En 20 secondes · le problème, la cause, la décision
Il passe en classe supérieure. mais maîtrise-t-il l’essentiel ?
Trop d’enfants avancent encore de classe en classe avec des lacunes que tout le monde voit, mais que personne ne prend vraiment en charge. Les parents cherchent seuls un orthophoniste, un stage, un transport ou un accompagnement. Les enseignants compensent l’absence de soins, de remplacement et de soutien spécialisé. Un système national…
- C'est la rupture la plus fondamentale. L'école française a trop longtemps fait passer les élèves de classe en classe sans s'assurer qu'ils maîtrisaient les bases (lecture, écriture, calcul).
- C'est une réponse concrète à l'épuisement des enseignants et des familles. Des millions d'enfants arrivent à l'école avec des troubles non repérés (langage, vision, audition, sommeil, santé mentale) qui les empêchent d'apprendre.
- C'est la reconnaissance que l'éducation est la première infrastructure de la Nation.
Ce que disent les chiffres officiels
Six repères officiels pour situer l’état réel du sujet avant d’entrer dans nos propositions.
Le ministère de l’Éducation nationale annonce 11 795 800 écoliers, collégiens et lycéens pour la rentrée 2025-2026.
Ministère de l’Éducation nationale · 22 août 2025 ↗ 1,2 M Personnels de l’Éducation nationale Enseignement scolaire · 2024-2025À la rentrée 2024, environ 1,2 million de personnes travaillent au titre de l’enseignement scolaire pour le ministère de l’Éducation nationale.
DEPP · Ministère de l’Éducation nationale · 3 octobre 2025 ↗ 0,9 M Enseignants Premier et second degrés · 2024-2025La DEPP indique environ 0,9 million d’enseignants à la rentrée 2024-2025.
DEPP · Ministère de l’Éducation nationale · 3 octobre 2025 ↗ 58 100 Écoles et établissements du second degré Rentrée 2025-2026Le ministère recense 58 100 écoles et établissements du second degré à la rentrée 2025-2026.
Ministère de l’Éducation nationale · 22 août 2025 ↗ 85,5 % Taux de réussite au diplôme national du brevet Session 2025Le taux de réussite au diplôme national du brevet est de 85,5 % pour la session 2025 selon les chiffres clés de rentrée.
Ministère de l’Éducation nationale · 22 août 2025 ↗ 15,1 % Élèves de sixième sous 90 mots lus par minute Évaluations de début de sixième 2025En début de sixième en 2025, 15,1 % des élèves n’atteignent pas 90 mots correctement lus par minute.
DEPP · 2025 ↗Chaque ministère présente au moins six repères officiels structurants. Chaque chiffre indique son organisme, sa date, son champ et sa limite ; le fait officiel reste séparé de la lecture politique LPE.
LA LOGIQUE LPE
On s’attaque à la cause.
Pas seulement à ce qu’elle provoque.Les décisions essentielles
Si vous ne lisez que 3 mesures, lisez celles-là.
La garantie nationale des fondamentaux avec plan de consolidation
C'est la rupture la plus fondamentale. L'école française a trop longtemps fait passer les élèves de classe en classe sans s'assurer qu'ils maîtrisaient les bases (lecture, écriture, calcul).
Fiche officielle indexableLa reconstruction de la santé scolaire et la professionnalisation des aesh
C'est une réponse concrète à l'épuisement des enseignants et des familles. Des millions d'enfants arrivent à l'école avec des troubles non repérés (langage, vision, audition, sommeil, santé mentale) qui les empêchent d'apprendre.
Fiche officielle indexableLa revalorisation massive des enseignants avec certification commune
C'est la reconnaissance que l'éducation est la première infrastructure de la Nation.
Fiche officielle indexableLE GARDE-FOU
Une mesure ne doit pas créer le problème suivant.
Les autres ministères servent aussi à empêcher la décision de dérailler.Le problème · pourquoi · ce qu’on fait
Voir pourquoi on fait ça et comment.
01Il passe en classe supérieure. mais maîtrise-t-il l’essentiel ?+
La réalité
Les lacunes avancent avec l’élève.
Trop d’enfants avancent encore de classe en classe avec des lacunes que tout le monde voit, mais que personne ne prend vraiment en charge. Les parents cherchent seuls un orthophoniste, un stage, un transport ou un accompagnement. Les enseignants compensent l’absence de soins, de remplacement et de soutien spécialisé. Un système national ne peut pas reposer durablement sur l’héroïsme des familles et des personnels.
Ce qu’il faut comprendre
Exiger sans humilier, aider sans mentir.
LPE refuse de choisir entre l’exigence et la bienveillance. L’école ne doit ni humilier l’enfant qui peine, ni lui mentir sur ce qu’il maîtrise. Elle ne peut pas tout réparer seule, mais elle doit repérer tôt, transmettre clairement et appeler rapidement le bon professionnel. Lire, écrire, compter, raisonner et vivre avec les autres restent les premières conditions d’une liberté réelle.
La décision LPE
Chaque difficulté aura un plan et un responsable.
À la fin de chaque cycle, chaque élève recevra un bilan lisible, un soutien identifié, un responsable et une date de réévaluation. Toute faiblesse centrale déclenchera un plan de consolidation réellement suivi. Aucune classe ne restera plusieurs semaines sans enseignant ni solution digne. Toute victime de harcèlement sera protégée immédiatement, et tout personnel gravement agressé bénéficiera sans délai d’une protection fonctionnelle conservatoire.
02Des millions d’élèves, mais des bases trop fragiles+
La réalité
Près d’un élève sur trois décroche des fondamentaux.
À 15 ans, 27 % des élèves français n’atteignent pas le niveau suffisant en compréhension de l’écrit, 29 % en mathématiques et 24 % en sciences. En quatrième, 43 % présentent des compétences insuffisantes en littératie numérique. Ces chiffres coexistent avec des enseignants insuffisamment reconnus, une santé scolaire affaiblie et des accompagnements du handicap encore trop instables. Le diplôme ne garantit donc pas toujours la maîtrise réelle.
Ce qu’il faut comprendre
Le système répare trop tard et laisse l’enseignant seul.
Ces difficultés ne prouvent pas que les enfants seraient moins capables. Elles montrent que le système intervient trop tard, investit insuffisamment dans les premières années et laisse trop souvent l’enseignant seul devant des problèmes médicaux, sociaux ou comportementaux. LPE maintient les mêmes objectifs pour tous, mais donne davantage de temps, de professionnels et de moyens là où les besoins sont les plus lourds.
La décision LPE
Soigner tôt, mieux encadrer, revaloriser ceux qui enseignent.
La santé scolaire sera reconstruite autour du langage, de la vision, de l’audition, du sommeil, de la santé mentale et des troubles neurodéveloppementaux. Les effectifs seront réduits là où cela améliore réellement l’apprentissage. La rémunération des enseignants progressera fortement au début et au milieu de carrière, avec un objectif proche de deux fois le SMIC net au départ. Une certification professionnelle commune garantira la cohérence du parcours sans imposer une opinion politique.
03Un diplôme ne suffit pas à préparer la vie+
La réalité
Diplômé, mais désarmé devant un bail ou un contrat.
Un jeune peut obtenir un diplôme sans savoir lire un bail, comprendre une fiche de paie, préparer un budget ou éviter un crédit dangereux. L’orientation dépend encore trop du réseau familial, tandis que la voie professionnelle reste souvent vécue comme une relégation. Le numérique équipe davantage les classes, mais un écran acheté ne garantit ni l’apprentissage, ni l’attention, ni la souveraineté des données.
Ce qu’il faut comprendre
L’école doit former une personne, pas seulement un dossier.
LPE ne veut pas seulement faire passer des examens. L’école doit préparer un adulte capable de penser, travailler, se soigner, exercer ses droits et changer de voie. La culture générale et les métiers ne s’opposent pas. Le savoir et le geste se renforcent. Aucun jeune ne doit disparaître entre l’école, la formation, l’apprentissage, l’emploi, la santé ou l’administration au moment de devenir majeur.
La décision LPE
De zéro à vingt et un ans, aucun jeune abandonné.
La Matrice nationale d’éducation accompagnera chaque parcours de la naissance à 21 ans, sans remplacer les parents ni prolonger artificiellement la scolarité. Une banque territoriale garantira des stages contrôlés, et les passerelles entre voies générale, technologique et professionnelle seront renforcées. Avant 21 ans, chaque jeune apprendra budget, contrat, bail, premiers secours, consentement, droits du travail et sécurité numérique. L’IA assistera l’enseignement, mais ne décidera jamais seule d’une note, d’une sanction ou d’une orientation.
04Le code postal ne doit plus décider de l’avenir+
La réalité
Les droits changent encore trop selon le territoire.
L’adresse d’un enfant décide encore trop souvent de la taille de sa classe, de l’accès à un médecin scolaire, à un AESH, à un stage ou à une formation. Certaines familles attendent un accompagnement reconnu, tandis que des écoles rurales et des territoires ultramarins subissent distances, bâtiments fragiles, transports difficiles et recrutements insuffisants. Un droit national inaccessible localement reste un droit non exécuté.
Ce qu’il faut comprendre
Même ambition nationale, organisations adaptées au réel.
L’éducation doit rester nationale dans ses objectifs et territoriale dans son exécution. La baisse démographique ne justifiera ni fermetures automatiques, ni conservation aveugle de toutes les dépenses. Chaque moyen devra prouver son utilité. L’État garantit les droits, les régions organisent les formations, les départements coordonnent l’accompagnement et les communes maintiennent la proximité. L’égalité exige parfois des organisations différentes pour produire le même droit.
La décision LPE
L’état garantit, les territoires exécutent, le blocage cesse.
Les Maisons de l’enfance seront présentes partout sous une forme adaptée, dans une structure existante, mobile ou intercommunale selon les besoins. Les départements organiseront les AESH, leurs remplacements et leur formation sous garanties nationales. Chaque bassin devra offrir santé scolaire, accompagnement du handicap, stage, orientation humaine et solution jusqu’à 21 ans. Si une collectivité bloque durablement un droit fondamental malgré les moyens proposés, l’État pourra se substituer temporairement pour l’exécuter.
05Former des adultes complets et transmettre la france+
La réalité
Une école fragile transmet une nation plus dépendante.
Sans changement profond, la France transmettra des diplômes fragiles, des métiers mal connus, des jeunes dépendants des écrans et une démocratie plus facile à manipuler. Les enseignants continueront à s’épuiser, les familles favorisées compenseront par leur argent et les autres subiront les ruptures. Une Nation qui forme mal ses enfants finit toujours par payer plus tard en chômage, violence, mauvaise santé, dépendance technologique et perte de confiance.
Ce qu’il faut comprendre
Transmettre sans propagande, expérimenter sans s’entêter.
LPE veut former des adultes complets, pas des adultes identiques. L’école transmettra la langue, l’histoire, les institutions, les œuvres, les erreurs et les progrès de la France sans propagande ni culpabilité permanente. L’uniforme et le rythme 3J/3J resteront des projets importants, mais jamais des dogmes. Ils seront expérimentés, mesurés et corrigés selon les apprentissages, la fatigue, le handicap, les familles et l’organisation réelle.
La décision LPE
Prouver, publier, corriger et rendre la réforme irréversible.
Les 100 premiers jours lanceront les cinq preuves prioritaires, l’audit budgétaire, la santé scolaire, la certification commune et les premiers territoires pilotes. Le tableau de bord public suivra remplacements, fondamentaux, harcèlement, AESH, jeunes sans solution, écarts territoriaux et dépenses inutiles. Les mesures utiles seront étendues ; celles qui échouent seront corrigées ou arrêtées. À dix ans, chaque jeune devra quitter le parcours capable de comprendre, agir, travailler, choisir et transmettre.
À VOUS DE VOIR
Ne nous croyez pas. Testez.
Changez les hypothèses. Regardez où ça tient et où ça casse.Si vous voulez tout lire
48 mesures. Le programme complet garde tous les détails.
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Ce sujet ne fonctionne pas seul
Analyses, faits officiels et programme se répondent.
Un même problème peut toucher plusieurs ministères. Ici, on relie le raisonnement aux données qui permettent de le vérifier.
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MINISTÈRE N°8 — ÉDUCATION ET TRANSMISSION CIVIQUE
PRÉAMBULE DOCTRINAL — FONDER L’ENFANT, TRANSMETTRE LA FRANCE, PRÉPARER L’ADULTE
01PRÉAMBULE DOCTRINAL — FONDER L’ENFANT, TRANSMETTRE LA FRANCE, PRÉPARER L’ADULTEp. 1+
L’éducation est la première infrastructure d’une civilisation.
Avant les routes, les usines, les hôpitaux, les tribunaux, les armées, les entreprises et les administrations, il faut des êtres humains capables de lire, comprendre, raisonner, travailler, transmettre, coopérer, décider et corriger leurs erreurs.
Une Nation qui forme mal ses enfants finit toujours par payer plus tard ce qu’elle n’a pas voulu construire au commencement.
Elle le paie en décrochage, en chômage, en dépendance, en violence, en mauvaise santé, en perte de productivité, en fragilité démocratique, en affaiblissement culturel et en incapacité à transmettre.
Le ministère de l’Éducation et de la Transmission civique n’est donc pas un ministère parmi les autres. Il est le ministère qui prépare tous les autres.
Sans éducation solide, il n’existe pas de souveraineté budgétaire durable, pas de santé préventive efficace, pas de plein emploi réel, pas d’industrie puissante, pas d’agriculture moderne, pas de numérique maîtrisé, pas de justice comprise, pas d’armée consciente de sa mission, pas de culture transmise et pas de démocratie capable de se corriger.
Nos anciens n’ont pas construit des écoles pour qu’elles deviennent de simples lieux de garde, des machines à délivrer des diplômes ou des espaces où l’on accompagne administrativement les difficultés sans parvenir à les résoudre.
Ils ont construit l’école pour que chaque génération sache davantage, comprenne mieux, vive plus librement et transmette plus solidement que la précédente.
LPE refuse de laisser cet héritage se dissoudre.
Elle refuse une école qui fait passer les élèves d’une classe à l’autre sans vérifier ce qu’ils maîtrisent réellement.
Elle refuse une école qui demande aux enseignants de réparer seuls les conséquences de la précarité, du manque de sommeil, des écrans, des troubles non repérés, de l’absence de soins, de l’isolement familial et de la désorganisation sociale.
Elle refuse une école qui humilie les métiers manuels, transforme l’orientation en tri social, expose les enfants aux marques et aux algorithmes, laisse les familles chercher seules des stages et abandonne certains jeunes à 18 ans sans savoir étudier, travailler, gérer un budget, comprendre un contrat ou prendre soin d’eux-mêmes.
Mais LPE refuse aussi les simplifications faciles.
L’école ne peut pas tout.
Elle ne remplace ni la famille, ni la santé, ni la justice, ni le logement, ni le travail, ni la culture.
Elle doit cependant savoir quand agir, quand orienter, quand protéger et quand exiger.
La famille fonde.
L’école structure.
La santé repère et soigne.
La justice protège.
Le travail ouvre une place.
La culture transmet.
La Nation coordonne.
LPE construit ainsi une continuité éducative de la naissance à 21 ans.
Cette continuité ne signifie pas que le ministère de l’Éducation gouverne les familles ou les jeunes adultes. Elle signifie qu’aucun enfant ne doit tomber entre les institutions parce que chacune estime que le problème relève d’une autre.
L’éducation commence à la naissance, lorsque se construisent le lien, le langage, l’attention, le sommeil, la motricité et la sécurité affective.
Elle entre pleinement dans l’école à 3 ans.
Elle garantit les fondamentaux pendant l’enfance.
Elle structure le jugement, le corps, la culture et la découverte des métiers pendant l’adolescence.
Elle conduit enfin chaque jeune vers une étude, une formation, un apprentissage, un emploi ou un engagement utile.
La France ne doit pas fabriquer des enfants obéissants incapables de penser.
Elle ne doit pas davantage fabriquer des individus persuadés que toute règle est une oppression, toute autorité une violence et toute appartenance une honte.
Elle doit former des adultes libres parce qu’ils savent raisonner, solides parce qu’ils savent tenir, utiles parce qu’ils savent agir, et équilibrés parce qu’ils savent vivre avec les autres.
