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ILS MULTIPLIENT LES LABELS. MAIS UN LABEL NE PAIE NI LES DETTES, NI LE TRACTEUR, NI LA VIE DU PRODUCTEUR.
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Pôle Rouge

Commerce français, Artisanat, PME et Économie réelle

QUAND UN COMMERCE FERME, TOUTE LA RUE PERD QUELQUE CHOSE

3 mesures phares 38 mesures détaillées 15 blocs de preuve

18

Le contrat politique

Les 3 décisions qui changent la règle du jeu.

Pas des intentions : trois ruptures lisibles, mémorisables et directement reliées aux mécanismes du programme.

01

Mesure phare

LE BOUCLIER COMMERCE LOYAL — LOYER DE RELANCE ET REMISE EN ACTIVITÉ DES LOCAUX

Un local vide depuis trois ans, dix personnes qui veulent travailler, cherchez l'erreur. Le local dort. La rue meurt. Un local utile doit rouvrir, pas dormir.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure est le moteur de la revitalisation territoriale. Elle ne se contente pas de constater la vacance, elle propose une solution opérationnelle: le loyer de relance, avec une trajectoire progressive (25 % du loyer de référence la première année, puis 40 %, 60 %, 80 %, jusqu'à convergence en cinquième année). Le dispositif repose sur le conventionnement, les garanties publiques, les avantages fiscaux et la sécurisation des loyers. La propriété est respectée: le propriétaire est d'abord contacté, les exemptions sont nombreuses (travaux, succession, litige, vente, etc.). La contribution sur la vacance prolongée n'intervient qu'en dernier recours, après examen, propositions et recours. C'est la fin de la stérilisation durable d'un actif utile au milieu d'une rue qui meurt. C'est le pilier de la revitalisation territoriale et de la circulation des actifs.

02

Mesure phare

LE BON D'ÉCHANGE CIRCULAIRE ET LE RÉEMPLOI

Ce qui ne vous sert plus peut encore servir à quelqu'un et vous rendre une part de sa valeur. Un pays qui répare est un pays qui résiste.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure est une rupture avec la logique du jetable. Elle crée un circuit de seconde vie pour les objets du quotidien: le citoyen rapporte un objet dans un point agréé, il est évalué selon quatre catégories (réutilisable immédiatement, réparable, matière valorisable, non valorisable), et seul un objet disposant d'une utilité réelle ouvre droit à un bon d'achat. Le bon est plafonné, traçable et utilisable dans les commerces conventionnés, ateliers de réparation, friperies, ressourceries et réseaux de seconde main. Les grandes enseignes et plateformes doivent organiser la reprise des catégories de produits qu'elles mettent massivement sur le marché. Les petits commerces accèdent à des points mutualisés. C'est la fin de l'objet volontairement irréparable et du gaspillage organisé. C'est le pilier de la souveraineté des ressources et de la réduction des dépendances.

03

Mesure phare

LA RESPONSABILITÉ GRADUÉE DES PLATEFORMES ET LA VÉRITÉ DES PRIX

Une plateforme qui organise le paiement, la visibilité, la livraison et la confiance ne peut pas disparaître juridiquement dès qu'un problème survient. Vendre en France implique de contribuer à la France et de protéger ceux qui achètent en France.

Comprendre la mesure
Concrètement

Cette mesure rééquilibre le rapport de force entre les plateformes dominantes et les commerces de proximité. Elle établit une responsabilité graduée: plus une plateforme maîtrise la transaction (sélection des vendeurs, paiement, classement, commission, stockage, retours, livraison, marque), plus sa responsabilité augmente. Elle doit identifier les vendeurs, retirer les produits dangereux, assurer les remboursements, afficher clairement les classements payants, conserver les historiques de prix, organiser ou financer la reprise des produits. Parallèlement, la vérité des prix est rétablie: toute promotion doit reposer sur un prix de référence réel, les stocks soldés ne peuvent pas ressusciter artificiellement au prix du neuf, les faux comptes à rebours et les avis rémunérés sont sanctionnés. C'est la fin de la plateforme irresponsable et du prix mensonger. C'est le pilier de la justice commerciale et de la protection du consommateur et des PME.

Le réel derrière le ministère 18

Derrière chaque mesure, quelqu’un attend déjà.

Le ministère « Commerce français, Artisanat, PME et Économie réelle » ne traite pas des dossiers abstraits. Il change — ou abandonne — des vies réelles.

