitant conservera la référence médicale lorsqu’il est disponible ; sinon, un pôle territorial organisera l’entrée dans le système autour d’un infirmier référent, d’un médecin, d’un pharmacien ou d’une sage-femme selon le besoin. Le référent suivra les rappels, les transmissions et l’orientation, sans jamais remplacer les décisions médicales réservées au médecin.

02La france dépense beaucoup, mais trop tard et trop loin

La réalité

242 200 médecins, mais des patients toujours sans porte.

Au début de 2026, la France comptait environ 242 200 médecins, mais leur présence nationale ne garantit pas leur disponibilité locale. En 2022, 65 % des généralistes interrogés déclaraient refuser parfois de nouveaux patients comme médecin traitant. En 2024, les soins et biens médicaux représentaient environ 255 milliards d’euros. La France ne manque donc pas seulement d’argent ou de professionnels : elle souffre surtout d’une mauvaise répartition du temps, des compétences et des capacités.

Ce qu’il faut comprendre

Le problème est aussi le temps mal utilisé.

Le système dépense trop souvent après l’aggravation, lorsque la prévention, la proximité ou la coordination ont échoué. Les médecins consacrent encore une part excessive de leur temps à l’administratif, tandis que les infirmiers, pharmaciens, secrétaires et coordinateurs restent sous-utilisés dans le parcours. LPE ne promet pas une médecine moins chère au rabais. Elle veut que chaque professionnel travaille au sommet de sa compétence et que chaque euro crée une capacité durable.

La décision LPE

Libérer le médecin et exécuter la prévention.

Des secrétariats mutualisés, des assistants, des infirmiers référents et des pharmaciens de parcours libéreront du temps médical. La prévention sera exécutée par des rendez-vous, des transports et un suivi réel, notamment pour les cancers, la santé dentaire, la vision, le sommeil et les maladies chroniques. Un socle de premier recours pris en charge à 100 % sera étendu progressivement, seulement lorsque les professionnels et le financement permettront un accès réel.

03Le patient a besoin d’une équipe, pas d’un labyrinthe

La réalité

Chaque rupture finit par retomber sur l’hôpital.

Aujourd’hui, la ville, l’hôpital, la pharmacie, la santé mentale, le transport et le domicile fonctionnent encore trop souvent comme des mondes séparés. Une sortie d’hospitalisation peut avoir lieu sans rendez-vous, sans matériel ou sans transmission claire. La souffrance psychique attend parfois l’effondrement avant d’obtenir une réponse. Les prescriptions s’addition psychique attend parfois l’effondrement avant d’obtenir une réponse. Les prescriptions s’additionnent, les examens se répètent et l’hôpital devient le dernier refuge de toutes les défaillances du territoire.

Ce qu’il faut comprendre

Le bon professionnel, au bon moment, avec une responsabilité claire.

LPE construit une équipe complète autour du patient, pas une médecine au rabais. Le médecin diagnostique et arbitre ; l’infirmier suit et alerte ; le pharmacien sécurise les traitements ; le psychologue accompagne les souffrances adaptées à sa compétence ; le psychiatre traite les situations médicales spécialisées. L’hôpital doit retrouver sa mission : urgence vitale, chirurgie, soins lourds et pathologies complexes, au lieu de remplacer en permanence la proximité absente.

La décision LPE

Relier la ville, l’hôpital, la pharmacie et le domicile.

Chaque bassin organisera des pôles pluriprofessionnels, des spécialistes tournants, des consultations non programmées et une première réponse en santé mentale. Toute sortie complexe d’hôpital comprendra ordonnance vérifiée, rendez-vous, transport, soins à domicile, référent et signes d’alerte. Les traitements à risque feront l’objet d’une revue coordonnée entre médecin et pharmacien. Le carnet numérique sera souverain, traçable et rectifiable, sans décision individuelle automatisée ni exploitation commerciale de l’intimité.

04La santé ne doit plus être une loterie géographique

La réalité

Le code postal décide encore trop de la perte de chance.

Deux patients souffrant du même problème n’obtiennent pas les mêmes délais selon leur adresse. Les campagnes, les quartiers éloignés, les montagnes et les territoires ultramarins cumulent parfois distances, transports insuffisants, spécialités absentes et difficultés de recrutement. Un territoire sous-doté produit moins d’actes précisément parce qu’il manque de professionnels. Le financer uniquement selon son activité passée revient alors à organiser durablement sa pénurie.

Ce qu’il faut comprendre

Mêmes droits, organisations adaptées à chaque territoire.

Les droits doivent rester nationaux, mais l’organisation doit suivre la réalité des bassins de vie. LPE ne promet pas un hôpital et chaque spécialiste dans chaque commune. L’État garantit la porte d’entrée, la sécurité, la prévention et la continuité ; les régions planifient les formations et les capacités lourdes ; les départements coordonnent l’autonomie et le médico-social ; les communes rendent les locaux, le logement et la médiation possibles.

La décision LPE

Un bassin sanitaire responsable, jusqu’aux outre-mer.

Chaque bassin sanitaire garantira un référent, un avis médical, une permanence, une pharmacie, une réponse de santé mentale, un transport et une orientation spécialisée. Des équipes mobiles et des spécialistes tournants rapprocheront les soins rares. Chaque territoire ultramarin recevra son propre plan de formation, stocks, maternité, psychiatrie, imagerie et évacuations. Si un droit essentiel reste bloqué malgré l’appui et le financement, l’État pourra se substituer temporairement pour rétablir la capacité.

05Transmettre une france qui soigne avant l’urgence

La réalité

La dépendance et le gaspillage menacent la promesse sanitaire.

Sans maîtrise des médicaments essentiels, des données, des équipements et des compétences, la continuité des soins dépendra de décisions prises ailleurs. Sans correction, les maisons de santé vides, les plateformes inutiles, les dettes hospitalières et les complémentaires opaques peuvent absorber des milliards sans réduire l’attente. Nos enfants hériteraient alors d’un système très coûteux, technologiquement dépendant et toujours incapable de garantir une réponse simple avant l’urgence.

Ce qu’il faut comprendre

L’utilité avant la rente, la vérité avant l’affichage.

LPE veut transmettre une France qui soigne avant l’effondrement, protège l’hôpital et rend du temps aux professionnels. L’utilité réelle passera avant la rente, l’affichage et le nombre de structures inaugurées. Les données serviront à corriger, jamais à surveiller les corps ou punir les soignants de bonne foi. Ce qui fonctionne sera renforcé ; ce qui reste fictif, discriminatoire, captif ou dangereux devra être transformé ou arrêté.

La décision LPE

Cinq ans pour mailler, dix ans pour rendre durable.

Les 100 premiers jours publieront la carte des ruptures, lanceront les référents territoriaux, la santé mentale rapide, les revues de traitements, les audits hospitaliers et des complémentaires, ainsi que la liste des produits essentiels. D’ici cinq ans, chaque bassin devra disposer d’une architecture complète de réponse. Un tableau public suivra délais, référents, urgences, dépistages, pénuries, agressions, discriminations et Outre-mer. Les résultats seront audités indépendamment et les financements corrigés selon les preuves.

À VOUS DE VOIR

Ne nous croyez pas. Testez.

Changez les hypothèses. Regardez où ça tient et où ça casse.

Si vous voulez tout lire

52 mesures. Le programme complet garde tous les détails.

Cliquez : d’abord le problème, ensuite ce qu’on fait, puis ce que ça doit changer. Les détails techniques restent derrière.

Programme V4 intégral · 209 pages

Vous voulez vraiment tout vérifier ?

Le texte complet du document est maintenant présent directement dans cette page, en HTML. Rien à charger pour Google, rien à télécharger pour commencer à lire.

Ouvrir le programme complet →
Source officielle · 09-001 →
Source officielle · 09-002 →
Source officielle · 09-003 →
Source officielle · 09-004 →
Source officielle · 09-005 →
Source officielle · 09-006 →
Source officielle · 09-007 →
Source officielle · 09-008 →
Source officielle · 09-009 →
Source officielle · 09-010 →
Source officielle · 09-011 →
Source officielle · 09-012 →
Source officielle · 09-013 →
Source officielle · 09-014 →
Source officielle · 09-015 →
Source officielle · 09-016 →
Source officielle · 09-017 →
Source officielle · 09-018 →
Source officielle · 09-019 →
Source officielle · 09-020 →
Source officielle · 09-021 →
Source officielle · 09-022 →
Source officielle · 09-023 →
Source officielle · 09-024 →
Source officielle · 09-025 →
Source officielle · 09-026 →
Source officielle · 09-027 →
Source officielle · 09-028 →
Source officielle · 09-029 →
Source officielle · 09-030 →
Source officielle · 09-031 →
Source officielle · 09-032 →
Source officielle · 09-033 →
Source officielle · 09-034 →
Source officielle · 09-035 →
Source officielle · 09-036 →
Source officielle · 09-037 →
Source officielle · 09-038 →
Source officielle · 09-039 →
Source officielle · 09-040 →
Source officielle · 09-041 →
Source officielle · 09-042 →
Source officielle · 09-043 →
Source officielle · 09-044 →
Source officielle · 09-045 →
Source officielle · 09-046 →
Source officielle · 09-047 →
Source officielle · 09-048 →
Source officielle · 09-049 →

Ce sujet ne fonctionne pas seul

Analyses, faits officiels et programme se répondent.

Un même problème peut toucher plusieurs ministères. Ici, on relie le raisonnement aux données qui permettent de le vérifier.

Faites avancer le débat

Après cette lecture, qu’attendez-vous surtout ?

Programme intégral · V4 · 209 pages

Tout le programme. Directement dans la page.

Pas un résumé et pas un PDF caché derrière un lecteur. Le texte intégral du document ministériel est rendu ci-dessous en HTML. Les accordéons servent seulement à garder la lecture respirable.

MINISTÈRE 09 V4 · 209 pages
Document de référence MINISTÈRE N°9 — SANTÉ FRANÇAISE, PRÉVENTION ET MAILLAGE TERRITORIAL

34 chapitres principaux · contenu présent dans le HTML initial de la page · aucun chargement externe nécessaire pour le lire.

Tout vérifierDéployer le programme V4 complet209 pages · 34 chapitres

MINISTÈRE N°9 — SANTÉ FRANÇAISE, PRÉVENTION ET MAILLAGE TERRITORIAL

PRÉAMBULE DOCTRINAL — NE PAS TRAHIR CEUX QUI ONT BÂTI L’HÔPITAL

01PRÉAMBULE DOCTRINAL — NE PAS TRAHIR CEUX QUI ONT BÂTI L’HÔPITALp. 1

Nos anciens n’ont pas construit la Sécurité sociale, les dispensaires, les maternités, les centres de soins, les laboratoires, les pharmacies, les hôpitaux et les services d’urgence pour que leurs descendants apprennent à vivre avec l’attente, le renoncement et la peur de ne trouver personne.

Ils n’ont pas consacré leur travail, leurs cotisations, leurs impôts et parfois leur propre santé à bâtir un système collectif pour qu’un enfant attende un bilan, qu’une femme reporte un dépistage, qu’un malade chronique reste sans médecin, qu’un soignant s’effondre sous les tâches administratives ou qu’un habitant des Outre-mer doive quitter son territoire pour recevoir un soin qui aurait dû y être organisé.

Ils ont construit une promesse.

La promesse que la maladie ne laisserait pas chacun seul avec ses moyens, son adresse, ses relations ou sa chance.

Cette promesse n’a jamais signifié que toute souffrance pourrait être supprimée.

Elle signifiait qu’aucun citoyen ne serait abandonné lorsque son corps ou son esprit commencerait à céder.

La France possède toujours cette puissance.

Elle forme des professionnels de haut niveau.

Elle dispose d’établissements capables de prendre en charge des pathologies complexes, de réaliser des interventions exceptionnelles, d’assurer une médecine d’urgence, une recherche, une pharmacologie et une protection collective que de nombreux peuples ne possèdent pas.

Mais cette puissance est devenue trop difficile à atteindre.

Le patient entre parfois dans le système comme on entre dans un labyrinthe.

Il cherche un médecin traitant.

Il téléphone à plusieurs cabinets.

Il attend un spécialiste.

Il renouvelle une ordonnance sans véritable revue globale.

Il répète son histoire à plusieurs professionnels.

Il repousse un soin dentaire, psychologique ou ophtalmologique.

Il finit aux urgences parce qu’il n’a trouvé aucune autre porte.

Il découvre que la couverture financière ne garantit pas la disponibilité humaine.

Le soignant, de son côté, tient encore le système par son engagement.

Il soigne, mais il doit également coder, justifier, chercher un lit, rappeler un service, répondre à la colère, gérer les ruptures de médicaments, remplir plusieurs outils et réparer lui-même les défauts de coordination.

Une organisation nationale ne peut pas dépendre durablement de l’endurance morale de ceux qui y travaillent.

LPE refuse de trahir l’héritage sanitaire reçu.

Elle refuse que l’hôpital soit progressivement transformé en dernier refuge de toutes les défaillances territoriales.

Elle refuse que la médecine de proximité devienne un privilège géographique.

Elle refuse que la prévention reste un discours général sans rendez-vous, sans transport, sans professionnel disponible et sans suivi.

Elle refuse que la santé mentale ne soit pleinement reconnue qu’après l’effondrement.

Elle refuse que les médicaments, les données de santé, les équipements et les complémentaires deviennent des marchés plus lisibles pour leurs opérateurs que pour les patients.

Elle refuse également les réponses faciles.

La France ne résoudra pas ses difficultés sanitaires en décrétant que chaque commune possédera demain tous les spécialistes.

Elle ne formera pas instantanément les médecins, infirmiers, psychiatres, sages-femmes, dentistes, pharmaciens, aides-soignants et techniciens qui manquent.

Elle ne supprimera pas les contraintes du vieillissement, de la chronicité, de la démographie médicale et de la complexité scientifique.

Mais elle peut cesser de subir ces contraintes sans organisation commune.

Elle peut libérer du temps médical.

Elle peut construire des équipes complètes autour du patient.

Elle peut répartir les compétences avec davantage d’intelligence.

Elle peut organiser des spécialistes tournants.

Elle peut rapprocher la prévention.

Elle peut coordonner les transports.

Elle peut rendre les données utiles sans livrer l’intimité.

Elle peut sécuriser les prescriptions.

Elle peut protéger les professionnels.

Elle peut produire davantage de médicaments et d’équipements stratégiques.

Elle peut investir dans les territoires avant que la pénurie ne devienne une fatalité.

La doctrine sanitaire LPE repose donc sur une rupture simple :

la santé ne commence pas lorsque la maladie devient urgente.

Elle commence par un référent.

Elle commence par le territoire.

Elle commence par le sommeil, la nutrition, l’activité, la santé mentale, la vaccination et le dépistage.

Elle commence par la possibilité d’obtenir une réponse avant de se rendre aux urgences.

Elle commence par la capacité du professionnel à accéder à l’information utile, à transmettre correctement et à consacrer son temps à son métier.

Elle commence enfin par la souveraineté.

Une Nation qui ne maîtrise plus ses médicaments essentiels, ses dispositifs, ses données, ses formations et ses capacités hospitalières remet la continuité de la vie entre les mains d’intérêts qu’elle ne contrôle pas.

LPE applique à la santé son axiome économique fondamental :

l’utilité réelle précède le capital.

Un centre de santé n’est pas utile parce qu’il a été inauguré.

Il est utile s’il possède des professionnels, accueille des patients, réduit les délais et assure une continuité.

Une plateforme n’est pas utile parce qu’elle est numérique.

Elle est utile si elle simplifie le parcours, libère du temps et protège les données.

Une mutuelle n’est pas utile parce qu’elle collecte des cotisations.

Elle est utile si elle améliore réellement la couverture sans doublonner, opacifier ou capter une part excessive des ressources.

Un médicament n’est pas utile parce qu’il a été délivré.

Il est utile lorsqu’il correspond au besoin, dans la quantité nécessaire, avec une prescription comprise et sécurisée.

Une politique de prévention n’est pas utile parce qu’elle envoie une lettre.

Elle est utile lorsque le citoyen peut accéder au dépistage, comprendre son intérêt et être accompagné si le résultat appelle une suite.

Chaque dépense sanitaire devra donc répondre à quatre questions :

Quel besoin réel traite-t-elle ?

Quel usage réel produit-elle ?

Peut-elle fonctionner durablement ?

Comment le peuple peut-il vérifier son résultat ?

LPE ne finance pas des intentions. LPE finance des preuves.

La santé française ne sera pas reconstruite par une annonce unique.

Elle le sera par une présence organisée.

Un professionnel identifiable.

Une équipe disponible.

Un soin rapproché.

Une prévention exécutée.

Une urgence protégée.

Un patient suivi.

Une erreur analysée.

Un territoire réparé.

Une dépendance réduite.

Nous ne voulons pas entrer dans l’Histoire pour qu’on se souvienne de nous.

Nous voulons simplement que ceux qui viennent après nous puissent dire :

ils n’ont pas laissé tomber.

02PRINCIPE TRANSVERSAL — DISCRIMINATION ZÉRO DANS L’ACCÈS AUX SOINSp. 4

La maladie ne choisit ni le nom, ni l’origine, ni la religion, ni le revenu, ni l’adresse.

Le système de santé ne doit pas les choisir davantage.

Aucune personne ne doit recevoir moins d’attention, attendre davantage, être moins écoutée, moins soulagée, moins informée ou moins protégée en raison :

de son origine réelle ou supposée ;

de son nom ;

de sa couleur de peau ;

de sa religion ou de son absence de religion ;

de son sexe ;

de son orientation sexuelle ;

de son identité légalement reconnue ;

de son âge ;

de son handicap ;

de son poids ;

de son apparence ;

de son accent ;

de son niveau de français ;

de sa situation familiale ;

de sa pauvreté ;

de son logement ;

de son territoire ;

de son statut professionnel ;

de son état psychique ;

de son addiction ;

de sa pathologie ;

de son passage en prison ;

de son appartenance ou non à une complémentaire ;

de toute autre caractéristique protégée par le droit.

La discrimination sanitaire ne se limite pas au refus explicite de soigner.

Elle peut apparaître dans :

un rendez-vous refusé ;

un symptôme minimisé ;

une douleur moins prise au sérieux ;

une absence d’aménagement ;

une information non comprise ;

une orientation retardée ;

un transport non prévu ;

une rupture de continuité ;

une différence injustifiée de délai ;

un refus de prise en charge lié à la complexité administrative ;

une décision fondée sur un préjugé plutôt que sur l’état médical.

LPE impose donc une doctrine précise :

même dignité ;

même qualité d’écoute ;

mêmes critères médicaux ;

même droit à l’information ;

même accès au recours ;

même obligation de continuité.

L’égalité ne signifie pas donner exactement le même soin à chacun.

Elle signifie adapter la réponse au besoin réel sans abaisser la dignité, l’exigence ou la protection.

Une personne âgée, handicapée, isolée, allophone, précaire ou éloignée peut avoir besoin de davantage de temps, de transport, de médiation, d’accessibilité ou de coordination.

Cette adaptation n’est pas un privilège.

Elle rend le droit réel.

Toute discrimination signalée dans un service public, un établissement, un cabinet, une pharmacie, un laboratoire, une complémentaire, une structure médico-sociale ou un transport sanitaire doit recevoir :

un accusé de réception ;

une mise en protection lorsque cela est nécessaire ;

une instruction rapide ;

un contradictoire ;

une décision motivée ;

une réparation lorsqu’un préjudice est établi ;

une sanction certaine, dissuasive et juridiquement proportionnée ;

une possibilité de recours ;

une inscription anonymisée dans les statistiques publiques.

La gravité est renforcée lorsque la discrimination vient :

d’un détenteur d’autorité ;

d’un service public ;

d’un professionnel exerçant une mission de soin ;

d’un organisme financé par l’argent public ;

d’un opérateur détenant une position territoriale incontournable.

Aucun professionnel ne doit cependant être condamné sur la seule base d’une accusation non instruite.

La victime doit être protégée.

Les faits doivent être établis.

Le contradictoire doit être respecté.

La sanction doit tenir devant le juge.

Argent public, service public, autorité sanitaire : discrimination zéro, sanction certaine.

031. IDENTITÉp. 6

Pôle

Pôle Blanc — Réflexion, Capital humain, Réparation.

Formule du pôle

La France qui forme, soigne, travaille, fait naître, relève, accompagne et protège dignement.

Formule courte

La France qui protège.

Classement

Ministère n°9.

Nom complet

Ministère de la Santé française, de la Prévention et du Maillage territorial.

Fonction

Le ministère a pour fonction de garantir à chaque personne un accès réel, proche, lisible, coordonné et sûr aux soins essentiels.

Il organise la présence sanitaire avant la crise.

Il reconstruit la médecine de proximité.

Il protège l’hôpital.

Il désengorge les urgences.

Il structure la santé mentale.

Il coordonne les professionnels.

Il réduit les délais et les renoncements.

Il sécurise les médicaments, les prescriptions, les transports, les données et les transitions entre la ville, l’hôpital et le domicile.

Il protège les soignants.

Il réduit les inégalités territoriales.

Il renforce les capacités sanitaires des Outre-mer.

Il prépare la souveraineté pharmaceutique, médicale et technologique de la France.

Ligne de force synchronisée

Ligne n°2 — Santé, prévention, territoire et dignité humaine.

Cette ligne réunit principalement :

le ministère n°9 — Santé française, Prévention et Maillage territorial ;

le ministère n°10 — Natalité française, Protection de l’enfant et Parentalité ;

le ministère n°11 — Retraite, Transmission et Grand âge ;

le ministère n°12 — Handicap, Autonomie et Dignité.

La Santé protège la vie et prévient la rupture.

La Natalité accompagne la naissance et les premières années.

Le Handicap garantit l’autonomie et l’exécution des adaptations.

La Retraite protège la continuité du soin, l’autonomie et la dignité dans l’avancée en âge.

Ministères directement liés

Le ministère n°9 travaille en continuité avec :

le Budget, qui finance, audite et distingue l’investissement sanitaire du fonctionnement improductif ;

le Numérique, qui garantit les données, les outils souverains et l’interopérabilité ;

l’Intérieur et la Justice, qui protègent les soignants, les établissements, les patients et les données ;

les Mobilités, qui organisent l’accès matériel aux soins ;

l’Éducation, qui accueille la santé scolaire et la prévention précoce ;

le Travail, qui pilote la santé professionnelle et la prévention de l’usure ;

l’Industrie, qui reconstruit les capacités pharmaceutiques et médicales ;

l’Agriculture, qui agit sur l’alimentation et la nutrition ;

l’Écologie productive, qui réduit les pollutions sanitaires et l’empreinte du secteur ;

la Mer et les Outre-mer, qui adaptent les capacités aux réalités insulaires, ultramarines et maritimes.

La Santé devient le chef de file du soin, de la prévention et de la sécurité sanitaire.

Elle ne devient pas propriétaire de toutes les politiques qui influencent la santé.

Mission courte

Rendre le soin accessible avant l’urgence, coordonné autour du patient et présent dans chaque territoire.

Mesure centrale

LPE crée un maillage sanitaire national continu.

Ce maillage garantit à chaque personne une porte d’entrée identifiable vers le soin.

Il repose sur :

un référent de santé ;

des pôles de proximité ;

un rôle infirmier renforcé ;

des équipes pluriprofessionnelles ;

des spécialistes territoriaux tournants ;

un accès organisé à la santé mentale ;

une prévention réellement exécutée ;

un carnet de santé numérique sécurisé ;

une coordination du transport sanitaire ;

une articulation claire entre ville, hôpital et domicile ;

une sécurisation des médicaments et des prescriptions ;

une capacité publique de substitution lorsque le territoire reste sans solution.

Le référent de santé ne signifie pas qu’un infirmier remplace le médecin.

Lorsque le médecin traitant est disponible, il reste le référent médical principal.

Lorsqu’il ne l’est pas, le patient ne doit pas rester sans entrée dans le système.

Le pôle territorial organise alors une coordination temporaire ou durable autour d’un infirmier référent, d’un médecin disponible, d’un pharmacien, d’une sage-femme ou d’un autre professionnel selon le besoin.

L’objectif n’est pas de diminuer la médecine.

Il est d’utiliser pleinement toutes les compétences sans abandonner la responsabilité médicale.

Doctrine

La santé doit protéger le peuple, pas l’épuiser.

Elle ne doit pas épuiser le patient par :

l’attente ;

les déplacements ;

les répétitions ;

les démarches ;

l’incertitude ;

les restes à charge évitables ;

l’absence d’interlocuteur ;

la peur de déranger ;

la difficulté à comprendre.

Elle ne doit pas épuiser les soignants par :

la surcharge ;

la solitude ;

la violence ;

la paperasse ;

le manque de lits ;

la recherche permanente d’une place ;

la coordination artisanale ;

les outils mal conçus ;

les décisions contradictoires.

Elle ne doit pas épuiser les finances collectives en intervenant toujours plus tard, plus lourdement et plus cher.

Slogan

Moins d’attente, plus de soignants, plus de proximité.

Formule centrale

Une couverture financière n’est pas une protection réelle lorsque personne n’est disponible pour soigner.

Règle d’or

Aucune personne ne doit être abandonnée sans référent, sans réponse, sans transport ou sans solution territoriale lorsqu’un soin essentiel est nécessaire.

Principes directeurs

1. La présence avant la promesse

Un droit à la santé n’est réel que si un professionnel, un lieu, un créneau, un transport ou une réponse sont effectivement disponibles.

2. La prévention avant la réparation lourde

La prévention ne garantit pas l’absence de maladie.

Elle réduit les retards, les pertes de chance, les complications et les hospitalisations évitables.

3. Le bon professionnel au bon moment

Toute demande ne nécessite pas le même niveau d’intervention.

Le système doit permettre à chacun d’exercer au sommet de sa compétence sans confusion des responsabilités.

4. Le médecin doit pouvoir exercer son métier médical

Le médecin diagnostique, arbitre, prescrit, coordonne les situations complexes et engage la responsabilité médicale.

Il ne doit pas consacrer une part excessive de son temps à des tâches préparatoires, répétitives ou administratives qui peuvent être organisées autrement.

5. L’infirmier devient un pilier du parcours

L’infirmier participe au suivi, à la prévention, à l’éducation en santé, à la coordination et à l’alerte.

Il agit dans un cadre défini, formé, traçable et sécurisé.

6. L’hôpital doit être protégé

L’hôpital assure l’urgence vitale, les soins lourds, la chirurgie, les plateaux techniques, l’hospitalisation et les pathologies complexes.

Il ne doit plus être le dernier guichet de toutes les défaillances territoriales.

7. La santé mentale appartient pleinement à la santé

La souffrance psychique doit recevoir une première réponse avant l’effondrement, l’addiction, l’hospitalisation, la tentative de suicide ou la rupture familiale et professionnelle.

8. Le territoire ne doit pas déterminer la perte de chance

Les formes d’organisation peuvent varier.

Le niveau de protection ne doit pas varier.

9. Les données servent le patient

Le numérique doit éviter les doublons, sécuriser les prescriptions, transmettre les informations utiles et rendre les accès traçables.

Il ne doit ni remplacer la relation humaine, ni devenir un marché de surveillance.

10. La souveraineté sanitaire protège la continuité

Les médicaments, dispositifs, équipements, données, compétences et stocks essentiels ne peuvent dépendre entièrement de chaînes que la France ne maîtrise pas.

11. La vérité sert la correction

Les erreurs, délais, ruptures, pénuries, infections, interactions et pertes de chance doivent être mesurés, analysés et corrigés.

La transparence ne doit pas produire une chasse punitive contre les soignants de bonne foi.

Elle doit empêcher la dissimulation et la répétition.

12. Chaque euro doit créer une capacité réelle

Une dépense sanitaire est légitime lorsqu’elle :

soigne ;

prévient ;

rapproche ;

forme ;

équipe ;

sécurise ;

coordonne ;

réduit une dépendance ;

évite un coût futur crédible.

042. PREUVES D’ENTRÉE — VERSION CHIFFRÉEp. 11

La France ne part pas d’un système sanitaire détruit.

Elle possède une assurance maladie collective, des hôpitaux, une médecine libérale, des professionnels nombreux, une recherche, des dispositifs de prévention, des agences, des établissements médico-sociaux, des pharmacies et une capacité de prise en charge lourde.

Au 1er janvier 2026, la DREES recense environ 242 200 médecins en activité en France, soit 5 000 de plus qu’un an auparavant. Cette progression nationale ne signifie toutefois pas que les besoins locaux, les spécialités, le temps médical ou l’accessibilité soient correctement répartis.

La réforme LPE ne doit donc pas caricaturer la situation.

Le problème français n’est pas seulement le nombre total de professionnels.

Il réside dans la combinaison de plusieurs désordres :

répartition territoriale ;

vieillissement de certaines professions ;

temps médical capté par l’administratif ;

coordination insuffisante ;

déficit de prévention ;

spécialités concentrées ;

santé mentale saturée ;

transports mal organisés ;

hôpital utilisé par défaut ;

dépendances pharmaceutiques ;

données fragmentées ;

inégalités ultramarines.

2.1. Un accès aux médecins généralistes encore dégradé

En 2023, l’accessibilité moyenne aux médecins généralistes, mesurée par l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée, s’établissait à environ 3,3 consultations accessibles par habitant et par an. Elle avait diminué de 1,4 % en un an sous l’effet de la baisse du nombre de généralistes libéraux, de l’activité moyenne et de la croissance de la population.

Cette moyenne nationale masque des écarts importants.