L’école transmet la France sans haine, sans mensonge et sans honte.
Elle transmet sa langue, son histoire, ses institutions, ses œuvres, ses territoires, ses métiers, ses luttes, ses erreurs, ses progrès et ses responsabilités.
Elle n’impose ni une origine, ni une croyance, ni une opinion politique.
Elle construit une culture commune suffisamment forte pour que des enfants différents puissent devenir des citoyens égaux.
LPE applique à l’éducation son axiome économique fondamental : l’utilité réelle précède le capital.
Un logiciel éducatif n’est pas utile parce qu’il est moderne.
Une tablette n’est pas utile parce qu’elle est distribuée.
Un bâtiment n’est pas utile parce qu’il a coûté cher.
Une réforme n’est pas utile parce qu’elle est nouvelle.
Une formation privée n’est pas utile parce qu’elle possède un label.
Chaque dépense doit répondre à quatre questions :
Quel besoin réel traite-t-elle ?
Quel usage réel produit-elle ?
Peut-elle fonctionner durablement ?
Comment le peuple vérifie-t-il son résultat ?
La puissance éducative ne se mesure donc pas seulement au budget, aux diplômes ou au nombre de dispositifs.
Elle se mesure à ce que l’enfant sait réellement faire.
Sait-il lire et comprendre ?
Sait-il écrire clairement ?
Sait-il calculer ?
Sait-il distinguer un fait d’une opinion ?
Sait-il vérifier une information ?
Sait-il écouter, contredire et débattre sans humilier ?
Sait-il respecter son corps et celui d’autrui ?
Sait-il utiliser le numérique sans être utilisé par lui ?
Sait-il travailler seul et avec les autres ?
Sait-il supporter l’effort, demander de l’aide et corriger une erreur ?
Sait-il comprendre le pays dans lequel il vit ?
Sait-il entrer dans la vie adulte sans être entièrement désarmé ?
L’école LPE répondra à ces questions par des preuves, pas par des slogans.
Formule de transmission :
Nous ne voulons pas seulement que les enfants de demain se souviennent de nous. Nous voulons qu’ils puissent lire, comprendre, travailler, aimer, transmettre et dire simplement : ils ne nous ont pas laissés tomber.
021. IDENTITÉp. 3+
Pôle : Pôle Blanc — Réflexion, Capital humain, Réparation.
Formule du pôle : La France qui forme, soigne, travaille, fait naître, relève, accompagne et protège dignement.
Formule courte : La France qui protège.
Classement : Ministère n°8.
Nom complet : Ministère de l’Éducation et de la Transmission civique.
Fonction
Le ministère a pour fonction de fonder l’enfant, structurer l’élève, soutenir les parents, protéger les personnels, garantir les apprentissages, transmettre la France, relier l’école au réel et préparer chaque jeune à une vie adulte libre, utile et digne.
Il agit de la naissance à 21 ans, sans confondre les compétences.
La période 0-3 ans relève principalement de la Natalité et de la Santé, avec participation de l’Éducation pour la préparation à l’école.
La période 3-18 ans constitue le cœur de la responsabilité scolaire.
La période 18-21 ans relève d’une obligation nationale de solution : études, formation, apprentissage, insertion ou engagement structuré.
Ligne de force synchronisée
Ligne n°1 — Moteur national : argent, formation, travail.
Cette ligne réunit :
- le ministère n°1 — Budget, Crédit national, Fonds Productif souverain et Ordre de l’argent public ;
- le ministère n°8 — Éducation et Transmission civique ;
- le ministère n°10 — Travail français, Plein emploi et Temps de vivre.
Le Budget finance et exige la preuve.
L’Éducation développe les capacités humaines.
Le Travail transforme ces capacités en utilité, en autonomie et en production.
Ministères directement liés
L’Éducation agit en continuité avec la Santé, la Natalité, le Handicap, la Retraite, la Culture, le Numérique, l’Intérieur, la Justice, les Mobilités, l’Industrie, l’Agriculture, le Commerce, l’Écologie, le Patrimoine, l’Armée, la Mer et les Outre-mer.
Elle ne peut réussir seule.
Une difficulté scolaire peut provenir d’un trouble de santé, d’un logement instable, d’une absence de transport, d’un handicap non accompagné, d’une violence, d’un manque de sommeil, d’une pauvreté durable ou d’une orientation sans débouché.
Le ministère n°8 devient donc le chef de file éducatif, mais jamais le propriétaire exclusif de l’enfant.
Mission courte
Construire une matrice éducative continue de la naissance à 21 ans afin de :
- sécuriser les premières années ;
- garantir la maîtrise du français, de la lecture, de l’écriture, du calcul et du raisonnement ;
- restaurer un cadre scolaire calme et juste ;
- protéger les élèves et les personnels ;
- soutenir et responsabiliser les familles ;
- rendre l’inclusion réelle ;
- ouvrir l’école aux métiers, aux territoires, aux sciences, aux arts et à la vie pratique ;
- préparer chaque jeune à une place utile.
Mesure centrale
LPE crée une Matrice nationale d’éducation et de transmission de 0 à 21 ans.
Elle repose sur six continuités :
La continuité familiale : la naissance et les trois premières années ne doivent plus devenir une chute économique ou un abandon parental.
La continuité éducative : aucun changement d’établissement ou de niveau ne doit effacer une difficulté connue.
La continuité sanitaire : les troubles de langage, de vision, d’audition, de motricité, d’attention ou de santé mentale doivent être repérés et suivis plus tôt.
La continuité territoriale : le lieu de naissance ne doit plus fermer l’accès aux options, aux stages, aux soins, aux transports ou aux formations.
La continuité professionnelle : l’école doit connaître les métiers réels et les besoins du pays.
La continuité civique : chaque jeune doit comprendre les règles, les institutions, les droits, les devoirs et les moyens de corriger démocratiquement une décision.
Doctrine
L’école doit former des adultes complets, pas seulement faire passer des classes.
Cette doctrine repose sur plusieurs équilibres.
L’exigence sans humiliation.
L’autorité sans arbitraire.
La protection sans infantilisation.
La liberté pédagogique sans abandon des objectifs.
L’inclusion sans mensonge statistique.
Le numérique sans dépendance.
La transmission nationale sans propagande.
La responsabilité parentale sans abandon social.
La pratique sans mépris de la connaissance.
La connaissance sans mépris du geste.
LPE rejette deux erreurs opposées.
La première consiste à affirmer que l’école ne pourrait rien face aux inégalités familiales et sociales.
La seconde consiste à lui demander de tout réparer seule.
L’école peut beaucoup lorsqu’elle agit tôt, dispose de personnels formés, travaille dans un cadre stable et reçoit rapidement l’appui de la santé, du social, du handicap, de la justice et des familles.
Axiome économique appliqué au ministère
L’éducation est un investissement national lorsqu’elle produit une capacité humaine réelle.
Chaque dépense doit être liée à un besoin, un usage, une viabilité et un contrôle.
Le ministère cesse donc de financer aveuglément :
les outils numériques sans preuve d’utilité ;
les prestations de conseil répétitives ;
les formations sans effet mesurable ;
les équipements sans maintenance ;
les expérimentations sans évaluation ;
les organismes privés rémunérés au volume plutôt qu’au résultat ;
les réformes qui changent avant même d’avoir été appliquées.
LPE ne promet pas des économies immédiates grâce à la prévention éducative.
Elle reconnaît que les bénéfices peuvent apparaître sur plusieurs années ou plusieurs décennies.
Toute économie future sera donc comptabilisée comme une projection, jamais comme une recette certaine.
Slogan
Élever, structurer, transmettre.
Règle d’or
Aucun enfant ne doit quitter le système éducatif sans maîtriser les fondamentaux, comprendre ses droits et devoirs, connaître la vie réelle et disposer d’une voie digne vers les études, la formation, le travail ou l’engagement.
Formules doctrinales
L’éducation commence à la naissance, mais l’école ne remplace jamais les parents.
Lire, écrire, compter et raisonner sont les premières conditions de la liberté.
L’autorité scolaire n’est pas le droit d’humilier. C’est le devoir de garantir que chacun puisse apprendre.
L’enfant doit apprendre à maîtriser l’écran avant que l’écran n’apprenne à maîtriser l’enfant.
Aucune voie ne doit devenir une voie de relégation.
Un uniforme ne rend pas les enfants identiques. Il empêche le prix du vêtement de devenir le premier langage de l’école.
Un enseignant protégé, formé et respecté protège plusieurs générations.
La fermeté vise les actes. Jamais l’origine, le nom, le handicap, la religion, le quartier ou l’apparence.
032. PREUVES D’ENTRÉEp. 6+
La France ne part pas d’un système éducatif détruit.
Elle possède une école maternelle développée, une scolarité longue, un accès massif au secondaire et au supérieur, une inclusion croissante des élèves handicapés, une population enseignante globalement stable et un haut niveau de diplomation des jeunes adultes.
Elle dépasse plusieurs objectifs européens concernant la scolarisation préélémentaire, les sorties précoces et l’accès à l’enseignement supérieur. Les connaissances civiques des élèves français se situent dans la moyenne des pays participants, et près des deux tiers des élèves de quatrième atteignent au moins un niveau solide dans ce domaine.
La réforme LPE ne doit donc pas caricaturer l’école existante.
Elle doit distinguer ce qui fonctionne, ce qui résiste encore et ce qui s’affaiblit.
2.1. Une puissance scolaire considérable
À la rentrée 2024, le système éducatif français scolarise environ 12,6 millions d’élèves et d’apprentis dans les premier et second degrés, auxquels s’ajoutent environ 3 millions d’étudiants dans l’enseignement supérieur. Les effectifs diminuent dans le premier degré sous l’effet de la baisse des naissances, tandis qu’ils progressent dans plusieurs secteurs du supérieur et dans certaines formations professionnelles.
Cette évolution démographique est majeure.
Les projections officielles annoncent près de 700 000 élèves de moins en cinq ans.
LPE refuse que cette baisse soit utilisée uniquement pour supprimer mécaniquement des postes, fermer des écoles ou réduire la dépense.
Elle doit devenir une occasion historique de :
réduire les effectifs là où cela est utile ;
renforcer le remplacement ;
développer la santé scolaire ;
mieux accompagner le handicap ;
rénover les locaux ;
stabiliser les équipes ;
redéployer les moyens vers les territoires fragiles.
2.2. Des compétences fondamentales trop fragiles
La France obtient des résultats contrastés.
Elle dispose d’élèves très performants et d’un système capable de conduire une large part d’une génération vers des diplômes élevés.
Mais une proportion importante d’élèves ne maîtrise pas suffisamment les compétences de base.
En 2022, 27 % des élèves français de 15 ans n’atteignent pas le niveau suffisant en compréhension de l’écrit, 29 % en mathématiques et 24 % en sciences.
En 2023, 43 % des élèves de quatrième présentent des compétences insuffisantes en littératie numérique.
Ces chiffres ne signifient pas que trois élèves sur dix seraient incapables d’apprendre.
Ils signifient qu’après plusieurs années de scolarité, le système n’a pas réussi à garantir un socle suffisamment solide à une part trop importante de la jeunesse.
Cette faiblesse limite ensuite :
l’accès aux études ;
la formation professionnelle ;
l’autonomie numérique ;
la compréhension civique ;
l’insertion ;
la capacité à se reconvertir.
2.3. Des inégalités sociales persistantes
La France reste marquée par des écarts importants de résultats selon l’origine sociale et le territoire scolaire.
Les écarts entre les élèves scolarisés hors éducation prioritaire et ceux des réseaux les plus fragiles apparaissent tôt et persistent en français comme en mathématiques.
LPE refuse deux interprétations.
La première consisterait à accuser les enfants ou leurs familles.
La seconde consisterait à faire croire que toute exigence scolaire serait socialement injuste.
L’injustice véritable consiste à diminuer les attentes pour les élèves les plus fragiles.
LPE maintient donc les mêmes objectifs fondamentaux pour tous, mais augmente les moyens, le temps et l’accompagnement là où les besoins sont les plus élevés.
2.4. Un investissement déséquilibré entre les niveaux
La dépense française d’éducation se situe globalement dans la moyenne européenne.
Mais sa répartition est particulière.
La France dépense davantage que la moyenne pour le second cycle du secondaire, légèrement davantage dans le supérieur, mais moins dans l’enseignement élémentaire.
Elle compte également un nombre d’élèves par enseignant plus élevé dans certains premiers niveaux que plusieurs pays comparables.
Or les premières années sont celles où les difficultés sont souvent les plus faciles à prévenir.
LPE rééquilibre progressivement les moyens vers :
la maternelle ;
l’élémentaire ;
le langage ;
la lecture ;
le calcul ;
la santé scolaire ;
la prévention ;
la formation initiale des enseignants.
Ce rééquilibrage ne signifie pas abandonner le collège, le lycée ou le supérieur.
Il signifie investir davantage avant que les difficultés ne deviennent plus lourdes et plus coûteuses.
2.5. Une profession enseignante insuffisamment attractive
La France exige un haut niveau de qualification initiale de ses enseignants.
Mais leur rémunération de milieu de carrière reste inférieure à celle observée dans plusieurs pays européens comparables, tandis que le temps d’enseignement statutaire dans l’élémentaire est élevé.
La participation à la formation professionnelle continue reste également faible.
Les données comparatives montrent des écarts de rémunération importants entre les enseignants français et ceux de certains pays voisins, notamment l’Allemagne.
LPE ne réduit pas la crise d’attractivité au salaire.
Elle agit aussi sur :
la protection ;
le logement ;
les affectations ;
la formation ;
l’autorité ;
la stabilité des programmes ;
la surcharge administrative ;
le remplacement ;
les perspectives de carrière.
Mais aucune réforme ne sera crédible si la Nation continue d’exiger des enseignants une qualification élevée, une responsabilité considérable et une disponibilité croissante sans reconnaissance matérielle suffisante.
2.6. Un climat scolaire globalement positif, mais traversé par des violences réelles
La grande majorité des élèves dit se sentir bien à l’école, au collège ou au lycée.
Environ neuf élèves sur dix déclarent un ressenti positif.
Les relations avec les enseignants sont également jugées bonnes par une large majorité.
LPE doit préserver cette réalité.
L’école française n’est pas partout un lieu de chaos.
Mais cette moyenne ne doit pas masquer les établissements, les classes et les élèves confrontés à des violences graves.
En 2023-2024, les établissements du second degré déclarent en moyenne 16 incidents graves pour 1 000 élèves, contre 5 pour 1 000 dans les écoles.
Les filles déclarent plus fréquemment un sentiment d’insécurité aux abords des établissements ou dans les transports.
La réponse LPE sera donc ciblée.
Elle ne militarise pas l’ensemble de l’école au nom de situations concentrées.
Elle garantit cependant qu’aucune violence répétée, aucun harcèlement, aucune menace contre un personnel et aucune atteinte sexuelle ne soit minimisée au nom de la réputation d’un établissement.
2.7. Une inclusion en progrès, mais inégalement réelle
Les effectifs d’élèves accompagnés par les dispositifs d’inclusion progressent.
Dans le premier degré, les effectifs bénéficiant d’une ULIS ont encore augmenté de 3,4 % à la rentrée 2024.
Cette progression traduit une volonté réelle d’inclusion.
Mais l’inscription administrative ne suffit pas.
Un enfant n’est pas réellement inclus lorsqu’il :
attend un AESH ;
n’est scolarisé que quelques heures ;
ne dispose pas de l’adaptation nécessaire ;
reste chez lui faute de solution ;
est orienté selon les places disponibles plutôt que selon ses besoins.
LPE évaluera l’inclusion par le temps réellement scolarisé, la progression, le bien-être de l’enfant, la stabilité de l’accompagnement et le soutien apporté à la famille et aux enseignants.
2.8. Une voie professionnelle encore trop peu développée
La France possède une filière professionnelle moins développée que plusieurs pays européens, et l’apprentissage y occupe une place plus faible que dans des pays comme l’Allemagne.
Cette faiblesse coexiste avec des besoins majeurs dans :
l’industrie ;
le bâtiment ;
la santé ;
l’agriculture ;
l’énergie ;
la réparation ;
le numérique ;
les transports ;
la mer ;
l’artisanat.