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Le programme complet

38 mesures. Aucune ligne cachée.

Ouvrez une mesure pour lire son contenu. L’ensemble provient de la version V4 du programme et reste structuré par chantier d’action.

LOCAUX COMMERCIAUX ET REVITALISATION

4 mesures
01 REGISTRE NATIONAL DES LOCAUX VACANTS

Chaque commune ou intercommunalité établit progressivement un registre actualisé des locaux commerciaux, artisanaux et professionnels durablement vacants.

Concrètement

Chaque commune ou intercommunalité établit progressivement un registre actualisé des locaux commerciaux, artisanaux et professionnels durablement vacants. La simple inoccupation ne déclenche pas automatiquement une sanction. Le propriétaire est d'abord contacté afin de connaître la situation réelle: travaux, succession, vente, problème technique, litige, recherche de locataire ou projet de transformation.

02 LOYER DE RELANCE

Trajectoire de référence avec loyer fortement réduit en première année (25 % de la valeur locative de référence), puis progression progressive (40 %, 60 %, 80 %) jusqu'à convergence vers le niveau conventionné en cinquième année.

Concrètement

Trajectoire de référence avec loyer fortement réduit en première année (25 % de la valeur locative de référence), puis progression progressive (40 %, 60 %, 80 %) jusqu'à convergence vers le niveau conventionné en cinquième année. Ce dispositif repose sur le conventionnement, les garanties publiques, les avantages fiscaux, la sécurisation des loyers et l'accompagnement des travaux. La propriété est respectée. La stérilisation prolongée d'un espace utile est combattue.

03 SOLUTIONS DE REMISE EN ACTIVITÉ

Proposition de bail progressif, convention d'occupation, location temporaire, atelier partagé, boutique d'essai, ressourcerie, espace de réparation, commerce saisonnier, pépinière artisanale, activité associative ou culturelle…

Concrètement

La mesure devra être traduite en obligations et droits compréhensibles pour les salariés et les entreprises, avec un interlocuteur, un contrôle et une méthode de correction.

04 CONTRIBUTION SUR LA VACANCE PROLONGÉE

En cas de stérilisation durable, manifestement injustifiée et préjudiciable au territoire, la loi prévoit une contribution progressive sur la vacance commerciale prolongée, assortie d'exemptions, d'un débat contradictoire et d'…

Concrètement

En cas de stérilisation durable, manifestement injustifiée et préjudiciable au territoire, la loi prévoit une contribution progressive sur la vacance commerciale prolongée, assortie d'exemptions, d'un débat contradictoire et d'un recours effectif. Les exemptions comprennent notamment les travaux réels, sinistre, succession, litige, impossibilité technique, procédure d'urbanisme, mise en vente active à un prix cohérent, recherche réelle d'un locataire, projet de changement d'usage, circonstances personnelles graves.

VÉRITÉ DES PRIX ET LOYAUTÉ COMMERCIALE

4 mesures
01 HISTORIQUE VÉRIFIABLE DES PRIX

Toute promotion doit pouvoir être reliée à une réalité commerciale démontrable: produit concerné, prix de référence, durée, stock, période et historique.

Concrètement

Toute promotion doit pouvoir être reliée à une réalité commerciale démontrable: produit concerné, prix de référence, durée, stock, période et historique. Les grandes enseignes et plateformes doivent conserver un historique vérifiable des prix. Les petits commerces bénéficient d'un outil simplifié. Le changement artificiel d'une référence, d'un emballage ou d'un code produit ne permet pas de réinitialiser l'historique lorsqu'il s'agit matériellement du même bien.

02 TRAITEMENT COHÉRENT DES STOCKS EN DÉPRÉCIATION

Lorsqu'un stock précisément identifié entre en liquidation ou dans un cycle de dépréciation commerciale, son traitement doit devenir cohérent: vente à prix réellement réduit, baisse progressive si le stock persiste, réemploi, d…

Concrètement

La mesure commencera dans un périmètre défini, avec des critères d’évaluation rendus publics avant toute extension.