Deux citoyens ayant le même besoin peuvent rencontrer des délais, des distances et une disponibilité totalement différents selon leur bassin de vie.

La densité brute ne suffit pas à mesurer la réalité.

Un médecin âgé, exerçant à temps partiel ou ayant une patientèle saturée ne produit pas la même accessibilité qu’un professionnel nouvellement installé dans une équipe coordonnée.

LPE utilisera donc plusieurs indicateurs :

nombre de professionnels ;

temps médical disponible ;

délais ;

distance ;

capacité à accepter de nouveaux patients ;

continuité des soins ;

besoins liés à l’âge et aux pathologies du territoire.

Statut : DONNÉE OFFICIELLE BRUTE.

2.2. L’existence d’un médecin ne garantit pas l’acceptation de nouveaux patients

En 2022, 65 % des médecins généralistes interrogés déclaraient être amenés à refuser de nouveaux patients comme médecin traitant, contre 53 % en 2019. Cette situation montre que la difficulté ne relève pas uniquement de l’absence physique de médecins, mais aussi de la saturation des patientèles et du manque de temps disponible.

L’Assurance Maladie relève néanmoins une amélioration pour certains publics prioritaires : fin 2025, la part des patients en affection de longue durée sans médecin traitant était de 4,3 %, contre 5,6 % fin 2022. Cette amélioration doit être reconnue, mais elle ne résout ni l’ensemble des patients sans référent, ni les délais, ni les inégalités territoriales.

LPE ne présentera donc pas comme acquise l’estimation ancienne d’environ 6,2 millions de personnes sans médecin traitant sans actualisation méthodologique complète.

Cette donnée reste :

À ACTUALISER.

La réforme retiendra une mesure plus large :

la part de la population sans référent de santé effectivement joignable.

Cette définition devra distinguer :

médecin traitant déclaré et disponible ;

médecin déclaré mais inaccessible ;

référent territorial temporaire ;

patient sans aucune coordination.

2.3. Les urgences absorbent une partie des défaillances de proximité

Le document source estime qu’une part importante des passages aux urgences pourrait relever d’une prise en charge ambulatoire ou territoriale. Cette proportion devra être recalculée selon une méthodologie nationale commune distinguant :

passage réellement évitable ;

passage réorientable après évaluation ;

doute légitime du patient ;

absence de solution disponible ;

urgence sociale ;

urgence psychiatrique ;

urgence vitale ou potentiellement vitale.

LPE refuse d’accuser automatiquement le patient.

Une personne qui ressent une douleur inquiétante ne doit pas avoir à poser elle-même un diagnostic pour savoir si elle « mérite » les urgences.

La responsabilité première appartient au système :

proposer une réponse lisible ;

garantir un conseil ;

ouvrir des créneaux ;

organiser la permanence ;

assurer le transport ;

ne jamais refuser un doute sérieux.

L’indicateur « 41 % de passages potentiellement évitables » est donc conservé uniquement comme :

DONNÉE À AUDITER.

2.4. Les dépenses de santé sont élevées, mais leur composition compte davantage que leur seul volume

En 2024, la consommation de soins et de biens médicaux atteignait environ 255 milliards d’euros. Les soins hospitaliers représentaient près de la moitié de cette consommation, soit 120,7 milliards d’euros.

Ces montants montrent que la France ne manque pas d’une dépense sanitaire globale.

Elle manque d’une allocation suffisamment précoce, territoriale et coordonnée.

Un système peut dépenser beaucoup tout en laissant subsister :

des délais ;

des doublons ;

des examens répétés ;

des prescriptions croisées ;

des actes tardifs ;

des transports dispersés ;

des données inutilisables ;

des professionnels sous-employés dans certaines compétences et surchargés dans d’autres.

LPE ne promet pas qu’une réorganisation diminuera immédiatement la dépense totale.

Le vieillissement, les maladies chroniques, les innovations, les traitements coûteux et les besoins humains peuvent continuer à l’augmenter.

La promesse porte sur l’utilité :

dépenser plus tôt ;

dépenser plus près ;

dépenser plus sûrement ;

réduire les coûts sans usage ;

créer des capacités durables.

Statut : DONNÉE OFFICIELLE BRUTE.

2.5. Le reste à charge reste faible en comparaison internationale, mais il demeure réel

En 2024, le reste à charge direct des ménages représentait environ 7,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux. La France reste parmi les pays où la part directement supportée par les ménages est relativement faible, mais cette moyenne ne décrit pas toutes les situations individuelles.

Le poids réel varie selon :

le revenu ;

la complémentaire ;

les dépassements ;

le dentaire ;

l’optique ;

la santé mentale ;

les soins non remboursés ;

les déplacements ;

les arrêts de travail ;

la nécessité d’aider un proche ;

le renoncement préalable.

LPE ne doit donc ni nier la force protectrice du système français, ni prétendre que tout soin est financièrement accessible parce que la moyenne nationale est favorable.

La trajectoire vers un socle universel de premier recours pris en charge à 100 % devra être :

progressive ;

chiffrée ;

ciblée d’abord sur les soins essentiels ;

articulée avec la réforme des complémentaires ;

évaluée sur le renoncement réel.

Statut : DONNÉE OFFICIELLE BRUTE pour le reste à charge moyen.

PROJECTION_PROGRAMME pour le socle universel.

2.6. Les complémentaires financent une part significative du système

En 2023, les organismes complémentaires finançaient environ 12,4 % de la consommation de soins et de biens médicaux.

Cette contribution est réelle.

LPE ne peut donc pas décréter leur suppression sans mesurer :

les soins financés ;

les emplois ;

les contrats ;

les frais de gestion ;

les différences entre mutuelles, institutions de prévoyance et assurances ;

les conséquences sur l’Assurance Maladie ;

les ménages ;

les entreprises ;

les professionnels.

L’orientation « mutuelles à l’équilibre » contenue dans le document source ne peut pas devenir une interdiction indistincte de tout excédent comptable.

Un organisme prudent doit constituer des réserves, investir, absorber des variations et respecter des exigences financières.

Le véritable objectif LPE sera :

absence de rente durable injustifiée ;

transparence ;

réduction des doublons ;

comparabilité ;

limitation des frais excessifs ;

restitution ou réorientation des excédents structurels ;

preuve de l’utilité réelle.

Le cadre exact reste :

À AUDITER JURIDIQUEMENT ET FINANCIÈREMENT.

2.7. La prévention des cancers reste insuffisamment suivie

En 2025, le taux de participation au dépistage organisé du cancer colorectal atteignait 33,1 % pour la population cible. Sur la période 2024-2025, le taux calculé selon la méthode biennale était de 30,7 %, encore inférieur au seuil européen acceptable de 45 %.

Pour le dépistage organisé du cancer du sein, le taux standardisé de participation atteignait 47,4 % en 2025, après 43,9 % en 2024. La période 2024-2025 restait légèrement en retrait par rapport à 2022-2023.

Pour le cancer du col de l’utérus, la participation nationale standardisée atteignait 60,9 % en 2024, en progression mais encore sous le seuil européen acceptable de 70 %.

Ces chiffres montrent que la prévention ne se résume pas à envoyer une invitation.

Elle exige :

information ;

confiance ;

rendez-vous ;

proximité ;

transport ;

accessibilité ;

suivi du résultat ;

orientation rapide ;

adaptation aux territoires.

Statut : DONNÉES OFFICIELLES BRUTES.

2.8. La santé mentale ne peut plus rester une périphérie du soin

La souffrance psychique traverse toutes les étapes de la vie :

enfance ;

adolescence ;

études ;

parentalité ;

travail ;

maladie chronique ;

handicap ;

vieillissement ;

deuil ;

isolement ;

violences ;

précarité.

Le document source prévoit un accès direct encadré à des séances de psychologue, des psychologues de référence dans les établissements et un maillage psychiatrique renforcé. Ces propositions répondent à une rupture réelle, mais leurs volumes, délais, métiers disponibles et coûts doivent être audités avant fixation définitive.

LPE distinguera clairement :

souffrance légère ou modérée ;

crise ;

risque suicidaire ;

addiction ;

pathologie psychiatrique ;

urgence ;

besoin social ou familial associé.

Le psychologue ne remplace pas le psychiatre.

Le psychiatre ne doit pas être mobilisé sur chaque souffrance ordinaire.

La plateforme ne remplace pas la présence.

Statut des objectifs chiffrés : PROJECTION_PROGRAMME À CALIBRER.

2.9. La démographie médicale s’améliore en nombre, mais pas encore nécessairement en accessibilité

Le nombre total de médecins a progressé entre 2025 et 2026. Cette évolution est favorable, mais elle ne permet pas de conclure que la crise d’accès est résolue.

Plusieurs facteurs peuvent limiter l’effet du nombre brut :

répartition ;

temps partiel ;

spécialité ;

mode d’exercice ;

âge ;

départs ;

activité non clinique ;

besoins croissants ;

complexité des patients ;

temps administratif.

LPE devra donc éviter une erreur classique :

confondre formation supplémentaire et disponibilité immédiate.

Former davantage est indispensable.

Mais les effets complets prennent plusieurs années.

La transition doit utiliser :

équipes coordonnées ;

infirmiers référents ;

pratiques avancées ;

pharmaciens de parcours ;

secrétariats mutualisés ;

spécialistes tournants ;

télémédecine encadrée ;

transport sanitaire ;

incitations territoriales ;

formation locale.

2.10. Les maisons de santé montrent l’intérêt de l’exercice coordonné

L’Assurance Maladie indique qu’un médecin exerçant dans une maison de santé pluriprofessionnelle peut accueillir une patientèle plus importante qu’un médecin isolé, grâce à l’organisation collective et au partage de certaines fonctions.

Cette donnée ne signifie pas que chaque regroupement est automatiquement efficace.

Une maison sans professionnels, sans secrétariat, sans coordination ou sans amplitude suffisante ne produit pas la même capacité.

LPE ne comptera donc pas seulement les structures créées.

Elle mesurera :

professionnels présents ;

patients suivis ;

créneaux ouverts ;

délais ;

continuité ;

actes de prévention ;

hospitalisations évitées ;

satisfaction ;

coût complet.

2.11. Les médicaments restent exposés à des tensions

L’ANSM continue de publier et de suivre des ruptures ou risques de rupture de médicaments, y compris pour des traitements psychotropes.

Le nombre annuel exact de molécules ou de signalements doit être interprété avec prudence.

Une molécule peut faire l’objet de plusieurs signalements.

Toutes les tensions n’ont pas la même durée, la même gravité ou le même impact.

LPE distinguera :

signalements ;

ruptures effectives ;

durée ;

nombre de patients ;

existence d’une alternative ;

caractère stratégique ;

origine industrielle ;

dépendance géographique.

La souveraineté pharmaceutique ne consiste pas à produire intégralement chaque médicament en France.

Elle consiste à sécuriser les produits essentiels, diversifier les approvisionnements, maîtriser les stocks et conserver des capacités de reprise.

2.12. Le déficit appelle une correction structurelle, pas seulement comptable

L’Assurance Maladie estimait son déficit 2025 à environ 16 milliards d’euros et alertait sur une aggravation possible sans inflexion durable.

Ce déficit ne prouve pas à lui seul que le système dépense inutilement.

Il reflète également :

le vieillissement ;

les maladies chroniques ;

les innovations ;

les prix ;

les volumes ;

les recettes ;

l’organisation du travail ;

les choix de remboursement.

LPE refuse deux simplifications :

réduire la santé à une ligne de déficit ;

considérer que toute dépense sanitaire est intouchable.

Le redressement doit porter sur :

la pertinence ;

la prévention ;

les prescriptions ;

les doublons ;

les achats ;

les transports ;

la fraude ;

la coordination ;

les capacités productives ;

les recettes nationales.

Statut : DONNÉE OFFICIELLE / ESTIMATION INSTITUTIONNELLE.

2.13. Les Outre-mer exigent une lecture spécifique

Les territoires ultramarins cumulent, selon les lieux :

éloignement ;

insularité ;

coûts logistiques ;

besoins de recrutement ;

évacuations sanitaires ;

risques climatiques ;

pathologies spécifiques ;

infrastructures fragiles ;

accès inégal aux spécialités ;

dépendance à la métropole.

LPE ne présentera pas « les Outre-mer » comme une réalité uniforme.

Mayotte, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy n’ont ni la même démographie, ni les mêmes distances, ni les mêmes capacités.

Chaque territoire devra disposer :

d’un diagnostic propre ;

d’une trajectoire de formation locale ;

de spécialités prioritaires ;

de stocks adaptés ;

de moyens de transport ;

d’accords régionaux ;

d’un objectif de réduction des départs forcés.

Les données détaillées seront intégrées dans la data room territoriale.

2.14. La sécurité du patient reste difficile à mesurer complètement

Les erreurs de diagnostic, interactions médicamenteuses, infections, transmissions incomplètes, retards de résultats, examens répétés et ruptures après hospitalisation ne sont pas toujours recensés de manière homogène.

L’absence de signalement ne signifie pas l’absence d’incident.

Une hausse des déclarations peut même traduire une amélioration de la culture de sécurité.

LPE interdira donc l’usage simpliste d’un indicateur unique pour classer les établissements.

La preuve devra croiser :

événements signalés ;

gravité ;

corrections ;

récidive ;

délais ;

retours d’expérience ;

perception des patients ;

protection des lanceurs d’alerte ;

absence de dissimulation.

2.15. Règle de vérité statistique

Le ministère distinguera toujours :

OFFICIELLE_BRUTE

Dépenses, effectifs, délais publiés, participation aux dépistages, professionnels, activité hospitalière, médicaments signalés.

CALCULÉE

Population sans référent effectif, besoin en professionnels, coût d’un pôle, temps médical libéré, distances, coût des transports, besoins de stocks.

À AUDITER

Urgences évitables, frais inutiles, gaspillage médicamenteux, excédents des complémentaires, dette réellement restructurable, temps administratif, erreurs évitables.

PROJECTION_PROGRAMME

Référent universel, objectifs territoriaux, formation supplémentaire, réduction des délais, socle de premier recours, réduction de la dette hospitalière, spécialistes tournants.

À ACTUALISER

Toute donnée ancienne, non comparable, insuffisamment définie ou susceptible d’avoir évolué.

Aucune économie future ne sera comptabilisée comme une recette acquise.

Aucun objectif politique ne sera présenté comme une donnée officielle.

Aucun chiffre national ne masquera les écarts territoriaux.

Aucun indicateur ne décidera seul :

du financement d’un établissement ;

de la carrière d’un soignant ;

de la fermeture d’un service ;

de la responsabilité d’un professionnel ;

de l’accès d’un patient au soin.

056. CADRAGE ET AUTORITÉp. 23

Le ministère n°9 ne doit pas administrer la santé comme une addition d’acteurs autonomes reliés par des conventions difficiles à comprendre.

Il doit garantir une chaîne claire.

L’État fixe le droit, les standards et les objectifs.

Les territoires organisent la présence.

Les professionnels soignent.

Les organismes financent selon leurs compétences.

Les citoyens utilisent, signalent et contrôlent.

L’hôpital n’est pas subordonné à la médecine de ville.

La médecine de ville n’est pas subordonnée à l’hôpital.

Les deux appartiennent à une même continuité sanitaire.

LPE refuse deux erreurs opposées.

La première serait de centraliser chaque rendez-vous, chaque organisation locale et chaque décision médicale depuis le ministère.

La seconde serait de laisser chaque territoire s’organiser selon ses seules ressources, au risque de transformer la santé en loterie géographique.

La doctrine nationale porte donc sur :

les droits ;

les délais de référence ;

la sécurité ;

la continuité ;

les données ;

les recours ;

la prévention ;

la lutte contre les discriminations ;

la souveraineté ;

les mécanismes de substitution.

L’organisation locale porte sur :

les horaires ;

les équipes ;

les implantations ;

les permanences ;

les transports ;

les consultations tournantes ;

les priorités sanitaires territoriales ;

les partenariats.

6.1. Ce que l’État garantit

L’État garantit directement :

une porte d’entrée sanitaire identifiable ;

l’urgence vitale ;

la continuité des soins essentiels ;

la sécurité du patient ;

la protection des données ;

la disponibilité des médicaments stratégiques ;

l’égalité territoriale ;

la prévention nationale ;

la santé mentale ;

la santé scolaire ;

la coordination des crises ;

les recours ;

la non-discrimination.

Aucune collectivité, aucun organisme, aucune complémentaire et aucun établissement ne peut diminuer un droit national au motif d’une difficulté budgétaire ou d’un choix local.

Les adaptations sont possibles.

L’abandon ne l’est pas.

6.2. Le référent de santé comme responsabilité nationale

Le référent de santé constitue la porte d’entrée de la continuité.

Lorsque le médecin traitant est disponible et accepte le patient, il reste la référence médicale principale.

Lorsqu’aucun médecin traitant n’est accessible, le territoire doit proposer une organisation de remplacement.

Cette organisation peut associer :

un infirmier référent ;

un médecin de pôle ;

un pharmacien de parcours ;

une sage-femme ;

une équipe coordonnée ;

un service territorial.

Le référent non médecin ne pose pas de diagnostic réservé au médecin.

Il organise :

l’entrée dans le système ;

la prévention ;

les rappels ;

la transmission ;

la coordination ;

les alertes ;

le suivi du parcours ;

l’obtention d’un avis médical.

LPE refuse qu’un citoyen soit considéré comme « suivi » uniquement parce qu’un nom apparaît dans un fichier.

Le référent doit être :

identifiable ;

joignable ;

actif ;

rattaché à une équipe ;

évalué sur la continuité réelle.

6.3. Autorité médicale et répartition des compétences

La réforme ne doit pas dissoudre la responsabilité médicale.

Le médecin conserve la responsabilité de :

diagnostiquer ;

arbitrer ;

prescrire lorsque la loi l’exige ;

évaluer la gravité ;

coordonner les situations complexes ;

décider des orientations engageant le pronostic ;

annoncer les diagnostics lourds ;

réviser les traitements complexes.

Les autres professionnels interviennent pleinement dans leur champ.

L’infirmier suit, prévient, éduque, coordonne et alerte.

Le pharmacien sécurise les traitements, repère les interactions, accompagne l’observance et participe à la prévention.

La sage-femme suit la santé génésique et la grossesse dans son champ de compétence.

Le psychologue intervient sur la souffrance psychique relevant de sa qualification.

Le psychiatre traite les pathologies et situations nécessitant une expertise médicale spécialisée.

Le secrétaire médical libère du temps de soin.

Le coordinateur organise le passage entre les structures.

Le transporteur sanitaire rend matériellement le soin accessible.

LPE ne construit pas une médecine au rabais.

Elle organise une équipe complète.

6.4. Autorité territoriale

Chaque bassin sanitaire dispose d’un responsable d’exécution identifiable.

Ce responsable ne remplace pas les directions d’hôpitaux, les médecins, les élus ou les agences.

Il garantit la cohérence territoriale sur :

les délais ;

les professionnels disponibles ;

les permanences ;

les ruptures ;

les transports ;

les spécialités tournantes ;

la prévention ;

la santé mentale ;

la coordination ville-hôpital.

Lorsqu’un patient ne trouve aucune solution, il doit être possible d’identifier l’échelon chargé de répondre.

Une compétence partagée ne doit plus signifier une responsabilité introuvable.

6.5. Autorité hospitalière

L’hôpital doit retrouver une capacité de commandement médical et humain.

La direction administrative ne peut pas décider seule de l’organisation des soins.

La gouvernance doit associer :

direction ;

commission médicale ;

soignants ;

représentants des patients ;

responsables de territoire ;

professionnels de ville ;

collectivités lorsque leurs compétences sont engagées.

Les arbitrages doivent tenir compte :

de la sécurité ;

des besoins ;

des effectifs ;

de la charge réelle ;

des conditions de travail ;

du coût ;

de la continuité territoriale.

Un service ne doit pas être maintenu fictivement sans professionnels.

Il ne doit pas davantage être fermé sur la seule base d’un indicateur comptable.

6.6. Autorité en situation de crise

En cas de crise sanitaire, l’État peut renforcer temporairement le commandement national.

Cette autorité exceptionnelle doit rester :

limitée ;

motivée ;

contrôlée ;

réévaluée ;

proportionnée ;

fondée sur les connaissances disponibles.

Les décisions de crise doivent distinguer :

fait établi ;

incertitude ;

hypothèse ;

projection ;

mesure de précaution ;

obligation ;

recommandation.

LPE refuse deux dérives :

la dissimulation des incertitudes ;

l’utilisation de l’incertitude pour ne jamais agir.

6.7. Sécurité du patient et droit de correction

Tout établissement, cabinet, laboratoire, pharmacie ou service doit disposer d’une procédure permettant de signaler :

erreur ;

retard ;

interaction ;

rupture ;

donnée erronée ;

transmission incomplète ;

incident grave ;

danger organisationnel.

Le signalement de bonne foi doit être protégé.

La dissimulation volontaire doit être sanctionnée.

La correction doit rechercher :

la protection immédiate ;

la vérité des faits ;

la réparation ;

l’apprentissage ;

la non-répétition.

La culture de sécurité ne doit pas devenir une culture de l’impunité.

La responsabilité ne doit pas devenir une peur empêchant de signaler.

6.8. Autorité sur les données

Les données de santé n’appartiennent ni à une plateforme, ni à un assureur, ni à un fournisseur de logiciel.

Elles concernent d’abord le patient.

La puissance publique fixe :

les conditions d’accès ;

les durées ;

les standards ;

la traçabilité ;

l’hébergement ;

la sécurité ;

les usages secondaires ;

les sanctions.

Les professionnels n’accèdent qu’aux informations nécessaires à leur mission.

Le patient doit pouvoir savoir :

qui a consulté ;

quand ;

pourquoi ;

quelles données ont été modifiées ;

comment demander une rectification.

6.9. Autorité sur les organismes complémentaires

Les organismes complémentaires restent libres d’exister et de proposer des contrats dans le cadre de la loi.

Mais lorsqu’ils interviennent dans un système largement financé par la solidarité nationale, ils doivent accepter :

transparence ;

comparabilité ;

contrôle ;

publication des frais ;

explication des prestations ;

protection des assurés ;

continuité de couverture ;

lutte contre les discriminations.

L’autorité publique ne fixe pas arbitrairement chaque choix de gestion.

Elle contrôle l’utilité, la solvabilité, la loyauté et l’absence de rente injustifiée.

6.10. Autorité sur les médicaments et dispositifs essentiels

L’État établit une liste évolutive de produits stratégiques.

Pour chacun, il définit :

le niveau de stock ;

les fournisseurs ;

les alternatives ;

les capacités de production ;

les dépendances ;

les plans de crise ;

les conditions de réquisition ou de substitution en cas de rupture grave.

Cette autorité n’a pas vocation à administrer chaque produit courant.

Elle protège les besoins vitaux.

6.11. Intervention en cas de blocage grave

Lorsqu’un droit sanitaire essentiel reste inexécuté malgré les financements, les alertes et les délais, l’État peut intervenir.

La procédure suit plusieurs étapes :

constat ;

mise en demeure ;

appui technique ;

financement ou mutualisation ;

délai de correction ;

transfert temporaire ou substitution ;

publication de la décision.

La substitution doit rester proportionnée et limitée à la mission bloquée.

Dans les situations les plus graves, révélant une défaillance nationale ou territoriale majeure, le ministre de la Santé peut se déplacer personnellement.

La présence politique doit produire :

une décision ;

un responsable ;

un financement ;

un calendrier ;

un contrôle.

Elle ne doit pas devenir une mise en scène de la souffrance.

6.12. Les cinq niveaux d’autorité sanitaire

LPE organise cinq niveaux.

Niveau 1 — Le patient et le professionnel

Décision clinique, consentement, information, suivi.

Niveau 2 — L’équipe de proximité

Coordination, prévention, orientation, permanence, continuité.

Niveau 3 — Le bassin sanitaire

Spécialistes, transports, pôles, santé mentale, ruptures territoriales.

Niveau 4 — La région

Formation, hôpitaux, plateaux lourds, planification, stocks régionaux, crises.

Niveau 5 — L’État

Droits, financement national, souveraineté, sécurité, péréquation, données, substitution.

Cette architecture vise une seule chose :

faire cesser la dilution.

067. COMPÉTENCES TERRITORIALESp. 31

La santé française doit être nationale dans ses droits et territoriale dans son organisation.

Aucun territoire ne peut recevoir exactement la même architecture qu’un autre.

Une grande métropole, un bassin rural, une île, un département ultramarin, une zone montagneuse ou une région frontalière n’ont ni les mêmes distances, ni les mêmes professionnels, ni les mêmes risques.

Mais tous doivent garantir une même dignité.

7.1. Principe de répartition

Chaque politique sanitaire doit identifier :

qui décide ;

qui finance ;

qui organise ;

qui exécute ;

qui contrôle ;

qui corrige ;

dans quel délai ;

avec quel recours.

LPE refuse qu’un patient soit renvoyé successivement vers :

la caisse ;

l’agence ;

l’hôpital ;

la mairie ;

le département ;

la mutuelle ;

le cabinet ;

sans qu’aucun acteur ne porte finalement la responsabilité.

7.2. L’État décide et garantit

L’État fixe :

les droits sanitaires ;

le cadre du référent de santé ;

les standards des pôles de proximité ;

les règles de prévention ;

les objectifs de réduction des délais ;

les garanties de santé mentale ;

les règles de sécurité du patient ;

la doctrine de souveraineté ;

les normes de données ;

la protection du secret médical ;

le cadre des complémentaires ;

les objectifs de formation ;

le socle universel de premier recours ;

les mécanismes de substitution ;

la priorité ultramarine.

Il finance ou cofinance :

les missions nationales ;

la formation ;

les pôles prioritaires ;

les stocks ;

les capacités stratégiques ;

les investissements hospitaliers ;

la santé scolaire ;

les systèmes de données ;

les dispositifs de péréquation.

7.3. Les régions planifient

Les régions participent à la planification de :

la formation sanitaire ;

les campus de santé ;

les besoins par spécialité ;

les plateaux techniques ;

les hôpitaux structurants ;

les pôles de spécialistes ;

les transports interterritoriaux ;

la santé mentale ;

les filières pharmaceutiques ;

l’innovation ;

les coopérations transfrontalières ;

les besoins ultramarins selon les compétences locales.

Elles doivent publier une carte pluriannuelle indiquant :

les besoins ;

les places de formation ;

les départs attendus ;

les spécialités fragiles ;

les capacités hospitalières ;

les investissements ;

les délais visés.

7.4. Les départements coordonnent la proximité sociale et médico-sociale

Les départements interviennent notamment sur :

l’autonomie ;

le handicap ;

les personnes âgées ;

la protection maternelle et infantile ;

les familles vulnérables ;

les transports adaptés ;

l’aide à domicile ;

les situations d’isolement ;

les structures médico-sociales ;

la coordination avec les communes.

Ils deviennent des acteurs essentiels du lien entre :

santé ;

autonomie ;

handicap ;

grand âge ;

famille ;

transport ;

domicile.

Ils ne remplacent pas l’Assurance Maladie ou les professionnels.

Ils garantissent la continuité territoriale des publics qui risquent de rester invisibles.

7.5. Les communes et intercommunalités identifient et accueillent

Les communes connaissent :

les locaux disponibles ;

les professionnels installés ;

les personnes isolées ;

les ruptures de transport ;

les fermetures ;

les besoins de permanence ;

les difficultés des anciens ;

les familles sans médecin ;

les quartiers éloignés ;

les obstacles administratifs.

Elles peuvent mettre à disposition :

locaux ;

transport ;

logement professionnel ;

information ;

médiation ;

accueil ;

soutien logistique.

Elles ne décident pas des actes médicaux.

Elles rendent la présence possible.

7.6. Les bassins sanitaires exécutent

Le bassin sanitaire constitue l’échelon pratique du maillage.

Il organise :

la porte d’entrée ;

les permanences ;

les créneaux non programmés ;

les équipes mobiles ;

les spécialistes tournants ;

le transport ;

la coordination avec l’hôpital ;

la santé mentale ;

les revues de traitement ;

la prévention ;

les retours à domicile.

Le bassin peut être plus large qu’une intercommunalité et plus petit qu’un département.

Il est défini selon :

les déplacements réels ;

les distances ;

les habitudes de recours ;

les plateaux disponibles ;

la démographie ;

les risques ;

les frontières naturelles.

7.7. Les établissements hospitaliers assurent les capacités lourdes

Les hôpitaux publics et privés participant au service de santé doivent coordonner :

urgences ;

plateaux techniques ;

chirurgie ;

hospitalisation ;

soins intensifs ;

spécialités lourdes ;

maternité ;

psychiatrie ;

retour à domicile ;

continuité avec les professionnels de proximité.

Ils publient leurs tensions, leurs capacités et leurs délais selon des indicateurs standardisés.

Cette transparence ne doit pas exposer les données individuelles ni créer une compétition simpliste.

7.8. Les acteurs privés contribuent sous contrôle

Médecins libéraux, cliniques, pharmacies, laboratoires, centres d’imagerie, psychologues, transports sanitaires, complémentaires et fournisseurs numériques peuvent contribuer pleinement.

Lorsqu’ils reçoivent de l’argent public ou exercent une mission indispensable, ils doivent accepter :

continuité ;

contrôle ;

traçabilité ;

non-discrimination ;

transparence ;

interopérabilité ;

protection des données ;

obligation de réponse ;

sanctions en cas d’abus.

LPE ne combat pas le privé utile.

Elle combat la captation d’un besoin vital.