LPE ne transforme pas l’école en agence de recrutement des entreprises.
Elle refuse cependant de former des jeunes sans tenir compte du monde productif, des besoins territoriaux et de la possibilité réelle d’insertion.
2.9. Une réussite scolaire qui ne garantit pas toujours l’emploi
La France est relativement bien placée sur les sorties précoces du système éducatif.
Mais elle l’est moins sur la proportion de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Une part importante des jeunes concernés possède pourtant un diplôme supérieur au premier cycle du secondaire, ce qui montre que le diplôme seul ne garantit pas une insertion rapide.
Cette situation justifie la continuité jusqu’à 21 ans.
L’obligation nationale ne sera pas seulement de garder les jeunes inscrits.
Elle sera de leur proposer une place réelle :
étude ;
formation ;
apprentissage ;
emploi ;
engagement ;
remobilisation.
2.10. Une fracture ultramarine persistante
Les Outre-mer présentent des réalités éducatives spécifiques :
croissance ou baisse démographique différente ;
éloignement ;
difficultés de recrutement ;
poids du non-titulariat ;
besoins en locaux ;
conditions climatiques ;
transport ;
langues ;
coût de la vie ;
accès au supérieur.
À la rentrée 2024, les DROM scolarisent environ 257 900 élèves dans le second degré.
Les situations diffèrent fortement selon les territoires, et Mayotte reste confrontée à une pression particulièrement importante.
LPE refuse que l’égalité nationale signifie appliquer mécaniquement la même organisation partout.
Les objectifs restent nationaux.
Les moyens, les rythmes, les recrutements et les solutions immobilières doivent être adaptés aux réalités locales.
2.11. Règle de vérité statistique
Le ministère distinguera toujours :
DONNÉE OFFICIELLE BRUTE Effectifs, dépenses, résultats, incidents, personnels, orientation, insertion.
DONNÉE CALCULÉE Besoin en recrutement, coût d’une classe, distance vers une formation, capacité d’internat, coût d’un dispositif.
HYPOTHÈSE PROGRAMMATIQUE Effet attendu d’une réduction d’effectifs, d’un nouveau rythme ou d’un dispositif.
PROJECTION LPE Calendrier, volume de déploiement, coût futur, résultat visé.
À SOURCER OU À ACTUALISER Tout chiffre insuffisamment vérifié ou devenu ancien.
Aucune projection politique ne sera présentée comme une donnée officielle.
Aucune économie future ne sera comptabilisée avant d’être constatée.
Aucun indicateur unique ne décidera seul du financement, de la carrière d’un enseignant, de l’orientation d’un élève ou du maintien d’un établissement.
043. AUJOURD’HUIp. 12+
Aujourd’hui, l’école française tient encore debout, mais elle repose trop souvent sur le courage individuel de ceux qui y travaillent.
Des enseignants compensent l’absence de soins, de remplacement, d’accompagnement social ou de soutien familial. Des parents paient des cours, organisent eux-mêmes les transports, cherchent des stages, sollicitent des professionnels saturés et tentent de comprendre des procédures devenues illisibles. Des AESH accompagnent plusieurs enfants avec des temps incomplets. Des collectivités entretiennent des bâtiments vieillissants avec des capacités financières très inégales. Des associations remplissent les espaces laissés vacants entre l’école, la santé, le handicap, la culture, le sport et l’insertion.
Un système national ne peut pas dépendre durablement de l’héroïsme local.
La France possède une puissance éducative immense, mais elle l’utilise sans colonne vertébrale suffisamment stable.
Elle réforme beaucoup.
Elle répare trop tard.
Elle mesure énormément.
Elle coordonne insuffisamment.
Elle reconnaît les difficultés, mais laisse encore trop de familles chercher seules la solution correspondante.
3.1. L’école intervient souvent après l’installation de la difficulté
Un retard de langage, un problème auditif, une difficulté visuelle, un trouble neurodéveloppemental, une anxiété, un manque de sommeil ou une exposition excessive aux écrans peuvent rester insuffisamment repérés pendant plusieurs années.
Pendant ce temps, l’enfant continue d’avancer dans le système.
Il comprend moins.
Il lit plus lentement.
Il évite de participer.
Il perd confiance.
Il peut devenir agité, silencieux, opposant ou absent.
L’institution finit parfois par traiter comme un problème de comportement ce qui a commencé par un besoin de santé, de langage ou d’accompagnement.
LPE inverse cette logique.
La difficulté doit être regardée dès qu’elle devient visible, sans étiquetage abusif et sans attendre que l’échec soit installé.
3.2. Le passage d’une classe à l’autre masque parfois les lacunes
Le changement de niveau ne garantit pas la maîtrise.
Un élève peut entrer au collège sans lire suffisamment vite pour comprendre les consignes, sans maîtriser les opérations élémentaires ou sans être capable de rédiger quelques phrases structurées.
Le collège doit alors enseigner son programme tout en réparant l’école primaire.
Le lycée tente ensuite de réparer le collège.
La formation professionnelle ou l’enseignement supérieur récupèrent à leur tour des jeunes qui ont obtenu des validations successives sans disposer de toute l’autonomie nécessaire.
LPE refuse le passage administratif qui efface la réalité.
Elle ne transforme pas le redoublement en réponse automatique.
Elle impose en revanche qu’une lacune fondamentale déclenche un plan de consolidation précis, doté d’un responsable, d’un calendrier et d’une vérification finale.
3.3. Les inégalités scolaires se concentrent géographiquement
L’éducation prioritaire rassemble une part importante des difficultés sociales et scolaires.
À la rentrée 2024, 362 collèges publics sont classés en REP+ et 732 en REP. Environ 192 800 collégiens sont scolarisés en REP+ et 376 600 en REP. Dans le premier degré, les écoles REP+ accueillent environ 442 800 élèves et les écoles REP environ 672 900. Sept collégiens sur dix en REP+ appartiennent à des milieux sociaux défavorisés, contre environ 35 % dans les collèges publics hors éducation prioritaire.
Cette concentration crée des établissements dans lesquels s’additionnent :
les difficultés de langage ;
les retards scolaires ;
les besoins sociaux ;
les handicaps mal accompagnés ;
l’allophonie ;
la violence ;
l’instabilité des équipes ;
les difficultés de recrutement ;
la moindre capacité des familles à financer des solutions extérieures.
LPE ne supprime pas l’éducation prioritaire.
Elle cesse toutefois de considérer qu’un simple classement administratif suffit à définir les besoins.
Les moyens doivent suivre les difficultés réellement mesurées, y compris lorsqu’elles se trouvent dans une école rurale, une petite ville, un territoire ultramarin ou un établissement situé juste en dehors d’un zonage.
3.4. La baisse démographique peut devenir une chance ou un prétexte
La diminution annoncée du nombre d’élèves peut permettre de réduire les effectifs, stabiliser les équipes, renforcer les remplacements et améliorer l’accompagnement.
Elle peut aussi être utilisée pour fermer mécaniquement des classes et retirer des moyens avant même d’avoir mesuré les besoins territoriaux.
LPE pose une règle nationale :
la baisse démographique ne produit aucune suppression automatique de moyens éducatifs.
Chaque évolution d’effectif doit être examinée au regard :
de la taille des classes ;
de l’éloignement ;
du transport ;
du remplacement ;
des besoins particuliers ;
du maintien de la vie communale ;
des projections de natalité ;
de l’état des bâtiments ;
de la capacité à mutualiser sans éloigner les enfants.
Dans les écoles publiques, la taille moyenne des classes élémentaires est déjà descendue à environ 20,9 élèves en 2024. En éducation prioritaire, les classes de CP et de CE1 ont été fortement réduites, atteignant respectivement environ 12,8 et 12,9 élèves. Cette évolution démontre qu’une réduction ciblée est techniquement possible lorsqu’elle devient une priorité politique.
LPE ne promet donc pas artificiellement vingt élèves partout dès la première année.
Elle utilise la baisse démographique pour tendre progressivement vers des effectifs adaptés aux besoins.
3.5. L’enseignant reste trop seul devant une mission élargie
Le métier enseignant a absorbé des responsabilités croissantes.
L’enseignant doit instruire, évaluer, différencier, gérer les comportements, communiquer avec les familles, repérer les troubles, accompagner le handicap, prévenir le harcèlement, utiliser les plateformes, remplir des dossiers, participer aux réunions et appliquer des réformes fréquentes.
Cette accumulation affaiblit l’enseignement.
LPE ne demande pas aux enseignants d’être simultanément médecins, psychologues, travailleurs sociaux, policiers, informaticiens, secrétaires et éducateurs spécialisés.
Elle reconstruit autour d’eux une chaîne de professionnels identifiables.
L’enseignant constate, transmet et alerte.
Le professionnel compétent intervient.
La direction coordonne.
L’administration répond.
La famille participe.
3.6. La formation initiale ne prépare pas suffisamment à certaines réalités
Les données comparatives montrent que la formation initiale française aborde fortement les contenus disciplinaires et la pédagogie générale, mais moins systématiquement la gestion de classe, l’enseignement à des élèves de niveaux différents et le suivi concret de leur progression.
Dans le premier degré, environ 58 % des enseignants français interrogés déclarent avoir abordé la gestion de la classe et du comportement au cours de leur formation initiale, contre 93 % en Angleterre et 77 % en Flandre. Environ 58 % déclarent avoir été préparés au suivi de l’apprentissage et de la progression, contre 89 % en Angleterre et 79 % en Suède.
LPE ne réduit pas la formation des enseignants à des techniques de maintien de l’ordre.
Elle ajoute à la maîtrise disciplinaire une préparation réelle à :
la gestion de classe ;
la différenciation ;
le handicap ;
la relation avec les familles ;
le repérage des difficultés ;
la prévention de la violence ;
la protection juridique ;
l’usage maîtrisé du numérique ;
la coopération avec les autres professionnels.
3.7. L’autorité varie trop selon les établissements
Une même atteinte peut recevoir :
une réponse rapide ;
une simple observation ;
une exclusion ;
un déplacement de la victime ;
aucune suite visible.
Cette variabilité détruit la confiance.
L’autorité légitime ne repose pas sur la sévérité permanente.
Elle repose sur des règles connues, des faits établis, une réponse proportionnée et une exécution réelle.
LPE distingue clairement :
l’erreur ;
la maladresse ;
le conflit ;
l’indiscipline répétée ;
le harcèlement ;
la violence ;
la menace ;
l’atteinte sexuelle ;
l’agression organisée.
Chaque niveau appelle une réponse différente.
Mais aucune atteinte grave ne doit être absorbée par la réputation de l’établissement, la peur du scandale ou la difficulté à trouver une solution.
3.8. L’orientation reste trop dépendante du milieu familial
Certaines familles connaissent :
les filières ;
les options ;
les attendus ;
les passerelles ;
les écoles ;
les stages ;
les recours ;
les stratégies d’admission.
D’autres découvrent le fonctionnement du système au moment où les décisions doivent être prises.
L’élève peut alors être orienté selon :
l’offre disponible près de chez lui ;
la capacité de ses parents à se déplacer ;
le réseau familial ;
le regard porté sur son établissement ;
la connaissance des procédures ;
la possibilité de contester.
LPE ne promet pas que tous les élèves accéderont à toutes les filières.
Elle garantit en revanche que chaque élève reçoive :
une information honnête ;
plusieurs découvertes concrètes ;
une explication de la décision ;
une possibilité de recours ;
une passerelle lorsqu’elle est réaliste.
3.9. La voie professionnelle reste trop souvent vécue comme une relégation
La France a besoin de techniciens, d’ouvriers qualifiés, d’artisans, de soignants, de mécaniciens, d’agriculteurs, d’électriciens, de spécialistes du froid, du numérique, du bâtiment, de l’industrie, de l’énergie, du transport et de la mer.
Pourtant, de nombreux élèves entrent encore dans la voie professionnelle après avoir compris qu’ils n’étaient pas jugés assez bons pour la voie générale.
Cette représentation affaiblit les élèves, les métiers et le pays.
LPE ne prétend pas rendre chaque filière attractive par une campagne de communication.
Elle agit sur les conditions réelles :
équipements modernes ;
enseignants professionnels ;
stages formateurs ;
rémunération ;
passerelles ;
débouchés ;
poursuite d’études ;
liens avec les entreprises et les territoires.
3.10. Le numérique est devenu à la fois un outil et une dépendance
Les écoles disposent de davantage d’équipements mobiles et de vidéoprojection qu’il y a dix ans. En 2024-2025, les écoles du premier degré comptent en moyenne 9,8 terminaux mobiles pour 100 élèves, contre 4 en 2015-2016.
L’équipement ne prouve cependant pas l’apprentissage.
Un écran peut aider un élève handicapé, donner accès à une ressource, faciliter une simulation ou permettre une création.
Il peut aussi disperser l’attention, remplacer abusivement l’écriture, exposer les données ou renforcer la dépendance à un fournisseur.
LPE ne mesure donc plus la modernité d’une école au nombre d’écrans achetés.
Elle évalue l’usage, l’âge, l’effet pédagogique, la maintenance, la souveraineté et le coût complet.
3.11. La vie réelle commence trop souvent après l’école
Un jeune peut obtenir un diplôme sans savoir :
comprendre une fiche de paie ;
lire un bail ;
préparer un budget ;
éviter un crédit dangereux ;
effectuer les démarches essentielles ;
cuisiner quelques repas simples ;
porter secours ;
protéger ses données ;
comprendre un contrat de travail ;
saisir une administration ;
entretenir un logement ;
repérer une manipulation commerciale.
L’école ne doit pas remplacer l’expérience familiale.
Mais la liberté réelle exige que chaque jeune dispose d’un socle pratique commun, même lorsque sa famille n’a pas pu le lui transmettre.
054. CE QUI A ÉTÉ FAIT JUSQU’ICIp. 18+
La politique éducative française a produit des progrès réels.
LPE ne construit pas sa réforme sur le mépris de tout ce qui existe.
La scolarisation maternelle est largement développée.
L’accès au collège, au lycée et au supérieur s’est massifié.
Les dispositifs d’éducation prioritaire ont orienté davantage de moyens vers les territoires les plus fragiles.
Les dédoublements ont fortement réduit les effectifs de certaines classes.
L’apprentissage a progressé.
L’inclusion des élèves handicapés s’est élargie.
La lutte contre le harcèlement est devenue une priorité reconnue.
La continuité pédagogique numérique a été renforcée.
Les jeunes quittent moins souvent le système éducatif sans formation qu’il y a plusieurs décennies.
Ces acquis doivent être préservés.
Mais les politiques successives ont souvent traité les symptômes séparément.
Elles ont parlé de petite enfance sans construire une continuité complète jusqu’à l’école.
Elles ont parlé de fondamentaux sans toujours garantir le soin et le soutien nécessaires.
Elles ont parlé d’inclusion sans disposer partout des professionnels correspondants.
Elles ont parlé d’orientation sans donner la même information et les mêmes réseaux à tous.
Elles ont parlé de numérique sans définir suffisamment les limites d’âge et les règles de souveraineté.
Elles ont parlé d’autorité sans garantir partout une réponse rapide aux atteintes graves.
Elles ont parlé de voie professionnelle sans lui donner partout les équipements et les perspectives nécessaires.
Le problème principal n’est donc pas l’absence de dispositifs.
Il est l’absence d’une chaîne continue où chaque acteur sait ce qu’il doit faire, dans quel délai, avec quels moyens et sous quel contrôle.
4.1. Les dédoublements ont montré l’utilité d’une politique ciblée
La réduction des effectifs dans les classes de CP, CE1 puis grande section en éducation prioritaire constitue l’une des transformations les plus visibles des dernières années.
Elle a permis d’atteindre environ treize élèves dans les classes concernées.
LPE conserve ce principe de ciblage.
Mais une petite classe ne produit pas automatiquement de meilleurs résultats.
Elle doit être accompagnée par :
une pédagogie adaptée ;
une formation ;
une stabilité des équipes ;
un suivi des progrès ;
un lien avec la santé et les familles.
La baisse des effectifs devient donc un outil, non une politique suffisante à elle seule.