03 ENCADREMENT DES PRATIQUES COMMERCIALES TROMPEUSES

Seront notamment encadrés les prix barrés, les ventes privées, les rabais permanents, les ventes flash, les faux comptes à rebours, les stocks artificiellement limités, les fausses ruptures, les avis rémunérés non signalés, les…

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

04 ENGAGEMENT D'OUVERTURE LOYALE

Pour les commerces bénéficiant d'un loyer de relance, d'une aide importante ou d'un conventionnement public, les horaires affichés doivent être respectés, sauf maladie, urgence, panne, sécurité, événement familial grave ou moti…

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

RÉEMPLOI ET SECONDE VIE DES OBJETS

5 mesures
01 CRÉATION DU BON D'ÉCHANGE CIRCULAIRE

Le citoyen peut rapporter un objet dans un point agréé (vêtement, chaussure, jouet, livre, petit appareil, téléphone, câble, outil, vélo, vaisselle, sac, textile, meuble léger ou autre bien accepté par la filière locale).

Concrètement

Le citoyen peut rapporter un objet dans un point agréé (vêtement, chaussure, jouet, livre, petit appareil, téléphone, câble, outil, vélo, vaisselle, sac, textile, meuble léger ou autre bien accepté par la filière locale). L'objet est évalué selon quatre catégories: réutilisable immédiatement (A), réparable (B), matière valorisable (C), non valorisable (D). Le montant du bon dépend de l'utilité réelle, de la réparabilité, de la valeur résiduelle, du coût de traitement et du débouché disponible.

02 OBLIGATION DE REPRISE DES GRANDES ENSEIGNES ET PLATEFORMES

Les grandes enseignes et plateformes doivent organiser la reprise des catégories de produits qu'elles mettent massivement sur le marché, directement ou par financement d'une filière équivalente.

Concrètement

Les grandes enseignes et plateformes doivent organiser la reprise des catégories de produits qu'elles mettent massivement sur le marché, directement ou par financement d'une filière équivalente. Les petits commerces accèdent à des points mutualisés afin de ne pas être transformés en centres de tri. Obligation forte pour les grands. Mutualisation simple pour les petits.

03 MAISONS FRANÇAISES DU RÉEMPLOI ET DE LA RÉPARATION

Lieux mutualisés de dépôt, diagnostic, réparation, formation, revente, don, démontage et orientation des objets.

Concrètement

Lieux mutualisés de dépôt, diagnostic, réparation, formation, revente, don, démontage et orientation des objets. Les objets collectés doivent disposer d'un débouché vérifié. Un objet sans débouché n'est pas artificiellement valorisé pour afficher un succès statistique.

04 INTERDICTION DE DESTRUCTION DES INVENDUS UTILISABLES

La destruction d'un objet encore utilisable pour protéger un prix ou éviter une organisation logistique constitue une perte collective.

Concrètement

La destruction d'un objet encore utilisable pour protéger un prix ou éviter une organisation logistique constitue une perte collective. La destruction n'est admise que lorsqu'elle est nécessaire pour des raisons de sécurité, de santé, de conformité ou d'impossibilité réelle de valorisation.

05 GLANAGE SOLIDAIRE ENCADRÉ

Avec l'accord du producteur, des associations agréées peuvent récupérer les produits laissés au champ.

Concrètement

Avec l'accord du producteur, des associations agréées peuvent récupérer les produits laissés au champ. Le dispositif repose sur des créneaux définis, une assurance, le respect des cultures, des règles sanitaires, l'identification des responsables, l'interdiction de la revente spéculative et la priorité donnée à l'aide alimentaire ou à la transformation solidaire.

TRÉSORERIE ET PROTECTION DES PME

4 mesures
01 LUTTE CONTRE LES RETARDS DE PAIEMENT ABUSIFS

Les administrations, grandes entreprises et grands donneurs d'ordre doivent respecter les délais de paiement applicables.

Concrètement

Les administrations, grandes entreprises et grands donneurs d'ordre doivent respecter les délais de paiement applicables. Les retards répétés ou utilisés comme méthode de financement sont rendus visibles et sanctionnés de manière graduée, en tenant compte des litiges réels et des erreurs corrigées de bonne foi. La partie contestée est distinguée de la partie due.

02 CELLULE NATIONALE D'URGENCE POUR LES PME

Création d'une cellule capable de vérifier la facture, contacter le donneur d'ordre, organiser une médiation, distinguer la partie contestée de la partie due, proposer une avance ou une garantie dans les cas critiques, transmet…

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

03 SYSTÈME D'ALERTE PROTÉGÉ

Une PME peut signaler un retard sans risquer immédiatement de perdre son principal client.