7.9. Les citoyens participent et alertent

Le citoyen peut signaler :

absence de référent ;

délai excessif ;

rupture ;

discrimination ;

transport inaccessible ;

donnée erronée ;

médicament indisponible ;

danger ;

défaut de continuité ;

service fictif ;

facturation incompréhensible.

Un signalement isolé ne remplace pas l’expertise.

Mais plusieurs signalements concordants doivent déclencher un examen.

Le citoyen devient un capteur de réalité.

7.10. Les Outre-mer disposent d’un plan propre

Chaque territoire ultramarin reçoit une trajectoire sanitaire distincte.

Elle porte sur :

formation locale ;

fidélisation ;

logement des professionnels ;

maternité ;

urgences ;

imagerie ;

dialyse ;

psychiatrie ;

pédiatrie ;

laboratoires ;

stocks ;

évacuations ;

coopérations régionales ;

transport aérien ou maritime ;

résilience climatique.

L’objectif est de réduire les départs forcés tout en maintenant l’accès aux soins rares dans des réseaux sécurisés.

7.11. Péréquation sanitaire

Les territoires les plus fragiles ne peuvent pas être financés uniquement selon leur activité actuelle.

Un territoire sous-doté produit parfois moins d’actes précisément parce qu’il manque de professionnels.

LPE utilise donc une péréquation fondée sur :

population ;

âge ;

pathologies ;

pauvreté ;

distance ;

insularité ;

handicap ;

démographie professionnelle ;

temps de transport ;

besoins non couverts ;

risques sanitaires.

Le financement ne doit pas récompenser uniquement les territoires déjà capables de produire beaucoup.

7.12. Mécanisme de substitution

Lorsque le territoire ne garantit pas un besoin essentiel, l’État peut :

financer une équipe mobile ;

conventionner un autre acteur ;

organiser un transport ;

installer une structure temporaire ;

transférer l’exécution ;

réquisitionner une capacité en crise ;

se substituer temporairement.

La substitution intervient après :

constat ;

appui ;

délai ;

contradictoire ;

décision motivée.

Elle s’arrête lorsque la capacité locale est rétablie.

7.13. Droit territorial minimum

Chaque bassin sanitaire doit garantir un accès réel à :

une porte d’entrée ;

un avis médical ;

une permanence ;

un suivi infirmier ;

une pharmacie ;

une prévention ;

une réponse de santé mentale ;

un transport ;

une orientation spécialisée ;

une prise en charge urgente ;

un retour à domicile coordonné ;

une protection des données ;

un recours.

Un droit inaccessible par la distance, le délai ou l’absence de professionnel n’est pas un droit exécuté.

078. ARCHITECTURE PUBLIC / PRIVÉ / MUTUALISÉ / CAPITALISÉp. 39

Le ministère n°9 utilise plusieurs formes d’action sans les confondre.

Tout ne doit pas être public.

Mais tout ce qui conditionne la continuité sanitaire doit être garanti par la puissance publique.

LPE ne nationalise pas par réflexe.

Elle ne privatise pas par dogme.

Elle choisit la forme la plus utile, la plus sûre et la plus contrôlable.

8.1. Le public garantit

Relèvent directement de la garantie publique :

les droits ;

l’urgence ;

la prévention nationale ;

le référent universel ;

la péréquation ;

la sécurité du patient ;

la santé mentale ;

les données ;

les stocks stratégiques ;

la souveraineté ;

la santé scolaire ;

le contrôle des complémentaires ;

la priorité ultramarine ;

la substitution ;

les recours ;

la lutte contre les discriminations.

Le public n’a pas besoin de produire chaque acte.

Il doit pouvoir garantir qu’aucun besoin vital ne dépend entièrement d’un marché.

8.2. Le privé produit et soigne sous contrôle

Le privé peut contribuer par :

médecine libérale ;

cliniques ;

pharmacies ;

laboratoires ;

imagerie ;

psychologie ;

transport ;

complémentaires ;

technologies ;

recherche ;

production pharmaceutique ;

dispositifs médicaux.

Cette contribution est utile lorsqu’elle respecte :

la qualité ;

la continuité ;

la transparence ;

le secret ;

les tarifs encadrés lorsqu’ils sont applicables ;

la non-discrimination ;

la sécurité ;

les obligations territoriales ;

les données ;

les contrôles.

La liberté d’exercice ne signifie pas le droit de capter un territoire sans obligation.

8.3. Le mutualisé protège

Doivent être mutualisés lorsque cela augmente l’efficacité :

secrétariats ;

plateformes territoriales ;

transport ;

spécialistes tournants ;

stocks ;

équipements lourds ;

équipes mobiles ;

revues de traitement ;

santé mentale ;

données de parcours ;

prévention ;

formation ;

achats ;

analyse des erreurs ;

retours à domicile.

La mutualisation doit libérer du temps et rapprocher le service.

Elle ne doit pas créer un centre éloigné et impersonnel.

8.4. Le capitalisé reconstruit

La dépense sanitaire doit créer des actifs durables.

Ces actifs sont humains :

médecins ;

infirmiers ;

aides-soignants ;

psychologues ;

psychiatres ;

pharmaciens ;

sages-femmes ;

secrétaires ;

coordinateurs ;

techniciens ;

transporteurs.

Ils sont matériels :

maisons de santé ;

hôpitaux ;

laboratoires ;

stocks ;

véhicules ;

plateaux ;

équipements ;

centres ultramarins ;

outils numériques souverains.

Ils sont immatériels :

protocoles ;

données fiables ;

savoir-faire ;

réseaux ;

formation ;

culture de sécurité ;

coordination ;

confiance.

Un euro sanitaire utile doit laisser derrière lui une capacité.

8.5. Le préventif évite les ruptures

Le préventif comprend :

dépistage ;

vaccination ;

nutrition ;

sommeil ;

activité ;

santé mentale ;

santé scolaire ;

santé au travail ;

revue de traitement ;

suivi chronique ;

repérage de la fragilité ;

prévention des chutes ;

prévention des addictions.

Le préventif ne promet pas de supprimer toute maladie.

Il réduit les retards, les complications et les coûts humains évitables.

8.6. Le correctif répare

Lorsque le système échoue, il doit :

protéger ;

soigner ;

réparer ;

indemniser lorsque le droit le prévoit ;

corriger l’organisation ;

sanctionner l’abus ;

éviter la répétition.

Le correctif ne doit pas se limiter à trouver un responsable individuel.

Il doit aussi rechercher la cause systémique.

8.7. Le contrôle anti-captation

Aucun acteur ne doit devenir incontournable par :

les données ;

le logiciel ;

le transport ;

la complémentaire ;

le médicament ;

l’équipement ;

la plateforme ;

le réseau territorial.

Les contrats doivent prévoir :

interopérabilité ;

réversibilité ;

transfert des données ;

continuité ;

maintenance ;

substitution ;

audit ;

sanctions.

8.8. Le contrôle anti-discrimination

Tout financement public implique une obligation renforcée de non-discrimination.

Les différences injustifiées de délai, d’accueil, de douleur prise en compte, d’information ou d’orientation doivent être mesurées et corrigées.

L’argent public ne peut financer une humiliation sanitaire.

089. RESPONSABILITÉ CITOYENNEp. 45

La santé est un droit collectif.

Elle implique aussi une responsabilité.

Le citoyen ne doit pas être culpabilisé pour une maladie, un handicap, une fragilité psychique, une addiction ou une situation sociale.

Mais il doit participer raisonnablement à la continuité du système lorsque cela est possible.

La responsabilité sanitaire n’est pas une morale punitive.

Elle protège le patient, les autres et les professionnels.

9.1. Droits du citoyen

Chaque personne a droit :

à une information compréhensible ;

au consentement ;

au secret ;

à un référent ;

à l’urgence ;

à la prévention ;

à la continuité ;

à un recours ;

à la rectification des données ;

à la non-discrimination ;

à une orientation ;

à un transport lorsque son état le justifie ;

à une première réponse en santé mentale ;

à une revue de traitement lorsqu’elle présente un risque particulier.

9.2. Devoirs du citoyen

Le citoyen doit, selon ses capacités :

respecter les rendez-vous ;

prévenir en cas d’annulation ;

informer sur ses traitements ;

signaler les allergies et effets indésirables ;

respecter les professionnels ;

ne pas détourner les dispositifs ;

mettre à jour les informations utiles ;

participer aux démarches de prévention raisonnables ;

utiliser les urgences avec discernement sans devoir s’auto-diagnostiquer ;

restituer ou rapporter les médicaments inutilisés ;

respecter les règles de transport.

9.3. Prévention accompagnée

La prévention commence par :

information ;

explication ;

rappel ;

rendez-vous ;

transport ;

médiation ;

accessibilité ;

adaptation.

Une absence de participation ne peut être sanctionnée lorsqu’elle provient :

d’un défaut d’accès ;

d’une contre-indication ;

d’une incompréhension ;

d’une situation sociale grave ;

d’un handicap ;

d’un défaut de transport ;

d’une erreur administrative.

Toute conséquence éventuelle en cas de refus répété doit être limitée, proportionnée, légale et contestable.

La santé LPE ne devient pas une police des corps.

9.4. Respect des soignants

Les menaces, agressions, violences, harcèlements et dégradations contre les professionnels doivent recevoir une réponse rapide.

La souffrance, l’attente ou la peur du patient peuvent expliquer une colère.

Elles ne justifient pas la violence.

Le professionnel doit pouvoir demander :

protection ;

soutien ;

assistance juridique ;

sécurisation ;

signalement ;

suivi.

9.5. Droit d’alerte sanitaire

Tout patient, proche, professionnel ou citoyen directement concerné peut signaler :

danger ;

rupture ;

discrimination ;

erreur ;

donnée abusive ;

pénurie ;

transport inaccessible ;

délai anormal ;

facturation douteuse ;

service fictif ;

atteinte au secret ;

pression commerciale.

Le signalement doit recevoir :

un accusé de réception ;

un responsable ;

un délai ;

une réponse ;

un recours.

9.6. Participation des patients

Les patients ne doivent pas seulement être consultés symboliquement.

Ils peuvent participer à :

l’évaluation des parcours ;

la lisibilité des documents ;

la conception des outils ;

les comités de qualité ;

les retours d’expérience ;

les conseils territoriaux.

Le témoignage ne remplace pas la science.

Il révèle ce que l’organisation ne voit pas toujours.

9.7. Responsabilité des aidants

Les aidants jouent un rôle essentiel.

Ils ne doivent pas être transformés en professionnels gratuits.

Ils doivent pouvoir recevoir :

information ;

formation ;

répit ;

soutien ;

coordination ;

protection de leur santé.

Leur participation doit respecter la volonté et la dignité du patient.

9.8. Responsabilité des professionnels

Le professionnel doit :

informer ;

respecter ;

signaler ;

transmettre ;

protéger le secret ;

actualiser ses compétences ;

corriger une erreur ;

coopérer ;

ne pas discriminer ;

ne pas facturer abusivement ;

ne pas accepter une charge mettant en danger les patients sans alerter.

9.9. Responsabilité des organismes

Les établissements, complémentaires, laboratoires, plateformes et transporteurs doivent :

publier ;

répondre ;

corriger ;

protéger les données ;

prévenir les conflits d’intérêts ;

signaler les ruptures ;

garantir la continuité ;

accepter le contrôle.

9.10. Responsabilité collective

La santé collective dépend aussi de :

l’alimentation ;

l’air ;

l’eau ;

le logement ;

le travail ;

le transport ;

l’éducation ;

le lien social ;

la production.

LPE refuse de faire porter au seul individu la responsabilité de déterminants qu’il ne maîtrise pas.

La prévention individuelle doit toujours être accompagnée d’une correction des conditions collectives.

0910. BASE JURIDIQUEp. 49

La réforme sanitaire LPE doit respecter :

la Constitution ;

le Préambule de 1946 ;

le droit à la protection de la santé ;

le secret médical ;

le consentement ;

la dignité ;

l’égalité ;

la libre administration territoriale ;

la liberté d’exercice ;

le droit européen ;

la protection des données ;

la concurrence ;

les règles de sécurité sociale ;

les libertés publiques.

Elle doit être juridiquement solide avant d’être politiquement spectaculaire.

10.1. Loi-cadre sanitaire

Une loi de programmation et de maillage sanitaire fixe :

le référent de santé ;

les pôles territoriaux ;

les délais ;

la prévention ;

la santé mentale ;

les spécialistes tournants ;

les transports ;

la sécurité du patient ;

la souveraineté ;

les données ;

la réforme des complémentaires ;

le socle universel ;

les Outre-mer ;

les mécanismes de substitution.

Cette loi doit distinguer :

droits opposables ;

objectifs ;

expérimentations ;

trajectoires ;

hypothèses budgétaires.

10.2. Secret médical

Le secret reste une garantie fondamentale.

Le partage d’informations n’est autorisé que lorsqu’il est :

nécessaire ;

proportionné ;

lié au soin ;

sécurisé ;

traçable ;

limité aux professionnels concernés.

Le patient doit être informé des règles de partage.

Les exceptions restent encadrées par la loi.

10.3. Consentement

Aucun soin ne peut être imposé hors des cas prévus par le droit.

Le patient reçoit une information adaptée à :

son âge ;

sa compréhension ;

sa langue ;

son handicap ;

son état.

Le consentement ne doit pas devenir une signature obtenue sans compréhension réelle.

10.4. Prévention et libertés

La prévention obligatoire constitue un point juridiquement sensible.

LPE distingue :

l’obligation d’information ;

l’obligation de proposition ;

l’obligation de rappel ;

l’obligation de certaines mesures prévues par la loi ;

la liberté de refuser dans les autres cas ;

les conséquences éventuelles légalement proportionnées.

Toute obligation doit poursuivre un objectif de santé publique démontré et respecter :

nécessité ;

proportionnalité ;

contre-indication ;

recours ;

actualisation scientifique.

10.5. Référent infirmier et délégation

Le rôle infirmier renforcé nécessite :

définition des actes ;

formation ;

protocoles ;

rémunération ;

responsabilité ;

supervision ;

accès au médecin ;

traçabilité ;

recours du patient.

Aucun acte réservé au médecin ne peut être transféré sans base légale, compétence et sécurité.

10.6. Santé mentale

L’accès direct à un psychologue conventionné doit préciser :

indications ;

nombre de séances ;

tarification ;

orientation ;

confidentialité ;

urgence ;

passage vers le psychiatre ;

évaluation ;

renouvellement.

Les personnes présentant un risque grave doivent être orientées sans délai vers une réponse médicale ou urgente.

10.7. Données de santé

Le carnet numérique respecte :

le RGPD ;

la législation nationale ;

les règles d’hébergement ;

la minimisation ;

la sécurité ;

le droit d’accès ;

la rectification ;

la durée de conservation ;

la traçabilité ;

l’interdiction des usages commerciaux non autorisés.

Aucune décision individuelle importante ne peut être fondée uniquement sur un traitement automatisé.

10.8. Réforme des complémentaires

La réforme doit respecter :

la solvabilité ;

les contrats ;

la concurrence ;

le droit européen ;

les réserves prudentielles ;

la continuité des assurés ;

les emplois ;

les obligations d’information.

LPE ne peut imposer un « équilibre » simpliste interdisant toute réserve.

Elle peut en revanche :

renforcer la transparence ;

encadrer certains frais ;

standardiser des garanties ;

sanctionner les abus ;

organiser une restitution ou réorientation d’excédents injustifiés ;

transformer les organismes défaillants.

10.9. Socle universel pris en charge à 100 %

Le socle doit être défini par la loi ou les textes compétents.

Il doit préciser :

les actes ;

les bénéficiaires ;

les conditions ;

le financement ;

la coordination avec les complémentaires ;

les dépassements ;

les professionnels ;

les contrôles.

Son extension est progressive.

Aucun remboursement nouveau ne doit être annoncé sans capacité réelle de soin.

10.10. Transport sanitaire

La coordination territoriale doit respecter :

liberté de choix dans le cadre applicable ;

prescription ;

sécurité ;

tarification ;

concurrence ;

continuité ;

secret ;

accessibilité ;

contrôle des fraudes ;

conditions de travail.

La mutualisation ne peut être imposée lorsqu’elle compromet l’état du patient.

10.11. Médicament à l’unité

La délivrance adaptée exige :

traçabilité ;

conditionnement ;

notice ;

identification ;

pharmacovigilance ;

sécurité ;

rémunération ;

responsabilité ;

gestion des déchets.

Elle est généralisée uniquement lorsque la preuve d’utilité dépasse les risques et coûts.

10.12. Souveraineté et aides publiques

Les aides à la production pharmaceutique ou médicale doivent respecter le droit européen applicable.

Elles peuvent être justifiées par :

sécurité ;

santé publique ;

résilience ;

innovation ;

besoin stratégique ;

défaillance de marché.

Les contrats doivent prévoir :

contreparties ;

délais ;

production ;

prix ;

emploi ;

transfert ;

remboursement en cas de non-respect.

10.13. Dette hospitalière

Toute reprise de dette doit respecter :

le droit budgétaire ;

la transparence ;

l’égalité ;

les règles européennes ;

les contrats financiers ;

la responsabilité des établissements ;

les conditions d’aide.

Le soulagement ne peut pas devenir un financement sans contrôle.

10.14. Non-discrimination et refus de soins

Le refus de soins discriminatoire doit être :

signalé ;

instruit ;

sanctionné ;

réparé ;

tracé.

Le droit doit distinguer :

refus discriminatoire ;

impossibilité médicale ;

saturation réelle ;

incompétence pour le besoin ;

rupture de sécurité ;

impayé dans les conditions prévues par la loi ;

motif légitime.

Une saturation ne doit pas servir de couverture à une sélection arbitraire.

10.15. Plan juridique A, B et C

Plan A — Application nationale complète

Loi-cadre, programmation financière, obligations territoriales, réforme des complémentaires, socle universel et mécanismes de substitution.

Plan B — Application progressive et conventionnée

Expérimentations, contrats territoriaux, conventions professionnelles, déploiement par priorités et incitations lorsque certains textes ou capacités nécessitent plus de temps.

Plan C — Repli compatible

Renforcement des dispositifs existants, réaffectation budgétaire, contractualisation, extension de compétences déjà autorisées, transparence, coordination et péréquation lorsque certaines mesures sont censurées ou retardées.

Aucune décision juridictionnelle ne doit être contournée.

La mesure est corrigée.

L’objectif demeure lorsqu’il reste légitime.

1011. MOYENS ET MÉTIERSp. 57

La réforme sanitaire LPE ne peut pas être exécutée par une simple réorganisation administrative.

Elle exige des femmes, des hommes, des compétences, du temps, des lieux, des outils et des responsabilités clairement définies.

La France ne manque pas seulement de médecins.

Elle manque d’équipes complètes autour du patient.

Elle manque de coordination.

Elle manque de secrétariat.

Elle manque de professionnels de santé mentale.

Elle manque de spécialistes accessibles.

Elle manque de transport organisé.

Elle manque de personnel capable de suivre le patient entre le domicile, la pharmacie, le cabinet, l’hôpital et le retour à la vie ordinaire.

LPE refuse de répondre à chaque pénurie par une profession nouvelle, une plateforme supplémentaire ou une délégation improvisée.

Chaque besoin doit être relié à un métier existant, renforcé ou créé seulement lorsque cela est nécessaire.

11.1. Médecins généralistes

Le médecin généraliste reste la colonne vertébrale médicale du premier recours.

Il doit pouvoir consacrer davantage de temps à :

diagnostiquer ;

suivre les pathologies chroniques ;

évaluer les situations complexes ;

orienter ;

prévenir ;

annoncer ;

coordonner les décisions médicales.

Son temps doit être libéré de ce qui peut être assuré autrement :

secrétariat ;

préparation administrative ;

recueil de certaines données ;

rappels ;

coordination logistique ;

suivi simple encadré ;

transmission documentaire ;

organisation des transports.

LPE agit donc simultanément sur :

la formation ;

l’installation ;

la fidélisation ;

le logement ;

les équipes ;

les secrétariats ;

les assistants ;

les pratiques avancées ;

la qualité de vie professionnelle ;

la protection contre les violences ;

la simplification.

11.2. Médecins spécialistes

Les spécialistes sont indispensables aux pathologies complexes, à l’expertise, au diagnostic, aux traitements spécifiques et aux plateaux techniques.

LPE ne prétend pas en installer un de chaque spécialité dans chaque commune.

Elle organise leur présence territoriale par :

consultations avancées ;

pôles tournants ;

plateaux mutualisés ;

équipes mobiles ;

télé-expertise ;

coopération hospitalière ;

transport coordonné ;

formation locale.

Les spécialités prioritaires sont déterminées bassin par bassin.

Elles peuvent notamment concerner :

psychiatrie ;

pédopsychiatrie ;

ophtalmologie ;

gynécologie ;

cardiologie ;

dermatologie ;

endocrinologie ;

pédiatrie ;

gériatrie ;

radiologie ;

dentaire ;

oncologie ;

néphrologie.

11.3. Infirmiers référents

L’infirmier référent devient un métier central du maillage sanitaire.

Il ne remplace pas le médecin.

Il garantit qu’aucun patient ne reste sans suivi élémentaire entre deux décisions médicales.

Il peut assurer :

prévention ;

éducation en santé ;

suivi de paramètres ;

coordination ;

observance ;

préparation des consultations ;

repérage des effets indésirables ;

lien avec le domicile ;

retour après hospitalisation ;

alerte vers le médecin.

Ce rôle suppose :

une formation spécifique ;

une rémunération adaptée ;

des protocoles ;

un accès aux informations utiles ;

un temps dédié ;

une équipe de rattachement ;

une responsabilité juridiquement claire.

11.4. Infirmiers en pratique avancée

Les infirmiers en pratique avancée participent au suivi de certaines pathologies et de certains parcours dans les limites prévues par le droit.

LPE développe cette capacité lorsqu’elle permet :

un meilleur suivi ;

une réponse plus rapide ;

une coordination renforcée ;

une réduction des ruptures ;

une meilleure utilisation du temps médical.

Leur intervention doit rester articulée avec le médecin et les autres professionnels.

LPE refuse d’utiliser les pratiques avancées comme un substitut budgétaire à la médecine.

Elles sont une compétence supplémentaire.

11.5. Aides-soignants

Les aides-soignants jouent un rôle essentiel dans :

l’hospitalisation ;

le grand âge ;

le handicap ;

le domicile ;

la prévention de la perte d’autonomie ;

l’observation quotidienne ;

la dignité.

Leur métier doit être revalorisé par :

formation ;

rémunération ;

évolution de carrière ;

stabilité des horaires ;

prévention de l’usure ;

reconnaissance des compétences ;

meilleure organisation du travail.

Une Nation qui dépend de ces métiers ne peut pas les maintenir dans l’épuisement et la dévalorisation.

11.6. Sages-femmes

Les sages-femmes sont renforcées dans :

la prévention ;

la santé sexuelle ;

la grossesse ;

le suivi postnatal ;

la contraception ;

le dépistage ;

l’accompagnement des familles ;

la santé des femmes.

Elles ne doivent pas être cantonnées à un rôle d’exécution hospitalière.

Elles participent pleinement au maillage territorial, dans leur champ de compétence.

11.7. Pharmaciens de parcours

Le pharmacien devient un acteur central de la sécurité médicamenteuse.

Il participe à :

la prévention ;

la vaccination dans le cadre légal ;

la revue des traitements ;

le repérage des interactions ;

l’observance ;

l’éducation thérapeutique ;

la gestion des pénuries ;

la délivrance adaptée ;

la récupération des médicaments inutilisés.

Un pharmacien ne doit pas être réduit à un distributeur.

Il constitue souvent le professionnel de santé le plus accessible du territoire.

11.8. Psychologues

Les psychologues doivent être accessibles avant la crise.

LPE développe :

les psychologues conventionnés ;

les psychologues territoriaux ;

les psychologues scolaires ;

les psychologues hospitaliers ;

les équipes mobiles ;

les liens avec la médecine de proximité.

Leur nombre, leur répartition et leur rémunération doivent être programmés.

Le psychologue intervient dans son champ.

Il ne remplace ni le psychiatre, ni le médecin, ni le travailleur social.

11.9. Psychiatres et pédopsychiatres

La psychiatrie doit être protégée pour les situations qui relèvent réellement d’une prise en charge médicale spécialisée.

LPE agit sur :

la formation ;

les postes ;

les équipes territoriales ;

les consultations avancées ;

les crises ;

les lits ;

la pédopsychiatrie ;

les liens avec l’école ;

les liens avec la justice ;

les addictions ;

les urgences.

La priorité est de réduire les délais et les ruptures.

11.10. Orthophonistes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes et rééducateurs

Les métiers de la rééducation sont indispensables à :

l’enfance ;

le handicap ;

les suites d’accident ;

les maladies chroniques ;

la neurologie ;

le vieillissement ;

la récupération fonctionnelle.

LPE renforce :

la formation ;

la répartition territoriale ;

les interventions en réseau ;

les liens avec l’école ;

les liens avec le domicile ;

les délais de prise en charge.

11.11. Dentistes et professionnels de santé bucco-dentaire

La santé dentaire ne doit plus rester un angle mort lié au revenu ou au territoire.

LPE développe :

la prévention ;

les bilans ;

les centres territoriaux ;

les consultations mobiles ;

la prise en charge des enfants ;

la prise en charge du handicap ;

la coordination avec les établissements médico-sociaux.

La santé bucco-dentaire appartient pleinement à la santé générale.

11.12. Secrétaires médicales

Le secrétariat médical constitue un investissement de temps sanitaire.

Il doit absorber :

rendez-vous ;

transmission ;

classement ;

orientation ;

rappels ;

coordination ;

dossiers ;

contacts administratifs.

Un médecin ou un infirmier ne doit pas consacrer une part excessive de son temps à ces tâches.

LPE développe des secrétariats mutualisés lorsque cela améliore l’accès et libère du temps de soin.

11.13. Coordinateurs de parcours

Les coordinateurs interviennent lorsque plusieurs professionnels ou institutions sont nécessaires.

Ils peuvent accompagner :

patients chroniques ;

sorties d’hospitalisation ;

handicap ;

grand âge ;

santé mentale ;

addictions ;

situations sociales complexes ;

parcours oncologiques ;

soins répétés.

Le coordinateur ne décide pas du traitement.

Il empêche que le patient se perde entre les décisions.

11.14. Professionnels du transport sanitaire

Ambulanciers, chauffeurs VSL, taxis conventionnés et personnels de coordination deviennent pleinement intégrés au parcours.

Ils doivent disposer :

de formations ;

de règles de sécurité ;

d’outils de coordination ;

d’un cadre tarifaire lisible ;

d’une protection contre les abus ;

d’une reconnaissance de leur rôle.

Le transport vers le soin n’est pas un détail logistique.

Il conditionne l’accès.

11.15. Ingénieurs et techniciens de santé numérique

Le numérique sanitaire exige des professionnels capables de garantir :

interopérabilité ;

cybersécurité ;

maintenance ;

traçabilité ;

accessibilité ;

réversibilité ;

souveraineté ;

continuité du service.

LPE refuse les outils créés sans compréhension du travail réel.

Les professionnels du soin doivent participer à la conception.

11.16. Logisticiens de médicaments et dispositifs

Les pénuries ne se résolvent pas uniquement par des décisions politiques.

Elles exigent :

gestion des stocks ;

prévision ;

transport ;

traçabilité ;

répartition ;

anticipation ;

plans de substitution ;

coordination avec les industriels et pharmacies.

La logistique sanitaire devient une compétence stratégique.

11.17. Professionnels de santé scolaire

Le ministère n°9 finance et organise progressivement :

médecins scolaires ;

infirmiers scolaires ;

psychologues ;

professionnels mobiles ;

liens avec les structures de proximité.

L’Éducation accueille et repère.

La Santé garantit le bilan, l’orientation et la prise en charge.

11.18. Professionnels de santé au travail

La santé au travail mobilise :

médecins ;

infirmiers ;

ergonomes ;

psychologues ;

préventeurs ;

toxicologues ;

spécialistes du sommeil ;

intervenants en risques professionnels.

LPE étend progressivement la prévention aux indépendants, agriculteurs, micro-entrepreneurs et travailleurs aujourd’hui moins couverts.

11.19. Formation locale et fidélisation

Former davantage ne suffit pas.

Il faut former là où les besoins existent et permettre aux professionnels d’y rester.

La fidélisation dépend :

du logement ;

de l’emploi du conjoint ;

des écoles ;

des transports ;

des équipements ;

de l’équipe ;

de la charge ;

de la sécurité ;

du projet professionnel ;

de la qualité de vie.

LPE développe des campus de santé territoriaux reliés aux besoins locaux.

11.20. Priorité ultramarine

Les Outre-mer bénéficient d’un effort spécifique sur :

formation locale ;

stages ;

internats ;

logement ;

plateaux ;

spécialités ;

coopérations régionales ;

filières adaptées ;

retour des professionnels formés ;

fidélisation.

LPE refuse de former localement sans offrir les postes et les équipements nécessaires au retour.

11.21. Objectifs de formation

L’objectif initial de 50 000 professionnels supplémentaires en cinq ans et 100 000 en dix ans reste une projection à répartir par métier, territoire et durée de formation.

Le ministère publiera :

les métiers concernés ;

les places ouvertes ;

les formateurs ;

les abandons ;

les diplômés ;

les postes réellement occupés ;

la fidélisation ;

les territoires bénéficiaires.

Une place ouverte ne constitue pas encore un professionnel.

Un diplôme ne constitue pas encore une capacité territoriale.