4.2. L’éducation prioritaire a concentré les moyens sans supprimer la concentration des difficultés
Les REP et REP+ ont permis de reconnaître que tous les établissements ne peuvent pas fonctionner avec les mêmes moyens.
Mais le zonage crée aussi :
des effets de frontière ;
une image dévalorisée ;
une instabilité ;
des établissements difficiles situés hors dispositif ;
une dépendance aux critères administratifs.
LPE maintient les réseaux utiles, mais ajoute une allocation annuelle des moyens selon les besoins réellement observés.
Aucun établissement ne perd brutalement ses moyens à cause d’une modification statistique.
Toute sortie d’un dispositif s’accompagne d’une transition pluriannuelle.
4.3. L’inclusion a progressé plus vite que les capacités d’accompagnement
L’ouverture de l’école ordinaire aux élèves handicapés représente un progrès de civilisation.
Mais l’État a parfois confondu le droit d’être inscrit avec la capacité réelle à apprendre.
LPE maintient le droit à l’inclusion et refuse les exclusions de confort.
Elle refuse également de placer un enfant dans une situation qui le fait souffrir uniquement pour atteindre un objectif statistique.
La solution doit être choisie selon :
le besoin de l’enfant ;
sa sécurité ;
sa progression ;
son autonomie ;
la capacité de l’établissement ;
l’avis des professionnels ;
la parole de la famille ;
la disponibilité des accompagnements.
4.4. L’apprentissage a augmenté sans que la qualité soit toujours également contrôlée
Le développement de l’alternance rapproche les jeunes du travail et peut faciliter leur insertion.
Mais le financement au volume a aussi pu encourager des formations faibles, des ruptures mal suivies ou des entreprises utilisant l’alternant sans assurer une transmission réelle.
LPE conserve le soutien à l’apprentissage, mais conditionne le financement public à :
un tuteur identifié ;
des compétences réellement acquises ;
une progression vérifiée ;
la sécurité ;
la qualité de la formation ;
la poursuite vers l’emploi ou le diplôme.
Un contrat rompu doit déclencher rapidement une solution de remplacement.
4.5. Les évaluations nationales apportent des informations utiles, mais ne doivent pas devenir un classement permanent
Les évaluations permettent de repérer les difficultés, comparer les territoires et ajuster les pratiques.
Elles montrent par exemple qu’en début de CP, l’écart entre les élèves hors éducation prioritaire et ceux de REP+ atteint encore plus de trente points dans certaines compétences de compréhension orale.
LPE conserve ces évaluations.
Elle leur donne une finalité obligatoire :
un résultat faible doit conduire à un soutien identifiable.
Les données ne doivent pas servir à humilier les écoles, sélectionner les élèves ou construire un marché du classement.
4.6. La lutte contre le harcèlement a progressé, mais les procédures restent inégalement exécutées
Des protocoles, référents et outils existent.
Le problème principal demeure la rapidité, la protection immédiate, la qualification des faits et le suivi.
LPE ne crée pas un nouveau slogan.
Elle crée une chaîne d’exécution nationale commune à tous les établissements.
4.7. Le système a multiplié les priorités sans les hiérarchiser
L’école doit transmettre :
les fondamentaux ;
les sciences ;
les langues ;
le civisme ;
le numérique ;
la santé ;
la culture ;
le sport ;
l’écologie ;
la sécurité ;
la connaissance des métiers.
Toutes ces dimensions sont légitimes.
Mais un élève qui ne lit pas correctement ne peut pas accéder pleinement aux autres.
LPE rétablit donc une hiérarchie claire.
Le langage, la lecture, l’écriture, le calcul, le raisonnement, l’expression orale, le comportement collectif et la santé constituent le socle.
Tout le reste se construit dessus.
065. CE QUE NOUS CHANGEONSp. 21+
LPE ne réforme pas seulement les programmes.
Elle réorganise le parcours de la naissance à l’entrée dans la vie adulte.
La Matrice nationale d’éducation et de transmission repose sur un principe :
aucune rupture connue ne doit être abandonnée au changement de classe, de service, d’établissement, de territoire ou de majorité.
5.1. Une continuité éducative de 0 à 21 ans
De la naissance à 3 ans, les ministères de la Natalité et de la Santé sécurisent le développement précoce, avec l’appui de l’Éducation pour la préparation à l’école.
De 3 à 6 ans, la maternelle structure le langage, la motricité, l’attention, l’autonomie, la socialisation et le rapport au livre.
De 6 à 11 ans, l’école élémentaire garantit les fondamentaux.
De 11 à 15 ans, le collège consolide, élargit la culture, protège l’adolescent et organise la découverte progressive du réel.
De 15 à 18 ans, le lycée général, technologique ou professionnel prépare un projet réversible.
De 18 à 21 ans, aucun jeune ne reste sans solution durable.
Cette continuité ne crée pas une scolarité obligatoire uniforme jusqu’à 21 ans.
Elle crée une obligation nationale de proposer une place et une obligation du jeune de participer au parcours accepté, sauf motif légitime.
5.2. Les Maisons de l’enfance
Les Maisons de l’enfance sont communales ou intercommunales selon la population.
Elles réunissent, directement ou par permanence :
professionnels de la petite enfance ;
PMI ;
santé ;
orthophonie ;
accompagnement parental ;
assistantes maternelles ;
préparation à l’école ;
information sur les droits.
Elles observent et accompagnent.
Elles ne surveillent pas politiquement les familles.
Elles ne produisent aucun classement secret.
Elles ne déclenchent aucune mesure de protection automatique.
Lorsqu’un danger grave est suspecté, les procédures légales habituelles s’appliquent, avec professionnels qualifiés, contradictoire et contrôle judiciaire.
5.3. Une maternelle recentrée sur le développement réel
La maternelle ne devient pas un cours préparatoire anticipé.
Elle privilégie :
le langage ;
le jeu ;
le mouvement ;
la manipulation ;
la musique ;
la narration ;
le dessin ;
la relation ;
l’autonomie ;
la découverte du nombre ;
l’attention progressive.
Le recours aux écrans reste exceptionnel, court, justifié et accompagné.
L’entrée à 3 ans exige des locaux, du repos, des toilettes adaptées, des ATSEM suffisants et un lien étroit avec les familles.
5.4. Une garantie nationale des fondamentaux
LPE crée une garantie nationale de maîtrise.
À la fin de chaque cycle, l’élève reçoit un bilan lisible indiquant :
ce qui est maîtrisé ;
ce qui reste fragile ;
le soutien prévu ;
la date de réévaluation ;
le professionnel responsable.
Une difficulté centrale déclenche automatiquement un plan de consolidation.
Le passage dans la classe suivante reste possible lorsque le plan peut être poursuivi.
Le redoublement reste exceptionnel, motivé et accompagné.
Il ne peut jamais être utilisé comme simple solution à l’absence de soutien.
5.5. Des effectifs adaptés, pas un chiffre aveugle
LPE fixe une trajectoire vers vingt élèves par classe lorsque cela est utile et matériellement possible.
Les priorités sont :
maternelle ;
CP ;
CE1 ;
classes accueillant de fortes difficultés ;
territoires ultramarins sous pression ;
classes comprenant plusieurs besoins complexes ;
établissements où l’enseignement est régulièrement interrompu.
Dans certaines situations, une classe de vingt-deux élèves avec un enseignant spécialisé supplémentaire sera plus utile qu’une classe de vingt élèves isolée.
La règle nationale porte donc sur la qualité réelle de l’encadrement.
5.6. Un corps enseignant revalorisé et protégé
La revalorisation doit porter sur :
la rémunération de début et de milieu de carrière ;
les affectations difficiles ;
le logement dans les zones tendues ;
la formation continue ;
les possibilités d’évolution ;
la protection juridique ;
la réduction des tâches inutiles.
La rémunération ne sera pas conditionnée aux seuls résultats bruts des élèves.
Un enseignant ne maîtrise ni l’ensemble du contexte familial, ni la composition de sa classe, ni les difficultés sanitaires du territoire.
L’évaluation professionnelle repose sur plusieurs éléments :
préparation ;
pratiques ;
progression ;
coopération ;
formation ;
respect des obligations ;
capacité à faire fonctionner la classe.
5.7. Une formation initiale davantage ancrée dans la classe
Avant la titularisation, tout enseignant doit avoir été préparé à :
enseigner sa discipline ;
gérer une classe ;
différencier ;
évaluer sans humilier ;
repérer une difficulté ;
travailler avec une famille ;
comprendre le handicap ;
réagir à une violence ;
protéger les données ;
utiliser raisonnablement le numérique.
La formation continue devient un droit et une obligation professionnelle.
Elle s’effectue sur temps protégé, avec remplacement organisé.
Aucun enseignant ne doit suivre une formation uniquement pour satisfaire un indicateur administratif.
5.8. Une santé scolaire reconstruite
LPE renforce progressivement :
médecins scolaires ;
infirmiers ;
psychologues ;
orthophonistes partenaires ;
professionnels du dépistage ;
coordination avec la médecine de ville.
Les priorités sont :
langage ;
vision ;
audition ;
motricité ;
sommeil ;
nutrition ;
santé mentale ;
addictions ;
violences ;
troubles neurodéveloppementaux.
L’école repère.
Elle ne pose pas seule les diagnostics médicaux.
Les données de santé sont protégées et limitées à ce qui est utile à la scolarité.
5.9. Un plan national contre le harcèlement
Chaque signalement crédible déclenche une première évaluation rapide.
En cas de risque immédiat, la protection précède la fin de l’enquête.
La procédure nationale comprend :
recueil des faits ;
audition séparée ;
information des responsables légaux ;
mesures conservatoires ;
qualification ;
réponse éducative, disciplinaire ou judiciaire ;
suivi de la victime ;
accompagnement de l’auteur mineur ;
contrôle de la récidive.
La victime n’est jamais déplacée par commodité administrative.
Elle peut changer d’établissement à sa demande ou lorsque sa sécurité l’exige, avec maintien de ses droits et de son parcours.
5.10. L’uniforme scolaire national
L’uniforme est déployé progressivement après expérimentation territoriale.
Il doit être :
sobre ;
neutre ;
résistant ;
réparable ;
adapté aux saisons ;
adapté au handicap ;
compatible avec les activités ;
gratuit ou pris en charge pour les familles modestes.
L’objectif n’est pas de supprimer toute personnalité.
Il est de diminuer la pression des marques, les comparaisons sociales, certaines provocations et la conflictualité quotidienne sur les tenues.
Son efficacité sera évaluée avant généralisation complète.
5.11. Le téléphone personnel hors du temps scolaire ordinaire
Le téléphone reste éteint et rangé durant les cours et les temps définis par l’établissement.
Les exceptions concernent :
la santé ;
le handicap ;
l’urgence ;
un usage pédagogique autorisé ;
certaines contraintes d’internat ou de transport.
Chaque établissement doit garantir un moyen de communication avec les familles.
L’interdiction ne peut donc pas reposer uniquement sur la confiscation.
Elle suppose une organisation claire, des lieux de rangement adaptés et une responsabilité juridiquement définie.
5.12. Une progression numérique et une éducation à l’IA
Avant 6 ans, l’écran éducatif reste exceptionnel.
À l’école élémentaire, l’élève apprend les bases de l’outil, de la recherche et de la sécurité.
Au collège, il apprend la vérification, les données personnelles, les algorithmes, le cyberharcèlement, la programmation et la création.
Au lycée, il apprend l’IA, l’automatisation, la cybersécurité, les usages professionnels et les limites juridiques.
L’IA peut assister.
Elle ne peut pas décider seule :
d’une orientation ;
d’une sanction ;
d’une note finale ;
d’un classement ;
d’un signalement familial.
5.13. Une école ouverte au monde réel
Chaque élève découvre progressivement :
une mairie ;
un tribunal ;
un hôpital ;
une ferme ;
un atelier ;
une entreprise ;
une usine ;
un service de secours ;
un site patrimonial ;
une infrastructure écologique ;
un port ou un équipement logistique selon le territoire.
L’objectif n’est pas de transformer l’école en visite permanente.
Il est de relier les connaissances au monde qu’elles permettent de comprendre.
5.14. Une orientation réversible
Aucun élève ne doit être enfermé trop tôt.
Les passerelles entre voies générale, technologique et professionnelle sont renforcées.
Chaque élève bénéficie de découvertes concrètes avant les choix déterminants.
La banque territoriale des stages garantit des offres contrôlées, un tuteur et un objectif pédagogique.
Les stages ne peuvent remplacer un emploi permanent.
5.15. Une voie professionnelle productive et exigeante
Chaque filière professionnelle est évaluée selon :
l’état des équipements ;
la qualité des stages ;
les besoins territoriaux ;
les taux d’insertion ;
la poursuite d’études ;
la sécurité ;
la satisfaction des jeunes et des entreprises.
Une filière sans débouché ne doit pas être maintenue uniquement pour conserver une structure.
Une filière nécessaire au pays ne doit pas rester vide faute d’investissement, de transport, d’internat ou de valorisation.
5.16. Un socle de vie adulte
Avant 21 ans, chaque jeune doit maîtriser les bases suivantes :
budget ;
banque ;
contrat ;
fiche de paie ;
bail ;
impôt ;
crédit ;
assurance ;
premiers secours ;
nutrition ;
cuisine simple ;
entretien du logement ;
santé ;
consentement ;
sécurité numérique ;
démarches administratives ;
droits du travail ;
recours ;
citoyenneté.
Ces enseignements donnent lieu à des mises en situation.
Ils ne sont pas ajoutés sous forme d’une nouvelle matière théorique sans temps dédié.
076. CADRAGE, AUTORITÉ ET DOCTRINE D’EXÉCUTIONp. 29+
Le ministère de l’Éducation et de la Transmission civique fixe une doctrine nationale claire, stable et exigeante.
Cette doctrine ne transforme pas l’école en appareil politique.
Elle garantit au contraire que chaque enfant, quel que soit son territoire, son origine, son milieu social, son handicap ou son établissement, bénéficie d’une même ambition éducative, d’un même niveau d’exigence et d’une même continuité de parcours.
L’État fixe le cadre.
Les établissements l’appliquent.
Les enseignants le transmettent.
Les territoires l’adaptent sans le dénaturer.
Les familles le comprennent et y participent.
L’enfant progresse à l’intérieur d’une organisation commune qui lui permet ensuite de développer pleinement sa personnalité, ses talents, ses goûts et sa manière propre d’apprendre.
LPE refuse deux erreurs opposées.
La première serait de centraliser chaque méthode, chaque emploi du temps, chaque pratique et chaque décision depuis Paris.
La seconde serait de laisser chaque territoire, chaque établissement ou chaque enseignant reconstruire seul sa propre école, au risque de produire vingt systèmes éducatifs différents.
L’unité nationale porte sur :
les objectifs ;
les étapes ;
les fondamentaux ;
les droits ;
les devoirs ;
les niveaux d’exigence ;
la protection ;
la continuité ;
la méthode d’évaluation ;
les mécanismes de correction.
La liberté pédagogique porte sur :
la manière d’expliquer ;
le rythme d’apprentissage ;
les exercices ;
les supports ;
les exemples ;
la relation pédagogique ;
les adaptations nécessaires aux élèves.
L’école LPE enseigne donc en équipe dans un cadre commun.
Elle ne fabrique pas des enfants identiques.
Elle leur donne une base commune suffisamment solide pour qu’ils puissent ensuite devenir eux-mêmes.
6.1. Autorité nationale
L’État garantit directement :
les programmes ;
les fondamentaux ;
les diplômes ;
la formation initiale ;
les règles de sécurité ;
la protection contre les discriminations ;
la continuité éducative ;
la santé scolaire minimale ;
la protection des données ;
les droits des élèves handicapés ;
l’obligation nationale de solution jusqu’à 21 ans.
Aucun territoire ne peut diminuer un droit national au motif d’un manque de volonté politique locale.
La décentralisation organise l’exécution.
Elle ne suspend pas l’égalité.
6.2. Doctrine pédagogique nationale commune
LPE crée une doctrine professionnelle commune à l’ensemble des personnels éducatifs.
Cette doctrine précise :
ce que l’enfant doit apprendre ;
dans quel ordre ;
à quel âge ou à quelle étape ;
avec quels objectifs ;
selon quels critères de progression ;
avec quelles protections ;
avec quelles possibilités d’adaptation ;
avec quels mécanismes de soutien.