Concrètement

Une PME peut signaler un retard sans risquer immédiatement de perdre son principal client. La médiation intervient rapidement. En cas de comportement organisé ou récidivant, l'identité du mauvais payeur peut être publiée dans les conditions prévues par la loi.

04 SANCTIONS PROPORTIONNÉES

Intérêts automatiques, indemnité minimale, médiation accélérée, contrôle des grands donneurs d'ordre, publication des récidivistes, exclusion temporaire de certains marchés publics, suspension d'aides ou garanties publiques, pr…

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

TRANSMISSION ET REPRISE DES ENTREPRISES

4 mesures
01 FONDS NATIONAL DE TRANSMISSION ARTISANALE ET COMMERCIALE

Destiné à repérer les entreprises viables sans repreneur, préparer les cessions plusieurs années à l'avance, former les repreneurs, faciliter la reprise par un salarié ou un collectif, garantir une partie du financement, préser…

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

02 PRÉPARATION ANTICIPÉE DES TRANSMISSIONS

La transmission ne sera pas traitée au dernier mois de la carrière du dirigeant. Elle sera préparée comme une mission économique nationale.

Concrètement

La transmission ne sera pas traitée au dernier mois de la carrière du dirigeant. Elle sera préparée comme une mission économique nationale. Les fermes sans repreneur feront l'objet d'une alerte anticipée, jamais d'une découverte quelques mois avant la cessation.

03 REPRISE PAR LES SALARIÉS

Accompagnement spécifique pour les reprises par les salariés avec évaluation, apport, crédit, garantie, gouvernance, formation, maintien du dirigeant pendant une transition, risques et accompagnement.

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

04 MENTORAT ET TRANSMISSION DES SAVOIR-FAIRE

Les anciens dirigeants peuvent devenir mentors, formateurs ou maîtres de transmission. Cette activité peut être rémunérée, reconnue et articulée avec les dispositifs de retraite.

Concrètement

Concrètement, cette décision devra être traduite par une règle d’application identifiable, un responsable chargé de l’exécuter et un contrôle permettant de vérifier qu’elle produit bien l’effet annoncé.

COMMANDE PUBLIQUE ACCESSIBLE AUX PME

3 mesures
01 ALLOTISSEMENT DES MARCHÉS PUBLICS

Les acheteurs publics doivent justifier les marchés inutilement massifiés lorsqu'un allotissement est possible.

Concrètement

Les acheteurs publics doivent justifier les marchés inutilement massifiés lorsqu'un allotissement est possible. La commande publique est davantage divisée en lots accessibles aux PME, artisans, entreprises locales, structures adaptées et groupements temporaires, sans sacrifier la qualité, la sécurité ni le droit européen.

02 CRITÈRES DE COÛT COMPLET

Les acheteurs publics prennent davantage en compte la durabilité, la réparabilité, le coût complet, la qualité du service, les délais, la sécurité d'approvisionnement, l'emploi et la formation, l'impact territorial juridiquemen…

Concrètement

Les acheteurs publics prennent davantage en compte la durabilité, la réparabilité, le coût complet, la qualité du service, les délais, la sécurité d'approvisionnement, l'emploi et la formation, l'impact territorial juridiquement admissible, les capacités des PME. Le moins cher n'est jamais le critère principal lorsque son faible prix repose sur une durée de vie courte, une dépendance stratégique ou des coûts reportés sur la collectivité.

03 ACCOMPAGNEMENT DES PME

Un guichet aide les PME à trouver les marchés, comprendre les lots, préparer les documents, rejoindre un groupement, calculer leur prix, vérifier leur capacité, anticiper les délais, suivre le paiement.

Concrètement

Le parcours devra indiquer clairement à qui s’adresser, par quel canal, dans quel délai et avec quelle solution humaine lorsque le numérique ou la procédure ordinaire ne suffit pas.

PLATEFORMES ET COMMERCE NUMÉRIQUE

4 mesures
01 RESPONSABILITÉ GRADUÉE DES PLATEFORMES

Plus la plateforme maîtrise la transaction (sélection des vendeurs, paiement, classement, commission, stockage, retours, livraison, marque), plus sa responsabilité augmente.

Concrètement

Plus la plateforme maîtrise la transaction (sélection des vendeurs, paiement, classement, commission, stockage, retours, livraison, marque), plus sa responsabilité augmente. Une plateforme qui se contente d'héberger ponctuellement une annonce entre particuliers n'a pas le même rôle qu'une plateforme organisant toute la transaction.