11.22. Protection des soignants

Les professionnels doivent être protégés contre :

les agressions ;

les menaces ;

le harcèlement ;

les violences sexuelles ;

les discriminations ;

les surcharges dangereuses ;

les pressions commerciales ;

les injonctions contradictoires ;

la dissimulation imposée d’un incident.

La protection comprend :

signalement ;

sécurisation ;

assistance juridique ;

soutien psychologique ;

protection fonctionnelle lorsque le droit le prévoit ;

suivi ;

sanction.

11.23. Prévention de l’épuisement

LPE mesure :

horaires ;

repos ;

charge ;

absentéisme ;

départs ;

turn-over ;

burn-out ;

violence ;

temps administratif ;

temps de soin réel.

Un système qui détruit ceux qui le font fonctionner ne peut pas être considéré comme performant.

11.24. Doctrine de non-substitution

Aucun bénévole, aidant, outil numérique, étudiant, service civique ou professionnel moins qualifié ne doit remplacer durablement un métier essentiel.

La coopération ajoute une capacité.

Elle ne masque pas un sous-effectif.

11.25. Doctrine RH finale

Un soignant doit soigner.

Un psychologue doit être accessible avant l’effondrement.

Un psychiatre doit être disponible pour les situations lourdes.

Un infirmier doit pouvoir suivre et coordonner.

Un pharmacien doit sécuriser les traitements.

Un secrétaire doit libérer le temps de soin.

Un transporteur doit rendre le soin accessible.

Un ingénieur doit rendre l’outil fiable.

Un patient doit comprendre son parcours.

1112. PLAN DES 100 JOURSp. 69

Les cent premiers jours ne doivent pas prétendre réparer instantanément l’ensemble du système.

Ils doivent établir la vérité, prendre le commandement, protéger les urgences, lancer les capacités territoriales et produire les premières preuves visibles.

Acte 1 — Jours 1 à 15 : vérité nationale et commandement

Le Gouvernement publie une photographie nationale portant sur :

personnes sans médecin traitant ;

personnes sans référent effectif ;

délais généralistes ;

délais spécialistes ;

urgences saturées ;

santé mentale ;

personnels manquants ;

pénuries ;

transport sanitaire ;

temps administratif ;

dette hospitalière ;

Outre-mer ;

professionnels en formation.

Chaque donnée reçoit un statut :

officielle ;

calculée ;

à auditer ;

projection ;

à actualiser.

Un état-major national du maillage sanitaire est créé.

Il réunit :

ministère ;

Assurance Maladie ;

agences régionales ;

hôpitaux ;

médecine de ville ;

infirmiers ;

pharmaciens ;

santé mentale ;

collectivités ;

patients ;

Outre-mer ;

transport ;

numérique ;

industrie.

Acte 2 — Jours 1 à 30 : recensement des ruptures prioritaires

Chaque région identifie :

bassins sans porte d’entrée ;

territoires sans médecin acceptant de nouveaux patients ;

délais excessifs ;

urgences sous tension ;

ruptures de psychiatrie ;

spécialités absentes ;

transports défaillants ;

médicaments critiques ;

sorties d’hospitalisation sans continuité ;

publics sans solution.

Une carte publique est publiée.

Elle ne sert pas à stigmatiser.

Elle sert à prioriser.

Acte 3 — Jours 15 à 45 : référent territorial

Les territoires les plus fragiles mettent en place une porte d’entrée temporaire ou renforcée.

Elle peut associer :

pôle de santé ;

médecin disponible ;

infirmier référent ;

pharmacien ;

secrétariat ;

numéro territorial ;

consultation non programmée ;

transport.

Le citoyen sans médecin doit pouvoir obtenir une première orientation réelle.

Acte 4 — Jours 15 à 45 : continuité après hospitalisation

Tout établissement pilote met en place un protocole de sortie comprenant :

ordonnance vérifiée ;

rendez-vous ;

transport ;

soins à domicile ;

matériel ;

référent ;

signes d’alerte ;

numéro de contact ;

transmission au professionnel de proximité.

Les sorties complexes sans plan doivent devenir exceptionnelles.

Acte 5 — Jours 20 à 50 : santé mentale

Une cartographie nationale identifie :

délais ;

lits ;

équipes ;

psychologues ;

psychiatres ;

pédopsychiatres ;

addictologie ;

urgences ;

crises suicidaires ;

territoires sans réponse.

Des premiers dispositifs d’accès rapide sont ouverts dans les zones les plus fragiles.

Ils ne remplacent pas la psychiatrie.

Ils évitent certaines ruptures avant la crise.

Acte 6 — Jours 20 à 60 : revue des traitements à risque

Un protocole national de revue médicamenteuse est lancé pour :

personnes âgées ;

patients polymédicamentés ;

malades chroniques ;

sorties d’hospitalisation ;

patients ayant subi des effets indésirables.

Le médecin et le pharmacien restent responsables dans leur champ.

L’objectif est de réduire les interactions, doublons et incompréhensions.

Acte 7 — Jours 30 à 60 : urgences

Chaque territoire sous tension identifie :

les passages pouvant être réorientés ;

les horaires de saturation ;

les manques de ville ;

les besoins sociaux ;

les besoins psychiatriques ;

les transports ;

les lits ;

les sorties bloquées.

Une solution de proximité doit accompagner toute réorientation.

Aucun patient ne doit être renvoyé vers une structure inexistante.

Acte 8 — Jours 30 à 70 : audit des complémentaires

L’audit national porte sur :

frais de gestion ;

prestations ;

réserves ;

excédents ;

doublons ;

lisibilité ;

contrats ;

dépenses commerciales ;

impact social ;

continuité de couverture.

Les résultats sont publiés par catégories d’organismes, sans amalgame.

Acte 9 — Jours 30 à 70 : audit hospitalier

L’audit identifie :

dette ;

besoins d’investissement ;

bâtiments ;

équipements ;

logiciels ;

doublons ;

personnels ;

fermetures ;

lits ;

plateaux ;

coordination ;

conditions de travail.

La réduction de dette ne commence qu’avec une trajectoire crédible.

Acte 10 — Jours 40 à 75 : transports sanitaires

Les premiers territoires pilotes mettent en place une coordination unique des trajets.

L’outil doit intégrer :

prescription ;

disponibilité ;

adaptation au patient ;

mutualisation possible ;

coût ;

ponctualité ;

annulation ;

retour.

Acte 11 — Jours 45 à 80 : données et carnet sécurisé

Le Gouvernement publie le cahier des charges national portant sur :

interopérabilité ;

traçabilité ;

accès ;

réversibilité ;

cybersécurité ;

consentement ;

rectification ;

usages secondaires ;

sanctions.

Aucun nouveau contrat majeur ne doit renforcer une dépendance non réversible.

Acte 12 — Jours 45 à 90 : souveraineté sanitaire

La liste provisoire des produits essentiels est publiée.

Pour chaque produit :

dépendance ;

stock ;

alternative ;

production ;

risque ;

plan de continuité.

La liste définitive est révisée avec les professionnels, industriels et patients.

Acte 13 — Jours 60 à 90 : loi-cadre

Le Gouvernement dépose une loi de programmation portant sur :

maillage ;

référent ;

pôles ;

santé mentale ;

prévention ;

transport ;

données ;

médicaments ;

formation ;

complémentaires ;

hôpital ;

Outre-mer ;

substitution.

Acte 14 — Jours 75 à 100 : territoires pilotes

Les premiers territoires sont choisis selon leur diversité :

métropole ;

rural ;

montagne ;

Outre-mer ;

zone industrielle ;

territoire vieillissant ;

quartier populaire ;

zone frontalière.

Ils ne cumulent pas toutes les expérimentations.

Chaque territoire reçoit :

un objectif ;

des moyens ;

un calendrier ;

des indicateurs ;

un droit de correction.

Acte 15 — Jour 100 : tableau de départ

Le ministère publie :

ce qui a été constaté ;

ce qui a été engagé ;

ce qui reste sans solution ;

les financements ;

les responsables ;

les délais ;

les premières corrections.

La transparence commence avant les résultats.

1213. EXÉCUTION ANNÉE 1 À 5 ET HORIZON 10 ANSp. 77

LPE assume une trajectoire unique.

La vitesse varie selon les métiers, les territoires et les capacités.

La direction ne varie pas.

Le système doit passer :

de l’attente à la présence ;

de la fragmentation à la continuité ;

de la réaction tardive à la prévention ;

de la dépendance à la maîtrise.

Année 1 — Identifier, protéger, coordonner

La première année rend visibles les ruptures.

Les priorités sont :

porte d’entrée territoriale ;

référent ;

sortie d’hospitalisation ;

santé mentale ;

revue des traitements ;

transport ;

urgences ;

audit hospitalier ;

audit des complémentaires ;

données ;

stocks.

Les premières équipes mobiles et pôles renforcés sont déployés.

Les indicateurs territoriaux deviennent publics.

Année 2 — Investir et soulager

La deuxième année engage :

les formations ;

les recrutements ;

les secrétariats mutualisés ;

les infirmiers référents ;

les spécialistes tournants ;

les pôles de proximité ;

la santé scolaire ;

les transports ;

la restructuration hospitalière.

L’objectif de soulager jusqu’à 50 % de la dette hospitalière reste soumis aux résultats de l’audit, à la capacité budgétaire et à la trajectoire de transformation.

Aucun montant n’est versé sans contrepartie.

Année 3 — Étendre la prévention et la santé mentale

La prévention exécutée monte en puissance.

Les dispositifs concernent :

dépistages ;

vaccination ;

santé dentaire ;

vision ;

audition ;

nutrition ;

sommeil ;

santé mentale ;

revue de traitement ;

santé au travail.

L’accès psychologique de premier niveau est étendu lorsque les évaluations démontrent :

utilité ;

sécurité ;

absence de saturation ;

bonne orientation vers la psychiatrie.

Année 4 — Réduire les écarts territoriaux

Les territoires sous-dotés reçoivent une extension prioritaire de :

pôles ;

spécialistes tournants ;

transport ;

logement professionnel ;

campus de santé ;

équipes mobiles ;

télémédecine encadrée ;

stocks ;

capacités ultramarines.

Les financements sont redirigés si un dispositif ne produit pas d’activité réelle.

Année 5 — Installer le nouveau maillage

À la fin du mandat, chaque bassin sanitaire doit disposer :

d’une porte d’entrée ;

d’un référent ou d’une équipe ;

d’une réponse non programmée ;

d’un accès à la santé mentale ;

d’une organisation du transport ;

d’une coordination ville-hôpital ;

d’une revue des traitements à risque ;

d’une carte des spécialistes ;

d’un tableau de bord ;

d’un recours.

Les écarts ne seront pas tous supprimés.

Mais aucun territoire ne doit rester sans architecture de réponse.

Horizon 10 ans

À dix ans, la France doit avoir construit :

un référent effectif pour tous ;

un maillage territorial stable ;

une santé mentale organisée ;

une prévention mieux exécutée ;

une médecine scolaire renforcée ;

une médecine du travail plus utile ;

des spécialistes accessibles par réseau ;

un transport coordonné ;

des données interopérables ;

une souveraineté accrue ;

des capacités ultramarines renforcées ;

un hôpital moins étouffé ;

des professionnels mieux protégés.

Les objectifs chiffrés de long terme sont ajustés selon les données de départ.

LPE ne maintient jamais une cible devenue irréaliste pour sauver une annonce.

Elle ne baisse pas davantage une ambition uniquement parce que l’exécution est difficile.

1314. PREUVE PERMANENTE, FINANCEMENT, RISQUES ET CONTRÔLEp. 80

La santé doit être évaluée sans être réduite à un tableau comptable.

Un système sanitaire produit des résultats difficiles à résumer :

vie sauvée ;

souffrance évitée ;

autonomie préservée ;

diagnostic plus précoce ;

attente réduite ;

continuité ;

confiance ;

temps rendu au professionnel ;

transport rendu possible.

La preuve doit croiser :

résultats médicaux ;

accès ;

délais ;

territoires ;

conditions de travail ;

coûts ;

sécurité ;

expérience du patient.

14.1. Principe budgétaire

Aucune dépense sanitaire n’est intouchable parce qu’elle est sanitaire.

Aucune dépense nouvelle n’est justifiée parce qu’elle porte le mot prévention.

Chaque euro doit démontrer une utilité.

LPE distingue :

dépense de soin ;

dépense de prévention ;

investissement ;

fonctionnement ;

dette ;

administration ;

achat ;

rente ;

fraude ;

coût futur évité.

14.2. Financement du maillage

Le maillage peut être financé par :

budget de l’Assurance Maladie ;

budget de l’État ;

investissement public ;

collectivités selon leurs compétences ;

réorientation de crédits ;

économies réelles ;

cofinancements européens compatibles ;

Fonds Productif souverain pour les actifs stratégiques.

Les économies futures ne financent jamais seules une dépense présente.

14.3. Dépenses nouvelles prioritaires

Les priorités sont :

professionnels ;

secrétariats ;

référents ;

santé mentale ;

transport ;

pôles ;

formation ;

stocks ;

Outre-mer ;

numérique souverain ;

réorganisation hospitalière.

LPE évite d’acheter des bâtiments ou plateformes avant de sécuriser les équipes.

14.4. Dépenses à auditer

L’audit porte notamment sur :

doublons administratifs ;

logiciels ;

prestations ;

achats ;

transports ;

prescriptions redondantes ;

examens répétés ;

frais de gestion ;

communication ;

structures sans activité ;

équipements sous-utilisés ;

fraudes ;

erreurs de facturation.

14.5. Indicateurs d’accès

Le ministère publie :

part de la population sans référent effectif ;

délais de premier recours ;

distance ;

acceptation de nouveaux patients ;

délais spécialistes ;

délais santé mentale ;

rendez-vous non honorés ;

renoncements ;

transport.

14.6. Indicateurs hospitaliers

Il suit :

passages ;

temps d’attente ;

lits ;

fermetures ;

sorties retardées ;

réhospitalisations ;

conditions de travail ;

dette ;

investissement ;

infections ;

événements graves ;

continuité ville-hôpital.

14.7. Indicateurs de prévention

Il suit :

dépistages ;

vaccination ;

bilans scolaires ;

bilans professionnels ;

santé dentaire ;

vision ;

audition ;

santé mentale ;

suivi chronique ;

revues de traitement.

14.8. Indicateurs de sécurité

Il suit :

interactions ;

erreurs médicamenteuses ;

événements signalés ;

gravité ;

corrections ;

récidive ;

accès abusifs aux données ;

pénuries ;

ruptures.

14.9. Indicateurs professionnels

Il suit :

postes vacants ;

durée de recrutement ;

départs ;

burn-out ;

agressions ;

temps administratif ;

temps de soin ;

formation ;

fidélisation ;

logement territorial.

14.10. Indicateurs ultramarins

Ils comprennent :

évacuations sanitaires ;

délais ;

spécialités locales ;

stocks ;

formation ;

retours ;

transport ;

plateaux ;

mortalité évitable ;

ruptures.

14.11. Audit indépendant

Une autorité pluraliste évalue :

méthodes ;

résultats ;

coûts ;

effets indésirables ;

territoires ;

discriminations ;

données.

Elle associe :

professionnels ;

patients ;

chercheurs ;

statisticiens ;

juristes ;

territoires ;

Outre-mer.

14.12. Risque de surpromesse

Le besoin de rassurer peut conduire à promettre :

un médecin pour tous immédiatement ;

un spécialiste partout ;

des délais impossibles ;

un socle gratuit non financé ;

une dette effacée sans conséquence.

Le garde-fou est la distinction entre :

droit ;

objectif ;

projection ;

expérimentation ;

capacité réelle.

14.13. Risque de délégation excessive

Libérer du temps médical peut conduire à transférer trop vite des responsabilités.

Le garde-fou repose sur :

formation ;

protocoles ;

supervision ;

responsabilité ;

évaluation ;

accès au médecin ;

recours du patient.

14.14. Risque de pénalisation de la prévention

Une prévention obligatoire peut devenir punitive.

Le garde-fou est :

accès réel ;

information ;

contre-indication ;

proportionnalité ;

recours ;

absence de sanction financière lourde compromettant le soin.

14.15. Risque de centralisation

Le maillage national peut étouffer les adaptations locales.

Le garde-fou est :

droits nationaux ;

exécution territoriale ;

substitution temporaire ;

contrôle ;

évaluation.

14.16. Risque de plateforme supplémentaire

Une plateforme de plus peut compliquer le parcours.

Le garde-fou est :

porte d’entrée unique ;

interopérabilité ;

test utilisateur ;

suppression des doublons ;

accompagnement humain.

14.17. Risque de fichage

Le carnet numérique peut devenir un outil de surveillance.

Le garde-fou est :

minimisation ;

traçabilité ;

consentement ;

rectification ;

interdiction commerciale ;

sanction ;

absence de décision automatique.

14.18. Risque de rente des complémentaires

La réforme peut ne modifier que l’apparence des contrats.

Le garde-fou est :

publication des frais ;

comparabilité ;

contrôle ;

plafonnement ciblé ;

restitution ou réorientation des excédents injustifiés ;

continuité des assurés.

14.19. Risque de reprise de dette sans réforme

Le soulagement hospitalier peut effacer le passé sans corriger l’avenir.

Le garde-fou est :

audit ;

contrat ;

investissement ;

conditions ;

publication ;

correction ;

suspension.

14.20. Risque de chasse punitive contre les soignants

La transparence sur les erreurs peut décourager le signalement.

Le garde-fou distingue :

bonne foi ;

négligence ;

faute grave ;

dissimulation ;

fraude.

Le signalement de bonne foi est protégé.

La dissimulation est sanctionnée.

14.21. Risque de spécialistes tournants sans continuité

Une consultation isolée peut produire un diagnostic sans suivi.

Le garde-fou impose :

compte rendu ;

référent ;

rendez-vous suivant ;

transmission ;

transport ;

retour vers l’équipe.

14.22. Risque de mutualisation du transport au détriment du patient

Le trajet mutualisé peut devenir trop long ou inadapté.

Le garde-fou est :

évaluation médicale ;

durée maximale ;

ponctualité ;

confort ;

confidentialité ;

recours.

14.23. Risque d’écologie punitive

La réduction des déchets peut fragiliser la sécurité.

Le garde-fou place toujours :

stérilité ;

qualité ;

disponibilité ;

protection ;

avant l’économie de matière.

14.24. Règle de correction

Toute mesure peut être :

maintenue ;

renforcée ;

corrigée ;

ralentie ;

suspendue ;

arrêtée.

La correction intervient selon :

utilité ;

sécurité ;

coût ;

droit ;

résultat ;

effet territorial ;

retour des patients ;

retour des professionnels.

14.25. Règle finale de preuve

Un droit n’est pas exécuté parce qu’il existe.

Un professionnel n’est pas disponible parce qu’il est inscrit.

Un pôle n’est pas utile parce qu’il est ouvert.

Une prévention n’est pas accomplie parce qu’une lettre a été envoyée.

Un transport n’est pas organisé parce qu’un marché a été signé.

LPE mesure l’usage réel.

1415. DONNÉESp. 90

La donnée sanitaire ne doit pas servir à décrire l’abandon.

Elle doit déclencher la réparation.

Aujourd’hui, la France dispose déjà d’un grand nombre de sources :

Assurance Maladie ;

DREES ;

Santé publique France ;

ANSM ;

HAS ;

agences régionales ;

hôpitaux ;

ordres professionnels ;

complémentaires ;

collectivités ;

établissements médico-sociaux ;

laboratoires ;

pharmacies ;

services de transport ;

médecine scolaire ;

médecine du travail.

Le problème n’est pas seulement l’absence de données.

Il est leur fragmentation, leur retard, leur différence de définition et leur faible transformation en décision opérationnelle.

Un territoire peut être identifié comme sous-doté pendant plusieurs années sans qu’une capacité nouvelle soit effectivement créée.

Un établissement peut signaler des délais, des postes vacants ou des ruptures sans que le citoyen sache ce qui sera corrigé.

LPE transforme la donnée en chaîne d’action.

15.1. Base sanitaire nationale

Le futur fichier sante_data.csv constitue la base statistique publique du ministère.

Chaque ligne doit comporter :

la donnée ;

la définition ;

la source ;

l’année ;

le territoire ;

la population concernée ;

la méthode ;

le statut ;

la date de mise à jour ;

la limite d’interprétation ;

l’autorité responsable ;

l’action déclenchée lorsque le seuil est dépassé.

La donnée ne reste pas isolée.

Elle doit être reliée à :

un besoin ;

une mesure ;

un coût ;

un responsable ;

un délai ;

un contrôle.

15.2. Données d’accès

Le ministère suit notamment :

personnes sans médecin traitant ;

personnes sans référent effectif ;

médecins acceptant de nouveaux patients ;

délais de premier recours ;

délais par spécialité ;

temps de transport ;

distance ;

horaires de permanence ;

créneaux non programmés ;

renoncements déclarés ;

rendez-vous non honorés ;

ruptures de suivi ;

sorties d’hospitalisation sans coordination.

La simple présence d’un professionnel dans un annuaire ne constitue pas une capacité accessible.

L’indicateur doit préciser :

temps de présence ;

patientèle ;

acceptation de nouveaux patients ;

délais ;

territoire réellement couvert.

15.3. Données de démographie professionnelle

Le ministère suit :

professionnels en activité ;

âge ;

mode d’exercice ;

temps de travail ;

spécialité ;

territoire ;

départs prévus ;

places de formation ;

étudiants ;

abandons ;

diplômés ;

postes vacants ;

fidélisation ;

activité non clinique.

LPE ne confond pas :

professionnel inscrit ;

professionnel en activité ;

professionnel disponible ;

professionnel accessible au public.

15.4. Données hospitalières

Les établissements publient de manière standardisée :

activité ;

lits réellement ouverts ;

fermetures temporaires ;

postes vacants ;

délais ;

temps d’attente ;

réhospitalisations ;

sorties retardées ;

dette ;

investissements ;

état des bâtiments ;

équipements ;

événements graves ;

infections ;

conditions de travail ;

agressions ;

temps administratif.

Les données doivent être contextualisées.

Un hôpital accueillant les situations les plus lourdes ne peut pas être comparé brutalement à une structure réalisant des soins moins complexes.

15.5. Données de santé mentale

Le ministère suit :

délais psychologiques ;

délais psychiatriques ;

délais pédopsychiatriques ;

équipes mobiles ;

lits ;

hospitalisations ;

crises ;

tentatives de suicide ;

mortalité ;

ruptures ;

addictions ;

retours après prise en charge ;

abandons de parcours.

Les données individuelles restent strictement protégées.

Aucun score prédictif ne peut décider seul qu’une personne serait dangereuse, incapable ou inassurable.

15.6. Données de prévention

Le ministère suit :

participation aux dépistages ;

vaccination ;

bilans scolaires ;

bilans professionnels ;

santé dentaire ;

vision ;

audition ;

nutrition ;

activité ;

sommeil ;

suivi des maladies chroniques ;

revues de traitement ;

prévention des chutes ;

prévention des addictions.

LPE distingue toujours :

invitation envoyée ;

rendez-vous proposé ;

rendez-vous réalisé ;

résultat transmis ;

suite organisée.

Une lettre envoyée ne constitue pas un dépistage exécuté.

15.7. Données sur les médicaments

Le ministère suit :

ruptures ;

risques de rupture ;

durée ;

produits stratégiques ;

alternatives ;

stocks ;

origines industrielles ;

délivrance ;

retours ;

destruction ;

effets indésirables ;

interactions ;

prescriptions multiples ;

revues de traitement.

Le nombre brut de signalements ne doit pas être interprété seul.

Une rupture de courte durée avec alternative n’a pas la même gravité qu’une indisponibilité prolongée sans solution.

15.8. Données sur les complémentaires

Les organismes complémentaires publient selon un format commun :

cotisations ;

prestations ;

frais de gestion ;

réserves ;

excédents ;

services ;

réclamations ;

délais ;

refus ;

résiliations ;

reste à charge par grandes catégories.

Les données doivent permettre de comparer sans tromper.

Les différences entre mutuelles, assurances et institutions de prévoyance sont conservées.

15.9. Données de transport sanitaire

Le ministère suit :

trajets ;

coût ;

distance ;

temps d’attente ;

retards ;

annulations ;

trajets à vide ;

mutualisations ;

rendez-vous manqués faute de transport ;

adaptation au handicap ;

satisfaction ;

fraudes ;

émissions.

L’objectif n’est pas de réduire mécaniquement le nombre de trajets.

Il est d’éviter les trajets inutiles sans empêcher l’accès.

15.10. Données ultramarines

Chaque territoire ultramarin dispose de sa propre fiche comprenant :

effectifs ;

spécialités ;

plateaux ;

évacuations ;

délais ;

mortalité évitable ;

stocks ;

formation ;

transport ;

risques climatiques ;

dépendances ;

coopérations régionales ;

pathologies spécifiques.

Aucune moyenne ultramarine unique ne doit masquer les écarts entre territoires.

15.11. Données sensibles

Les données relatives à :

la santé ;

la génétique ;

la psychiatrie ;

les addictions ;

la sexualité ;

le handicap ;

la grossesse ;

les violences ;

les traitements ;

les antécédents ;

restent protégées.

Elles ne peuvent être utilisées pour :

publicité ;

tarification abusive ;

profilage politique ;

notation sociale ;

sélection professionnelle illégale ;

orientation commerciale ;

surveillance générale.

15.12. Données manquantes

Le ministère doit reconnaître ce qu’il ne sait pas suffisamment mesurer.

Les lacunes peuvent concerner :

temps médical réellement perdu ;

délai complet entre symptôme et traitement ;

renoncement silencieux ;

coordination après hospitalisation ;

erreurs évitables ;

discrimination ;

transport inaccessible ;

effets réels des complémentaires ;

santé mentale non traitée ;

médicaments inutilisés ;

charge des aidants ;

accès aux soins des indépendants.

Ces données font l’objet d’enquêtes limitées, proportionnées et anonymisées.

15.13. Mentions obligatoires

Tout chiffre du programme porte l’une des qualifications suivantes :

OFFICIELLE_BRUTE

CALCULÉE

À AUDITER

PROJECTION_PROGRAMME

À ACTUALISER

ORDRE DE GRANDEUR

Aucune donnée ne doit changer de statut entre le dossier expert, la page publique, les discours et les simulateurs.

15.14. Droit de rectification

Les professionnels, établissements, collectivités et citoyens peuvent signaler une donnée erronée.

La demande reçoit :

un accusé de réception ;

un examen ;

une réponse ;

une correction ;

une trace de modification.

La transparence n’exige pas l’infaillibilité.

Elle exige la correction visible.

15.15. Doctrine finale de la donnée

La donnée ne vaut pas par sa quantité.

Elle vaut par la décision qu’elle rend possible.

Un délai publié sans solution reste un constat.

Une pénurie recensée sans stock reste un risque.

Une discrimination mesurée sans sanction reste une humiliation.

Une erreur signalée sans correction reste une répétition annoncée.

1516. COORDINATIONp. 99

La santé traverse presque toutes les politiques publiques.

Elle dépend de l’éducation, du logement, du travail, de l’alimentation, de l’environnement, de la mobilité, du numérique, de l’industrie, du handicap, du grand âge et de la protection de l’enfance.

Le ministère n°9 ne peut donc réussir seul.

Mais la coordination ne doit pas diluer le commandement.

Pour chaque action, un ministère chef de file doit être désigné.

Avec le Budget n°1

Le Budget finance la programmation, audite les dépenses, distingue investissement et fonctionnement, contrôle la dette hospitalière et vérifie les économies annoncées.

La Santé précise :

les besoins ;

les personnels ;

les coûts ;

les délais ;

les résultats.

Aucune économie future de prévention n’est comptabilisée comme recette certaine.

Avec le Numérique n°2

Le Numérique garantit :

cybersécurité ;

interopérabilité ;

hébergement ;

identité ;

traçabilité ;

réversibilité ;

outils souverains ;

protection des données.

La Santé définit les usages médicaux.

Le Numérique ne décide jamais du soin.

Avec l’Intérieur n°3

La coordination porte sur :

sécurité des établissements ;

violences contre les soignants ;

crises ;

évacuations ;

catastrophes ;

produits dangereux ;

trafics de médicaments ;

continuité territoriale ;

plans de secours.

La police protège.

Elle n’accède pas librement aux données médicales.

Avec la Justice n°4

La Justice intervient sur :

discriminations ;

refus de soins illégaux ;

fraudes ;

violences ;

atteintes au secret ;

erreurs graves ;

responsabilités ;

indemnisation ;

conflits d’intérêts ;

corruption.

La santé ne doit ni cacher les fautes, ni transformer chaque incident en procédure pénale.

Avec l’Armée n°5

La coordination concerne :

hôpitaux militaires ;

réserves sanitaires ;

médecine de catastrophe ;

logistique ;

stocks ;

évacuations ;

risques biologiques ;

capacités de crise ;

recherche.

Les moyens militaires soutiennent la Nation en crise sans devenir la médecine ordinaire.

Avec les Affaires étrangères n°6

La coordination porte sur :

coopérations médicales ;

épidémies ;

médicaments ;

recherche ;

formation ;

évacuations ;

diplômes ;

francophonie sanitaire ;

aide humanitaire ;

coopérations ultramarines régionales.

Avec les Mobilités n°7

Les Mobilités organisent :

transport sanitaire non urgent ;

accès aux spécialistes ;

navettes ;

routes ;

liaisons insulaires ;

accessibilité ;

transport des personnels ;

continuité en crise.

La Santé définit le besoin médical.

Les Mobilités exécutent la continuité physique.