Elle constitue une référence nationale stable.
Elle n’impose aucun vote, aucune opinion partisane, aucune adhésion idéologique et aucune fidélité personnelle au Gouvernement.
Elle porte exclusivement sur la cohérence éducative, la maîtrise du cursus, les droits de l’enfant, la transmission, l’exigence, l’évaluation, la discipline, la protection et la continuité du parcours.
6.3. Validation professionnelle obligatoire de la méthode nationale
Tout enseignant entrant dans le nouveau système doit valider une certification professionnelle commune.
Cette validation porte sur :
la maîtrise du cursus ;
la compréhension des objectifs de chaque cycle ;
la logique des fondamentaux ;
la progression attendue ;
la gestion de classe ;
la différenciation ;
la protection de l’enfant ;
la relation avec les familles ;
le handicap ;
le repérage des difficultés ;
la discipline ;
la continuité entre les niveaux ;
la préparation à la vie adulte.
Cette certification ne remplace ni le concours, ni le diplôme, ni la maîtrise disciplinaire.
Elle garantit que chaque enseignant comprend la totalité de l’architecture éducative dans laquelle il agit.
Un professeur ne doit pas seulement connaître sa classe.
Il doit comprendre ce qui vient avant, ce qui vient après, ce que l’élève doit déjà maîtriser, ce qu’il doit construire maintenant et ce que les autres professionnels reprendront ensuite.
LPE veut une équipe nationale cohérente.
Chaque enseignant reste libre dans sa manière d’enseigner, mais aucun ne doit ignorer les objectifs, les étapes et les exigences communes.
6.4. Revalorisation du métier enseignant
La revalorisation du métier accompagne cette exigence nouvelle.
L’objectif politique est de porter progressivement la rémunération de début de carrière autour de deux fois le SMIC net, selon une programmation budgétaire soutenable et les équilibres généraux du ministère.
La priorité porte sur :
le début de carrière ;
le milieu de carrière ;
les affectations difficiles ;
les disciplines en tension ;
les responsabilités particulières ;
la formation continue ;
la stabilité des équipes.
Cette revalorisation reconnaît que l’enseignant ne transmet pas seulement un programme.
Il participe à la construction de la civilisation future.
Elle s’accompagne toutefois d’obligations professionnelles renforcées :
maîtrise de la doctrine nationale ;
formation continue ;
respect des objectifs ;
coopération avec l’équipe ;
transmission des informations utiles ;
participation à la continuité éducative ;
évaluation professionnelle contradictoire.
Aucune prime ne doit dépendre mécaniquement des notes brutes des élèves.
Les résultats scolaires dépendent aussi du contexte, du territoire, de la santé, du handicap, de la composition des classes et des moyens disponibles.
6.5. Autorité de l’établissement
Chaque établissement dispose d’une autonomie d’organisation à l’intérieur du cadre national.
Il peut adapter :
les groupes ;
les horaires ;
les temps de soutien ;
les projets ;
les partenariats ;
les activités culturelles ;
les activités sportives ;
les usages numériques ;
les modalités de dialogue avec les familles.
Cette autonomie ne lui permet pas de :
réduire les fondamentaux ;
ignorer une violence ;
supprimer un droit ;
refuser une adaptation liée au handicap ;
contourner une obligation nationale ;
imposer une idéologie ;
dissimuler un échec.
L’autonomie est un moyen d’exécuter mieux.
Elle n’est jamais une permission d’abandonner.
6.6. Autorité de l’enseignant
L’enseignant conserve la responsabilité pédagogique de sa classe.
Il peut choisir ses outils, ses exemples, ses méthodes et son organisation, dès lors que :
les objectifs nationaux sont poursuivis ;
les connaissances transmises sont exactes ;
les élèves sont respectés ;
les progrès sont évalués ;
les difficultés sont signalées ;
les règles de sécurité sont respectées.
L’autorité pédagogique ne signifie pas que l’enseignant doit tout résoudre seul.
Lorsqu’un problème dépasse la pédagogie, il doit pouvoir obtenir rapidement l’intervention du professionnel compétent.
6.7. Gestion immédiate des crises en classe
Lorsqu’un élève entre dans une crise grave, devient violent ou rend temporairement impossible le fonctionnement de la classe, l’enseignant doit disposer d’une procédure simple.
La première réponse est interne.
Un adulte formé intervient.
L’élève peut être retiré temporairement de la classe dans un espace de régulation.
La classe continue.
L’élève n’est ni abandonné, ni humilié.
La situation est examinée le jour même.
En cas de répétition, une équipe mobile de bassin intervient.
Elle peut comprendre :
éducateur spécialisé ;
psychologue ;
personnel de direction ;
professionnel de santé ;
référent handicap ;
référent sécurité lorsque nécessaire.
Lorsque les réponses internes et mobiles ne suffisent pas, l’élève peut être accueilli temporairement dans une unité de régulation du bassin.
Cette progression suit trois niveaux :
régulation interne ;
équipe mobile ;
unité spécialisée temporaire.
Le retour en classe est préparé.
La durée est limitée.
La famille est associée.
La situation est réévaluée.
Aucun élève ne doit être définitivement relégué à cause d’une crise sans qu’un travail complet ait été mené.
6.8. Violence grave et sécurité
En cas de violence grave contre un élève ou un personnel, le retrait immédiat de l’auteur présumé n’intervient que lorsque la sécurité l’exige.
Cette décision doit être :
rapide ;
proportionnée ;
motivée ;
temporaire ;
suivie d’un contradictoire ;
réévaluée dans un délai court.
La protection immédiate précède la recherche de confort administratif.
Mais aucun enfant ne doit être exclu automatiquement sans examen de son âge, de sa situation, de son handicap, de son état de santé et de la gravité réelle des faits.
La protection et l’éducation doivent avancer ensemble.
6.9. Stabilité des programmes
Les programmes fondamentaux doivent cesser de changer à chaque alternance.
Toute réforme majeure doit passer par :
une expérimentation ;
une durée suffisante ;
une évaluation indépendante ;
une publication ;
une phase de correction ;
une décision explicite de généralisation.
Aucune réforme nationale ne peut être généralisée pour des raisons de communication politique.
Les enseignants doivent avoir le temps de maîtriser ce qu’on leur demande.
Les familles doivent savoir ce qui est attendu.
Les élèves ne doivent pas subir les hésitations successives de l’État.
6.10. Autorité politique et déplacement en cas de blocage grave
Le droit à l’éducation ne peut être traité comme un dossier administratif ordinaire.
Lorsqu’un territoire bloque durablement l’exécution d’un droit essentiel, malgré les financements, les alertes et les délais, le ministre de l’Éducation intervient directement.
Dans les situations les plus graves, symboliques ou révélant un abandon manifeste, le Président de la République peut également se déplacer en personne.
Cette présence ne doit pas devenir un spectacle médiatique.
Elle signifie que l’État assume publiquement sa responsabilité.
Le droit d’un enfant à l’éducation ne doit jamais se perdre entre une mairie, un département, une région, un rectorat et un ministère.
087. COMPÉTENCES TERRITORIALES, SUBSTITUTION ET CONTINUITÉ NATIONALEp. 36+
L’éducation est nationale dans ses objectifs et territoriale dans son exécution.
La France ne doit pas proposer une école différente selon la richesse d’une commune, la volonté d’une région, la capacité d’un département ou l’éloignement d’un territoire.
L’égalité nationale ne signifie pas appliquer mécaniquement la même organisation partout.
Elle signifie garantir partout le même niveau de droit, de protection et d’ambition.
7.1. Principe général de répartition
Chaque mesure éducative doit identifier clairement :
qui décide ;
qui finance ;
qui exécute ;
qui contrôle ;
dans quel délai ;
avec quel recours ;
avec quel mécanisme de substitution.
Aucune réforme ne doit entrer en vigueur avec une responsabilité partagée au point que personne ne puisse être tenu responsable.
7.2. L’État
L’État conserve la responsabilité de :
la doctrine nationale ;
les programmes ;
les diplômes ;
les concours ;
la formation des enseignants ;
la santé scolaire nationale ;
la protection des données ;
la lutte contre les discriminations ;
la continuité éducative ;
la péréquation ;
le contrôle des établissements ;
l’obligation de solution jusqu’à 21 ans.
Il finance directement les missions nationales.
Il compense les inégalités territoriales.
Il intervient lorsqu’une collectivité ne peut pas assurer seule une obligation.
7.3. Les régions
Les régions assument principalement :
les lycées ;
les équipements professionnels ;
les internats ;
la planification des formations ;
les transports régionaux ;
les liens avec l’industrie, l’agriculture, le soin, la mer, le bâtiment et le numérique ;
la modernisation des ateliers ;
la mobilité vers les formations spécialisées.
Elles doivent publier :
les besoins de compétences ;
les filières ouvertes ;
les filières saturées ;
les filières sous-équipées ;
les taux d’insertion ;
les investissements prévus.
Une région ne peut pas maintenir une filière sans équipement réel.
Elle ne peut pas davantage refuser durablement une filière reconnue prioritaire sans proposer une alternative.
7.4. Les départements
Les départements coordonnent notamment :
les collèges ;
les transports adaptés ;
la restauration ;
la protection de l’enfance ;
l’accessibilité ;
la banque territoriale des stages ;
les unités de régulation ;
les AESH selon l’organisation départementale retenue ;
le lien avec les services du handicap ;
les parcours nécessitant plusieurs intervenants.
Le département devient l’échelon principal de proximité pour les AESH.
Il organise :
les recrutements ;
les remplacements ;
la formation ;
la spécialisation ;
la coordination avec les familles ;
la continuité entre établissements.
Cette organisation territoriale reste encadrée par des droits nationaux.
Un département ne peut réduire les conditions de rémunération, de formation ou de qualité fixées par l’État.
7.5. Les communes et intercommunalités
Les communes et intercommunalités organisent principalement :
les écoles ;
les bâtiments ;
les cantines ;
les activités périscolaires ;
les bibliothèques ;
les équipements sportifs ;
la sécurité des abords ;
les Maisons de l’enfance ;
les liens avec les associations locales.
Les Maisons de l’enfance doivent être présentes partout sous une forme adaptée.
Elles peuvent être :
autonomes ;
intégrées à une structure existante ;
intercommunales ;
mobiles ;
conventionnées ;
rattachées à une maison de santé, un centre social ou un service public existant.
Leur taille et leur implantation sont déterminées après audit.
Elles dépendent :
du nombre d’enfants ;
de la natalité ;
des distances ;
des besoins sociaux ;
des fragilités de santé ;
de la présence ou non de structures existantes ;
des capacités de transport.
LPE refuse deux erreurs :
imposer un bâtiment neuf dans chaque commune ;
laisser certains territoires sans aucune présence réelle.
7.6. Audit territorial obligatoire
Avant tout déploiement, un audit territorial identifie :
la population enfantine ;
les naissances ;
les écoles ;
les professionnels ;
les temps de transport ;
les besoins de santé ;
les besoins de handicap ;
les structures existantes ;
les bâtiments disponibles ;
les inégalités d’accès ;
les projections démographiques.
L’implantation des services doit être proportionnée au nombre d’enfants et aux besoins réels.
LPE ne duplique pas une structure qui fonctionne déjà.
Elle renforce, mutualise, transforme ou crée seulement lorsque l’utilité est démontrée.
7.7. Aucun dividende démographique automatique
La baisse du nombre d’élèves ne donne pas automatiquement droit au maintien de chaque dépense.
Elle ne justifie pas non plus une réduction aveugle des moyens.
Chaque crédit doit être redémontré.
Les moyens libérés peuvent servir à :
réduire certains effectifs ;
renforcer la santé scolaire ;
financer les AESH ;
améliorer le remplacement ;
rénover les bâtiments ;
développer les internats ;
soutenir les territoires sous-dotés.
Mais aucun budget n’est sanctuarisé s’il ne répond plus à un besoin réel.
LPE refuse le gaspillage au nom de la protection éducative comme elle refuse les économies aveugles au nom de la démographie.
7.8. Priorité budgétaire territoriale
Dans la répartition des moyens supplémentaires, l’ordre retenu est :
la santé scolaire ;
les fondamentaux ;
les AESH ;
les enseignants ;
les bâtiments.
Cet ordre ne signifie pas que les enseignants seraient secondaires.
Il signifie que l’école doit d’abord traiter ce qui empêche l’enfant d’apprendre, puis garantir la maîtrise, exécuter les droits du handicap, valoriser le métier enseignant et remettre progressivement les locaux à niveau.
La revalorisation salariale des enseignants reste une priorité structurelle nationale.
L’ordre territorial porte sur les capacités opérationnelles immédiates.
7.9. Mécanisme de substitution
Lorsqu’une collectivité ne peut pas ou ne veut pas exécuter une obligation nationale, l’État suit une procédure graduée.
Première étape :
mise en demeure motivée ;
identification du blocage ;
proposition d’appui technique ;
proposition de financement ou de mutualisation ;
délai d’exécution.
Deuxième étape :
suspension ou réaffectation des crédits directement liés à la mission non exécutée ;
transfert temporaire de l’exécution à un autre échelon ;
convention avec un opérateur public ou associatif contrôlé ;
publication du retard et des responsabilités.
Troisième étape :
substitution temporaire de l’État lorsque le droit fondamental d’un enfant reste inexécuté.
Cette substitution est limitée à la résolution du blocage.
Elle ne supprime pas durablement l’autonomie locale.
Elle rétablit le droit, puis restitue la compétence lorsque les conditions sont réunies.
7.10. Blocages considérés comme graves
La substitution peut être engagée lorsque plusieurs conditions sont réunies :
droit reconnu mais non exécuté ;
danger pour les enfants ou les personnels ;
absence persistante de solution ;
refus de coopérer ;
financement disponible ;
délai raisonnable dépassé ;
impact significatif sur l’accès à l’éducation.
Sont notamment concernés :
absence prolongée d’enseignant sans solution ;
élève handicapé privé durablement d’accompagnement reconnu ;
établissement dangereux ;
transport empêchant l’accès réel à la scolarité ;
refus d’ouvrir ou de maintenir un service indispensable ;
absence totale de solution pour un jeune jusqu’à 21 ans ;
filière professionnelle maintenue sans équipement minimum ;
blocage d’un service de santé scolaire essentiel.
7.11. Les cinq preuves d’exécution prioritaire
La première année doit produire cinq résultats visibles.
Première preuve : aucun élève ne reste plusieurs semaines sans enseignant.
Lorsqu’un remplacement durable n’est pas immédiatement possible, une solution provisoire doit être organisée sans laisser la classe dériver.
Deuxième preuve : toute victime de harcèlement bénéficie d’une protection immédiate.
La sécurité ne doit pas attendre la fin complète de l’enquête.
Troisième preuve : tout personnel agressé reçoit automatiquement la protection fonctionnelle lorsqu’un fait grave est signalé.
L’administration peut ensuite adapter le dispositif selon l’instruction, mais elle ne laisse pas l’agent seul au commencement.
Quatrième preuve : tout élève en difficulté sur un fondamental reçoit un plan de consolidation.
Le plan précise le responsable, les moyens, le calendrier et la date de réévaluation.
Cinquième preuve : tout jeune sans solution jusqu’à 21 ans reçoit un référent.
Le référent accompagne jusqu’à une étude, une formation, un apprentissage, un emploi, un engagement ou une solution adaptée.
7.12. Territoires ruraux
Une école rurale ne peut être fermée sur le seul critère du nombre d’élèves.
La décision doit intégrer :
les distances ;
le temps de transport ;
l’âge des enfants ;
la démographie ;
la vie communale ;
les besoins particuliers ;
les alternatives ;
le coût complet ;
l’intérêt éducatif.
La mutualisation doit d’abord porter sur :
l’administration ;
les spécialistes ;
les équipements rares ;
les formations ;
les services mobiles.
Elle ne doit pas transformer de jeunes enfants en voyageurs quotidiens excessifs.
7.13. Outre-mer
Les Outre-mer disposent d’une adaptation renforcée.
Elle porte sur :
le calendrier ;
le climat ;
les bâtiments ;
la mobilité ;
les transports ;
le recrutement ;
les langues ;
la santé scolaire ;
les internats ;
les filières locales ;
le coût de la vie ;
l’accès au supérieur.