02 IDENTIFICATION DES VENDEURS

Les plateformes doivent identifier les vendeurs, transmettre les informations aux autorités compétentes et retirer rapidement les produits dangereux ou manifestement illicites.

Concrètement

Le déploiement devra préciser les compétences visées, les personnes concernées, la durée du parcours, les modalités de validation et les mises à jour nécessaires.

03 TRANSPARENCE DES CLASSEMENTS

Les plateformes doivent expliquer clairement qui vend, qui facture, qui garantit, qui rembourse, où se situe le vendeur, quelles données sont utilisées, pourquoi certains produits sont mieux classés, si le classement dépend d'u…

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

04 FRANCE RÉELLE

Infrastructure numérique publique, coopérative ou sous contrôle collectif. Elle relie les commerces, artisans, producteurs, réparateurs, marchés, ateliers, stocks disponibles et services locaux.

Concrètement

Infrastructure numérique publique, coopérative ou sous contrôle collectif. Elle relie les commerces, artisans, producteurs, réparateurs, marchés, ateliers, stocks disponibles et services locaux. Le citoyen peut rechercher un produit disponible près de chez lui, un artisan, un réparateur, un commerce ouvert, un point de reprise, un objet reconditionné, une livraison mutualisée, un retrait rapide, une place de marché ou une Halle locale. L'outil doit être interopérable, peu coûteux pour les petites entreprises et compatible avec leurs logiciels existants.

GOUVERNANCE ET TRANSPARENCE

5 mesures
01 TABLEAU DE BORD PUBLIC MENSUEL

Le 2 de chaque mois, publication ou actualisation des principaux flux disponibles: locaux rouverts, entreprises transmises, paiements corrigés, contrôles réalisés, sanctions exécutées, bons émis, objets réemployés, résultats te…

Concrètement

Les informations utiles devront être publiées dans un format lisible, régulièrement actualisé et suffisamment précis pour permettre un contrôle réel par les citoyens et les organismes compétents.

02 DATA ROOM DU MINISTÈRE

Structuration des données en dix ensembles (commerce et activité territoriale, artisanat et savoir-faire, PME et trésorerie, locaux commerciaux, prix et loyauté commerciale, plateformes et commerce numérique, réemploi et répara…

Concrètement

Structuration des données en dix ensembles (commerce et activité territoriale, artisanat et savoir-faire, PME et trésorerie, locaux commerciaux, prix et loyauté commerciale, plateformes et commerce numérique, réemploi et réparation, commande publique, discrimination économique, financements publics). Chaque donnée porte un statut: OFFICIELLE_BRUTE, CALCULÉE, À AUDITER, PROJECTION_PROGRAMME, À ACTUALISER.

03 GUICHET UNIQUE HUMAIN ET NUMÉRIQUE

Chaque entrepreneur peut accéder à un interlocuteur qui comprend l'ensemble de son problème.

Concrètement

Chaque entrepreneur peut accéder à un interlocuteur qui comprend l'ensemble de son problème. Le guichet offre diagnostic, orientation, suivi, aide à la transmission, médiation des paiements, accompagnement des locaux, accès aux outils mutualisés, information juridique, signalement des discriminations, appui aux marchés publics, accompagnement numérique.

04 CONSEILS LOCAUX DE L'ÉCONOMIE RÉELLE

Réunion périodique de citoyens, commerçants, artisans, représentants des salariés, propriétaires, associations de consommateurs, communes, acteurs du handicap, jeunes, retraités, acteurs du réemploi, producteurs locaux.

Concrètement

Réunion périodique de citoyens, commerçants, artisans, représentants des salariés, propriétaires, associations de consommateurs, communes, acteurs du handicap, jeunes, retraités, acteurs du réemploi, producteurs locaux. Ils permettent d'identifier les problèmes concrets: rue inaccessible, manque de boulangerie, horaires inadaptés, désert commercial, loyers irréalistes, marché mal placé, besoin de livraison ou absence de réparateur.

05 POUVOIR DE CORRECTION

Toute grande mesure est réévaluée à échéance régulière. Elle peut être poursuivie, renforcée, simplifiée, territorialisée, suspendue, remplacée ou supprimée.

