Mesure phare
LE RÉFÉRENT DE SANTÉ (LA PORTE D'ENTRÉE UNIVERSELLE)
C'est la rupture la plus humaine et la plus fondamentale. Le système de santé français est devenu un labyrinthe pour des millions de personnes qui n'ont plus de médecin traitant.
Les 21 ministères
Pôle Blanc
LA CARTE VITALE NE SOIGNE PAS QUAND PERSONNE NE RÉPOND
3 mesures phares 49 mesures détaillées 15 blocs de preuve
Le contrat politique
Pas des intentions : trois ruptures lisibles, mémorisables et directement reliées aux mécanismes du programme.
Mesure phare
C'est la rupture la plus humaine et la plus fondamentale. Le système de santé français est devenu un labyrinthe pour des millions de personnes qui n'ont plus de médecin traitant.
Mesure phare
C'est la réponse à l'épuisement des soignants et à la saturation des cabinets. Les médecins passent une part excessive de leur temps à des tâches administratives (secrétariat, coordination, paperasse) qui pourraient être assuré…
Mesure phare
C'est une réponse concrète à l'abandon territorial. Une campagne de prévention est inutile si le patient ne peut pas se rendre au rendez-vous (pas de transport, pas de médecin disponible).
Le réel derrière le ministère 09
Le ministère « Santé française, Prévention et Maillage territorial » ne traite pas des dossiers abstraits. Il change — ou abandonne — des vies réelles.
Jérôme
Il travaille dans vos bâtiments. Il dort sur vos parkings.
Entrer dans sa vie →
André
Il avait reçu une peur en héritage. Le soin lui a rendu un visage.
Entrer dans sa vie →
Christine
Parfois, 50 euros séparent une mère de ses enfants.
Entrer dans sa vie →
Le programme complet
Ouvrez une mesure pour lire son contenu. L’ensemble provient de la version V4 du programme et reste structuré par chantier d’action.
Création d'un référent (médecin traitant ou, à défaut, infirmier référent, pharmacien de parcours ou équipe territoriale) pour garantir une porte d'entrée identifiable et joignable à chaque personne.
Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.
Organisation de structures territoriales (maisons de santé, centres, équipes mobiles) capables d'accueillir des consultations non programmées, pour désengorger les urgences.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Doctrine selon laquelle une couverture financière ne suffit pas; il faut un professionnel disponible. "Être remboursé ne sert à rien lorsqu'il n'y a personne pour soigner."
La règle devra définir précisément la pratique visée, les exceptions légitimes, l’autorité chargée du contrôle et la correction applicable en cas de contournement.
Les financements sont répartis selon les besoins réels (population, âge, pathologies, pauvreté, distance, insularité), et non selon l'activité passée, pour ne pas pénaliser les territoires sous-dotés.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Création de postes pour libérer les médecins des tâches administratives (prise de rendez-vous, transmission, coordination), leur rendant du temps pour le soin.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Les infirmiers deviennent des piliers du parcours, assurant la prévention, le suivi, l'éducation thérapeutique, la coordination et l'alerte, sans remplacer le médecin pour le diagnostic.
Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.
Développement de compétences élargies pour le suivi de certaines pathologies chroniques.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Les pharmaciens sont reconnus comme acteurs de la prévention (vaccination), de la sécurisation des traitements (revue des interactions) et de l'observance.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Objectif de former et recruter 50 000 à 100 000 professionnels supplémentaires sur 5 à 10 ans, avec des campus de santé territoriaux et des mesures d'incitation (logement, équipe) pour les fidéliser.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Renforcement des orthophonistes, ergothérapeutes, kinésithérapeutes pour l'enfance, le handicap et le vieillissement.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Renforcement de leur rôle dans la prévention, le suivi de grossesse et la santé des femmes.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Organisation de consultations régulières de spécialistes (cardiologue, ophtalmologue, pédopsychiatre, etc.) dans les territoires qui n'en disposent pas en permanence.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Utilisation des outils numériques pour permettre un avis spécialisé à distance, sans remplacer la présence humaine nécessaire.
La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.