Les objectifs restent nationaux.
Les moyens et les organisations s’adaptent au réel.
L’égalité nationale ne consiste pas à appliquer partout une organisation conçue pour l’Hexagone.
7.14. Uniforme et 3J/3J dans les territoires
L’uniforme et le 3J/3J restent des mesures importantes du mandat.
L’uniforme sera préparé pour les générations nées à partir du début du mandat, avec déploiement progressif à leur entrée dans le parcours concerné.
Cette progression permet :
d’organiser la filière de production ;
de garantir la qualité ;
de prévoir les aides ;
d’éviter une bascule improvisée ;
d’évaluer les effets.
Le 3J/3J sera expérimenté dans plusieurs territoires représentatifs.
L’objectif n’est pas de défendre le modèle malgré ses défauts.
Il est d’en observer les bienfaits, identifier les malfaits, corriger les organisations et supprimer ce qui échoue.
LPE ne renonce pas au principe au premier obstacle.
Elle ne généralise pas davantage un défaut.
Elle expérimente, mesure, corrige et améliore jusqu’à obtenir une organisation réellement utile ou constater honnêtement qu’une forme donnée doit être abandonnée.
7.15. Droit territorial minimum
Chaque bassin éducatif doit garantir un accès réel à :
une école ;
un collège ;
un lycée ou un transport adapté ;
une équipe de santé scolaire ;
un accompagnement du handicap ;
une solution de stage ;
une orientation humaine ;
une unité de régulation ;
une bibliothèque ou médiathèque ;
un équipement sportif ;
un accès numérique ;
une solution de formation jusqu’à 21 ans.
Un droit qui existe uniquement dans un texte, mais reste inaccessible dans le territoire, n’est pas un droit exécuté.
098. ARCHITECTURE PUBLIC / PRIVÉ / MUTUALISÉ / CAPITALISÉp. 45+
L’éducation LPE ne repose ni sur un monopole administratif fermé, ni sur une privatisation progressive de l’école.
Elle repose sur une répartition claire des responsabilités.
Le public garantit.
Le privé peut contribuer sous contrôle.
Le mutualisé évite les doublons et les ruptures.
Le capitalisé transforme la dépense éducative en patrimoine humain, matériel et territorial durable.
8.1. Le public garantit
L’État demeure responsable de ce qui ne peut pas dépendre du marché ou du revenu familial :
les programmes ;
les diplômes ;
les concours ;
la formation initiale des enseignants ;
la protection des élèves ;
la laïcité ;
la lutte contre les discriminations ;
la continuité territoriale ;
la santé scolaire ;
la prise en charge du handicap ;
les bourses ;
la péréquation ;
les règles de sécurité ;
la protection des données ;
l’obligation nationale de solution jusqu’à 21 ans.
Le public ne doit pas tout produire lui-même.
Mais il doit toujours pouvoir contrôler, corriger, sanctionner et garantir un accès égal.
Aucun territoire, aucune famille et aucun élève ne doivent dépendre exclusivement d’une entreprise privée pour accéder à un besoin éducatif essentiel.
8.2. Le privé contribue sous conditions
Les établissements privés sous contrat, organismes de formation, entreprises, associations, plateformes, éditeurs, industriels du numérique, centres d’apprentissage et prestataires peuvent participer à la mission éducative.
Cette participation suppose :
des objectifs publics ;
une transparence financière ;
le respect des programmes et des droits fondamentaux ;
l’absence de discrimination ;
la protection des données ;
l’interdiction de toute prospection commerciale abusive auprès des mineurs ;
un contrôle de la qualité ;
une possibilité de retrait du financement public.
L’argent public ne finance jamais une autonomie sans contrôle.
Un établissement ou organisme recevant des fonds publics doit accepter :
l’audit ;
la publication des résultats agrégés ;
le contrôle des conditions d’accueil ;
le respect de l’égalité ;
la continuité pédagogique ;
la traçabilité des dépenses.
8.3. Le mutualisé protège
De nombreuses fonctions ne doivent pas être dupliquées établissement par établissement.
Elles peuvent être organisées à l’échelle d’un bassin éducatif :
psychologie ;
orthophonie conventionnée ;
médecine scolaire ;
remplacement ;
formation continue ;
transport ;
internat ;
banque de stages ;
équipements techniques coûteux ;
laboratoires ;
plateformes numériques souveraines ;
orientation ;
accompagnement juridique ;
médiation familiale ;
sécurité informatique.
La mutualisation ne doit pas éloigner le service.
Elle doit rapprocher une capacité qui n’existerait pas autrement.
Un bassin rural ou ultramarin doit pouvoir mutualiser les moyens sans contraindre les enfants à des déplacements déraisonnables.
8.4. Le capitalisé reconstruit
La dépense éducative doit créer des actifs durables.
Ces actifs sont humains :
enseignants mieux formés ;
AESH professionnalisés ;
infirmiers ;
psychologues ;
techniciens ;
artisans-formateurs ;
tuteurs ;
conseillers d’orientation ;
personnels de direction ;
médiateurs.
Ils sont également matériels :
écoles rénovées ;
internats ;
ateliers ;
laboratoires ;
bibliothèques ;
gymnases ;
cuisines pédagogiques ;
outils numériques souverains ;
équipements professionnels ;
transports ;
bases d’accueil régionales.
Ils sont enfin immatériels :
programmes stables ;
données fiables ;
méthodes évaluées ;
savoir-faire ;
réseaux de stages ;
liens avec les entreprises ;
culture commune ;
confiance entre familles et école.
Un euro éducatif est utile lorsqu’il laisse derrière lui une capacité durable.
8.5. Le préventif évite les ruptures
LPE priorise ce qui évite l’échec avant qu’il ne devienne plus lourd.
Le préventif comprend :
repérage du langage ;
santé scolaire ;
soutien précoce ;
prévention du harcèlement ;
accompagnement parental ;
dépistage sensoriel ;
remplacement rapide ;
médiation ;
orientation progressive ;
suivi des absences ;
prévention du décrochage.
Le préventif ne remplace pas le correctif.
Il le réduit.
8.6. Le correctif répare et sanctionne
Lorsqu’une rupture apparaît, le système doit agir.
Le correctif comprend :
plan de consolidation ;
réorientation ;
rattrapage ;
protection de la victime ;
sanction disciplinaire ;
saisine de la justice ;
soutien psychologique ;
réparation matérielle ou symbolique ;
remplacement d’un prestataire ;
retrait d’un agrément ;
réexamen d’une orientation ;
correction d’une discrimination.
LPE refuse les deux excès :
l’absence de sanction ;
la sanction sans accompagnement.
8.7. Principe anti-captation
Aucun acteur privé ou associatif ne doit devenir incontournable au point de tenir l’école par :
les données ;
les logiciels ;
les manuels ;
les équipements ;
les certifications ;
les stages ;
les formations ;
la restauration ;
les transports.
Les marchés doivent prévoir :
interopérabilité ;
réversibilité ;
propriété publique des données ;
maintenance ;
possibilité de changement de fournisseur ;
absence de dépendance technique irréversible.
8.8. Principe anti-discrimination
L’architecture public-privé-mutualisé ne doit jamais créer une école à plusieurs vitesses.
Le soutien, les soins, les stages, les options, l’équipement, l’orientation et la protection doivent rester accessibles indépendamment :
du revenu ;
du territoire ;
du handicap ;
du nom ;
de l’origine ;
de la religion ;
du sexe ;
du réseau familial.
109. RESPONSABILITÉ CITOYENNEp. 50+
L’éducation ne peut pas être une délégation totale à l’État.
Elle suppose une responsabilité partagée entre l’enfant, la famille, l’école, les professionnels, les collectivités, les entreprises et la Nation.
Cette responsabilité partagée ne doit jamais servir à diluer les fautes.
Chacun doit savoir ce qu’il doit faire.
9.1. Les droits de l’élève
Chaque élève a droit :
à l’instruction ;
à la sécurité ;
au respect ;
à la protection contre les discriminations ;
à une évaluation loyale ;
à un accompagnement adapté ;
à une orientation expliquée ;
à la confidentialité ;
à un recours ;
à un environnement compatible avec l’apprentissage.
Le droit à l’éducation ne signifie pas le droit d’empêcher les autres d’apprendre.
9.2. Les devoirs de l’élève
L’élève doit :
être présent ;
participer ;
respecter les personnels et les autres élèves ;
accomplir les travaux demandés ;
respecter les biens communs ;
ne pas harceler ;
ne pas tricher ;
accepter la correction ;
réparer lorsqu’il a causé un dommage.
La responsabilité est adaptée à l’âge, à la maturité, au handicap et à la situation.
9.3. Les droits des parents
Les parents ont droit :
à une information lisible ;
à être entendus ;
à comprendre les décisions ;
à accéder aux données concernant leur enfant ;
à demander une rectification ;
à exercer un recours ;
à être soutenus lorsqu’ils rencontrent une difficulté ;
à ne pas être suspectés sans motif.
9.4. Les devoirs des parents
Les parents doivent :
assurer l’assiduité ;
répondre aux convocations importantes ;
signaler les difficultés utiles ;
respecter les personnels ;
soutenir les règles scolaires ;
ne pas instrumentaliser l’enfant contre l’établissement ;
ne pas menacer ou intimider ;
participer aux solutions proposées lorsque la situation l’exige.
Lorsqu’un parent est empêché par le travail, la santé, le transport ou une situation familiale grave, l’école doit proposer un autre mode de contact.
L’absence matérielle ne doit pas être confondue avec le désintérêt.
9.5. Le rôle des anciens
Les retraités volontaires peuvent participer à la transmission sous encadrement :
lecture ;
mémoire locale ;
métiers ;
jardinage ;
artisanat ;
histoire territoriale ;
soutien scolaire ;
accompagnement culturel ;
mentorat.
Ils ne remplacent jamais les enseignants ou les professionnels qualifiés.
Ils ajoutent une capacité de transmission.
9.6. Le rôle des entreprises
Les entreprises accueillant des élèves ou apprentis doivent :
nommer un tuteur ;
garantir la sécurité ;
transmettre un savoir réel ;
respecter les horaires ;
ne pas remplacer un salarié par un stagiaire ;
évaluer honnêtement ;
signaler les difficultés.
Une entreprise qui utilise abusivement des stagiaires ou apprentis peut être exclue de la banque publique des stages et perdre les aides correspondantes.
9.7. Le rôle des associations
Les associations peuvent enrichir l’école par :
le sport ;
la culture ;
le soutien ;
la prévention ;
le handicap ;
la médiation ;
la citoyenneté ;
le patrimoine.
Toute intervention auprès de mineurs doit respecter :
la neutralité politique et commerciale ;
la sécurité ;
les qualifications nécessaires ;
le contrôle de l’établissement ;
la transparence du financement.
9.8. Droit d’alerte éducatif
Tout élève, parent, personnel ou citoyen directement concerné peut signaler :
violence ;
harcèlement ;
discrimination ;
danger ;
absence prolongée d’accompagnement ;
atteinte aux données ;
dysfonctionnement grave ;
stage abusif ;
locaux dangereux ;
non-respect d’un droit éducatif.
Le signalement doit recevoir :
un accusé de réception ;
un service responsable ;
un délai ;
une réponse motivée ;
une possibilité de recours.
Le droit d’alerte ne protège pas les dénonciations mensongères ou malveillantes.
9.9. Participation citoyenne
Chaque établissement peut organiser un conseil annuel ouvert portant sur :
le climat scolaire ;
les besoins ;
les transports ;
les stages ;
la restauration ;
les équipements ;
les activités ;
l’inclusion ;
la vie locale.
Cette participation éclaire les décisions.
Elle ne remplace ni l’autorité pédagogique, ni la direction, ni la loi.
1110. BASE JURIDIQUEp. 54+
La réforme éducative LPE doit rester conforme aux principes constitutionnels, aux engagements européens, aux droits de l’enfant, à la liberté de l’enseignement, à la protection des données, à la liberté de conscience, au droit du travail et au principe d’égalité.
Elle repose sur une loi-cadre de programmation éducative et de transmission civique.
Cette loi fixe la trajectoire générale, les droits, les priorités, les garanties et les mécanismes d’évaluation.
Les mesures les plus sensibles sont introduites progressivement afin de permettre :
l’expérimentation ;
le contrôle juridictionnel ;
l’évaluation ;
la correction.
10.1. Textes à créer ou modifier
La loi-cadre doit notamment traiter :
la continuité éducative 0-21 ans ;
l’obligation nationale de solution jusqu’à 21 ans ;
la garantie des fondamentaux ;
la santé scolaire ;
la protection contre le harcèlement ;
la banque territoriale des stages ;
le dossier éducatif sécurisé ;
la formation continue ;
l’uniforme scolaire ;
les usages numériques ;
la protection des données ;
la stabilité des réformes ;
la transparence des financements privés ;
les recours éducatifs ;
la coordination interministérielle.
10.2. Liberté de l’enseignement
LPE respecte la liberté de l’enseignement.
Les établissements privés conservent leur existence dans le cadre constitutionnel.
Lorsqu’ils reçoivent de l’argent public, ils doivent respecter plus fortement :
les programmes ;
la non-discrimination ;
le contrôle ;
la protection des mineurs ;
la transparence ;
les obligations de service.
Le financement public n’interdit pas l’identité propre d’un établissement.
Il interdit qu’elle serve à contourner les droits fondamentaux.
10.3. Liberté pédagogique
La liberté pédagogique des enseignants est maintenue.
Elle s’exerce dans le cadre :
des programmes ;
des objectifs nationaux ;
des connaissances établies ;
de la sécurité ;
de la dignité de l’élève.
Aucune administration ne doit imposer une méthode unique sans preuve suffisante.
Aucun enseignant ne peut cependant invoquer sa liberté pour ignorer durablement les objectifs de maîtrise.
10.4. Obligation de solution jusqu’à 21 ans
Cette obligation ne constitue pas une prolongation uniforme de l’obligation scolaire.
Elle garantit qu’entre 18 et 21 ans, tout jeune puisse accéder à :
une étude ;
une formation ;
un apprentissage ;
une insertion ;
un engagement structuré ;
un accompagnement renforcé.
Le jeune conserve :
sa liberté d’orientation ;
son droit au recours ;
la prise en compte de sa santé ;
de son handicap ;
de sa parentalité ;
de sa situation familiale.
Aucune sanction pénale ne peut découler du seul refus d’un parcours.
Les réponses sont éducatives, sociales et contractuelles.
10.5. Uniforme scolaire
L’uniforme doit respecter :
la liberté de conscience ;
la dignité ;
le handicap ;
les besoins médicaux ;
l’égalité ;
la proportionnalité.
Son coût ne peut être transféré intégralement aux familles modestes.
Toute sanction doit être précédée d’une vérification des difficultés matérielles.
10.6. Téléphones et numérique
L’interdiction ou la limitation des téléphones personnels est juridiquement fondée sur :
la protection de l’attention ;
la sécurité ;
la prévention du harcèlement ;
le bon fonctionnement du service.
Les exceptions de santé, handicap et urgence doivent être prévues.
Les données éducatives restent soumises au RGPD et aux règles nationales.
Aucune reconnaissance biométrique généralisée, aucune notation comportementale automatisée et aucune orientation automatique ne sont autorisées.
10.7. Harcèlement et discipline
Les procédures disciplinaires doivent respecter :
le contradictoire ;
la proportionnalité ;
la motivation ;
le recours ;
la protection immédiate lorsque le danger est établi.
La justice est saisie lorsque les faits dépassent la discipline scolaire.
L’établissement ne doit ni dissimuler, ni qualifier pénalement seul.
10.8. Données éducatives
Le dossier éducatif est soumis à :
minimisation des données ;
durée de conservation limitée ;
traçabilité ;
droit d’accès ;
droit de rectification ;
sécurité ;
hébergement souverain ou juridiquement maîtrisé.
Aucune donnée familiale excessive ne doit être conservée.
Aucune opinion politique, religieuse ou personnelle ne peut servir à l’orientation.
10.9. Plan juridique A, B et C
Plan A : adoption nationale complète après expérimentation et validation.