Avec l’Éducation n°8

La Santé garantit :

bilans ;

médecine scolaire ;

infirmiers ;

psychologues ;

orientation vers le soin ;

prévention ;

santé mentale ;

vaccination ;

repérage.

L’Éducation accueille, repère et coopère.

Elle ne remplace pas le système de soin.

Avec le Travail n°10

La coordination porte sur :

médecine du travail ;

usure ;

burn-out ;

sommeil ;

toxicité ;

accidents ;

reclassement ;

handicap ;

indépendants ;

agriculteurs ;

travailleurs de nuit.

Le Travail agit sur l’organisation professionnelle.

La Santé traite les conséquences et la prévention médicale.

Avec la Natalité n°11

La coordination concerne :

grossesse ;

maternité ;

post-partum ;

PMI ;

santé de l’enfant ;

santé mentale parentale ;

infertilité ;

prévention ;

maisons de l’enfance.

La Natalité protège la famille.

La Santé garantit le soin.

Avec le Handicap n°12

Le Handicap pilote :

droits ;

accessibilité ;

accompagnement ;

aides ;

autonomie ;

équipements ;

aidants.

La Santé garantit :

diagnostic ;

soins ;

rééducation ;

continuité ;

prévention ;

coordination médicale.

Avec la Retraite et le Grand âge n°13

La coordination porte sur :

prévention de la dépendance ;

gériatrie ;

domicile ;

EHPAD ;

chutes ;

polymédication ;

aidants ;

soins palliatifs ;

fin de vie ;

transport ;

isolement.

La Santé protège le soin.

Le ministère du Grand âge organise la vie, l’autonomie et la dignité.

Avec la Culture et l’Information n°14

La coordination concerne :

information sanitaire ;

lutte contre la désinformation ;

prévention ;

accessibilité ;

culture à l’hôpital ;

santé mentale ;

protection de l’attention.

L’information publique doit distinguer fait, recommandation, incertitude et choix politique.

Avec l’Industrie n°15

L’Industrie reconstruit :

médicaments ;

principes actifs ;

dispositifs ;

équipements ;

imagerie ;

numérique ;

consommables ;

stocks ;

maintenance.

La Santé hiérarchise les besoins stratégiques.

L’Industrie construit les capacités.

Avec le Logement n°16

La coordination porte sur :

insalubrité ;

suroccupation ;

adaptation ;

qualité de l’air ;

plomb ;

amiante ;

domicile ;

logement des soignants ;

sortie d’hospitalisation.

Un patient ne peut pas se rétablir correctement dans un logement dangereux ou inaccessible.

Avec l’Agriculture et l’Alimentation n°17

La coordination concerne :

nutrition ;

qualité alimentaire ;

résidus ;

antibiorésistance ;

zoonoses ;

santé animale ;

eau ;

prévention ;

santé des agriculteurs ;

sécurité alimentaire.

Avec le Commerce et les PME n°18

La coordination porte sur :

pharmacies ;

optique ;

dentaire ;

distribution médicale ;

complémentaires ;

transparence des prix ;

protection du consommateur ;

PME de santé ;

innovation utile.

Avec l’Écologie productive n°19

La coordination concerne :

air ;

eau ;

sols ;

substances ;

déchets ;

médicaments dans l’environnement ;

gaz anesthésiants ;

chaleur ;

risques industriels ;

empreinte sanitaire.

L’écologie protège la santé sans diminuer la sécurité du soin.

Avec le Patrimoine et les Territoires n°20

La coordination peut mobiliser :

bâtiments vacants ;

anciens établissements ;

patrimoine thermal ;

territoires de repos ;

prévention ;

hébergement des familles ;

implantation de pôles.

Avec la Mer et les Outre-mer n°21

La coordination porte sur :

insularité ;

évacuations ;

transport maritime et aérien ;

stocks ;

hôpitaux ultramarins ;

formation ;

coopérations régionales ;

risques climatiques ;

santé maritime ;

pêche ;

pollutions.

Avec le Parlement

Le Parlement contrôle :

loi de programmation ;

financement ;

dette ;

droits ;

données ;

complémentaires ;

souveraineté ;

crises ;

substitutions ;

résultats.

Avec les citoyens

Le citoyen doit pouvoir comprendre :

où va l’argent ;

quels délais sont garantis ;

quels territoires progressent ;

quels objectifs échouent ;

quelles mesures sont corrigées.

La coordination sanitaire ne doit plus être invisible.

1617. DÉPENDANCESp. 109

La réussite du ministère n°9 dépend de capacités qui ne peuvent pas être décrétées instantanément.

Elle dépend d’abord des professionnels.

Un droit supplémentaire ne crée pas un médecin, un infirmier, un psychologue ou un pharmacien.

Elle dépend ensuite du temps.

La formation médicale se compte en années.

La reconstruction d’un hôpital, d’un plateau ou d’une filière industrielle demande une continuité politique.

Elle dépend enfin de l’exécution.

La France sait produire des plans.

Elle doit désormais produire une présence.

17.1. Dépendance humaine

Sans professionnels formés, installés et fidélisés, le maillage reste théorique.

La réussite dépend de :

places de formation ;

formateurs ;

stages ;

logement ;

rémunération ;

conditions de travail ;

sécurité ;

équipes ;

perspectives ;

mobilité ;

fidélisation.

17.2. Dépendance territoriale

Un pôle ne peut pas fonctionner sans :

locaux ;

transport ;

secrétariat ;

numérique ;

pharmacie ;

laboratoire ;

professionnels ;

hôpital de référence.

L’échelon local doit recevoir les moyens correspondant aux responsabilités confiées.

17.3. Dépendance industrielle

La souveraineté sanitaire dépend :

des usines ;

des matières ;

des principes actifs ;

des fournisseurs ;

de l’énergie ;

des équipements ;

de la maintenance ;

des normes ;

des compétences.

Une annonce de relocalisation ne crée pas une production.

Il faut des commandes, des volumes, des prix, des contrats et des capacités.

17.4. Dépendance numérique

Le carnet, les rendez-vous, les prescriptions et les données exigent :

réseau ;

cybersécurité ;

interopérabilité ;

maintenance ;

support ;

formation ;

souveraineté.

Une panne numérique ne doit jamais interrompre totalement la continuité des soins.

Des procédures de secours restent obligatoires.

17.5. Dépendance budgétaire

Le ministère dépend :

des recettes sociales ;

du budget de l’État ;

de la dette ;

des dépenses courantes ;

du vieillissement ;

des innovations ;

du prix des médicaments ;

de l’emploi.

La réforme doit être programmée.

Elle ne peut pas reposer sur des crédits exceptionnels annuels.

17.6. Dépendance à la confiance

La prévention, la vaccination, les données et la santé mentale exigent de la confiance.

Cette confiance dépend de :

vérité ;

transparence ;

respect ;

absence de discrimination ;

protection des données ;

reconnaissance des erreurs ;

stabilité des règles.

Une confiance brisée se répare lentement.

17.7. Dépendance aux transports

Un spécialiste peut être disponible sans être accessible.

La réussite dépend des routes, navettes, véhicules adaptés, liaisons maritimes et transports collectifs.

17.8. Dépendance au logement

Un professionnel ne s’installe pas durablement dans un territoire où il ne peut pas se loger.

Un patient ne peut pas rentrer correctement chez lui si son logement est insalubre ou inadapté.

17.9. Dépendance à la santé mentale

La santé mentale dépend aussi :

du travail ;

du logement ;

de la famille ;

de l’isolement ;

des violences ;

des écrans ;

des revenus ;

du lien social.

Le soin ne peut pas tout corriger seul.

17.10. Dépendance à l’éducation

La prévention dépend de la compréhension.

Lire une ordonnance, suivre un traitement, reconnaître un symptôme, appeler le bon service et distinguer une information fiable exigent des compétences.

17.11. Dépendance au droit

Les délégations, données, transports, remboursements, complémentaires et obligations de prévention exigent des textes solides.

Une mesure juridiquement fragile peut être annulée et désorganiser le parcours.

17.12. Dépendance ultramarine

Les Outre-mer dépendent davantage :

des transports ;

des stocks ;

du climat ;

des approvisionnements ;

de la formation locale ;

des coopérations régionales ;

de la résilience des infrastructures.

Chaque plan doit intégrer cette fragilité supplémentaire.

17.13. Dépendance à l’évaluation

Sans mesure fiable, le ministère peut financer :

des bâtiments vides ;

des plateformes inutiles ;

des transports absurdes ;

des formations sans poste ;

des consultations sans suivi ;

des stocks mal répartis.

La preuve permanente n’est pas un supplément.

Elle conditionne l’investissement.

17.14. Condition générale de réussite

Si le médecin reste noyé sous l’administratif, la réforme échoue.

Si l’infirmier reçoit des responsabilités sans formation, elle échoue.

Si le psychologue intervient sans psychiatrie disponible, elle échoue.

Si le pôle existe sans professionnels, il échoue.

Si le carnet numérique ne communique pas, il échoue.

Si le transport n’arrive pas, le rendez-vous n’existe pas.

Si les Outre-mer restent dépendants pour chaque soin structurant, l’égalité nationale reste incomplète.

1718. PUBLICS CONCERNÉSp. 113

Le ministère n°9 concerne l’ensemble de la population.

Mais ses effets sont particulièrement importants pour ceux que le système actuel expose davantage à l’attente, à la distance, à la complexité ou à la rupture.

18.1. Patients sans médecin traitant

Ils gagnent une porte d’entrée territoriale et un référent effectif.

Ils ne sont plus laissés seuls jusqu’à ce qu’une place se libère.

18.2. Patients chroniques

Ils bénéficient de :

coordination ;

revue de traitement ;

suivi ;

prévention ;

continuité après hospitalisation ;

meilleure transmission.

18.3. Personnes âgées

Elles bénéficient de :

prévention des chutes ;

revue de polymédication ;

transport ;

gériatrie ;

coordination avec le domicile ;

soutien aux aidants.

18.4. Enfants et adolescents

Ils bénéficient de :

santé scolaire ;

vision ;

audition ;

langage ;

santé mentale ;

vaccination ;

prévention ;

orientation vers les soins.

18.5. Parents

Ils bénéficient d’une meilleure coordination autour de :

grossesse ;

post-partum ;

santé mentale ;

enfant ;

urgence ;

prévention ;

transport.

18.6. Personnes handicapées

Elles bénéficient de :

soins accessibles ;

transport adapté ;

coordination ;

information accessible ;

continuité ;

non-discrimination ;

matériel adapté.

18.7. Travailleurs

Ils bénéficient de :

prévention ;

santé mentale ;

usure ;

sommeil ;

expositions ;

médecine du travail plus utile ;

coordination avec le reclassement.

18.8. Indépendants et agriculteurs

Ils entrent davantage dans une prévention structurée aujourd’hui souvent insuffisante.

18.9. Habitants ruraux

Ils bénéficient de :

pôles ;

spécialistes tournants ;

transport ;

télé-expertise ;

équipes mobiles ;

péréquation.

18.10. Habitants des Outre-mer

Ils bénéficient de :

capacités locales ;

stocks ;

formation ;

spécialités ;

transport ;

réduction des départs forcés ;

plans territoriaux propres.

18.11. Personnes précaires

Elles bénéficient de :

porte d’entrée ;

médiation ;

socle de premier recours ;

transport ;

prévention ;

accompagnement social ;

non-discrimination.

18.12. Personnes souffrant psychiquement

Elles bénéficient d’une première réponse plus rapide et d’une gradation plus lisible.

18.13. Soignants

Ils bénéficient de :

temps libéré ;

secrétariat ;

équipes ;

protection ;

formation ;

sécurité ;

outils plus cohérents ;

diminution de la solitude professionnelle.

18.14. Pharmaciens

Ils voient reconnu leur rôle dans :

prévention ;

vaccination ;

sécurisation ;

revue des traitements ;

pénuries ;

délivrance adaptée.

18.15. Professionnels du transport

Ils deviennent une composante reconnue du parcours, avec coordination et règles plus lisibles.

18.16. Établissements hospitaliers

Ils bénéficient d’un amont territorial renforcé, de sorties mieux coordonnées et d’une trajectoire d’investissement plus claire.

18.17. Acteurs devant s’adapter

Doivent notamment s’adapter :

organismes complémentaires opaques ;

fournisseurs numériques captifs ;

transporteurs frauduleux ;

structures sans activité réelle ;

industriels recevant des aides sans contrepartie ;

professionnels pratiquant une discrimination ;

établissements dissimulant les incidents ;

opérateurs produisant des doublons coûteux ;

prestataires administratifs sans utilité démontrée.

LPE ne les condamne pas par catégorie.

Elle leur impose de démontrer leur utilité.

1819. ENNEMIS STRUCTURELSp. 117

Le ministère n°9 ne désigne aucun malade, aucun soignant, aucune profession et aucun territoire comme ennemi.

Il combat des mécanismes.

Le premier ennemi est l’attente sans responsable.

Un délai peut être inévitable.

L’abandon sans interlocuteur ne l’est pas.

Le deuxième ennemi est la fragmentation.

Un patient suivi par plusieurs acteurs mais par personne réellement reste un patient seul.

Le troisième ennemi est la confusion entre couverture et accès.

Être remboursé ne sert à rien lorsqu’aucun professionnel n’est disponible.

Le quatrième ennemi est l’hôpital utilisé par défaut.

Lorsque tout finit aux urgences, le territoire a déjà échoué.

Le cinquième ennemi est la prévention sans exécution.

Une campagne sans rendez-vous, transport ou suite ne protège pas.

Le sixième ennemi est la captation du temps médical.

Chaque heure inutilement administrative est une heure de soin perdue.

Le septième ennemi est la pénurie acceptée comme fatalité.

Former prend du temps.

Ne rien organiser pendant ce temps est un choix.

Le huitième ennemi est la donnée captive.

Un patient ne doit pas perdre la maîtrise de son intimité parce qu’il a besoin de soins.

Le neuvième ennemi est la rente sur un besoin vital.

Complémentaire, logiciel, médicament, transport ou équipement ne doivent pas enfermer la Nation dans une dépendance sans contrôle.

Le dixième ennemi est la discrimination sanitaire.

Une douleur, un symptôme ou une demande ne doivent jamais être diminués par préjugé.

Le onzième ennemi est la dissimulation des erreurs.

Ce qui n’est pas reconnu se répète.

Le douzième ennemi est la chasse punitive aveugle.

Un système qui terrorise ceux qui signalent devient moins sûr.

Le treizième ennemi est la médecine à distance utilisée comme excuse à l’absence.

La télémédecine rapproche une compétence.

Elle ne remplace pas chaque présence.

Le quatorzième ennemi est le bâtiment vide.

Une maison de santé sans professionnels n’est pas un service.

Le quinzième ennemi est le médicament inutile.

Chaque traitement doit répondre à un besoin, une dose, une durée et une compréhension.

Le seizième ennemi est le départ forcé.

Un Ultramarin ne doit pas quitter son territoire pour un soin structurant qui pourrait raisonnablement y être organisé.

Le dix-septième ennemi est le gaspillage budgétaire protégé par la noblesse du mot santé.

Aucune dépense inutile ne devient légitime parce qu’elle appartient à un ministère vital.

Le dix-huitième ennemi est la déresponsabilisation générale.

Quand chacun renvoie vers l’autre, le patient finit seul au milieu du système.

La doctrine LPE tient en une phrase :

Aucune rupture sanitaire connue ne doit devenir une perte de chance par lenteur, distance, opacité ou dilution des responsabilités.

1920. CONDITIONS DE VICTOIREp. 119

La réforme sanitaire ne sera pas jugée au nombre de lois, de pôles, de plateformes, de conventions ou de milliards annoncés.

Elle sera jugée sur une question simple :

le citoyen trouve-t-il plus vite la bonne réponse, au bon endroit, avec moins de risque et moins d’épuisement ?

20.1. Victoire du référent

La première victoire est atteinte lorsque chaque personne sait :

qui contacter ;

où aller ;

qui coordonne ;

qui répond en cas de rupture.

Un nom dans un fichier ne suffit pas.

Le référent doit être joignable et actif.

20.2. Victoire de la proximité

La réforme réussit lorsque l’habitant rural, ultramarin, âgé ou handicapé peut accéder à un soin sans trajet déraisonnable ni démarches impossibles.

20.3. Victoire des urgences

Les urgences réussissent lorsqu’elles retrouvent leur fonction :

traiter l’urgence réelle.

La baisse des passages évitables doit provenir d’une meilleure réponse en amont, jamais d’un refus plus brutal.

20.4. Victoire de la prévention

La prévention réussit lorsque :

les rendez-vous sont réalisés ;

les résultats sont transmis ;

les suites sont organisées ;

les écarts sociaux et territoriaux diminuent.

20.5. Victoire de la santé mentale

La réussite est atteinte lorsque la première réponse arrive avant la crise et que les cas graves accèdent plus rapidement à la psychiatrie.

20.6. Victoire du médicament

Le système réussit lorsque :

les pénuries stratégiques diminuent ;

les traitements sont mieux revus ;

les interactions reculent ;

le gaspillage baisse ;

le patient comprend davantage son ordonnance.

20.7. Victoire du soignant

Les professionnels doivent pouvoir dire :

je soigne davantage ;

je remplis moins ;

je suis protégé ;

je travaille en équipe ;

je peux signaler ;

je ne suis plus seul face à l’impossible.

20.8. Victoire hospitalière

L’hôpital doit retrouver :

capacité d’investissement ;

équipes ;

lits réellement ouverts ;

sorties coordonnées ;

urgence protégée ;

gouvernance plus médicale et humaine.

20.9. Victoire territoriale

Aucun bassin ne doit rester sans architecture minimale de soin.

La forme peut varier.

La dignité ne varie pas.

20.10. Victoire ultramarine

Le seuil est atteint lorsque les départs contraints diminuent, que les capacités structurantes progressent et que la formation locale produit des professionnels durablement installés.

20.11. Victoire financière

La réforme réussit si la dépense devient :

plus précoce ;

plus utile ;

plus lisible ;

moins captée ;

moins redondante ;

davantage créatrice de capacités.

L’objectif n’est pas de dépenser le moins possible.

Il est d’obtenir la protection la plus réelle possible pour chaque euro.

20.12. Victoire démocratique

Le citoyen doit pouvoir vérifier :

les délais ;

les professionnels ;

les coûts ;

les résultats ;

les ruptures ;

les corrections ;

les sanctions ;

les progrès territoriaux.

La confiance ne se décrète pas.

Elle se prouve.

20.13. Seuil de victoire populaire

Le seuil de victoire populaire est atteint lorsque les Français peuvent dire :

je sais qui appeler ;

je trouve une réponse ;

je ne répète pas tout ;

je ne suis pas abandonné après l’hôpital ;

je peux accéder à la santé mentale ;

mon territoire compte ;

mes données sont protégées ;

le soignant a du temps pour moi.

20.14. Seuil de victoire professionnelle

Il est atteint lorsque les soignants peuvent dire :

mon métier redevient praticable ;

mes compétences sont utilisées ;

mes alertes sont suivies ;

les outils me servent ;

les violences sont traitées ;

la coordination fonctionne.

20.15. Seuil de souveraineté

Il est atteint lorsque la France maîtrise suffisamment :

ses médicaments essentiels ;

ses stocks ;

ses données ;

ses équipements ;

ses formations ;

ses capacités de crise ;

pour ne pas remettre sa continuité vitale entièrement à d’autres.

20.16. Formule de victoire

Faire que personne n’attende la crise pour avoir enfin droit au soin.

2021. COÛT POLITIQUEp. 122

La réforme sanitaire rencontrera des oppositions nombreuses, parfois contradictoires.

Certains reprocheront à LPE de renforcer trop fortement l’État.

D’autres lui reprocheront de ne pas nationaliser entièrement la santé.

Certains considéreront le référent infirmier comme une médecine dégradée.

D’autres demanderont de transférer bien davantage de responsabilités hors du médecin.

Certains défendront chaque structure, chaque contrat, chaque complémentaire, chaque logiciel et chaque mode d’exercice au nom de l’existant.

D’autres voudront supprimer brutalement ce qui ne fonctionne pas parfaitement.

LPE refuse ces simplifications.

La santé est trop importante pour être reconstruite par slogans.

21.1. Coût politique du référent de santé

Garantir une porte d’entrée à chaque personne oblige l’État à reconnaître publiquement les territoires où l’accès réel n’existe plus.

Cette transparence exposera :

les pénuries ;

les inégalités ;

les responsabilités ;

les délais ;

les échecs locaux ;

les financements sans résultat.

Certains responsables préféreront conserver des indicateurs moins exigeants.

LPE assumera de distinguer :

médecin déclaré ;

médecin joignable ;

référent temporaire ;

coordination réelle ;

absence complète de solution.

Le coût politique sera de montrer la vérité avant de pouvoir montrer la réussite.

21.2. Coût politique du rôle infirmier renforcé

Une partie des médecins pourra craindre une dilution de leur responsabilité.

Une partie des infirmiers pourra refuser de nouvelles missions sans rémunération, formation ou sécurité juridique.

Ces deux objections sont légitimes lorsqu’une délégation sert uniquement à masquer la pénurie.

LPE devra démontrer que :

le médecin reste responsable des décisions médicales ;

l’infirmier n’est pas utilisé comme médecin moins cher ;

la formation précède la mission ;

la rémunération suit la responsabilité ;

les protocoles sont publics ;

le recours au médecin reste accessible.

21.3. Coût politique de la réforme des complémentaires

Les complémentaires disposent de millions de contrats, d’emplois, de réserves, de systèmes de gestion et d’une place ancienne dans le financement des soins.

Toute réforme rencontrera :

lobbying ;

campagnes d’inquiétude ;

arguments sur la solvabilité ;

risques de pertes d’emploi ;

contestations juridiques ;

défense des contrats existants.

LPE ne devra ni reculer devant l’opacité, ni nier l’utilité réelle de certains organismes.

Elle devra distinguer :

protection ;

gestion nécessaire ;

réserve prudente ;

coût excessif ;

doublon ;

rente ;

captation.

21.4. Coût politique du socle universel de premier recours

La prise en charge progressive à 100 % de certains soins essentiels sera attaquée comme une promesse coûteuse ou comme une étape vers une gratuité totale irréaliste.

LPE devra être précise.

Le socle ne couvre pas automatiquement tout acte, tout dépassement, toute demande ou tout traitement.

Il protège d’abord l’entrée utile dans le soin :

prévention ;

référent ;

suivi essentiel ;

premier niveau de santé mentale ;

dépistage ;

vaccination essentielle ;

première orientation.

Son extension dépend :

du coût ;

des professionnels ;

de l’usage ;

des résultats ;

de la capacité à éviter le renoncement.

21.5. Coût politique de la prévention accompagnée

Certains accuseront LPE d’installer une police sanitaire.

D’autres lui reprocheront de rester trop faible face aux refus de prévention.

La ligne devra être maintenue :

rendre d’abord la prévention réellement accessible ;

informer ;

accompagner ;

organiser ;

respecter les contre-indications ;

garantir le recours ;

ne pas punir la pauvreté ou l’éloignement ;

prévoir seulement des réponses légalement proportionnées lorsque le refus persistant crée un risque collectif démontré.

21.6. Coût politique de la vérité sur les urgences

Dire qu’une partie des passages pourrait être évitée expose au risque de culpabiliser les patients.

Dire que tous les passages sont inévitables empêche toute réforme.

LPE devra tenir une position exigeante :

le patient ne doit pas poser seul son diagnostic ;

le doute sérieux reste protégé ;

la réorientation exige une solution réelle ;

l’amont territorial doit être construit ;

les abus manifestes peuvent être corrigés sans accuser l’ensemble de la population.

21.7. Coût politique de la restructuration hospitalière

Soulager la dette hospitalière sans corriger l’organisation serait irresponsable.

Conditionner le soulagement à des audits, des réorganisations et des résultats provoquera des résistances.

Certains établissements craindront :

fermetures ;

fusions ;

pertes de postes ;

contrôle renforcé ;

publication des performances ;

remise en cause des habitudes.

LPE devra garantir que la restructuration vise d’abord :

le soin ;

les conditions de travail ;

la continuité ;

l’investissement ;

la sécurité ;

la réduction des doublons.

Elle ne doit pas devenir une politique comptable de fermeture.

21.8. Coût politique de la transparence sur les erreurs

Les patients demanderont davantage de vérité.

Les soignants craindront une hausse des poursuites et une culture punitive.

Les établissements craindront pour leur réputation.

LPE devra imposer une distinction claire entre :

erreur de bonne foi ;

défaillance systémique ;

négligence ;

faute grave ;

dissimulation ;

fraude.

La transparence protège le patient.

La protection du signalement protège le soignant.

La dissimulation ne doit protéger personne.

21.9. Coût politique de la souveraineté sanitaire

Relocaliser, diversifier et sécuriser certains produits stratégiques peut coûter plus cher à court terme.

LPE devra assumer qu’un produit vital ne peut être jugé uniquement sur le prix le plus bas.

La sécurité d’approvisionnement a une valeur.

Mais la souveraineté ne doit pas devenir un prétexte à subventionner sans contrôle.

Tout soutien devra produire :

capacité ;

emploi ;

stock ;

transfert ;

prix négocié ;

continuité ;

sanction en cas de non-respect.

21.10. Coût politique du maillage territorial

Les professionnels installés dans les zones attractives pourront refuser certaines obligations territoriales.

Les collectivités pourront contester les répartitions.

Les territoires sous-dotés pourront considérer les réponses temporaires comme insuffisantes.

LPE devra privilégier :

incitation ;

formation locale ;

équipe ;

logement ;

qualité de vie ;

plateaux ;

spécialistes tournants ;

contrats territoriaux.

Mais lorsque l’argent public finance fortement une formation ou une installation, une contrepartie territoriale proportionnée peut être exigée dans le respect du droit.

21.11. Coût politique de la lutte contre la paperasse

Chaque formulaire, contrôle, logiciel et procédure possède une justification historique.

Les supprimer expose à :

des résistances administratives ;

des craintes de fraude ;

des pertes de pouvoir ;

des marchés remis en cause ;

des systèmes incompatibles.

LPE devra distinguer :

contrôle utile ;

preuve nécessaire ;

doublon ;

saisie inutile ;

procédure obsolète ;

contrainte créée uniquement pour protéger une autre administration.

21.12. Coût politique de la priorité ultramarine

Investir davantage dans les Outre-mer pourra être contesté par d’autres territoires également en difficulté.

LPE assumera une péréquation selon les besoins réels.

L’insularité, l’éloignement, les coûts logistiques, les risques climatiques et les départs forcés justifient des moyens spécifiques.

L’égalité ne signifie pas un financement identique.

Elle signifie une protection comparable.

21.13. Coût politique de l’arrêt des dépenses inutiles

Les prestataires, cabinets, fournisseurs, structures et organismes concernés défendront leurs budgets.

Certains qualifieront toute suppression de « casse du système de santé ».

LPE répondra par la preuve.

Une dépense qui soigne, prévient, sécurise ou forme sera protégée.

Une dépense corrigible sera transformée.

Une dépense sans usage réel sera arrêtée.

21.14. Première bataille politique

La première bataille sanitaire ne doit pas porter uniquement sur une grande réforme juridique ou financière.

Elle doit produire des preuves visibles :

une porte d’entrée pour les personnes sans médecin ;

une sortie d’hospitalisation coordonnée ;

une première réponse en santé mentale ;

une revue de traitement pour les patients à risque ;

une solution territoriale publiée dans les bassins prioritaires.

Si ces cinq preuves apparaissent, la réforme gagne en crédibilité.

Si elles échouent, les annonces de souveraineté, de prévention ou de restructuration resteront abstraites.

Le coût politique du changement sera élevé.

Le coût humain de l’inaction l’est davantage.

2122. IRRÉVERSIBILITÉp. 129

Une réforme sanitaire devient irréversible lorsqu’elle crée des capacités que les citoyens, les patients et les professionnels ne veulent plus perdre.

L’irréversibilité ne doit pas reposer sur la complexité des contrats, la dette, les logiciels captifs ou l’impossibilité administrative de revenir en arrière.

Elle doit reposer sur l’utilité réelle.

22.1. Irréversibilité humaine

Un professionnel formé reste une capacité nationale.

Un médecin, un infirmier, un psychologue, un pharmacien, un secrétaire médical, un ambulancier ou un technicien formé peut transmettre, soigner et renforcer une équipe pendant des années.

La formation constitue donc le premier actif irréversible.

22.2. Irréversibilité territoriale

Un pôle réellement équipé, une équipe installée, un transport coordonné, une consultation spécialisée régulière ou un laboratoire local deviennent des capacités visibles.

Un territoire qui a retrouvé une présence sanitaire n’accepte plus facilement de revenir à l’abandon.

22.3. Irréversibilité professionnelle

Lorsque les soignants disposent :

d’un secrétariat ;

d’un outil interopérable ;

d’une protection ;

d’une équipe ;

d’un temps de soin restauré ;

d’une coordination réelle ;

le retour à l’isolement devient politiquement plus difficile.

22.4. Irréversibilité numérique maîtrisée

Lorsque les données sont interopérables, traçables et transférables, la France peut changer de fournisseur sans perdre le service.

La véritable irréversibilité numérique n’est pas l’enfermement.

C’est la maîtrise publique durable des standards et de la continuité.

22.5. Irréversibilité industrielle

Une usine, une ligne de production, un stock, une compétence de maintenance et une chaîne logistique stratégique constituent une capacité durable.

Mais cette irréversibilité doit rester utile.

Une usine sans besoin, sans commande ou sans technologie pertinente ne doit pas être protégée artificiellement.