Création d'équipes pluriprofessionnelles capables de se déplacer pour intervenir dans les structures ou au domicile des patients.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Cartographie des besoins et des manques par bassin de vie pour prioriser les investissements humains et matériels.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Mise en place de séances de psychologie accessibles sans passer par un médecin traitant dans un premier temps, pour répondre aux souffrances légères à modérées.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Présence de psychologues dans les établissements scolaires et les structures de proximité.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
La psychiatrie est réservée aux cas lourds, avec une augmentation des moyens, des lits, des équipes mobiles et des consultations avancées en pédopsychiatrie.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
La prévention (dépistages des cancers, vaccination, santé dentaire, vision, audition) n'est plus mesurée par les courriers envoyés, mais par les rendez-vous réalisés, le transport assuré et le suivi du résultat.
Des contrôles réguliers devront mesurer l’application réelle, rendre visibles les écarts et déclencher une correction lorsqu’un engagement n’est pas respecté.
Mise en place de bilans médicamenteux réguliers pour les patients polymédicamentés ou âgés, pour réduire les interactions et le gaspillage.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Extension progressive du remboursement intégral des soins essentiels de premier recours (prévention, dépistage, consultation de référence), conditionnée à la capacité réelle de soin.
La mesure commencera dans un périmètre défini, avec des critères d’évaluation rendus publics avant toute extension.
L'hôpital doit redevenir le lieu de l'urgence vitale, de la chirurgie, des plateaux techniques et des pathologies complexes, et non plus le dernier refuge de toutes les défaillances territoriales.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Mise en place d'un protocole obligatoire avant toute sortie: ordonnance vérifiée, rendez-vous pris, transport organisé, soins à domicile prévus, référent désigné et signes d'alerte expliqués.
Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.
Un audit approfondi est mené. La reprise de dette est conditionnée à des contrats de transformation (investissement, réorganisation, soins) pour éviter de reproduire les désordres.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Désengorgement des urgences par le renforcement de l'amont (soins non programmés). Aucun patient ne doit être renvoyé sans solution.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Identification des médicaments et dispositifs essentiels (principes actifs, antibiotiques, anticancéreux, etc.) dont la France doit sécuriser l'approvisionnement.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Constitution de stocks nationaux pour les produits vitaux, avec diversification des fournisseurs et plans de continuité.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Aides publiques pour relocaliser ou maintenir des capacités de production françaises/européennes, sous conditions de prix, délais et contreparties.
Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.
Lutte contre les ruptures, les prescriptions inutiles, les interactions et les traitements non suivis.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Expérimentation de la délivrance des médicaments à l'unité (plutôt qu'en boîte entière) pour réduire le gaspillage, sous conditions strictes de sécurité et de traçabilité.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Organisation territoriale des trajets sanitaires (ambulances, VSL, taxis) pour réduire les trajets à vide, améliorer la ponctualité et adapter le transport au patient (handicap, oxygène).
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Le patient peut consulter ses données et l'historique des accès. Les accès sont traçables, limités aux professionnels concernés, et les usages commerciaux sont interdits.
L’application reposera sur une trace datée et consultable des opérations concernées, afin d’identifier qui a agi, quand, dans quel cadre et avec quelle justification.
Les systèmes numériques doivent communiquer entre eux pour éviter les doublons et les ruptures.
La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.
Les outils numériques assistent les professionnels, mais ne prennent aucune décision médicale individuelle.
La mise en œuvre devra définir le niveau de sécurité attendu, les responsabilités techniques, la continuité de service, la réversibilité et les contrôles applicables.
Les mutuelles et assurances doivent publier leurs frais de gestion, leurs prestations et leurs résultats dans un format standardisé pour permettre la comparaison.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
Encadrement des frais de gestion et restitution des excédents structurels injustifiés.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Aucune réforme brutale; les organismes utiles restent, mais l'opacité et les doublons sont corrigés.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Aucune personne ne doit recevoir moins d'attention, attendre davantage ou être moins écoutée en raison de son origine, de son nom, de sa religion, de son handicap, de son âge, de sa pauvreté ou de son apparence.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
Mise en place d'une procédure de signalement des discriminations (refus de soin, délai différent, douleur minimisée).
Mise en place d'une procédure de signalement des discriminations (refus de soin, délai différent, douleur minimisée). Les faits sont instruits, et en cas de discrimination établie, une sanction certaine et une réparation sont prononcées.
Les statistiques anonymisées des discriminations sont publiées pour mesurer et corriger les écarts.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
Chaque territoire ultramarin (Mayotte, Guyane, Réunion, Polynésie, etc.) dispose d'un plan spécifique adapté à ses distances, à son climat, à ses stocks, à ses épidémies et à ses besoins de formation.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Développement de campus locaux pour former et retenir les professionnels sur place, réduisant les départs forcés pour soins non disponibles.
Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.
Renforcement des stocks de médicaments et des plans d'évacuation sanitaire (maritime ou aérien) en cas de crise ou de besoin de soins spécialisés.
Le parcours devra préciser l’accès au soin, le professionnel responsable, le délai recherché, la continuité du suivi et la solution prévue lorsqu’aucune offre locale n’est disponible.
Si un bassin sanitaire ne garantit pas un droit essentiel (portes d'entrée, soins), l'État peut, après mise en demeure, financer une équipe mobile, conventionner un autre acteur, ou se substituer temporairement.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Publication des délais de rendez-vous, des pénuries de professionnels, des taux d'occupation des urgences, des discriminations signalées, et des investissements réalisés.
Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.
En cas de blocage grave, le ministre peut se déplacer pour produire une décision et un calendrier.
La règle devra définir précisément la pratique visée, les exceptions légitimes, l’autorité chargée du contrôle et la correction applicable en cas de contournement.
Les professionnels peuvent signaler les incidents sans crainte de représailles, sauf en cas de fraude ou de dissimulation délibérée.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
En cas d'agression, le soignant bénéficie d'une protection juridique, d'un soutien psychologique et d'une sécurisation du lieu de travail.
Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.
Mesure du temps administratif, des horaires, du burn-out et du turn-over pour agir sur les causes de l'usure professionnelle.
Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.
15 blocs de preuve
Les cinq parcours restent la colonne vertébrale de la page : cinq vérités, cinq réflexions et cinq décisions d’exécution.
Parcours 1 sur 5
Vérité
Des millions de Français possèdent une carte Vitale, mais cherchent encore un médecin qui accepte de les suivre. Ils appellent plusieurs cabinets, attendent un spécialiste, répètent leur histoire et repoussent parfois un soin dentaire, psychologique ou ophtalmologique. Certains finissent aux urgences faute d’autre porte. Le patient se perd dans le parcours pendant que le soignant perd du temps à chercher un lit, un document ou un interlocuteur.
Réflexion
Une couverture financière n’est pas une protection réelle lorsque personne n’est disponible pour soigner. LPE refuse d’accuser le patient qui se rend aux urgences parce qu’aucune autre réponse n’existe. La santé doit commencer avant la crise, par une porte d’entrée identifiable, une prévention accessible et une équipe capable d’orienter. Le médecin reste responsable du diagnostic, mais il ne doit plus porter seul toute l’organisation.
Exécution
Chaque personne disposera d’un référent de santé réellement joignable. Le médecin traitant conservera la référence médicale lorsqu’il est disponible ; sinon, un pôle territorial organisera l’entrée dans le système autour d’un infirmier référent, d’un médecin, d’un pharmacien ou d’une sage-femme selon le besoin. Le référent suivra les rappels, les transmissions et l’orientation, sans jamais remplacer les décisions médicales réservées au médecin.
Parcours 2 sur 5
Vérité
Au début de 2026, la France comptait environ 242 200 médecins, mais leur présence nationale ne garantit pas leur disponibilité locale. En 2022, 65 % des généralistes interrogés déclaraient refuser parfois de nouveaux patients comme médecin traitant. En 2024, les soins et biens médicaux représentaient environ 255 milliards d’euros. La France ne manque donc pas seulement d’argent ou de professionnels : elle souffre surtout d’une mauvaise répartition du temps, des compétences et des capacités.
Réflexion
Le système dépense trop souvent après l’aggravation, lorsque la prévention, la proximité ou la coordination ont échoué. Les médecins consacrent encore une part excessive de leur temps à l’administratif, tandis que les infirmiers, pharmaciens, secrétaires et coordinateurs restent sous-utilisés dans le parcours. LPE ne promet pas une médecine moins chère au rabais. Elle veut que chaque professionnel travaille au sommet de sa compétence et que chaque euro crée une capacité durable.
Exécution
Des secrétariats mutualisés, des assistants, des infirmiers référents et des pharmaciens de parcours libéreront du temps médical. La prévention sera exécutée par des rendez-vous, des transports et un suivi réel, notamment pour les cancers, la santé dentaire, la vision, le sommeil et les maladies chroniques. Un socle de premier recours pris en charge à 100 % sera étendu progressivement, seulement lorsque les professionnels et le financement permettront un accès réel.