Concrètement

Les critères d’accès, l’usage autorisé des fonds, les bénéficiaires, les contrôles et les résultats attendus devront être publics avant tout versement.

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

5 mesures
01 DISCRIMINATION ZÉRO DANS L'ÉCONOMIE RÉELLE

Aucun commerçant, artisan, entrepreneur, salarié, apprenti, fournisseur ou client ne doit être écarté, humilié, moins bien traité ou empêché de travailler en raison de son origine, de son nom, de sa religion, de son sexe, de so…

Concrètement

Aucun commerçant, artisan, entrepreneur, salarié, apprenti, fournisseur ou client ne doit être écarté, humilié, moins bien traité ou empêché de travailler en raison de son origine, de son nom, de sa religion, de son sexe, de son handicap, de son âge, de son apparence, de son lieu de résidence, de sa situation familiale, de son état de santé, de sa condition économique ou de toute caractéristique protégée par le droit.

02 CONTRÔLE RENFORCÉ DES ACCÈS

Le ministère contrôle particulièrement l'accès aux locaux commerciaux et professionnels, l'accès au crédit, aux assurances et aux moyens de paiement, les recrutements, apprentissages et promotions, l'accès aux marchés publics e…

Concrètement

Le ministère contrôle particulièrement l'accès aux locaux commerciaux et professionnels, l'accès au crédit, aux assurances et aux moyens de paiement, les recrutements, apprentissages et promotions, l'accès aux marchés publics et aux dispositifs d'aide, les relations entre donneurs d'ordre, fournisseurs et sous-traitants, les pratiques des plateformes numériques, l'accueil et le traitement des consommateurs, l'accessibilité réelle des commerces aux personnes handicapées.

03 AUDIT DES ALGORITHMES

Les algorithmes de financement, d'assurance ou de classement utilisés dans les dispositifs soutenus publiquement peuvent faire l'objet d'un audit indépendant.

Concrètement

Les algorithmes de financement, d'assurance ou de classement utilisés dans les dispositifs soutenus publiquement peuvent faire l'objet d'un audit indépendant. Les décisions défavorables importantes doivent être motivées. La modernisation ne doit pas automatiser les préjugés anciens.

04 DROIT À LA CORRECTION POUR LES ENTREPRISES DE BONNE FOI

Les entreprises de bonne foi bénéficient d'un droit à la correction lorsqu'une irrégularité mineure résulte d'une erreur identifiable et immédiatement réparable.

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

05 SANCTIONS AGGRAVÉES

Les sanctions sont aggravées lorsque les faits proviennent d'une administration, d'un organisme consulaire, d'une banque soutenue par des garanties publiques, d'un grand donneur d'ordre, d'une plateforme dominante, d'un bailleu…

Concrètement

Ce principe devra devenir une garantie accessible : procédure claire, interlocuteur identifié, délai de réponse et voie de recours en cas de refus ou de défaillance.

15 blocs de preuve

Ce qui ne va plus. Ce que nous changeons. Comment nous l’exécutons.

Les cinq parcours restent la colonne vertébrale de la page : cinq vérités, cinq réflexions et cinq décisions d’exécution.

Parcours 1 sur 5

QUAND UN COMMERCE FERME, TOUTE LA RUE PERD QUELQUE CHOSE

Vérité

UNE ENTREPRISE PEUT AVOIR DES CLIENTS ET MOURIR QUAND MÊME.

Un commerçant paie son local, son énergie, ses salariés, ses cotisations et ses fournisseurs avant de se rémunérer. Un artisan peut terminer son travail puis attendre des mois sa facture. Dans la même rue, des locaux restent vides parce que le loyer demandé ne correspond plus à l’activité possible. Une entreprise utile peut ainsi disparaître non parce qu’elle manque de clients, mais parce que la rente, les délais et la trésorerie l’étouffent.

Réflexion

UN LOCAL N’EST PAS SEULEMENT UN ACTIF. C’EST UNE POSSIBILITÉ DE TRAVAIL.

LPE protège le droit de propriété et le propriétaire de bonne foi. Mais un local durablement stérilisé alors qu’un territoire manque de commerces, d’ateliers ou de services ne remplit plus suffisamment sa fonction. La première réponse sera toujours le dialogue, les travaux, la garantie et le conventionnement. La contrainte n’interviendra qu’en cas de vacance prolongée, manifestement injustifiée, après vérification, contradictoire et recours.