22.6. Irréversibilité de la prévention

Lorsqu’une population comprend mieux le dépistage, la vaccination, la nutrition, le sommeil, les signes d’alerte et l’usage du système, cette connaissance reste.

La prévention crée une autonomie sanitaire.

22.7. Irréversibilité de la sécurité

Lorsqu’un établissement apprend à signaler, analyser et corriger les incidents, cette culture protège durablement les patients.

Le retour à la dissimulation devient plus difficile lorsque :

les procédures existent ;

les professionnels sont protégés ;

les résultats sont publics ;

les patients disposent d’un recours.

22.8. Irréversibilité de la proximité

Le référent, la coordination et la porte d’entrée territoriale doivent devenir un service attendu.

Le citoyen ne doit plus accepter de redevenir seul face au système.

22.9. Irréversibilité ultramarine

Former localement, équiper localement et fidéliser localement créent une autonomie progressive.

Chaque spécialité durablement installée réduit une dépendance et consolide la continuité du territoire.

22.10. Ce qui ne doit jamais devenir irréversible

LPE refuse de rendre irréversibles :

un logiciel captif ;

un contrat déséquilibré ;

une structure vide ;

une mauvaise répartition ;

une dette sans contrôle ;

une obligation inefficace ;

un traitement inutile ;

une organisation dangereuse ;

une collecte excessive de données ;

une rente privée sur un besoin vital.

22.11. Points de non-retour recherchés

Les premiers points de non-retour sont atteints lorsque :

chaque territoire possède une porte d’entrée ;

chaque sortie complexe est coordonnée ;

chaque patient à risque bénéficie d’une revue de traitement ;

chaque accès aux données est traçable ;

chaque incident grave déclenche une correction ;

chaque pôle est évalué sur son usage réel ;

chaque territoire ultramarin possède une trajectoire propre ;

chaque dépense majeure comporte une clause de contrôle.

22.12. Doctrine finale

L’irréversibilité LPE ne consiste pas à rendre la réforme impossible à supprimer.

Elle consiste à rendre ses résultats trop utiles pour que le peuple accepte de les perdre.

2223. PROFIL DU MINISTRE / COMMANDANTp. 131

Le ministre de la Santé française, de la Prévention et du Maillage territorial ne doit pas être uniquement un médecin, un administrateur, un économiste, un directeur d’hôpital ou un communicant.

Il doit comprendre la totalité de la chaîne.

Il doit connaître :

la médecine de ville ;

l’hôpital ;

les urgences ;

la santé mentale ;

la pharmacie ;

la prévention ;

le handicap ;

le grand âge ;

la santé scolaire ;

la santé au travail ;

les données ;

les transports ;

les Outre-mer ;

l’industrie ;

la sécurité sociale ;

les complémentaires ;

le droit ;

les finances ;

les conditions de travail.

Sa qualité principale doit être la capacité à arbitrer entre :

urgence et long terme ;

liberté professionnelle et égalité territoriale ;

secret et circulation de l’information ;

innovation et sécurité ;

investissement et preuve ;

responsabilité et protection ;

prévention et liberté ;

proximité et spécialisation.

23.1. Le ministre ne doit pas promettre l’impossible

Il ne doit jamais annoncer :

un médecin immédiat pour tous ;

un spécialiste dans chaque commune ;

la gratuité totale sans chiffrage ;

la disparition de toutes les pénuries ;

la suppression complète de l’erreur ;

une économie certaine issue de la prévention.

Il doit distinguer :

ce qui est immédiatement exécutable ;

ce qui exige une loi ;

ce qui exige une formation ;

ce qui exige une industrie ;

ce qui exige plusieurs années.

23.2. Le ministre doit protéger sans mentir

Il doit pouvoir dire :

nous avons un manque ;

nous n’avons pas encore la solution complète ;

voici la réponse temporaire ;

voici le délai ;

voici le responsable ;

voici ce qui sera contrôlé.

La vérité sanitaire doit réduire l’angoisse par la clarté.

Elle ne doit pas l’augmenter par une communication confuse.

23.3. Le ministre doit écouter le terrain sans devenir prisonnier d’un corps

Il doit écouter :

médecins ;

infirmiers ;

aides-soignants ;

patients ;

pharmaciens ;

psychologues ;

psychiatres ;

ambulanciers ;

directions ;

syndicats ;

collectivités ;

industriels ;

aidants ;

Outre-mer.

Mais aucun groupe ne possède seul la définition de l’intérêt général.

23.4. Le ministre doit comprendre les nombres

Il doit maîtriser :

dépenses ;

déficits ;

dette ;

démographie ;

délais ;

stocks ;

formation ;

activité ;

reste à charge ;

effets territoriaux.

Il ne doit jamais utiliser un chiffre sans en comprendre la définition et la limite.

23.5. Le ministre doit comprendre le soin

Il doit connaître la différence entre :

un symptôme ;

un diagnostic ;

une prévention ;

une urgence ;

une consultation ;

un parcours ;

une hospitalisation ;

une rééducation ;

une coordination ;

un accompagnement social.

Un ministère qui confond ces niveaux produit de mauvaises décisions.

23.6. Le ministre doit protéger les professionnels

Il doit défendre :

la sécurité ;

la formation ;

le repos ;

le temps de soin ;

la liberté clinique ;

le signalement de bonne foi ;

la dignité.

Il doit aussi exiger :

la transparence ;

la coopération ;

la formation continue ;

le respect des patients ;

la non-discrimination ;

la correction des erreurs.

23.7. Le ministre doit résister aux intérêts captifs

Il doit pouvoir affronter :

fournisseurs dominants ;

contrats numériques ;

rentes de gestion ;

pressions industrielles ;

fraudes ;

lobbying ;

structures sans résultat ;

dépenses protégées par l’habitude.

Il ne doit pas confondre partenariat et dépendance.

23.8. Équipe de commandement

Le cabinet et l’état-major doivent réunir :

médecine générale ;

médecine hospitalière ;

soins infirmiers ;

santé mentale ;

pharmacie ;

prévention ;

épidémiologie ;

données ;

droit ;

finances ;

territoires ;

Outre-mer ;

industrie ;

transport ;

patients ;

conditions de travail.

Aucun cabinet ne doit être composé principalement de profils éloignés du terrain ou de communicants.

23.9. Conflits d’intérêts

Le ministre, son cabinet et les principaux décideurs doivent déclarer leurs liens avec :

laboratoires ;

assurances ;

mutuelles ;

cliniques ;

plateformes ;

fournisseurs numériques ;

cabinets de conseil ;

transporteurs ;

fabricants de dispositifs ;

établissements.

Tout conflit implique :

transparence ;

déport ;

contrôle ;

sanction en cas de dissimulation.

23.10. Présence territoriale

Le ministre doit se rendre régulièrement dans :

hôpitaux ;

maisons de santé ;

pharmacies ;

centres de santé mentale ;

écoles ;

EHPAD ;

territoires ruraux ;

Outre-mer ;

services de transport ;

usines stratégiques.

Ces déplacements doivent produire des décisions.

Ils ne doivent pas servir uniquement à illustrer une communication.

23.11. Phrase du ministre

Je ne suis pas le ministre des structures de santé. Je suis le ministre de la présence réelle du soin.

2324. TABLEAU DE BORD PUBLICp. 137

Le tableau de bord doit permettre à chaque citoyen de comprendre si le système progresse.

Il ne doit pas devenir une accumulation de milliers d’indicateurs.

Il présente d’abord les résultats essentiels, puis permet une lecture détaillée par territoire.

Chaque indicateur comporte :

définition ;

source ;

date ;

situation de départ ;

objectif ;

évolution ;

limite ;

action corrective.

24.1. Accès au premier recours

Le tableau publie :

part de la population avec médecin traitant ;

part avec référent effectif ;

professionnels acceptant de nouveaux patients ;

délai médian ;

distance ;

créneaux non programmés ;

territoires sans solution.

24.2. Accès aux spécialistes

Il publie les délais et distances pour les principales spécialités selon les besoins territoriaux.

Les moyennes nationales sont complétées par les écarts locaux.

24.3. Urgences

Il publie :

passages ;

attente ;

réorientation ;

hospitalisations ;

retours ;

fermetures ;

personnels ;

doutes sérieux protégés ;

solutions de proximité.

24.4. Santé mentale

Il publie :

délais psychologiques ;

délais psychiatriques ;

délais pédopsychiatriques ;

équipes mobiles ;

crises ;

lits ;

ruptures ;

premières réponses ;

orientations.

24.5. Prévention

Il publie :

dépistages ;

vaccinations ;

bilans scolaires ;

bilans professionnels ;

santé dentaire ;

vision ;

audition ;

revues de traitement ;

prévention des chutes.

24.6. Hôpital

Il publie :

lits ouverts ;

postes vacants ;

dette ;

investissements ;

sorties coordonnées ;

réhospitalisations ;

conditions de travail ;

incidents ;

corrections ;

temps administratif.

24.7. Médicaments

Il publie :

produits en rupture ;

durée ;

alternatives ;

stocks ;

produits stratégiques ;

revues de traitement ;

gaspillage ;

délivrance adaptée ;

effets indésirables.

24.8. Professionnels

Il publie :

effectifs ;

formation ;

diplômés ;

postes ;

départs ;

temps de soin ;

temps administratif ;

agressions ;

burn-out ;

fidélisation.

24.9. Transport sanitaire

Il publie :

délais ;

retards ;

annulations ;

trajets ;

coûts ;

mutualisation ;

satisfaction ;

rendez-vous manqués faute de transport.

24.10. Complémentaires

Il publie par catégories :

cotisations ;

prestations ;

frais ;

réserves ;

excédents ;

réclamations ;

délais ;

comparabilité.

24.11. Outre-mer

Chaque territoire dispose d’un tableau propre :

professionnels ;

délais ;

spécialités ;

évacuations ;

stocks ;

plateaux ;

formation ;

transport ;

mortalité évitable ;

investissements.

24.12. Discrimination

Le tableau publie sous forme anonymisée :

signalements ;

motifs ;

délais ;

instructions ;

sanctions ;

réparations ;

récidives ;

secteurs concernés.

L’absence de signalement ne doit pas être interprétée automatiquement comme absence de discrimination.

24.13. Budget

Le tableau publie :

dépense totale ;

répartition ;

investissement ;

prévention ;

administration ;

transport ;

santé mentale ;

Outre-mer ;

dette ;

achats ;

prestations ;

économies réellement constatées.

24.14. Les cinq indicateurs populaires

Pour rester lisible, la première page affiche cinq résultats :

1. délai pour obtenir une première réponse ; 2. part de la population avec référent effectif ; 3. délai d’accès à la santé mentale ; 4. sorties d’hospitalisation coordonnées ; 5. territoires sans solution minimale.

24.15. Règle de lecture

Un chiffre ne vaut pas seul.

Le citoyen doit pouvoir savoir :

pourquoi il évolue ;

ce qui a été tenté ;

ce qui a échoué ;

ce qui sera corrigé ;

qui est responsable.

2425. RISQUES DE DÉRIVE ET GARDE-FOUSp. 143

La santé est un domaine où une réforme conçue pour protéger peut elle-même produire du danger.

Un référent peut devenir un filtre.

Une prévention peut devenir une contrainte.

Une donnée peut devenir un outil de surveillance.

Une délégation peut devenir une médecine dégradée.

Une mutualisation peut éloigner le soin.

Une restructuration peut fermer une capacité utile.

Les garde-fous sont donc constitutifs de la réforme.

25.1. Risque : référent fictif

Un citoyen pourrait recevoir le nom d’un référent sans pouvoir le joindre.

Garde-fou : le référent n’est comptabilisé que s’il dispose d’une équipe, d’un accès, d’un délai et d’une activité réelle.

25.2. Risque : infirmier utilisé comme médecin moins cher

Garde-fou : actes définis, formation, rémunération, responsabilité claire, accès au médecin et interdiction de transférer les décisions réservées.

25.3. Risque : médecin dépossédé de sa responsabilité

Garde-fou : la décision médicale, le diagnostic complexe et l’arbitrage restent dans le champ médical.

25.4. Risque : prévention punitive

Garde-fou : accès réel, accompagnement, consentement, contre-indications, proportionnalité et recours.

25.5. Risque : refus aux urgences

Garde-fou : aucun doute sérieux n’est écarté sans évaluation. Toute réorientation doit conduire vers une solution disponible.

25.6. Risque : santé mentale réduite à des séances standardisées

Garde-fou : gradation, évaluation, orientation vers la psychiatrie et adaptation du nombre de séances au besoin.

25.7. Risque : plateforme numérique supplémentaire

Garde-fou : interopérabilité, test d’usage, suppression de doublons, assistance humaine et procédure hors ligne.

25.8. Risque : surveillance des patients

Garde-fou : minimisation, traçabilité, secret, droit d’accès, rectification, interdiction commerciale et sanctions.

25.9. Risque : assurance ou employeur utilisant les données

Garde-fou : interdiction des usages non autorisés, séparation stricte et sanctions lourdes.

25.10. Risque : maison de santé vide

Garde-fou : aucun financement durable sans professionnels, activité, horaires, patients suivis et résultat.

25.11. Risque : spécialiste tournant sans suivi

Garde-fou : compte rendu, référent, prochain rendez-vous, transmission et continuité.

25.12. Risque : transport mutualisé trop long

Garde-fou : adaptation médicale, durée maximale, ponctualité, confort, confidentialité et possibilité de refus motivé.

25.13. Risque : suppression brutale des complémentaires

Garde-fou : audit, progressivité, continuité des contrats, distinction entre organismes et sécurisation juridique.

25.14. Risque : frais remplacés par d’autres frais

Garde-fou : contrôle du coût complet, des commissions, des contrats annexes et des transferts comptables.

25.15. Risque : socle universel sans professionnels

Garde-fou : aucune extension de prise en charge sans capacité réelle de soin.

25.16. Risque : dette hospitalière effacée sans réforme

Garde-fou : audit, contrat, investissement, indicateurs, contrôle et suspension des versements.

25.17. Risque : restructuration comptable des hôpitaux

Garde-fou : sécurité, besoin territorial, personnels, transport, alternatives et avis médical avant toute fermeture.

25.18. Risque : signalement transformé en chasse punitive

Garde-fou : protection de la bonne foi, distinction entre erreur, négligence, faute grave et dissimulation.

25.19. Risque : dissimulation au nom de la protection professionnelle

Garde-fou : obligation de signaler les événements graves et sanction de la dissimulation délibérée.

25.20. Risque : production souveraine trop chère et inutile

Garde-fou : hiérarchisation stratégique, contrats, volumes, contrôle des prix, capacité réelle et clauses de sortie.

25.21. Risque : aides industrielles captées

Garde-fou : contreparties, emplois, production, remboursement, sanctions et publication.

25.22. Risque : pénurie aggravée par une réglementation mal préparée

Garde-fou : phase pilote, stocks, alternatives, calendrier et évaluation.

25.23. Risque : délivrance à l’unité augmentant les erreurs

Garde-fou : traçabilité, conditionnement sûr, information, formation et généralisation seulement après preuve.

25.24. Risque : professionnels territoriaux déplacés plutôt que créés

Garde-fou : suivi des mouvements, formation nouvelle, fidélisation et interdiction de présenter un transfert comme une capacité supplémentaire.

25.25. Risque : obligation territoriale punitive

Garde-fou : priorité aux incitations, respect du droit, proportionnalité et contreparties claires lorsque l’argent public finance la formation.

25.26. Risque : discrimination territoriale

Garde-fou : péréquation selon besoins, distances, pauvreté, âge, insularité et pathologies.

25.27. Risque : discrimination individuelle

Garde-fou : critères médicaux objectifs, traçabilité, contrôle, recours et sanctions certaines.

25.28. Risque : Outre-mer traité comme bloc uniforme

Garde-fou : plan distinct, données propres, objectifs adaptés et contrôle local pour chaque territoire.

25.29. Risque : écologie réduisant la sécurité

Garde-fou : sécurité, stérilité, efficacité et disponibilité priment toujours.

25.30. Risque : prévention faisant porter toute la faute au patient

Garde-fou : action parallèle sur logement, alimentation, travail, environnement, transport et accès.

25.31. Risque : surcharge administrative liée aux nouveaux indicateurs

Garde-fou : réutilisation des données existantes, suppression des doublons, automatisation sûre et mesure du temps administratif.

25.32. Risque : objectifs chiffrés maquillés

Garde-fou : distinction entre demande, proposition, exécution, résultat et stabilité.

25.33. Risque : économies futures présentées comme acquises

Garde-fou : aucune économie de prévention n’entre au budget avant constat réel.

25.34. Risque : crise politique transformant la santé en communication

Garde-fou : toute annonce comporte un responsable, un financement, un délai et un indicateur.

25.35. Clause générale de correction

Toute mesure peut être :

corrigée ;

ralentie ;

renforcée ;

suspendue ;

arrêtée.

La doctrine demeure :

proximité ;

prévention ;

continuité ;

sécurité ;

dignité ;

souveraineté.

L’outil n’est jamais sacré.

Règle finale : aucune mesure sanitaire ne doit être maintenue lorsqu’il est démontré qu’elle augmente la perte de chance, l’inégalité ou le danger.

2526. ATTAQUES / RÉPONSESp. 146

Attaque : vous voulez remplacer les médecins par des infirmiers.

Réponse : non. Le médecin conserve le diagnostic, l’arbitrage, la prescription complexe et la responsabilité médicale. L’infirmier référent organise la prévention, le suivi, la coordination et l’alerte. L’objectif est de libérer du temps médical, pas de diminuer la médecine.

Attaque : votre référent de santé sera un simple standard téléphonique.

Réponse : un référent n’est reconnu que s’il est identifiable, joignable, rattaché à une équipe et capable de déclencher une réponse. Un numéro sans rendez-vous ni professionnel n’est pas comptabilisé comme une solution.

Attaque : vous voulez obliger les Français à se faire soigner.

Réponse : LPE veut rendre la prévention accessible avant d’envisager toute contrainte. Information, transport, rendez-vous, accompagnement et contre-indications sont prioritaires. Les libertés fondamentales, le consentement et le recours restent protégés.

Attaque : vous allez empêcher les patients d’aller aux urgences.

Réponse : aucun doute sérieux ne sera refusé. La réforme vise à offrir de vraies alternatives en amont. Une réorientation ne sera possible que vers une solution réelle et disponible.

Attaque : vous voulez supprimer les mutuelles.

Réponse : LPE veut auditer, simplifier et corriger. Les organismes utiles restent. Les doublons, frais excessifs, rentes et contrats illisibles reculent. Toute transformation garantit la continuité de couverture.

Attaque : le premier recours à 100 % est impossible à financer.

Réponse : il sera progressif, ciblé sur les soins essentiels et conditionné à une capacité réelle. Aucun périmètre ne sera étendu sans chiffrage, professionnels et contrôle.

Attaque : la souveraineté sanitaire coûtera trop cher.

Réponse : dépendre totalement de fournisseurs extérieurs pour un produit vital a aussi un coût. LPE hiérarchise les besoins et ne finance que les capacités stratégiques démontrées.

Attaque : vous allez fermer des hôpitaux.

Réponse : aucune fermeture ne repose uniquement sur un critère comptable. Sécurité, besoin, distance, transport, professionnels et alternative sont examinés. Un service fictif sans personnel n’est pas davantage protégé par son nom.

Attaque : publier les erreurs va terroriser les soignants.

Réponse : le signalement de bonne foi est protégé. La dissimulation délibérée est sanctionnée. L’objectif est d’apprendre, réparer et éviter la répétition.

Attaque : les spécialistes tournants sont une médecine au rabais.

Réponse : ils rapprochent une compétence qui n’existerait pas localement. Leur intervention doit être régulière, équipée et reliée à un suivi. Elle ne remplace pas les plateaux permanents nécessaires.

Attaque : votre système sera encore plus administratif.

Réponse : toute nouvelle procédure doit supprimer ou fusionner une procédure existante. Le temps administratif est mesuré publiquement. Une réforme qui ajoute durablement de la paperasse est corrigée.

Attaque : vous allez imposer des médecins dans les campagnes.

Réponse : LPE privilégie la formation locale, les équipes, le logement, l’équipement et les incitations. Toute contrepartie territoriale liée à un financement public doit rester légale, proportionnée et annoncée.

Attaque : vous culpabilisez les patients.

Réponse : la responsabilité individuelle n’efface jamais les déterminants collectifs. LPE agit aussi sur le transport, le logement, l’alimentation, le travail, l’environnement et l’accès au soin.

Attaque : la santé numérique mettra nos données en danger.

Réponse : chaque accès sera tracé, limité et contestable. Les usages commerciaux, le profilage et les décisions automatisées sont interdits. Les systèmes doivent être souverains, réversibles et sécurisés.

Attaque : vous promettez encore un grand plan irréaliste.

Réponse : chaque mesure distingue droit, objectif, projection et expérimentation. Les cinq premières preuves doivent apparaître dès la première année. Les objectifs non atteints sont corrigés publiquement.

2627. TROIS NIVEAUX DE LECTUREp. 148

Le ministère n°9 doit pouvoir être compris rapidement sans perdre sa profondeur.

La doctrine reste identique.

Le niveau de détail change.

Niveau 1 — Présentation Flash

La version Flash répond en moins d’une minute à cinq questions :

quel est le problème ;

quelle est la réponse centrale ;

qu’est-ce que cela change ;

qui est concerné ;

quelle garantie protège les citoyens.

Elle ne présente qu’une seule preuve principale.

Elle ne cherche pas à résumer toutes les mesures.

Niveau 2 — Page publique détaillée

La page publique explique :

le diagnostic ;

les principales preuves ;

les mesures phares ;

les effets pour les profils ;

la gouvernance ;

le calendrier ;

le financement ;

les garde-fous ;

les indicateurs ;

les objections.

Elle reste lisible en quelques minutes.

Elle ne reproduit pas les 35 blocs.

Niveau 3 — Dossier expert

Le dossier expert constitue la source maîtresse.

Il contient :

doctrine ;

données ;

droit ;

compétences ;

métiers ;

financement ;

risques ;

coordination ;

simulateurs ;

contenus ;

matériel de campagne ;

mécanismes de contrôle.

Règle de synchronisation

Toute modification majeure du dossier expert déclenche la vérification de :

la Flash ;

la page publique ;

les articles ;

les quiz ;

les sondages ;

les simulateurs ;

les chiffres ;

les discours ;

les supports de campagne.

Aucune version publique ne doit continuer à présenter :

un chiffre ancien ;

une promesse devenue hypothèse ;

un objectif abandonné ;

une mesure corrigée ;

un financement non validé.

Règle de langage

La complexité doit rester dans l’architecture.

Le citoyen ne doit pas avoir besoin de connaître le Code de la santé publique, le financement hospitalier ou la démographie médicale pour comprendre ce que LPE change dans sa vie.

Mais il doit pouvoir accéder à toute la mécanique lorsqu’il souhaite la vérifier.

2728. SIMULATEURSp. 150

Les simulateurs du ministère n°9 ne doivent jamais remplacer un professionnel, poser un diagnostic, attribuer un traitement ou rassurer faussement une personne en danger.

Ils doivent remplir trois fonctions :

rendre les parcours compréhensibles ;

permettre au citoyen d’anticiper les étapes ;

montrer les effets concrets des choix publics.

Chaque simulateur doit afficher clairement :

les données saisies ;

les hypothèses utilisées ;

le statut des résultats ;

les limites ;

la date de mise à jour ;

les situations exigeant un professionnel ;

les numéros d’urgence lorsque cela est nécessaire.

Aucun simulateur ne doit collecter plus d’informations que nécessaire.

Aucune donnée de santé identifiable ne doit être conservée par défaut.

Aucun résultat ne doit être utilisé pour :

refuser un soin ;

modifier une cotisation ;

évaluer un salarié ;

classer un patient ;

remplacer un avis médical.

28.1. Simulateur « Qui contacter ? »

Le premier simulateur aide le citoyen à identifier la bonne porte d’entrée.

Il ne diagnostique pas.

Il permet de distinguer :

urgence vitale ;

doute sérieux ;

soin non programmé ;

consultation courante ;

pharmacie ;

santé mentale ;

prévention ;

transport ;

suivi chronique ;

problème administratif.

Il pose uniquement des questions simples :

âge ;

territoire ;

nature générale du besoin ;

urgence ressentie ;

disponibilité du référent ;

besoin de transport ;

présence d’un handicap ou d’une difficulté d’accès.

Il répond par :

le type de professionnel ;

le délai conseillé ;

la structure territoriale ;

les coordonnées ;

les conditions de transport ;

les signes imposant d’appeler immédiatement les secours.

Le simulateur doit toujours rappeler :

en cas de doute vital ou de dégradation rapide, appeler les services d’urgence.

28.2. Simulateur de référent de santé

Il permet de vérifier :

si un médecin traitant est déclaré ;

s’il accepte encore de nouveaux patients ;

si un pôle territorial peut assurer une coordination ;

quel professionnel peut servir de référent temporaire ;

comment signaler l’absence de solution.

Le résultat indique :

la porte d’entrée ;

le territoire responsable ;

le délai de réponse ;

le recours en cas d’absence.

Le simulateur ne doit jamais considérer comme résolu un dossier parce qu’un nom apparaît administrativement.

28.3. Simulateur de délai réel

Le citoyen choisit :

son territoire ;

le type de professionnel ;

le degré d’urgence ;

la mobilité disponible ;

le rayon de déplacement acceptable.

Le simulateur affiche :

le délai médian ;

la distance ;

les alternatives ;

les consultations tournantes ;

les transports ;

la télé-expertise disponible ;

la date de mise à jour.

Il distingue :

donnée officielle ;

donnée déclarative ;

estimation ;

absence de donnée fiable.

L’objectif est de rendre visible la réalité territoriale sans créer une fausse précision.

28.4. Simulateur de parcours après hospitalisation

Ce module aide le patient ou son aidant à vérifier que la sortie est préparée.

Il vérifie la présence de :

l’ordonnance ;

la liste des traitements arrêtés ou modifiés ;

le rendez-vous de suivi ;

le professionnel référent ;

le transport ;

les soins à domicile ;

le matériel ;

les signes d’alerte ;

les coordonnées de contact ;

la transmission du compte rendu.

Le simulateur ne remplace pas l’équipe hospitalière.

Il permet au patient d’identifier ce qui manque avant le retour.

28.5. Simulateur de revue des traitements

Le patient indique sans identité :

le nombre de médicaments ;

le nombre de prescripteurs ;

l’âge ;

la présence d’une maladie chronique ;

une sortie récente d’hospitalisation ;

des effets ressentis ;

des difficultés de compréhension.

Le simulateur n’analyse pas les molécules comme un prescripteur.

Il indique si une revue avec médecin ou pharmacien paraît recommandée.

Il rappelle de ne jamais interrompre seul un traitement.

28.6. Simulateur de prévention personnalisée

Selon l’âge, le sexe, la situation et les recommandations en vigueur, il présente :

dépistages ;

vaccinations ;

bilans ;

santé dentaire ;

vision ;

audition ;

santé mentale ;

santé au travail ;

prévention des chutes ;

suivi de grossesse ;

prévention des addictions.

Le simulateur doit être régulièrement actualisé selon les recommandations officielles.

Il distingue :

recommandation générale ;

indication individuelle à confirmer ;

contre-indication possible ;

urgence.

28.7. Simulateur de santé mentale

Il aide à distinguer :

besoin d’écoute ;

souffrance légère ou modérée ;

crise ;

risque suicidaire ;

urgence psychiatrique ;

addiction ;

épuisement.

Il ne produit aucun diagnostic.

Dès qu’un danger immédiat est évoqué, il affiche une orientation urgente et interrompt toute logique de score.

Il présente :

psychologue ;

médecin ;

psychiatre ;

équipe mobile ;

centre de crise ;

urgence ;

association ou accompagnement local.

28.8. Simulateur de transport sanitaire

Le citoyen indique :

type de rendez-vous ;

distance ;

mobilité ;

état général ;

besoin d’accompagnement ;

fauteuil ;

oxygène ;

horaire ;

aller-retour ;

territoire.

Le simulateur explique :

transport ordinaire ;

transport adapté ;

taxi conventionné ;

VSL ;

ambulance ;

navette territoriale ;

conditions de prescription ;

reste à charge éventuel ;

délai de réservation.

Il ne décide pas de la prescription médicale.

Il prépare la demande.

28.9. Simulateur de reste à charge

Il permet de comprendre, pour un soin donné :

part de l’Assurance Maladie ;

part de la complémentaire ;

franchise ;

participation ;

dépassement ;

reste estimé ;

aide possible ;

prise en charge à 100 % éventuelle.

Le résultat doit porter la mention :

estimation non contractuelle à confirmer auprès de l’organisme concerné.

L’objectif est de rendre les contrats compréhensibles.

28.10. Comparateur d’utilité des complémentaires

Ce module compare :

cotisation ;

prestations ;

frais de gestion publiés ;

réseau ;

délais ;

services réellement utilisés ;

exclusions ;

plafonds ;

reste à charge.

Il ne doit pas devenir une plateforme commerciale vendant les contrats les plus rémunérateurs.

Son modèle doit être public, indépendant et sans classement acheté.

28.11. Simulateur territorial de professionnels

Il permet aux collectivités et responsables sanitaires d’estimer les besoins à cinq et dix ans.

Il intègre :

population ;

âge ;

pathologies ;

départs prévus ;

temps de travail ;

formation ;

distance ;

activité ;

pauvreté ;

saisonnalité ;

insularité ;

spécialités ;

mobilité.

Le résultat reste une projection.