Plan B : déploiement par territoires volontaires, contrats d’objectifs et dispositifs existants lorsque certaines dispositions législatives sont retardées.
Plan C : maintien des objectifs par réaffectation budgétaire, conventions, règlements, circulaires et renforcement des droits existants lorsqu’une mesure est censurée ou incompatible.
Aucune décision juridictionnelle ne doit être contournée.
La mesure est corrigée, pas maquillée.
1211. MOYENS, MÉTIERS ET CERTIFICATION PROFESSIONNELLE COMMUNEp. 58+
La réforme éducative LPE ne peut pas reposer sur la seule bonne volonté des enseignants. Elle exige une organisation complète des métiers qui entourent l’enfant, protègent la classe, repèrent les difficultés et garantissent l’exécution des droits.
L’enseignant reste le cœur pédagogique de l’école.
Mais il ne doit plus être utilisé comme remplaçant permanent du médecin, du psychologue, de l’éducateur spécialisé, de l’assistant social, du technicien numérique, du personnel administratif ou de l’autorité chargée de la sécurité.
Chaque métier doit retrouver une mission claire.
Chaque établissement doit savoir à qui s’adresser.
Chaque professionnel doit connaître les limites de sa responsabilité.
11.1. Priorité aux métiers qui rendent l’apprentissage possible
L’ordre d’urgence opérationnelle est le suivant :
la santé scolaire ;
la maîtrise des fondamentaux ;
l’exécution des droits liés au handicap ;
la disponibilité des enseignants ;
la qualité des bâtiments.
Cet ordre ne diminue pas l’importance des enseignants.
Il reconnaît qu’un enfant qui ne voit pas correctement, n’entend pas, dort mal, souffre d’un trouble non repéré, attend un AESH ou vit une détresse psychologique ne peut pas profiter pleinement de l’enseignement reçu.
Le ministère doit donc reconstruire simultanément les capacités pédagogiques et les capacités qui rendent la pédagogie possible.
Les métiers prioritaires sont :
enseignants ;
AESH ;
infirmiers scolaires ;
médecins scolaires ;
psychologues ;
orthophonistes partenaires ;
éducateurs spécialisés ;
enseignants spécialisés ;
personnels de remplacement ;
assistants d’éducation ;
conseillers d’orientation ;
médiateurs ;
ATSEM ;
techniciens numériques ;
agents de maintenance ;
personnels de restauration ;
chauffeurs et accompagnateurs adaptés.
11.2. Revalorisation du métier enseignant
LPE fixe comme objectif politique une rémunération de début de carrière autour de deux fois le SMIC net.
Cette progression doit être planifiée, financée et intégrée à la programmation générale du ministère.
Elle ne doit pas être compensée par une dégradation du statut, une hausse irréaliste de la charge de travail ou une rémunération conditionnée aux notes brutes des élèves.
La revalorisation porte prioritairement sur :
le début de carrière ;
le milieu de carrière ;
les disciplines en tension ;
les territoires difficiles ;
les responsabilités particulières ;
la formation continue ;
le tutorat ;
la stabilité dans les établissements ayant besoin de continuité.
Cette rémunération renforcée reconnaît une responsabilité majeure.
L’enseignant ne transmet pas seulement un contenu.
Il participe à la construction intellectuelle, morale, civique et humaine d’une génération.
11.3. Certification professionnelle nationale commune
Tout enseignant entrant dans le système éducatif LPE doit valider une certification professionnelle nationale commune.
Cette certification ne constitue ni une carte de parti, ni une loyauté politique, ni une adhésion à un gouvernement.
Elle garantit la maîtrise de la cohérence éducative nationale.
Elle porte sur :
les objectifs de chaque cycle ;
l’enchaînement du cursus ;
les fondamentaux ;
la progression attendue ;
la gestion de classe ;
la protection de l’enfant ;
le handicap ;
la différenciation ;
la relation avec les familles ;
le repérage des difficultés ;
la discipline ;
la continuité entre les niveaux ;
la préparation à la vie adulte ;
la place du numérique et de l’IA ;
les limites de responsabilité de chaque professionnel.
Un enseignant doit comprendre ce que l’enfant a appris avant d’entrer dans sa classe, ce qu’il doit construire pendant l’année et ce qui lui sera demandé ensuite.
Cette vision d’ensemble empêche les ruptures silencieuses.
Elle permet à tous les enseignants de travailler dans la même direction sans enseigner de manière identique.
11.4. Validation des enseignants déjà en poste
Les enseignants déjà titulaires ne repassent pas leur concours.
Ils bénéficient d’un parcours de validation progressive de la nouvelle matrice éducative.
Ce parcours comprend :
formation ;
mise en situation ;
échanges entre pairs ;
validation des connaissances communes ;
accompagnement en cas de difficulté.
L’objectif n’est pas de sanctionner des professionnels expérimentés.
Il est de garantir que toute l’Éducation nationale partage la même architecture, les mêmes objectifs et les mêmes mécanismes de continuité.
Lorsque des difficultés persistent, l’enseignant bénéficie d’un accompagnement renforcé avant toute mesure professionnelle.
11.5. Formation initiale
La formation initiale doit articuler :
maîtrise disciplinaire ;
pédagogie ;
stages longs ;
gestion de classe ;
handicap ;
santé scolaire ;
relation avec les familles ;
protection juridique ;
numérique ;
évaluation ;
travail en équipe.
Un futur enseignant ne doit pas découvrir seul la réalité d’une classe difficile au moment de sa première affectation.
Les premières années comprennent :
un tuteur ;
une charge progressive ;
du temps de préparation ;
des observations de classe ;
une formation continue ;
un accès rapide à une aide en cas de crise.
11.6. Formation continue
La formation continue devient un droit et une obligation professionnelle.
Elle se déroule sur un temps réellement protégé.
Le remplacement doit être organisé.
La formation doit répondre à un besoin pédagogique, disciplinaire, juridique ou humain identifiable.
Aucun enseignant ne doit être envoyé dans une formation uniquement pour remplir un indicateur administratif.
Chaque formation doit être évaluée selon :
son utilité ;
son application réelle ;
la satisfaction des participants ;
les effets observés ;
la possibilité de la corriger ou de l’abandonner.
11.7. Santé scolaire : première reconstruction opérationnelle
La santé scolaire doit être reconstruite rapidement sans attendre la disponibilité immédiate de milliers de médecins salariés supplémentaires.
La première phase repose sur des équipes territoriales mixtes comprenant :
professionnels salariés ;
médecins conventionnés ;
infirmiers ;
psychologues ;
équipes mobiles ;
permanences territoriales ;
partenariats avec la médecine de ville.
La deuxième phase installe un infirmier référent accessible dans chaque établissement ou groupe d’établissements très proches.
Les médecins scolaires restent mutualisés à l’échelle du bassin lorsque les effectifs disponibles ne permettent pas une présence permanente.
La troisième phase augmente progressivement les recrutements publics afin de réduire la dépendance aux conventions temporaires.
La priorité porte sur :
le langage ;
la vision ;
l’audition ;
le sommeil ;
la nutrition ;
la santé mentale ;
les troubles neurodéveloppementaux ;
les addictions ;
les violences ;
les idées suicidaires ;
les besoins liés au handicap.
L’école repère.
Le professionnel compétent évalue.
Le soin reste médical.
11.8. AESH : organisation départementale et droits nationaux
Les AESH sont organisés principalement à l’échelle départementale afin de rester proches des familles, des établissements et des services du handicap.
Le département coordonne :
les besoins ;
les affectations ;
les remplacements ;
les spécialisations ;
la continuité entre établissements ;
le dialogue avec les familles.
L’État garantit :
le statut ;
la rémunération minimale ;
la formation ;
les droits professionnels ;
les ratios de prise en charge ;
les possibilités d’évolution ;
l’égalité entre territoires.
L’organisation départementale ne doit pas créer cent niveaux différents de dignité professionnelle.
Un AESH doit pouvoir accéder à :
un temps complet ;
une formation initiale ;
une spécialisation ;
une évolution de carrière ;
un remplacement organisé ;
une protection juridique ;
une coordination régulière avec les enseignants.
11.9. Éducateurs spécialisés et équipes mobiles
Chaque bassin éducatif doit disposer d’une équipe mobile capable d’intervenir lorsque la classe, l’établissement ou la famille ne peuvent plus gérer seuls une situation complexe.
Cette équipe peut associer :
éducateur spécialisé ;
psychologue ;
infirmier ;
référent handicap ;
personnel de direction ;
assistant social ;
référent sécurité lorsque les faits l’exigent.
Elle intervient pour :
crises répétées ;
violences ;
ruptures de scolarité ;
comportements mettant la classe en danger ;
situations familiales graves ;
risques de décrochage ;
retours après exclusion ou hospitalisation.
Elle ne devient pas une structure de déplacement automatique des élèves difficiles.
Elle aide à comprendre, protéger, réguler et construire une solution.
11.10. Unités de régulation
Les unités de régulation accueillent temporairement les élèves dont la présence immédiate en classe ordinaire est devenue incompatible avec la sécurité ou le fonctionnement collectif.
Elles associent enseignement, régulation, évaluation, soutien éducatif et préparation du retour.
Elles sont soumises à quatre règles :
durée limitée ;
réévaluation régulière ;
maintien du lien avec l’établissement d’origine ;
plan de retour ou d’orientation adapté.
Aucune unité ne doit devenir une voie permanente de relégation.
Chaque enfant doit recevoir une nouvelle chance réelle.
L’objectif n’est pas de déplacer le problème.
Il est de permettre à l’élève de revenir dans un cadre où il pourra réussir sans empêcher les autres d’apprendre.
11.11. Réserve éducative territoriale
Une réserve éducative volontaire peut mobiliser :
enseignants retraités ;
professionnels expérimentés ;
étudiants avancés ;
artisans ;
techniciens ;
anciens cadres ;
spécialistes des métiers.
Elle intervient pour :
tutorat ;
soutien ;
découverte professionnelle ;
crises temporaires ;
projets culturels ;
transmission de savoir-faire.
Cette réserve ne remplace jamais un poste permanent.
Elle ajoute une capacité.
Elle ne masque pas un sous-effectif.
11.12. Principe de non-substitution
Aucun bénévole, retraité, service civique, association, outil numérique ou intelligence artificielle ne peut remplacer durablement :
un enseignant ;
un AESH ;
un soignant ;
un psychologue ;
un éducateur spécialisé ;
un agent chargé d’une mission essentielle.
LPE accepte la coopération.
Elle refuse la substitution déguisée.
1312. PLAN DES 100 JOURSp. 66+
Les cent premiers jours doivent produire des décisions visibles, limitées et exécutables.
LPE ne lancera pas simultanément toutes les transformations du ministère.
Elle commencera par les urgences qui rendent la réforme crédible.
Première preuve : aucun élève plusieurs semaines sans enseignant
Dès les premières semaines, chaque académie identifie :
les classes sans enseignant ;
les absences longues ;
les disciplines en rupture ;
les territoires où le remplacement ne fonctionne plus.
Une cellule de remplacement immédiat est créée dans chaque académie.
Elle mobilise :
remplaçants disponibles ;
heures volontaires encadrées ;
personnels en disponibilité pouvant revenir ;
contractuels formés ;
réserve éducative uniquement en appui temporaire ;
solutions numériques provisoires uniquement lorsqu’aucune présence immédiate n’est possible.
L’objectif n’est pas de masquer le manque d’enseignants.
Il est d’éviter qu’une classe reste abandonnée pendant que le recrutement s’organise.
Deuxième preuve : protection immédiate des victimes de harcèlement
Chaque établissement applique une procédure nationale unique.
Le signalement crédible déclenche immédiatement :
la désignation d’un référent ;
une mesure de protection ;
le recueil des faits ;
l’information des familles ;
un calendrier de décision.
La victime ne doit plus attendre plusieurs semaines que les adultes s’accordent sur la qualification exacte.
La protection commence avant la conclusion définitive, sans préjuger de la culpabilité.
Troisième preuve : protection fonctionnelle automatique des personnels agressés
Lorsqu’un personnel signale une agression, une menace grave ou un harcèlement lié à ses fonctions, la protection fonctionnelle est engagée automatiquement à titre conservatoire.
Elle comprend :
information juridique ;
accompagnement ;
évaluation de sécurité ;
soutien psychologique ;
assistance dans les démarches.
Cette protection peut être adaptée après instruction.
Elle ne doit plus être refusée au commencement par réflexe administratif.
Quatrième preuve : plan de consolidation pour chaque difficulté fondamentale
Tout élève identifié comme fragile en lecture, écriture, compréhension, calcul ou raisonnement reçoit un plan de consolidation.
Ce plan précise :
la difficulté ;
les moyens ;
le responsable ;
le calendrier ;
la date de réévaluation ;
la coopération demandée à la famille.
Aucune évaluation nationale ne doit rester sans suite.
Mesurer sans agir constitue un gaspillage administratif et humain.
Cinquième preuve : référent pour chaque jeune sans solution
Tout jeune de 16 à 21 ans sans étude, formation, emploi ou parcours structuré reçoit un référent unique.
Le référent coordonne :
bilan ;
orientation ;
formation ;
apprentissage ;
santé ;
handicap ;
mobilité ;
hébergement ;
accompagnement social.
Le jeune ne doit plus être envoyé d’un guichet à un autre sans responsable identifiable.
Jours 1 à 15 — Commandement et vérité initiale
Le ministre publie la doctrine nationale :
fondamentaux ;
protection des classes ;
continuité jusqu’à 21 ans ;
valorisation des enseignants ;
stabilité ;
preuve permanente.
Un tableau initial recense :
postes vacants ;
absences longues ;
élèves sans accompagnement ;
délais de santé scolaire ;
situations graves de harcèlement ;
bâtiments dangereux ;
jeunes sans solution.
Les données sont publiées avec leurs limites.
Jours 15 à 30 — Audit budgétaire et opérationnel
Chaque grande dépense éducative est classée selon son utilité :
indispensable ;
utile ;
à corriger ;
à arrêter ;
à évaluer.
L’audit porte notamment sur :
prestations de conseil ;
outils numériques ;
formations privées ;
équipements sous-utilisés ;
structures en doublon ;
coûts administratifs ;
marchés captifs ;
programmes sans résultat démontré.
L’objectif n’est pas de réaliser des économies symboliques.
Il est de libérer les moyens avant toute nouvelle dépense.
Jours 30 à 45 — Santé scolaire
Les conventions territoriales sont lancées avec :
médecins ;
infirmiers ;
psychologues ;
orthophonistes ;
maisons de santé ;
hôpitaux ;
collectivités.
Les bassins les plus fragiles sont prioritaires.
Une carte publique indique :
les professionnels disponibles ;
les délais ;
les permanences ;
les équipes mobiles ;
les besoins non couverts.
Jours 45 à 60 — Certification nationale commune
Le référentiel de certification professionnelle est publié.
Il est élaboré avec :
enseignants ;
formateurs ;
chercheurs ;
spécialistes du handicap ;
professionnels de santé ;
représentants des familles ;
collectivités.
Le référentiel ne comporte aucune doctrine partisane.
Il porte sur la cohérence du cursus, la pédagogie, la protection, la continuité et la responsabilité professionnelle.
Jours 60 à 75 — Loi-cadre
Le Gouvernement dépose la loi de programmation éducative.
Elle organise :
les cinq preuves prioritaires ;
la certification professionnelle ;
la santé scolaire ;
la continuité 0-21 ans ;
la protection des personnels ;
les unités de régulation ;
les mécanismes de substitution territoriale ;
la transparence budgétaire ;
la stabilité des réformes.
Jours 75 à 100 — Premiers territoires d’exécution
Les premiers bassins pilotes sont choisis selon leur diversité :
métropole ;
quartier populaire ;
ville moyenne ;
territoire rural ;
territoire ultramarin ;
bassin industriel ;
territoire agricole ;
zone insulaire ou montagnarde.
Ils expérimentent :
équipes de santé mixtes ;
unités de régulation ;
référents 16-21 ans ;
banque de stages ;
uniforme ;
3J/3J ;
coordination territoriale.
L’uniforme et le 3J/3J ne ralentissent jamais les cinq urgences principales.
1413. EXÉCUTION ANNÉE 1 À 5 ET HORIZON 10 ANSp. 71+
LPE assume un seul scénario politique.