Exécution

BAISSER LE LOYER AU DÉPART POUR PERMETTRE À L’ACTIVITÉ DE GRANDIR.

Le loyer de relance pourra commencer autour de 25 % de la valeur de référence, puis progresser vers 40 %, 60 % et 80 % pendant les quatre premières années. Il reposera sur un accord sécurisé, des garanties contre les impayés et un soutien aux travaux. Les boutiques d’essai, ateliers partagés, commerces saisonniers et ressourceries pourront occuper les locaux disponibles. La vacance injustifiée persistante pourra ensuite faire l’objet d’une contribution progressive et proportionnée.

Document source : p. 1-8, 20-21, 28-32

Parcours 2 sur 5

LE PETIT COMMERCE NE JOUE PAS AVEC LES MÊMES ARMES

Vérité

LA PLATEFORME IMPOSE SES RÈGLES PENDANT QUE L’ARTISAN ASSUME TOUT.

Les plateformes ont apporté du choix, de la rapidité et une logistique efficace. Mais elles peuvent aussi contrôler la visibilité, les commissions, le paiement, les publicités et la relation avec le client. Une petite entreprise ne possède ni leurs données, ni leur puissance financière, ni leurs moyens juridiques. Elle doit pourtant répondre des produits, payer ses charges et respecter des règles que certains vendeurs lointains peuvent encore contourner.

Réflexion

PLUS UN ACTEUR CONTRÔLE LA VENTE, PLUS IL DOIT EN RÉPONDRE.

LPE ne combat ni Internet ni le commerce en ligne. Elle refuse qu’une plateforme organise la transaction, encaisse une commission, classe les produits et rassure l’acheteur tout en se présentant comme un simple panneau d’affichage. Les obligations seront proportionnées à la puissance réelle. Un artisan indépendant ne sera jamais traité comme un groupe mondial. La facilité numérique devra servir l’économie réelle au lieu de supprimer progressivement toutes les autres possibilités.

Exécution

IDENTIFIER LES VENDEURS, RETIRER LES PRODUITS DANGEREUX ET AIDER LES PETITS À VENDRE.

Les grandes plateformes devront vérifier les vendeurs, expliquer les classements payants, traiter les alertes et retirer rapidement les produits dangereux ou non conformes. Une contribution pourra financer les contrôles, le réemploi et la logistique selon les emballages, les retours ou les coûts réellement provoqués. France Réelle offrira aux commerces et artisans une infrastructure commune pour afficher produits, horaires, rendez-vous, réparations, retraits et livraisons mutualisées sans devenir dépendants d’un nouvel intermédiaire opaque.

Document source : p. 3-6, 9-15, 19-25, 29-32

Parcours 3 sur 5

UNE PROMOTION DOIT RÉDUIRE UN VRAI PRIX

Vérité

LES FAUX RABAIS DÉTRUISENT LA CONFIANCE ET PUNISSENT LES COMMERÇANTS LOYAUX.

Le citoyen voit des prix barrés, des ventes flash, des comptes à rebours et des promotions permanentes dont il ne peut pas toujours vérifier la réalité. Une référence ou un emballage peuvent être légèrement modifiés pour faire disparaître l’historique du prix. Un stock présenté comme soldé peut ensuite revenir comme une nouveauté. Cette opacité trompe le client et place le commerçant honnête dans une concurrence où dire la vérité devient parfois un désavantage.

Réflexion

LA LIBERTÉ DES PRIX N’EST PAS LA LIBERTÉ DE TROMPER.

Un commerçant restera libre de fixer ses prix, d’organiser des soldes et de proposer des rabais. Mais une réduction devra correspondre à un prix réellement pratiqué, un produit identifiable et une durée vérifiable. L’erreur corrigée rapidement ne sera pas traitée comme une fraude organisée. En revanche, les faux avis, les fausses urgences, les stocks artificiellement limités et les récidives devront entraîner restitution, réparation et sanction.

Exécution

CONSERVER L’HISTORIQUE, REMBOURSER LES VICTIMES ET SANCTIONNER LES RÉCIDIVISTES.

Les grandes enseignes et plateformes conserveront un historique automatisé des prix, tandis qu’un outil simple sera fourni aux petits commerces. Les promotions trompeuses pourront être retirées immédiatement et donner lieu à remboursement, amende proportionnée ou publication de la décision. La partie incontestée d’une facture devra également être payée sans attendre la fin d’un litige secondaire. Les administrations publieront leurs propres délais, car l’État ne peut pas exiger des entreprises ce qu’il ne respecte pas lui-même.