Il ne décide pas automatiquement d’un recrutement, d’une fermeture ou d’une implantation.

28.12. Simulateur de pôle de santé

Il permet d’évaluer un projet selon :

population couverte ;

besoins ;

professionnels disponibles ;

locaux ;

amplitude ;

secrétariat ;

transport ;

prévention ;

santé mentale ;

coût ;

activité attendue ;

hôpital de référence.

Il doit empêcher qu’un territoire confonde bâtiment et service.

Un projet sans équipe, sans horaires ou sans parcours doit apparaître comme incomplet.

28.13. Simulateur de spécialistes tournants

Le module estime :

fréquence nécessaire ;

population cible ;

nombre de consultations ;

temps de déplacement ;

plateau nécessaire ;

transport des patients ;

télé-expertise ;

coût ;

continuité ;

besoin de suivi.

Il compare plusieurs scénarios :

déplacement du spécialiste ;

déplacement du patient ;

équipe mobile ;

consultation numérique assistée ;

plateau permanent.

28.14. Simulateur hospitalier

Il permet d’évaluer les effets d’une réorganisation sur :

distance ;

sécurité ;

lits ;

personnels ;

temps de transport ;

coût ;

continuité ;

urgences ;

plateaux ;

conditions de travail.

Aucune fermeture ne doit être décidée sur la base du simulateur seul.

Il constitue un outil d’anticipation et de contradictoire.

28.15. Simulateur de dette hospitalière

Il présente plusieurs scénarios :

reprise partielle ;

refinancement ;

étalement ;

investissement ;

réorganisation ;

absence d’intervention.

Pour chaque scénario, il indique :

coût public ;

intérêts ;

capacité d’investissement retrouvée ;

conditions ;

risques ;

effets sur les soins.

Les hypothèses budgétaires doivent être explicitement séparées des montants officiels.

28.16. Simulateur de souveraineté sanitaire

Pour un médicament ou dispositif stratégique, il mesure :

dépendance extérieure ;

nombre de fournisseurs ;

stock ;

durée de couverture ;

alternatives ;

production française ou européenne ;

coût de relocalisation ;

coût d’une rupture ;

délai de reprise ;

besoin de commande publique.

Il ne réduit jamais la souveraineté à un slogan « produit en France ».

Il mesure la continuité réelle.

28.17. Simulateur de délivrance adaptée

Il compare :

boîte standard ;

quantité prescrite ;

quantité délivrée ;

reste inutilisé ;

coût ;

temps pharmaceutique ;

emballage ;

sécurité ;

traçabilité.

La délivrance à l’unité n’est proposée que lorsque l’utilité globale est positive.

28.18. Simulateur de temps médical libéré

Il estime le temps pouvant être rendu au soin par :

secrétariat ;

assistant ;

interopérabilité ;

infirmier référent ;

pharmacien ;

suppression de formulaires ;

coordination ;

automatisation contrôlée.

Il distingue :

temps théorique ;

temps réellement libéré ;

temps transformé en consultations ;

temps consacré aux patients complexes ;

temps rendu au repos professionnel.

28.19. Simulateur de prévention et coûts futurs évités

Il présente plusieurs scénarios de participation à :

dépistages ;

vaccination ;

prévention des chutes ;

suivi chronique ;

santé mentale ;

santé scolaire ;

revue de traitement.

Les coûts évités restent des projections.

Ils ne doivent jamais être intégrés comme recettes certaines.

28.20. Simulateur ultramarin

Chaque territoire dispose d’un module propre intégrant :

population ;

distance ;

évacuations ;

transport aérien ou maritime ;

stocks ;

personnels ;

formation ;

spécialités ;

risques climatiques ;

coopérations régionales ;

coût d’une capacité locale ;

coût des départs forcés.

Le simulateur doit permettre de comparer :

soin local ;

mission tournante ;

coopération régionale ;

évacuation sanitaire ;

plateau permanent.

28.21. Simulateur « Qu’est-ce que LPE change pour moi ? »

Ce module transversal croise la santé avec :

âge ;

famille ;

territoire ;

travail ;

handicap ;

revenu ;

mobilité ;

situation médicale générale.

Il présente uniquement :

droits nouveaux ;

services ;

délais ;

prévention ;

transport ;

recours ;

mesures concernées.

Il ne doit jamais demander un diagnostic détaillé.

28.22. Simulateur de discrimination sanitaire

Le citoyen peut décrire anonymement une situation :

refus ;

délai différent ;

propos ;

absence d’aménagement ;

douleur minimisée ;

information non accessible ;

facturation ;

rupture de continuité.

Le module explique :

ce qui peut relever d’une discrimination ;

ce qui nécessite davantage de faits ;

comment conserver les preuves ;

où signaler ;

quels recours existent ;

quelles protections sont prévues.

Il ne rend pas de verdict.

28.23. Règles communes

Tous les simulateurs doivent respecter :

protection maximale des données ;

absence de diagnostic automatisé ;

absence de publicité ;

absence de classement acheté ;

accessibilité numérique ;

version simple ;

version experte ;

explication des hypothèses ;

droit de correction ;

audit indépendant ;

suppression des données inutiles.

Le simulateur éclaire. Le professionnel décide. Le citoyen reste libre.

2829. ARTICLES LIÉSp. 163

Les articles liés au ministère n°9 doivent permettre au citoyen de comprendre la santé sans avoir à maîtriser la totalité de son organisation juridique, financière et médicale.

Ils ne doivent pas transformer chaque sujet en polémique.

Ils doivent expliquer :

le problème ;

les faits ;

ce qui existe ;

les limites ;

la réponse LPE ;

les risques ;

les garde-fous ;

ce que cela change dans la vie.

29.1. Pourquoi six millions de personnes peuvent-elles rester sans médecin traitant ?

L’article expliquera :

la démographie ;

la saturation ;

les refus de nouveaux patients ;

le temps médical ;

les écarts territoriaux ;

les solutions transitoires ;

la différence entre médecin traitant et référent de santé.

29.2. La France manque-t-elle vraiment de médecins ?

Il distinguera :

nombre total ;

répartition ;

temps de travail ;

spécialités ;

activité clinique ;

âge ;

accessibilité ;

formation.

L’objectif sera d’éviter le faux débat entre « il n’y en a pas assez » et « il y en a plus qu’avant ».

29.3. Pourquoi les urgences sont-elles devenues le dernier guichet ?

L’article expliquera les causes territoriales, sociales, psychiatriques, médicales et organisationnelles.

Il rappellera qu’un patient ne doit jamais être accusé lorsqu’aucune autre porte n’était réellement ouverte.

29.4. Référent de santé : une médecine au rabais ?

Il expliquera ce que le référent fait, ce qu’il ne fait pas, le rôle du médecin, de l’infirmier, du pharmacien et de l’équipe.

29.5. Comment libérer du temps médical sans diminuer la qualité ?

Il détaillera :

secrétariat ;

coordination ;

interopérabilité ;

pratiques avancées ;

pharmacie ;

simplification ;

responsabilité.

29.6. Les maisons de santé fonctionnent-elles vraiment ?

L’article distinguera :

bâtiment ;

équipe ;

amplitude ;

coordination ;

activité ;

coût ;

résultat.

29.7. Pourquoi la prévention ne fonctionne-t-elle pas assez ?

Il montrera qu’une invitation ne suffit pas.

Il traitera :

transport ;

peur ;

information ;

horaires ;

confiance ;

territoires ;

suivi du résultat.

29.8. Santé mentale : intervenir avant la crise

L’article expliquera la gradation entre écoute, psychologie, médecine, psychiatrie et urgence.

Il donnera les signes d’alerte et les voies d’accès.

29.9. Psychologue ou psychiatre : qui fait quoi ?

Il clarifiera les champs de compétence sans opposer les professions.

29.10. Pourquoi certains spécialistes doivent-ils tourner dans les territoires ?

L’article expliquera :

volume de patients ;

plateaux ;

sécurité ;

continuité ;

transport ;

télé-expertise ;

limites.

29.11. Les médicaments nous rendent-ils parfois plus malades ?

Il traitera :

polymédication ;

interactions ;

effets indésirables ;

revue de traitement ;

rôle du pharmacien ;

responsabilité du patient.

29.12. Délivrance à l’unité : vraie économie ou fausse bonne idée ?

L’article comparera :

gaspillage ;

coût ;

sécurité ;

temps pharmaceutique ;

conditionnement ;

expérimentations ;

effet environnemental.

29.13. Pourquoi des médicaments manquent-ils en France ?

Il expliquera :

production ;

principes actifs ;

stocks ;

prix ;

chaînes mondiales ;

réglementation ;

alternatives ;

souveraineté.

29.14. Faut-il produire tous les médicaments en France ?

L’article montrera pourquoi la souveraineté exige une hiérarchie des produits stratégiques plutôt qu’une autarcie irréaliste.

29.15. À quoi servent réellement les mutuelles ?

Il présentera :

part financée ;

cotisations ;

frais ;

réserves ;

contrats ;

doublons ;

utilité ;

réforme LPE.

29.16. Peut-on garantir les soins essentiels à 100 % ?

L’article expliquera :

périmètre ;

progressivité ;

coût ;

professionnels ;

complémentaires ;

renoncement ;

limites.

29.17. Pourquoi le transport sanitaire est-il un droit d’accès ?

Il montrera les réalités rurales, ultramarines, du handicap, du grand âge et des soins chroniques.

29.18. Que se passe-t-il après une hospitalisation ?

L’article donnera une liste simple des éléments indispensables à une sortie sécurisée.

29.19. Pourquoi l’hôpital est-il endetté ?

Il distinguera :

investissement ;

fonctionnement ;

tarification ;

intérêts ;

bâtiments ;

équipements ;

organisation ;

responsabilité.

29.20. Effacer la dette hospitalière suffit-il ?

L’article expliquera pourquoi un soulagement sans réorganisation risque de reproduire le problème.

29.21. Comment publier les erreurs sans terroriser les soignants ?

Il exposera la culture juste :

protection de la bonne foi ;

analyse ;

réparation ;

sanction de la dissimulation ;

apprentissage.

29.22. La santé numérique protège-t-elle vraiment le patient ?

Il traitera :

secret ;

traçabilité ;

interopérabilité ;

cybersécurité ;

usages commerciaux ;

décisions automatisées ;

recours.

29.23. Qui a consulté mon dossier médical ?

L’article expliquera le futur droit de consultation des accès et les démarches en cas d’usage abusif.

29.24. Pourquoi la santé scolaire est-elle une responsabilité sanitaire ?

Il expliquera la répartition entre Éducation et Santé.

29.25. La médecine du travail protège-t-elle encore vraiment ?

Il traitera :

usure ;

burn-out ;

sommeil ;

expositions ;

indépendants ;

agriculteurs ;

travail de nuit.

29.26. Pourquoi les Outre-mer ne peuvent-ils pas recevoir un plan unique ?

L’article comparera les réalités propres à chaque territoire et la nécessité de trajectoires distinctes.

29.27. Peut-on rapprocher les soins sans ouvrir un hôpital partout ?

Il présentera :

pôles ;

équipes mobiles ;

consultations avancées ;

transport ;

télé-expertise ;

plateaux régionaux.

29.28. Combien coûte réellement le renoncement aux soins ?

Il distinguera :

coût humain ;

aggravation ;

arrêt de travail ;

hospitalisation ;

perte d’autonomie ;

projection ;

données à auditer.

29.29. Pourquoi le prix le plus bas peut-il fragiliser la santé ?

Il reliera les achats, la souveraineté, la qualité, la maintenance et les pénuries.

29.30. Discrimination sanitaire : comment la reconnaître et la prouver ?

L’article expliquera :

refus ;

délai ;

douleur minimisée ;

accessibilité ;

preuves ;

signalement ;

recours ;

réparation.

29.31. Peut-on être responsable de sa santé sans être culpabilisé ?

Il distinguera :

choix individuel ;

conditions sociales ;

environnement ;

travail ;

revenu ;

accès ;

responsabilité collective.

29.32. Pourquoi un soignant ne doit-il plus travailler seul face à l’impossible ?

Il traitera :

équipe ;

protection ;

coordination ;

signalement ;

violence ;

épuisement ;

temps administratif.

2930. QUIZ LIÉSp. 171

Les quiz liés au ministère n°9 ne doivent pas tester une culture médicale spécialisée.

Ils doivent permettre au citoyen de mieux comprendre ses droits, ses responsabilités, les parcours et les principales distinctions.

Chaque quiz doit expliquer la réponse.

Il ne doit pas produire un diagnostic.

Quiz 1 — Savez-vous qui contacter ?

Il permet de distinguer :

urgence ;

soin courant ;

pharmacie ;

santé mentale ;

prévention ;

transport ;

suivi.

Quiz 2 — Médecin traitant ou référent de santé ?

Il explique le rôle de chacun et les limites du référent non médecin.

Quiz 3 — Les urgences : vrai ou faux ?

Il corrige les idées fausses :

« tout passage non hospitalisé était inutile » ;

« il faut toujours appeler avant de venir » ;

« une douleur forte n’est pas une urgence » ;

« le patient doit lui-même savoir si c’est grave ».

Quiz 4 — Prévention

Il vérifie que le citoyen comprend :

dépistage ;

vaccination ;

bilan ;

signes d’alerte ;

suite du résultat ;

droit de refus ;

accompagnement.

Quiz 5 — Santé mentale

Il distingue :

tristesse ;

souffrance ;

crise ;

risque suicidaire ;

psychologue ;

psychiatre ;

urgence.

Quiz 6 — Médicaments

Il traite :

interaction ;

automédication ;

arrêt brutal ;

stock domestique ;

pharmacien ;

effet indésirable ;

revue de traitement.

Quiz 7 — Comprenez-vous votre ordonnance ?

Il aide à identifier :

dose ;

fréquence ;

durée ;

moment ;

interaction ;

renouvellement ;

signes d’alerte.

Quiz 8 — Comprenez-vous votre mutuelle ?

Il explique :

cotisation ;

garantie ;

plafond ;

franchise ;

reste à charge ;

dépassement ;

tiers payant ;

exclusion.

Quiz 9 — Transport sanitaire

Il distingue :

ambulance ;

VSL ;

taxi conventionné ;

transport adapté ;

navette ;

prescription ;

urgence.

Quiz 10 — Données de santé

Il explique :

qui peut accéder ;

ce qui doit être tracé ;

le consentement ;

la rectification ;

les usages interdits ;

le signalement.

Quiz 11 — Sortie d’hospitalisation

Il vérifie que le patient dispose :

d’une ordonnance comprise ;

d’un suivi ;

d’un transport ;

d’un contact ;

des signes d’alerte ;

des soins nécessaires.

Quiz 12 — Discrimination dans les soins

Il aide à distinguer :

refus légitime ;

saturation ;

refus discriminatoire ;

absence d’aménagement ;

propos humiliant ;

rupture de continuité.

Quiz 13 — Souveraineté sanitaire

Il montre que la souveraineté ne signifie pas produire chaque comprimé en France, mais sécuriser les besoins vitaux.

Quiz 14 — Hôpital

Il explique :

urgence ;

hospitalisation ;

plateau ;

dette ;

investissement ;

lits ;

activité ;

sorties.

Quiz 15 — Santé scolaire

Il clarifie les rôles de :

l’école ;

l’infirmier ;

le médecin ;

le psychologue ;

la famille ;

le pôle de santé.

Quiz 16 — Santé au travail

Il aide à reconnaître :

usure ;

burn-out ;

troubles musculo-squelettiques ;

exposition ;

sommeil ;

besoin de signalement.

Quiz 17 — Outre-mer

Il montre pourquoi chaque territoire nécessite une organisation différente.

Quiz 18 — Êtes-vous acteur de votre parcours ?

Il rappelle les devoirs simples :

prévenir d’une annulation ;

signaler les traitements ;

rapporter les médicaments ;

respecter les professionnels ;

mettre à jour les informations utiles.

Règle finale des quiz

Le résultat doit toujours orienter vers :

une explication ;

un article ;

un professionnel ;

un service ;

un recours.

Il ne doit jamais conclure :

« vous êtes malade » ;

« vous n’avez rien » ;

« vous n’avez pas besoin de consulter ».

3031. SONDAGES LIÉSp. 176

Les sondages du ministère n°9 servent à mesurer l’expérience vécue.

Ils ne remplacent ni les données médicales, ni les enquêtes scientifiques, ni les décisions publiques.

Ils doivent distinguer :

opinion ;

expérience ;

fait ;

préférence ;

priorité politique.

Les résultats sont publiés avec :

taille de l’échantillon ;

méthode ;

date ;

territoire ;

limites ;

formulation exacte des questions.

Sondage 1 — Avez-vous un professionnel réellement accessible ?

Questions possibles :

Avez-vous un médecin traitant déclaré ?

Pouvez-vous obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable ?

Votre médecin accepte-t-il encore de nouveaux membres de votre foyer ?

Savez-vous qui contacter en son absence ?

Sondage 2 — Temps d’attente

Questions possibles :

Combien de temps avez-vous attendu pour un généraliste ?

Pour un spécialiste ?

Pour un psychologue ?

Pour un psychiatre ?

Avez-vous renoncé ?

Sondage 3 — Urgences

Questions possibles :

Pourquoi vous êtes-vous rendu aux urgences ?

Aviez-vous trouvé une autre solution ?

Avez-vous reçu une orientation claire ?

Le délai vous a-t-il semblé compréhensible ?

Sondage 4 — Prévention

Questions possibles :

Avez-vous reçu une invitation à un dépistage ?

Avez-vous pu obtenir un rendez-vous ?

Avez-vous compris le résultat ?

Une suite vous a-t-elle été proposée ?

Sondage 5 — Santé mentale

Questions possibles :

Savez-vous où demander de l’aide ?

Avez-vous déjà renoncé à consulter pour des raisons de délai ou de coût ?

La première réponse a-t-elle été adaptée ?

Sondage 6 — Médicaments

Questions possibles :

Comprenez-vous toujours vos ordonnances ?

Prenez-vous plusieurs traitements prescrits par différents professionnels ?

Un pharmacien ou médecin a-t-il déjà revu l’ensemble ?

Avez-vous des médicaments inutilisés chez vous ?

Sondage 7 — Complémentaires

Questions possibles :

Comprenez-vous votre contrat ?

Savez-vous combien votre complémentaire rembourse réellement ?

Avez-vous déjà découvert un reste à charge inattendu ?

Estimez-vous les cotisations justifiées ?

Sondage 8 — Transport

Questions possibles :

Avez-vous déjà manqué un rendez-vous faute de transport ?

Combien de temps attendez-vous ?

Le transport est-il adapté à votre état ?

Accepteriez-vous un trajet mutualisé dans des conditions raisonnables ?

Sondage 9 — Sortie d’hospitalisation

Questions possibles :

Aviez-vous compris votre ordonnance ?

Saviez-vous qui contacter ?

Le transport était-il organisé ?

Avez-vous obtenu le suivi prévu ?

Sondage 10 — Numérique

Questions possibles :

Consultez-vous votre dossier ?

Comprenez-vous qui peut accéder à vos données ?

Souhaitez-vous voir l’historique des accès ?

Craignez-vous un usage commercial ou assurantiel ?

Sondage 11 — Soignants

Questions possibles :

Quelle part de votre temps estimez-vous consacrer à l’administratif ?

Vous sentez-vous protégé en cas d’agression ?

Pouvez-vous signaler un incident sans crainte ?

Travaillez-vous réellement en équipe ?

Sondage 12 — Ruralité

Questions possibles :

Quelle distance devez-vous parcourir ?

Quelles spécialités manquent ?

Un spécialiste tournant vous serait-il utile ?

Une navette de soins améliorerait-elle votre accès ?

Sondage 13 — Outre-mer

Questions possibles :

Avez-vous déjà dû quitter votre territoire pour un soin ?

Le transport et l’hébergement étaient-ils correctement organisés ?

Quelle capacité manque le plus localement ?

Sondage 14 — Discrimination

Questions possibles :

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être moins écouté ou moins bien accueilli en raison d’une caractéristique personnelle ?

Avez-vous signalé les faits ?

Avez-vous reçu une réponse ?

Le dispositif de recours vous paraît-il accessible ?

Sondage 15 — Priorités budgétaires

Question :

Si un milliard supplémentaire devait être investi, quelle priorité choisiriez-vous ?

médecine de proximité ;

hôpital ;

santé mentale ;

formation ;

transport ;

prévention ;

Outre-mer ;

médicaments stratégiques.

Le résultat éclaire le débat.

Il ne décide pas seul.

Sondage 16 — Confiance

Questions possibles :

Faites-vous confiance au système pour vous prendre en charge rapidement ?

Pour protéger vos données ?

Pour reconnaître une erreur ?

Pour traiter chacun sans discrimination ?

Règle finale

Un sondage ne doit jamais être utilisé pour décider :

d’un diagnostic ;

d’un remboursement individuel ;

d’une fermeture ;

d’une sanction professionnelle ;

d’une priorité vitale.

Il révèle une expérience.

Il ne remplace pas la preuve.

3132. LEXIQUE LIÉp. 180

Accessibilité potentielle localisée

Indicateur estimant l’offre médicale accessible à une population en tenant compte du nombre de professionnels, de leur activité, de la population et des déplacements possibles.

Aidant

Personne accompagnant régulièrement un proche malade, handicapé, âgé ou en perte d’autonomie, sans être nécessairement un professionnel.

Ambulatoire

Prise en charge ne nécessitant pas une hospitalisation complète avec nuitée.

Assurance Maladie

Branche de la Sécurité sociale prenant en charge une partie des dépenses de santé et organisant plusieurs missions de prévention et d’accès aux soins.

Bassin sanitaire

Territoire pratique organisé autour des déplacements réels des patients, des professionnels et des établissements.

Carnet de santé numérique

Espace sécurisé regroupant les informations utiles au parcours, avec accès limité et tracé.

Centre de santé

Structure employant généralement des professionnels salariés et assurant des soins coordonnés.

Complémentaire santé

Organisme prenant en charge tout ou partie des dépenses non remboursées par l’Assurance Maladie selon le contrat.

Consultation avancée

Consultation d’un spécialiste réalisée périodiquement dans un territoire où il n’est pas installé de manière permanente.

Coordination de parcours

Organisation des interventions entre professionnels, établissements, services sociaux, transports et domicile.

CPTS

Communauté professionnelle territoriale de santé regroupant des professionnels autour de projets et besoins d’un territoire.

Dépassement d’honoraires

Part d’un tarif facturé au-delà du tarif servant de base au remboursement obligatoire.

Dépistage

Recherche organisée ou individuelle d’une maladie ou d’un risque avant l’apparition de symptômes évidents.

Délivrance à l’unité

Remise au patient de la quantité exacte ou adaptée de médicaments plutôt que d’une boîte standard complète.

Démographie médicale

Étude du nombre, de l’âge, de la spécialité, du territoire et du mode d’exercice des professionnels.

Équipe mobile

Équipe se déplaçant vers un patient, un établissement ou un territoire ne disposant pas d’une capacité permanente.

Événement indésirable grave

Incident lié aux soins ayant produit ou risqué de produire un dommage important.

Évacuation sanitaire

Transport d’un patient vers un autre territoire pour recevoir un soin indisponible localement.

Frais de gestion

Dépenses engagées par un organisme pour administrer, vendre, contrôler et gérer ses prestations.

Hospitalisation à domicile

Organisation permettant de recevoir à domicile certains soins hospitaliers complexes et coordonnés.

Iatrogénie

Effet indésirable ou dommage provoqué par un traitement, un médicament, un acte ou leur combinaison.

Infirmier en pratique avancée

Infirmier disposant d’une formation supplémentaire et de compétences élargies dans un cadre légal défini.

Infirmier référent

Professionnel coordonnant certains éléments du suivi, de la prévention et du parcours, sans remplacer le médecin.

Interopérabilité

Capacité de plusieurs outils ou systèmes à échanger et utiliser correctement les mêmes informations.

Maison de santé pluriprofessionnelle

Structure regroupant plusieurs professionnels organisés autour d’un projet commun.

Médecin traitant

Médecin choisi par le patient pour assurer le suivi médical principal et coordonner le parcours.

Médecine de premier recours

Première réponse de santé accessible avant l’hôpital ou la spécialité lourde.

Péréquation sanitaire

Répartition renforcée des moyens vers les territoires dont les besoins sont supérieurs à leurs capacités.

Permanence des soins

Organisation assurant une réponse médicale en dehors des horaires habituels.

Polymédication

Prise simultanée de plusieurs médicaments, pouvant augmenter le risque d’interactions ou d’effets indésirables.

Pôle de santé de proximité

Organisation territoriale regroupant ou coordonnant plusieurs professionnels, services et portes d’entrée.

Prévention primaire

Action visant à éviter l’apparition d’une maladie.

Prévention secondaire

Action visant à détecter précocement une maladie ou un risque.

Prévention tertiaire

Action visant à réduire les complications, rechutes ou pertes d’autonomie.

Référent de santé

Professionnel ou équipe identifiable garantissant la continuité et l’orientation, notamment lorsqu’aucun médecin traitant n’est disponible.

Reste à charge

Part des dépenses de santé restant à payer après les remboursements obligatoires et complémentaires.

Revue de traitement

Analyse globale des médicaments d’un patient afin de vérifier leur utilité, leur compatibilité, leur durée et leur compréhension.

Rupture de soins

Interruption ou absence de continuité entre deux étapes nécessaires du parcours.

Secret médical

Obligation protégeant les informations de santé et limitant leur divulgation.

Soins non programmés

Soins nécessaires rapidement sans rendez-vous prévu de longue date, sans relever nécessairement d’une urgence hospitalière.

Socle universel de premier recours

Ensemble progressif de soins essentiels que LPE propose de prendre en charge à 100 %, sous réserve de chiffrage et de capacité réelle.

Spécialiste territorial tournant

Spécialiste intervenant régulièrement dans plusieurs territoires selon un calendrier organisé.

Télémédecine

Acte médical réalisé à distance selon un cadre légal, avec outils sécurisés.

Télé-expertise

Avis donné à distance par un professionnel à un autre professionnel à partir d’éléments médicaux.

Transport sanitaire

Transport prescrit ou organisé pour permettre au patient d’accéder au soin dans des conditions adaptées à son état.

Urgence évitable

Passage qui aurait potentiellement pu être pris en charge ailleurs si une réponse adaptée avait été réellement disponible.

Zone sous-dotée

Territoire où l’offre de soins est insuffisante au regard des besoins de la population.

3233. INFOS PRATIQUESp. 184

Cette section traduit la réforme en démarches simples.

Elle ne doit jamais promettre un service qui n’est pas encore déployé dans le territoire.

Chaque information pratique porte :

la date d’entrée en vigueur ;

le territoire ;

les bénéficiaires ;

les conditions ;

les coordonnées ;

le recours.

33.1. Je n’ai pas de médecin traitant

Vous pourrez contacter la porte d’entrée sanitaire de votre bassin.

Elle devra vous proposer :

un médecin disponible ;

une équipe territoriale ;

un infirmier référent ;

un pôle ;

une solution temporaire ;

une orientation.

Une simple inscription sur une liste sans délai ne constitue pas une réponse complète.

33.2. Mon médecin ne peut plus me suivre

Votre territoire devra organiser la continuité, en priorité pour :

affection longue durée ;

grossesse ;

enfant ;

personne âgée ;

handicap ;

sortie d’hospitalisation ;

polymédication ;

maladie nécessitant un suivi régulier.

33.3. J’ai besoin d’un soin rapidement mais je ne pense pas être en urgence vitale

Vous pourrez utiliser le dispositif territorial de soins non programmés.

Il devra indiquer :

où aller ;

dans quel délai ;

avec quel transport ;

avec quel professionnel.

En cas de doute sérieux, les urgences restent accessibles.

33.4. Je souffre psychologiquement

Une porte d’entrée doit permettre d’obtenir :

une écoute ;

un médecin ;

un psychologue ;

une équipe spécialisée ;

un psychiatre ;

une urgence selon la gravité.

En cas de danger immédiat pour vous-même ou pour autrui, contactez sans délai les services d’urgence.

33.5. Je prends de nombreux médicaments

Vous pourrez demander une revue globale à votre médecin ou votre pharmacien.

Préparez :

la liste complète ;

les traitements sans ordonnance ;

les compléments ;

les effets ressentis ;

les difficultés de prise ;

les ordonnances de plusieurs spécialistes.

N’arrêtez jamais seul un traitement important.

33.6. Je sors de l’hôpital

Avant le départ, vérifiez :

l’ordonnance ;

les changements de traitement ;

le rendez-vous ;

le transport ;

les soins à domicile ;

le matériel ;

le référent ;

les signes d’alerte ;

le numéro à contacter.

33.7. Je ne peux pas me rendre à mon rendez-vous

Le dispositif territorial de transport doit vous informer sur :

navette ;

transport adapté ;

taxi conventionné ;

VSL ;

ambulance ;

conditions de prescription ;

aides locales.

Prévenez rapidement si vous annulez.

33.8. Je ne comprends pas mon reste à charge

Vous devez pouvoir obtenir une estimation distinguant :

Assurance Maladie ;

complémentaire ;

franchise ;

participation ;

dépassement ;

reste final.

Aucun professionnel ou organisme ne doit présenter comme gratuit un soin laissant un coût prévisible non expliqué.

33.9. Je pense avoir subi une discrimination

Conservez lorsque cela est possible :

date ;

heure ;

lieu ;

nom de l’organisme ;

paroles ;

documents ;

témoins ;

conséquences.

Vous pourrez saisir le dispositif de signalement, l’ordre concerné, l’organisme compétent, le Défenseur des droits ou la justice selon les faits.