Parcours 3 sur 5
Vérité
Aujourd’hui, la ville, l’hôpital, la pharmacie, la santé mentale, le transport et le domicile fonctionnent encore trop souvent comme des mondes séparés. Une sortie d’hospitalisation peut avoir lieu sans rendez-vous, sans matériel ou sans transmission claire. La souffrance psychique attend parfois l’effondrement avant d’obtenir une réponse. Les prescriptions s’addition psychique attend parfois l’effondrement avant d’obtenir une réponse. Les prescriptions s’additionnent, les examens se répètent et l’hôpital devient le dernier refuge de toutes les défaillances du territoire.
Réflexion
LPE construit une équipe complète autour du patient, pas une médecine au rabais. Le médecin diagnostique et arbitre ; l’infirmier suit et alerte ; le pharmacien sécurise les traitements ; le psychologue accompagne les souffrances adaptées à sa compétence ; le psychiatre traite les situations médicales spécialisées. L’hôpital doit retrouver sa mission : urgence vitale, chirurgie, soins lourds et pathologies complexes, au lieu de remplacer en permanence la proximité absente.
Exécution
Chaque bassin organisera des pôles pluriprofessionnels, des spécialistes tournants, des consultations non programmées et une première réponse en santé mentale. Toute sortie complexe d’hôpital comprendra ordonnance vérifiée, rendez-vous, transport, soins à domicile, référent et signes d’alerte. Les traitements à risque feront l’objet d’une revue coordonnée entre médecin et pharmacien. Le carnet numérique sera souverain, traçable et rectifiable, sans décision individuelle automatisée ni exploitation commerciale de l’intimité.
Parcours 4 sur 5
Vérité
Deux patients souffrant du même problème n’obtiennent pas les mêmes délais selon leur adresse. Les campagnes, les quartiers éloignés, les montagnes et les territoires ultramarins cumulent parfois distances, transports insuffisants, spécialités absentes et difficultés de recrutement. Un territoire sous-doté produit moins d’actes précisément parce qu’il manque de professionnels. Le financer uniquement selon son activité passée revient alors à organiser durablement sa pénurie.
Réflexion
Les droits doivent rester nationaux, mais l’organisation doit suivre la réalité des bassins de vie. LPE ne promet pas un hôpital et chaque spécialiste dans chaque commune. L’État garantit la porte d’entrée, la sécurité, la prévention et la continuité ; les régions planifient les formations et les capacités lourdes ; les départements coordonnent l’autonomie et le médico-social ; les communes rendent les locaux, le logement et la médiation possibles.
Exécution
Chaque bassin sanitaire garantira un référent, un avis médical, une permanence, une pharmacie, une réponse de santé mentale, un transport et une orientation spécialisée. Des équipes mobiles et des spécialistes tournants rapprocheront les soins rares. Chaque territoire ultramarin recevra son propre plan de formation, stocks, maternité, psychiatrie, imagerie et évacuations. Si un droit essentiel reste bloqué malgré l’appui et le financement, l’État pourra se substituer temporairement pour rétablir la capacité.
Parcours 5 sur 5
Vérité
Sans maîtrise des médicaments essentiels, des données, des équipements et des compétences, la continuité des soins dépendra de décisions prises ailleurs. Sans correction, les maisons de santé vides, les plateformes inutiles, les dettes hospitalières et les complémentaires opaques peuvent absorber des milliards sans réduire l’attente. Nos enfants hériteraient alors d’un système très coûteux, technologiquement dépendant et toujours incapable de garantir une réponse simple avant l’urgence.
Réflexion
LPE veut transmettre une France qui soigne avant l’effondrement, protège l’hôpital et rend du temps aux professionnels. L’utilité réelle passera avant la rente, l’affichage et le nombre de structures inaugurées. Les données serviront à corriger, jamais à surveiller les corps ou punir les soignants de bonne foi. Ce qui fonctionne sera renforcé ; ce qui reste fictif, discriminatoire, captif ou dangereux devra être transformé ou arrêté.
Exécution
Les 100 premiers jours publieront la carte des ruptures, lanceront les référents territoriaux, la santé mentale rapide, les revues de traitements, les audits hospitaliers et des complémentaires, ainsi que la liste des produits essentiels. D’ici cinq ans, chaque bassin devra disposer d’une architecture complète de réponse. Un tableau public suivra délais, référents, urgences, dépistages, pénuries, agressions, discriminations et Outre-mer. Les résultats seront audités indépendamment et les financements corrigés selon les preuves.
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