Document source : p. 4-10, 20-24, 28-32

Parcours 4 sur 5

CE QUI DORT DANS UN PLACARD PEUT REDEVENIR DU POUVOIR D’ACHAT

Vérité

DES MILLIONS D’OBJETS ENCORE UTILES FINISSENT SANS DEUXIÈME VIE.

Des vêtements, téléphones, outils, jouets, meubles et appareils restent inutilisés parce que les familles ne savent pas où les vendre, les réparer ou les déposer. Les ressourceries et réparateurs existent, mais les filières restent fragmentées et inégales selon les territoires. Collecter ne suffit pas : un objet déplacé vers un entrepôt n’est pas encore sauvé. Il doit être réutilisé, réparé, donné, démonté ou réellement transformé en matière.

Réflexion

LE RÉEMPLOI DOIT PRODUIRE DE L’UTILITÉ, PAS UNE NOUVELLE BUREAUCRATIE.

LPE ne donnera pas artificiellement une valeur à tout ce qui est déposé. Le bon dépendra de l’état de l’objet, de sa réparabilité, de sa matière et de l’existence d’un débouché. Les grands vendeurs devront contribuer à la reprise des produits qu’ils diffusent massivement. Les petits commerces disposeront de points mutualisés afin de ne pas devenir des centres de tri. Le réemploi devra créer de vrais métiers, pas concentrer la précarité.

Exécution

UN BON D’ÉCHANGE POUR L’OBJET QUI RETROUVE UNE UTILITÉ RÉELLE.

Le Bon d’Échange Circulaire sera attribué après réception et classement de l’objet : réutilisable, réparable, valorisable en matière ou sans débouché. Il sera plafonné, traçable et utilisable dans les commerces conventionnés, réparateurs, friperies, ressourceries et réseaux de seconde main. Il ne constituera ni de l’argent liquide ni une monnaie parallèle. Les régions organiseront les filières, tandis que les Outre-mer disposeront de stocks de pièces, d’ateliers et de solutions adaptés au fret et à l’éloignement.

Document source : p. 4-9, 12-18, 22-23, 31-32

Parcours 5 sur 5

TRANSMETTRE UNE ACTIVITÉ AVANT QUE LE SAVOIR-FAIRE DISPARAISSE

Vérité

UN ARTISAN PEUT PARTIR À LA RETRAITE EN EMPORTANT UN MÉTIER ENTIER.

Des milliers de dirigeants approchent de la retraite sans repreneur identifié. Lorsqu’une entreprise ferme, elle peut emporter ses machines, ses salariés, ses fournisseurs, son fichier client et des gestes impossibles à reconstruire rapidement. Le dernier garage, la dernière boulangerie ou l’unique réparateur d’un territoire ne se remplace pas par une simple aide versée après la fermeture. Une transmission préparée trop tard devient souvent une liquidation.

Réflexion

PRÉVENIR UNE FERMETURE COÛTE MOINS CHER QUE RECONSTRUIRE LE SERVICE PERDU.

La transmission doit commencer plusieurs années avant le départ du dirigeant. Le repreneur pourra être un salarié, un jeune artisan, un collectif ou un entrepreneur extérieur. L’ancien dirigeant pourra accompagner le passage des gestes, des clients et des fournisseurs sans être maintenu de force. Les aides ne serviront pas à maintenir éternellement une activité sans avenir. Elles protégeront les entreprises viables, les métiers rares et les services indispensables aux territoires.

Exécution

CENT JOURS POUR VOIR, CINQ ANS POUR RÉÉQUILIBRER, DIX ANS POUR TRANSMETTRE.

Les 100 premiers jours lanceront l’audit des locaux, des transmissions, des retards de paiement, des plateformes et des filières de réparation. Le Fonds national de transmission garantira une partie des reprises viables et formera les repreneurs. À cinq ans, les prix devront être plus lisibles, les PME mieux payées et les plateformes plus responsables. Chaque mois seront publiés locaux rouverts, entreprises transmises, factures corrigées, objets réemployés, victimes réparées et sanctions. Ce qui sert sera renforcé ; ce qui capte ou trompe sera corrigé.

Document source : p. 1-4, 9-10, 16-19, 27-32

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