Une accusation doit être instruite.

La victime doit être protégée.

33.10. Je pense qu’une erreur a été commise

Vous avez droit à :

une information ;

votre dossier ;

une explication ;

un signalement ;

un recours ;

une médiation ;

une demande de réparation lorsque le droit le prévoit.

La reconnaissance d’un incident ne signifie pas automatiquement qu’une faute individuelle est établie.

33.11. Je veux savoir qui a consulté mes données

Le carnet numérique doit permettre de consulter l’historique des accès.

Vous pourrez signaler un accès incompris ou abusif.

Tout accès doit être rattaché à une identité professionnelle et à une finalité.

33.12. Je suis aidant

Vous devez pouvoir demander :

coordination ;

information adaptée ;

formation ;

répit ;

soutien psychologique ;

transport ;

aide à domicile.

Vous ne devez pas être considéré comme une ressource gratuite illimitée.

33.13. Je suis soignant et je subis une agression

Vous devez pouvoir déclencher :

alerte ;

protection ;

signalement ;

assistance juridique ;

soutien ;

suivi ;

sécurisation du lieu.

La violence ne doit pas être banalisée au motif qu’elle se produit dans un contexte de souffrance.

33.14. Je suis soignant et je veux signaler un incident

Le signalement de bonne foi doit être protégé.

Il doit permettre :

protection immédiate ;

analyse ;

correction ;

retour d’expérience ;

soutien.

La dissimulation délibérée reste sanctionnée.

33.15. Je suis une commune rurale

Vous pourrez demander un diagnostic de bassin portant sur :

médecins ;

infirmiers ;

pharmacie ;

transport ;

locaux ;

population ;

spécialités ;

santé mentale ;

professionnels partant à la retraite.

La réponse peut prendre plusieurs formes.

Un bâtiment neuf n’est pas automatique.

33.16. Je suis une collectivité ultramarine

Vous disposez d’un plan propre intégrant :

formation ;

recrutement ;

stocks ;

transport ;

spécialités ;

plateaux ;

évacuations ;

coopérations régionales ;

résilience climatique.

33.17. Je suis une complémentaire

Vous devrez publier des informations comparables sur :

cotisations ;

prestations ;

frais ;

réserves ;

excédents ;

délais ;

réclamations.

La réforme sera progressive et juridiquement sécurisée.

33.18. Je suis un transporteur sanitaire

Vous devrez participer à une coordination territoriale permettant :

meilleure planification ;

réduction des trajets à vide ;

ponctualité ;

information du patient ;

mutualisation adaptée ;

contrôle des fraudes.

33.19. Je suis une entreprise de santé numérique

Tout contrat financé publiquement devra garantir :

interopérabilité ;

réversibilité ;

sécurité ;

export des données ;

maintenance ;

audit ;

absence de captation.

33.20. Je suis un industriel de santé

Les aides publiques seront liées à :

production ;

stock ;

emploi ;

prix ;

qualité ;

délai ;

souveraineté ;

remboursement en cas de non-respect.

33.21. Je vis dans un territoire sans spécialiste

Vous devez pouvoir connaître :

la date de la prochaine consultation avancée ;

les alternatives ;

la télé-expertise ;

le transport ;

l’hôpital de référence ;

le délai estimé.

33.22. Je veux participer au contrôle

Vous pourrez consulter :

tableau de bord ;

délais ;

budgets ;

ruptures ;

corrections ;

indicateurs territoriaux ;

signalements anonymisés ;

résultats des audits.

33.23. Règle d’information pratique

Toute page pratique doit répondre à six questions :

Que faire ?

Qui contacter ?

Dans quel délai ?

Combien cela coûte ?

Quels documents fournir ?

Quel recours si personne ne répond ?

3334. MATÉRIEL DE CAMPAGNEp. 191

Le matériel de campagne doit rendre la réforme compréhensible sans caricaturer les soignants, les patients, l’hôpital, les complémentaires ou les territoires.

Il doit rester :

calme ;

ferme ;

humain ;

précis ;

vérifiable.

34.1. Slogan principal

Moins d’attente, plus de soignants, plus de proximité.

34.2. Formule doctrinale

La santé doit protéger le peuple, pas l’épuiser.

34.3. Formule de rupture

La santé française ne doit plus être un labyrinthe.

34.4. Formule sur l’accès

Être remboursé ne suffit pas lorsqu’il n’y a personne pour soigner.

34.5. Formule sur la prévention

Le soin commence avant l’urgence.

34.6. Formule sur le territoire

Votre adresse ne doit jamais décider de votre perte de chance.

34.7. Formule sur le référent

Personne ne doit rester seul sans savoir qui appeler.

34.8. Formule sur l’hôpital

L’hôpital doit redevenir le lieu de l’urgence et du soin lourd, pas le dernier guichet de tous les abandons.

34.9. Formule sur les soignants

Un soignant doit soigner, pas passer sa journée à prouver qu’il soigne.

34.10. Formule sur la santé mentale

On ne doit pas attendre l’effondrement pour reconnaître la souffrance.

34.11. Formule sur les médicaments

Le bon médicament, à la bonne dose, pour la bonne durée.

34.12. Formule sur les données

Vos données doivent servir votre soin, jamais vous enfermer.

34.13. Formule sur les mutuelles

Une complémentaire doit compléter le soin, pas compléter l’opacité.

34.14. Formule sur la souveraineté

La France n’a pas besoin de tout produire. Elle doit maîtriser ce dont elle ne peut pas se passer.

34.15. Formule sur les Outre-mer

Un Français ultramarin ne doit pas traverser un océan pour un soin que la Nation pouvait organiser chez lui.

34.16. Formule sur la discrimination

Même douleur, même écoute. Même besoin, même dignité.

34.17. Formule sur l’argent public

LPE ne finance pas des bâtiments vides. LPE finance des équipes qui soignent.

34.18. Phrases courtes pour affiches

Une porte d’entrée pour chaque patient.

Des urgences pour les urgences.

La santé mentale avant la crise.

Des spécialistes qui reviennent dans les territoires.

Des médicaments utiles, pas gaspillés.

Des données protégées, des parcours simplifiés.

Des soignants protégés pour mieux vous protéger.

Aucun territoire sans solution.

34.19. Phrases de meeting

La France a construit l’un des plus grands systèmes de solidarité sanitaire du monde.

Mais un système ne protège plus lorsqu’il rembourse une consultation que personne ne peut obtenir.

Nous remettrons une porte d’entrée dans chaque territoire.

Nous redonnerons du temps aux médecins.

Nous renforcerons les infirmiers, les pharmaciens, les psychologues, les secrétaires, les aides-soignants et tous ceux qui tiennent le parcours.

Nous protégerons l’hôpital en reconstruisant ce qui doit agir avant lui.

Nous ne laisserons plus la santé mentale attendre la crise.

Nous ne laisserons plus un patient âgé accumuler des médicaments sans revue globale.

Nous ne laisserons plus les Outre-mer dépendre de la métropole pour chaque soin structurant.

Nous ne promettons pas un médecin dans chaque rue.

Nous promettons qu’aucun Français ne restera sans réponse.

34.20. Punchlines de débat

Vous parlez de remboursement. Nous parlons de présence.

Vous comptez les structures. Nous compterons les patients réellement suivis.

Une maison de santé vide n’a jamais soigné personne.

Une plateforme sans rendez-vous n’est pas une solution.

Former davantage sans organiser la transition, c’est demander aux patients d’attendre dix ans.

Le patient n’encombre pas les urgences lorsqu’on ne lui a laissé aucune autre porte.

La souveraineté sanitaire commence le jour où une pénurie ne peut plus arrêter un soin vital.

La prévention n’est pas une lettre. C’est un parcours exécuté.

Le numérique doit supprimer la répétition, pas supprimer l’humain.

34.21. Défense contre l’accusation de médecine au rabais

LPE ne remplace pas les médecins.

Elle leur rend le temps médical capté par l’administratif et la désorganisation.

L’infirmier coordonne.

Le pharmacien sécurise.

Le secrétaire organise.

Le médecin diagnostique et décide.

34.22. Défense contre l’accusation de rationnement

LPE ne ferme pas l’accès.

Elle construit des alternatives réelles avant les urgences.

Aucun doute sérieux n’est refusé.

Aucune réorientation ne se fait vers une structure inexistante.

34.23. Défense contre l’accusation de gratuité irréaliste

Le socle universel est progressif, ciblé et chiffré.

Il commence par les soins essentiels qui évitent le renoncement et l’aggravation.

Aucune extension n’intervient sans professionnels et financement.

34.24. Défense contre l’accusation de suppression des mutuelles

LPE ne supprime pas aveuglément.

Elle audite, simplifie, compare, protège les assurés et corrige les rentes.

Les organismes utiles restent.

Les doublons et frais injustifiés reculent.

34.25. Défense contre l’accusation de surveillance sanitaire

Les données sont limitées, tracées et protégées.

Aucune publicité.

Aucun profilage commercial.

Aucune décision automatique importante.

Le patient voit qui consulte son dossier.

34.26. Défense contre l’accusation de contrainte territoriale

LPE privilégie :

formation locale ;

équipe ;

logement ;

équipement ;

incitation ;

qualité de vie.

Les contreparties liées à l’argent public restent proportionnées et juridiquement contrôlées.

34.27. Défense contre l’accusation de dépense incontrôlée

Chaque euro doit :

protéger ;

prévenir ;

former ;

équiper ;

réduire une dépendance ;

libérer du temps de soin.

Les économies futures ne sont jamais comptées avant d’être constatées.

34.28. Défense contre l’accusation de stigmatisation des patients

LPE ne culpabilise pas les malades.

Elle agit sur les conditions réelles :

transport ;

revenu ;

logement ;

travail ;

environnement ;

information ;

disponibilité.

La responsabilité individuelle n’efface jamais la responsabilité collective.

34.29. Défense contre l’accusation de chasse aux soignants

Le signalement de bonne foi est protégé.

L’erreur est analysée.

La victime est réparée.

La dissimulation délibérée est sanctionnée.

La sécurité exige à la fois vérité et justice.

34.30. Scripts vidéo courts

Vidéo 1 — Sans médecin

« Vous avez une carte Vitale. Vous cotisez. Vous êtes couvert. Mais vous appelez dix médecins et personne ne vous prend. Voilà le problème français : nous avons une couverture, mais plus toujours une porte d’entrée. LPE garantit un référent de santé et une solution territoriale. »

Vidéo 2 — Urgences

« Les Français n’aiment pas attendre huit heures aux urgences. Les soignants non plus. Mais quand il n’y a plus de médecin, plus de transport, plus de réponse mentale, tout finit à l’hôpital. Nous allons reconstruire l’avant-urgence. »

Vidéo 3 — Soignants

« On demande à un médecin de diagnostiquer, soigner, coder, remplir, téléphoner, chercher un lit et réparer tous les défauts du système. LPE remet une équipe autour de lui. Un soignant doit soigner. »

Vidéo 4 — Santé mentale

« On attend souvent qu’une personne décroche, s’effondre ou tente l’irréparable avant de lui trouver une place. LPE organise une première réponse avant la crise et protège la psychiatrie pour les cas lourds. »

Vidéo 5 — Mutuelles

« Une complémentaire doit vous protéger. Vous devez donc comprendre ce que vous payez, ce qu’elle rembourse et combien elle consacre réellement à votre soin. LPE impose la transparence avant toute transformation. »

Vidéo 6 — Outre-mer

« Un soin rare peut exiger un déplacement. Mais l’absence permanente de soins structurants ne peut pas être une fatalité ultramarine. Former, équiper et fidéliser localement : voilà la priorité. »

34.31. Visuels principaux

Visuel 1 :

un patient au centre ;

autour de lui, médecin, infirmier, pharmacien, psychologue, transport et hôpital ;

titre :

Une équipe, un référent, un parcours.

Visuel 2 :

deux colonnes.

Aujourd’hui :

chercher ;

attendre ;

répéter ;

se déplacer ;

renoncer.

Avec LPE :

référent ;

orientation ;

transport ;

suivi ;

prévention.

Visuel 3 :

carte de France et Outre-mer avec bassins sanitaires.

Titre :

Aucun territoire sans solution.

Visuel 4 :

chaîne du médicament.

Production ;

stock ;

pharmacie ;

patient ;

revue ;

retour.

Titre :

Du médicament disponible au médicament utile.

34.32. Tract public

Le tract doit tenir sur quatre idées :

une porte d’entrée pour tous ;

des urgences recentrées ;

la santé mentale avant la crise ;

des soignants libérés de l’administratif.

Le financement, les risques et les garde-fous renvoient vers la page détaillée et le dossier expert.

34.33. Carte de terrain

Recto :

Vous n’avez pas de médecin ?

Verso :

ce que LPE crée ;

comment fonctionne le référent ;

ce qu’il ne remplace pas ;

les garanties ;

le QR code vers le ministère.

34.34. Matériel pour les maires

Une fiche territoriale présente :

besoins ;

professionnels ;

locaux ;

transports ;

population ;

départs ;

projets possibles ;

cofinancement ;

indicateurs ;

substitution.

34.35. Matériel pour les soignants

Une fiche spécifique explique :

temps médical libéré ;

missions ;

responsabilités ;

formation ;

protection ;

signalement ;

gouvernance ;

absence de substitution dégradée.

34.36. Matériel ultramarin

Chaque territoire reçoit un support distinct.

Aucun tract unique ne doit présenter les Outre-mer comme une réalité uniforme.

34.37. Formule finale de campagne

Faire que personne n’attende la crise pour avoir enfin droit au soin.

3435. RÉSULTAT POLITIQUEp. 199

Le résultat politique du ministère n°9 ne se mesure pas à la création d’un organisme, à l’adoption d’une loi, au lancement d’une plateforme ou à l’ouverture symbolique d’un bâtiment.

Il se mesure à la capacité de la Nation à tenir sa promesse sanitaire.

Cette promesse est simple :

lorsqu’un Français a besoin de soin, il ne doit pas rester seul face à la distance, au délai, à l’opacité, à la pénurie ou à la peur.

35.1. Premier résultat : garantir une porte d’entrée à chacun

Le premier résultat est la fin du patient sans interlocuteur.

Un Français sans médecin traitant ne doit plus recevoir uniquement :

une liste ;

un numéro saturé ;

une invitation à rappeler ;

une réponse automatique ;

un conseil général.

Il doit recevoir :

un référent ;

une équipe ;

un délai ;

une orientation ;

un recours.

Le médecin traitant reste la référence médicale principale lorsqu’il est disponible.

Le référent territorial assure la continuité lorsque cette disponibilité n’existe pas.

Le résultat ne sera pas mesuré au nombre de référents attribués.

Il sera mesuré à leur capacité réelle à répondre.

35.2. Deuxième résultat : restaurer la médecine de proximité

La médecine de proximité doit redevenir le lieu naturel du soin courant, de la prévention, du suivi et de l’orientation.

Elle doit disposer :

de médecins ;

d’infirmiers ;

de pharmaciens ;

de sages-femmes ;

de psychologues ;

de secrétariats ;

de transports ;

de spécialistes tournants ;

d’un lien avec l’hôpital.

LPE refuse de demander aux urgences de compenser éternellement l’absence de proximité.

La réussite sera visible lorsque le patient trouvera une réponse avant d’être obligé d’attendre la crise.

35.3. Troisième résultat : rendre du temps aux soignants

Le système sanitaire français tient encore grâce à l’engagement humain de ses professionnels.

Mais le courage ne peut pas devenir un mode permanent d’organisation.

Le résultat politique attendu est que chaque métier retrouve sa fonction.

Le médecin diagnostique et décide.

L’infirmier suit, prévient et coordonne.

Le pharmacien sécurise.

Le psychologue intervient avant l’effondrement.

Le psychiatre prend en charge les situations lourdes.

Le secrétaire absorbe l’administratif.

Le transporteur rend le rendez-vous possible.

L’outil numérique simplifie.

Le patient comprend.

Une réforme qui ne rend pas du temps de soin aux professionnels n’a pas réformé la santé.

35.4. Quatrième résultat : protéger l’hôpital

L’hôpital ne doit plus être le dernier guichet de toutes les fractures françaises.

Il doit concentrer sa puissance sur :

l’urgence ;

la chirurgie ;

les plateaux ;

les soins lourds ;

l’hospitalisation ;

la psychiatrie complexe ;

les crises ;

la recherche ;

la formation.

Le maillage territorial doit agir avant lui.

La sortie coordonnée doit agir après lui.

La restructuration de la dette doit lui rendre une capacité d’investissement sans effacer les responsabilités ni reproduire les désordres.

Le résultat politique attendu est un hôpital moins saturé, mieux équipé, plus humain et davantage capable de protéger ses équipes.

35.5. Cinquième résultat : faire de la prévention une réalité

La prévention ne sera plus mesurée au nombre de courriers envoyés.

Elle sera mesurée au nombre de parcours réellement accomplis.

Invitation.

Rendez-vous.

Transport.

Dépistage.

Résultat.

Orientation.

Prise en charge.

La prévention doit devenir accessible à ceux qui sont aujourd’hui les plus éloignés :

personnes précaires ;

habitants ruraux ;

personnes handicapées ;

personnes âgées ;

travailleurs contraints ;

habitants des Outre-mer ;

familles isolées.

Le résultat politique attendu est une diminution des retards, des complications et des pertes de chance évitables.

35.6. Sixième résultat : reconnaître pleinement la santé mentale

La souffrance psychique ne doit plus attendre l’effondrement pour devenir visible.

La première réponse doit être proche.

La psychiatrie doit être protégée pour les cas lourds.

Les familles doivent savoir qui appeler.

Les jeunes doivent pouvoir être aidés avant le décrochage.

Les travailleurs avant le burn-out.

Les parents avant l’épuisement.

Les anciens avant l’isolement total.

Le résultat politique attendu est une gradation claire, humaine et accessible.

35.7. Septième résultat : sécuriser le médicament

Le médicament doit redevenir une chaîne maîtrisée.

Production.

Stock.

Prescription.

Délivrance.

Compréhension.

Revue.

Retour.

LPE veut réduire :

pénuries ;

interactions ;

doublons ;

gaspillage ;

dépendances ;

effets indésirables évitables.

Le résultat politique n’est pas de diminuer le nombre de prescriptions par principe.

Il est de garantir qu’un traitement soit utile, disponible, compris et suivi.

35.8. Huitième résultat : protéger les données de santé

Le patient doit savoir qui consulte son dossier.

Il doit pouvoir corriger une erreur.

Il doit pouvoir contester un accès.

Il doit être protégé contre :

publicité ;

profilage ;

surveillance ;

sélection assurantielle abusive ;

décision automatisée ;

captation par un fournisseur.

Le numérique ne doit plus demander au citoyen de sacrifier son intimité pour obtenir de la fluidité.

Le résultat politique est une donnée utile, traçable, souveraine et humaine.

35.9. Neuvième résultat : corriger les rentes et les captations

La santé mobilise des centaines de milliards d’euros.

Cette dépense collective ne peut pas nourrir durablement :

des doublons ;

des contrats opaques ;

des logiciels captifs ;

des frais injustifiés ;

des structures vides ;

des aides industrielles sans contrepartie ;

des transports frauduleux ;

des prestations sans usage.

LPE ne combat pas le bénéfice utile.

Elle combat la rente sur un besoin vital.

Chaque acteur doit démontrer :

besoin ;

usage ;

viabilité ;

contrôle ;

résultat.

LPE ne finance pas des intentions. LPE finance des preuves.

35.10. Dixième résultat : appliquer réellement discrimination zéro

Une politique de santé ne peut être digne si certains patients doivent davantage insister pour être entendus.

L’accès, le délai, l’écoute, la douleur, l’information et l’orientation doivent reposer sur le besoin médical.

Aucune personne ne doit être abaissée en raison :

de son nom ;

de son origine ;

de sa religion ;

de son handicap ;

de son âge ;

de sa pauvreté ;

de son apparence ;

de son poids ;

de son accent ;

de son territoire ;

de sa santé mentale.

Le résultat politique attendu est une chaîne complète :

signalement ;

protection ;

instruction ;

contradictoire ;

sanction ;

réparation ;

publication anonymisée.

Argent public, service public, autorité sanitaire : discrimination zéro, sanction certaine.

35.11. Onzième résultat : rendre l’égalité territoriale réelle

LPE n’imposera pas le même bâtiment partout.

Elle imposera une solution partout.

Selon le territoire, cette solution pourra être :

un pôle ;

une maison ;

une antenne mobile ;

une consultation avancée ;

une équipe territoriale ;

une télémédecine assistée ;

un transport ;

un plateau régional ;

une coopération frontalière ou régionale.

Le résultat politique attendu est la fin du territoire sans réponse.

La forme s’adapte.

Le droit demeure.

35.12. Douzième résultat : reconstruire les Outre-mer sans les éloigner davantage

Les Outre-mer ne doivent plus recevoir uniquement :

des évacuations ;

des missions temporaires ;

des plans nationaux mal adaptés ;

des promesses identiques.

Chaque territoire doit construire :

ses formations ;

ses équipes ;

ses stocks ;

ses spécialités ;

ses transports ;

ses coopérations ;

ses capacités de crise.

Le résultat politique sera la diminution des départs forcés et l’augmentation des soins structurants accessibles localement.

35.13. Treizième résultat : retrouver une souveraineté sanitaire

La France doit être capable de répondre à une rupture mondiale sans découvrir qu’elle ne maîtrise plus :

ses principes actifs ;

ses médicaments essentiels ;

ses dispositifs ;

ses stocks ;

ses données ;

ses équipements ;

ses compétences ;

sa maintenance.

La souveraineté LPE n’est pas l’isolement.

Elle est la capacité de continuer à protéger lorsqu’une coopération se rompt.

35.14. Quatorzième résultat : faire de la vérité un outil de sécurité

Les délais doivent être publiés.

Les pénuries doivent être reconnues.

Les erreurs doivent être signalées.

Les discriminations doivent être mesurées.

Les objectifs manqués doivent être corrigés.

La vérité ne doit pas servir à humilier un établissement ou un professionnel.

Elle doit empêcher que la même rupture soit transmise au patient suivant.

35.15. Quinzième résultat : rendre le citoyen plus libre

La santé ne doit pas rendre le citoyen dépendant d’un système qu’il ne comprend pas.

Elle doit lui donner :

information ;

prévention ;

référent ;

accès ;

recours ;

compréhension ;

maîtrise de ses données ;

capacité d’agir.

La liberté sanitaire ne consiste pas à laisser chacun seul.

Elle consiste à donner à chacun les moyens réels de protéger sa vie.

35.16. Résultat de transmission

Nos anciens ont bâti l’hôpital, la Sécurité sociale, les dispensaires, les maternités, les pharmacies, les laboratoires et la solidarité sanitaire.

Ils ne nous ont pas transmis une promesse parfaite.

Ils nous ont transmis une responsabilité.

Préserver.

Corriger.

Améliorer.

Transmettre à nouveau.

Nous ne devons pas laisser à nos enfants :

des hôpitaux étouffés ;

des soignants épuisés ;

des médicaments dépendants ;

des territoires abandonnés ;

des données captées ;

des soins réservés à ceux qui savent insister.

Nous devons leur transmettre :

des équipes ;

des capacités ;

des stocks ;

des savoirs ;

une prévention ;

une continuité ;

une souveraineté ;

une dignité.

35.17. Résultat civilisationnel

Une civilisation se révèle dans la manière dont elle traite celui qui ne peut plus tenir seul.

L’enfant malade.

La mère épuisée.

Le travailleur blessé.

Le jeune en détresse.

La personne handicapée.

L’ancien isolé.

Le soignant au bord de la rupture.

La santé LPE ne promet pas un monde sans maladie.

Elle promet une Nation qui ne laisse pas tomber lorsque la maladie arrive.

35.18. Résultat politique final

À la fin de la réforme, un Français doit pouvoir dire :

je sais qui appeler ;

je trouve une porte d’entrée ;

je suis orienté ;

je ne répète pas inutilement toute mon histoire ;

je comprends mon traitement ;

je peux accéder à la santé mentale ;

je peux me rendre au rendez-vous ;

mes données sont protégées ;

mon territoire compte ;

mon soignant a davantage de temps pour moi ;

si le système échoue, je sais qui doit répondre.

La formule finale du ministère n°9 est donc :

Faire que personne n’attende la crise pour avoir enfin droit au soin.

Moins d’attente. Plus de soignants. Plus de proximité.

La santé française ne doit plus être un labyrinthe.

Nous ne voulons pas entrer dans l’Histoire pour qu’on se souvienne de nous.

Nous voulons simplement que ceux qui viennent après nous puissent dire :

ils n’ont pas laissé tomber.

À relier

Une mesure en entraîne souvent une autre.

Survolez pour arrêter. Sur mobile, faites glisser.

09 LE RÉFÉRENT DE SANTÉ (LA PORTE D'ENTRÉE UNIVERSELLE) C'est la rupture la plus humaine et la plus fondamentale. Le système de santé français est… 09 LA LIBÉRATION DU TEMPS MÉDICAL (REDONNER LE TEMPS DE SOIN) C'est la réponse à l'épuisement des soignants et à la saturation des cabinets. Les médecins passent… 09 LA FIN DE LA MÉDECINE DE "PAPIER": LA PRÉVENTION ET LE TRANSPORT RÉELS C'est une réponse concrète à l'abandon territorial. Une campagne de prévention est inutile si le patient… 09 LE RÉFÉRENT DE SANTÉ (PORTE D'ENTRÉE UNIVERSELLE) Création d'un référent (médecin traitant ou, à défaut, infirmier référent, pharmacien de parcours ou équipe territoriale)… 09 PÔLES DE PROXIMITÉ ET DE SOINS NON PROGRAMMÉS Organisation de structures territoriales (maisons de santé, centres, équipes mobiles) capables d'accueillir des consultations non programmées,… 09 FIN DE LA COUVERTURE SANS ACCÈS Doctrine selon laquelle une couverture financière ne suffit pas; il faut un professionnel disponible. "Être remboursé… 09 PÉRÉQUATION SANITAIRE Les financements sont répartis selon les besoins réels (population, âge, pathologies, pauvreté, distance, insularité), et non… 09 SECRÉTARIATS MUTUALISÉS ET ASSISTANTS MÉDICAUX Création de postes pour libérer les médecins des tâches administratives (prise de rendez-vous, transmission, coordination), leur… 09 RÔLE INFIRMIER RENFORCÉ (INFIRMIER RÉFÉRENT) Les infirmiers deviennent des piliers du parcours, assurant la prévention, le suivi, l'éducation thérapeutique, la coordination… 09 INFIRMIERS EN PRATIQUE AVANCÉE Développement de compétences élargies pour le suivi de certaines pathologies chroniques. 09 PHARMACIENS DE PARCOURS Les pharmaciens sont reconnus comme acteurs de la prévention (vaccination), de la sécurisation des traitements (revue… 09 FORMATION ET FIDÉLISATION Objectif de former et recruter 50 000 à 100 000 professionnels supplémentaires sur 5 à 10… 09 MÉTIERS DE LA RÉÉDUCATION Renforcement des orthophonistes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes pour l'enfance, le handicap et le vieillissement. 09 SAGES-FEMMES Renforcement de leur rôle dans la prévention, le suivi de grossesse et la santé des femmes.

Une décision dans un système

Une mesure isolée est une promesse. Reliée aux autres, elle devient une méthode d’exécution.
Voir les démonstrations

Votre point de vue compte

Proposez-nous un article.

Une analyse argumentée, sourcée et compatible avec les principes LPE peut être publiée, y compris si elle nous oblige à préciser ou corriger notre raisonnement.

Présenter mon sujet

Notre présence

Le mouvement commence là où vous êtes.

Une commune après l’autre. Un département après l’autre. En métropole, en Corse, en Outre-mer et parmi les Français de l’étranger.

32 présences 14 territoires actifs

Vous lisezMinistère 09 — Santé française, Prévention et Maillage territorial – Récupérons la France

Tout le programme

Que cherchez-vous ?

Commencez par deux lettres. Les résultats cherchent dans les 21 ministères, les mesures, le lexique et les personnages.

Deux lectures. Un même programme.

Comment voulez-vous découvrir le programme ?

Deux lectures, un seul programme. Commencez par l’essentiel ou explorez tout à votre rythme.

Préinscription · aucun paiement

Soutenir LPE

La collecte officielle n’est pas encore ouverte. Vous pouvez demander à être prévenu et indiquer, facultativement, le montant que vous envisageriez. Rien n’est prélevé aujourd’hui.

Données utilisées uniquement pour cette préinscription. Vous pourrez demander leur suppression. Confidentialité.

Comprendre cette phase de préinscription →

Assistant officiel LPE

Posez votre question au programme

gemini-3.6-flash + corpus officiel LPE · sources disponibles à la demande.

Bonjour 👋 Posez-moi votre question sur LPE comme vous la poseriez à quelqu’un en face de vous. Je vous répondrai vraiment : d’abord la réponse directe, puis le raisonnement, les mécanismes et les complémentarités utiles. Si vous voulez ensuite vérifier, je peux afficher les sources exactes utilisées.

La réponse est préparée à partir du corpus officiel LPE puis formulée via l’API Gemini de Google. La question et quelques extraits pertinents du programme sont donc transmis à Google selon les conditions du compte API utilisé. WordPress ne conserve pas cette conversation, sauf si vous demandez explicitement son envoi par e-mail.

Recevoir cette conversation par e-mail

Le mot, sans le brouillard

Définition

Définition

Ce qu’on oublie souvent

Lecture LPE