Il n’existe pas un programme minimal présenté aux Français et un programme réel réservé aux experts.
Le calendrier peut être adapté selon les capacités humaines et financières, mais la direction reste unique.
La réussite suit un ordre clair :
fondamentaux ;
protection des classes ;
continuité 0-21 ans.
Année 1 — Protéger, remplacer, repérer
La première année rétablit l’exécution immédiate.
Les priorités sont :
remplacement ;
harcèlement ;
protection des personnels ;
plans de consolidation ;
référents des jeunes sans solution ;
équipes de santé territoriales ;
audit des AESH ;
audit des bâtiments ;
audit budgétaire ;
certification commune.
Les premières unités de régulation ouvrent dans les bassins où les besoins sont démontrés.
Les expérimentations d’uniforme et de 3J/3J sont lancées dans des territoires représentatifs.
Aucune généralisation n’est décidée avant les premiers résultats.
Année 2 — Revaloriser et reconstruire les capacités
La deuxième année engage la montée en puissance de la rémunération enseignante, avec priorité au début et au milieu de carrière.
Le parcours vers environ deux fois le SMIC net en début de carrière est inscrit dans la programmation.
La santé scolaire est renforcée par :
équipes mobiles ;
conventions ;
infirmiers référents ;
médecins mutualisés ;
recrutements publics progressifs.
Les AESH entrent dans la nouvelle organisation départementale.
Les délais de remplacement et d’accompagnement sont publiés.
Les premières générations d’enseignants valident la certification commune.
Année 3 — Généraliser la continuité
La troisième année étend :
plans de consolidation ;
référents 16-21 ans ;
banques de stages ;
unités de régulation ;
orientation humaine ;
accompagnement des familles ;
réseaux de santé scolaire.
Les filières professionnelles sont auditées.
Les équipements obsolètes sont remplacés dans les secteurs prioritaires.
Les formations sans débouchés suffisants ou sans qualité réelle sont corrigées, transformées ou arrêtées.
Année 4 — Étendre les mesures validées
Les mesures ayant démontré leur utilité sont étendues.
Cela peut concerner :
uniforme ;
organisation 3J/3J ;
réduction ciblée des effectifs ;
nouvelles formes de soutien ;
dispositifs de santé ;
nouvelles filières professionnelles ;
internats territoriaux ;
outils numériques souverains.
Les mesures qui produisent des effets négatifs sont corrigées.
LPE lutte contre l’échec des mesures en identifiant précisément ce qui ne fonctionne pas.
Elle conserve l’objectif lorsque l’objectif reste juste.
Elle modifie l’outil lorsque l’outil échoue.
Année 5 — Installer la cohérence nationale
À la fin du mandat, chaque territoire doit disposer :
d’un dispositif de remplacement ;
d’une équipe de santé accessible ;
d’une organisation des AESH ;
d’une unité de régulation ou d’une solution équivalente ;
d’une banque de stages ;
d’un référent pour les jeunes sans solution ;
d’un tableau de bord public ;
d’un protocole de harcèlement exécuté ;
d’une chaîne claire de responsabilité.
La certification commune doit être devenue la référence professionnelle nationale.
La revalorisation enseignante doit être engagée de manière irréversible.
Les premiers enfants nés pendant le mandat entrent progressivement dans la génération préparée pour le futur uniforme national.
Horizon 10 ans
À dix ans, la France doit disposer d’une véritable équipe éducative nationale cohérente.
Les enseignants doivent partager :
les mêmes objectifs ;
la connaissance complète du cursus ;
les mêmes mécanismes de continuité ;
les mêmes règles de protection ;
les mêmes exigences fondamentales.
Les territoires doivent conserver leurs adaptations sans produire des niveaux de droit différents.
Les enfants doivent bénéficier d’une continuité réelle entre :
petite enfance ;
maternelle ;
primaire ;
collège ;
lycée ;
formation ;
vie adulte.
Le résultat attendu n’est pas une génération uniforme.
C’est une génération dont chaque membre possède une base commune suffisamment forte pour développer librement ses propres talents.
1514. PREUVE PERMANENTE, FINANCEMENT, RISQUES ET CONTRÔLEp. 74+
La réforme éducative LPE doit démontrer qu’elle peut être financée, exécutée et corrigée.
La qualité d’une doctrine ne dispense jamais de compter.
L’éducation est trop importante pour être financée par des promesses floues, des économies imaginaires ou une dette présentée comme indolore.
LPE retient un seul scénario politique.
Chaque mesure entre dans le calendrier lorsqu’elle dispose :
du financement ;
des personnels ;
des locaux ;
du droit nécessaire ;
d’un mécanisme de contrôle.
14.1. Principe budgétaire
Aucune dépense existante n’est automatiquement conservée.
Aucune dépense nouvelle n’est automatiquement légitime.
Chaque euro doit démontrer son utilité.
La baisse du nombre d’élèves ne crée ni une obligation de supprimer les moyens, ni un droit automatique à les conserver.
Les moyens sont réaffectés lorsque leur utilité est supérieure ailleurs.
Ils sont supprimés lorsqu’ils ne répondent plus à un besoin.
LPE refuse le gaspillage au nom de l’éducation.
Elle refuse également l’économie aveugle qui détruit une capacité utile.
14.2. Ordre national de financement
Le financement suit l’ordre suivant :
santé scolaire ;
fondamentaux ;
AESH ;
revalorisation et disponibilité des enseignants ;
bâtiments ;
orientation et continuité jusqu’à 21 ans ;
voie professionnelle ;
numérique souverain ;
uniforme ;
expérimentations du 3J/3J.
Cet ordre ne signifie pas que les dernières mesures sont facultatives.
Il détermine leur calendrier d’exécution.
Aucune expérimentation ne doit retarder le recrutement d’un infirmier, l’accompagnement d’un enfant handicapé ou le remplacement d’un enseignant absent.
14.3. Sources de financement
Le financement repose sur plusieurs leviers combinés :
redéploiement des crédits issus de la baisse démographique lorsque l’utilité est démontrée ;
suppression des doublons ;
réduction des prestations de conseil ;
audit des logiciels et abonnements ;
fin des équipements inutilisés ;
renégociation des marchés captifs ;
mutualisation territoriale ;
réduction de certaines couches administratives ;
mobilisation du Fonds Productif souverain pour les investissements durables ;
programmation budgétaire nationale ;
contribution des collectivités selon leurs compétences ;
cofinancements européens lorsqu’ils renforcent la souveraineté et n’imposent pas de dépendance.
Les économies futures liées à la baisse du décrochage, du chômage, de la violence ou des troubles non pris en charge ne sont jamais comptabilisées comme recettes certaines.
Elles restent des bénéfices attendus à mesurer.
14.4. Revalorisation enseignante
L’objectif de deux fois le SMIC net en début de carrière exige une trajectoire précise.
Le coût brut doit intégrer :
traitement ;
cotisations ;
progression de carrière ;
effets sur les autres échelons ;
primes existantes ;
retraites ;
besoins de recrutement.
La revalorisation est financée par une programmation pluriannuelle.
Elle ne repose pas exclusivement sur des primes temporaires.
Elle ne peut pas être annulée chaque année par l’inflation ou par une stagnation des grilles.
14.5. Santé scolaire
La première phase mixte permet de reconstruire plus vite sans attendre la création complète d’un nouveau corps.
Le coût doit distinguer :
recrutements publics ;
conventions ;
équipes mobiles ;
locaux ;
matériel ;
coordination ;
système d’information ;
formation.
Les conventions ne doivent pas devenir plus coûteuses que des recrutements durables.
Elles constituent une réponse de transition, contrôlée et comparée.
14.6. AESH
Le coût réel de la professionnalisation doit inclure :
temps complet ;
formation ;
remplacements ;
spécialisations ;
encadrement ;
mobilité ;
évolution de carrière ;
outils adaptés.
LPE refuse de présenter comme une économie le maintien de personnels dans la précarité.
Un droit fondé sur un métier appauvri devient un droit fragile.
14.7. Contrôle public
Chaque grande dépense publie :
son coût initial ;
son coût annuel ;
son nombre de bénéficiaires ;
son objectif ;
son résultat ;
ses écarts ;
ses corrections ;
ses fournisseurs ;
ses conflits d’intérêts éventuels.
Les contrats liés à l’uniforme, au numérique, aux formations, aux bâtiments et aux équipements professionnels sont rendus publics dans les limites prévues par la loi.
14.8. Risque de surpromesse
Le ministère peut vouloir aller plus vite que les recrutements, les formations et les capacités immobilières.
Le garde-fou est simple :
aucune généralisation sans capacité réelle.
Le Gouvernement doit expliquer publiquement lorsqu’une étape est retardée.
Il ne doit ni dissimuler, ni maquiller le retard.
14.9. Risque de centralisation doctrinale
La certification commune peut être accusée d’uniformiser les enseignants ou de créer une loyauté politique.
Le garde-fou repose sur :
référentiel professionnel public ;
absence de contenu partisan ;
participation des enseignants ;
contrôle indépendant ;
liberté pédagogique ;
recours ;
révision régulière.
La doctrine porte sur la cohérence éducative.
Elle ne porte pas sur les opinions.
14.10. Risque de relégation dans les unités de régulation
Une structure temporaire peut devenir une voie d’exclusion permanente.
Les garde-fous sont :
durée limitée ;
réévaluation ;
objectif écrit ;
maintien du lien avec la classe ;
contrôle départemental ;
publication anonymisée des durées ;
recours de la famille ;
plan de retour.
14.11. Risque de retrait insuffisant en cas de violence
La volonté de donner une chance à chaque enfant ne doit jamais mettre en danger les autres.
Le retrait immédiat est obligatoire lorsque la sécurité l’exige.
La protection de la victime et de la classe précède le projet de réintégration.
La seconde chance n’est pas l’impunité.
Elle est une reconstruction après protection, qualification et réponse.
14.12. Risque de déplacement présidentiel transformé en spectacle
L’intervention du ministre ou du Président peut devenir une opération de communication.
Le déplacement ne doit intervenir que pour :
blocage grave ;
droit durablement inexécuté ;
conflit de compétences majeur ;
situation révélant une défaillance nationale.
Il s’accompagne :
d’une décision ;
d’un responsable ;
d’un financement ;
d’un calendrier ;
d’un contrôle.
La présence politique doit résoudre.
Elle ne doit pas seulement commenter.
14.13. Tableau de preuve
Le ministère suit en priorité :
durée des absences non remplacées ;
nombre de plans de consolidation ;
délais de protection des victimes ;
délais de protection fonctionnelle ;
nombre de jeunes sans référent ;
délais de santé scolaire ;
temps d’accompagnement AESH exécuté ;
durée des unités de régulation ;
retours réussis en classe ;
progression des fondamentaux ;
recrutement et rémunération des enseignants ;
coût réel des expérimentations.
14.14. Droit de correction
Toute mesure peut être :
maintenue ;
corrigée ;
ralentie ;
étendue ;
suspendue ;
arrêtée.
Le 3J/3J et l’uniforme restent des objectifs importants du mandat.
Mais leurs formes concrètes doivent être améliorées à partir des résultats.
LPE ne confond jamais fidélité à un objectif et obstination dans un outil défaillant.
La doctrine tient.
Les mécanismes se corrigent.
1615. DONNÉESp. 80+
Le futur fichier education_data.csv devient la base statistique du ministère.
Il ne doit pas mélanger les faits, les calculs, les objectifs politiques et les projections.
Chaque donnée comporte :
une source ;
une année ;
un champ géographique ;
une définition ;
une méthode ;
un statut ;
une date de mise à jour ;
une limite d’interprétation.
15.1. Données officielles brutes
Elles comprennent notamment :
effectifs par âge, niveau, sexe, territoire et secteur ;
nombre d’écoles, collèges, lycées, CFA et établissements supérieurs ;
taille des classes ;
résultats aux évaluations ;
taux de réussite ;
retards scolaires ;
orientation ;
apprentissage ;
handicap ;
allophonie ;
absentéisme ;
violences ;
harcèlement ;
bien-être ;
personnels ;
postes vacants ;
remplacements ;
salaires ;
formation continue ;
dépenses ;
bourses ;
insertion ;
Outre-mer.
Les publications L’état de l’École 2025 et Repères et références statistiques 2025 constituent les sources nationales centrales, tandis que L’Europe de l’éducation en chiffres 2024 permet de situer la France parmi les systèmes européens.
15.2. Données calculées
Le ministère calcule notamment :
le coût réel par classe ;
le coût du non-remplacement ;
le besoin en enseignants, AESH et professionnels de santé ;
le temps moyen de transport scolaire ;
la distance vers une option ou une formation ;
le coût complet d’un internat ;
le coût du décrochage ;
le besoin en équipements professionnels ;
la progression par élève et par établissement ;
le coût d’usage des plateformes numériques ;
le coût de maintenance des bâtiments.
Chaque calcul publie sa formule et ses hypothèses.
15.3. Projections programmatiques
Elles portent notamment sur :
la trajectoire démographique ;
le nombre de classes pouvant être maintenues ou réduites ;
les recrutements ;
les besoins territoriaux ;
le déploiement de la santé scolaire ;
la professionnalisation des AESH ;
la rénovation immobilière ;
les formations professionnelles ;
la continuité 18-21 ans ;
les coûts annuels de la réforme.
Ces projections ne sont jamais présentées comme des résultats acquis.
15.4. Données sensibles
Les données individuelles relatives à :
la santé ;
le handicap ;
les difficultés familiales ;
les sanctions ;
les violences ;
les orientations ;
les signalements ;
restent strictement protégées.
Elles ne peuvent jamais être utilisées à des fins commerciales, publicitaires, assurantielles, bancaires, policières générales ou de profilage politique.
15.5. Données manquantes
Le ministère doit reconnaître ce qu’il ne sait pas encore mesurer correctement.
Les lacunes principales concernent souvent :
la qualité réelle des stages ;
le temps administratif des enseignants ;
le nombre d’élèves sans accompagnement effectif ;
les délais réels de soin ;
la durée des absences non remplacées ;
la qualité des formations privées ;
l’usage réel des équipements ;
la continuité entre 18 et 21 ans ;
la progression individuelle hors évaluations standardisées.
Ces données font l’objet d’enquêtes spécifiques et limitées.
15.6. Mentions obligatoires
Tout chiffre du programme porte l’une des qualifications suivantes :
OFFICIELLE_BRUTE
CALCULÉE
PROJECTION_PROGRAMME
HYPOTHÈSE À TESTER
ORDRE DE GRANDEUR À VÉRIFIER
SOURCE OFFICIELLE À ACTUALISER
Cette discipline s’applique également aux discours, aux pages publiques, aux simulateurs et aux supports de campagne.
1716. COORDINATIONp. 84+
L’éducation constitue la matrice commune de tous les ministères.
Elle ne peut cependant absorber leurs responsabilités.
Chaque coordination doit préciser le chef de file, la contribution attendue et le délai d’intervention.
Avec le Budget n°1
Le Budget finance la programmation pluriannuelle, contrôle les marchés, distingue investissement et fonctionnement, et exige une preuve d’utilité.
L’Éducation publie le coût réel des réformes et ne comptabilise aucune économie future comme acquise.
Avec le Numérique n°2
Le Numérique garantit :
les outils souverains ;
la cybersécurité ;
l’identité numérique ;
l’hébergement des données ;
l’interopérabilité ;
la formation à l’IA ;
la protection des mineurs.
L’Éducation conserve la décision pédagogique.
Avec l’Intérieur n°3
L’Intérieur intervient pour :
la sécurité des abords ;
les intrusions ;
les menaces graves ;
les trafics ;
les crises ;
les transports ;
la protection des établissements.
La police ne gère jamais la discipline ordinaire.
Avec la Justice n°4
La Justice traite :
les violences graves ;
les atteintes sexuelles ;
le harcèlement constitutif d’infraction ;
les menaces ;
les discriminations ;
les atteintes aux personnels ;
les abus de stages ;
les fraudes.
L’école conserve la réponse éducative et disciplinaire.
Avec l’Armée n°5
L’Armée contribue à :
la connaissance de la défense ;
la préparation aux crises ;
les formations techniques ;
la réserve ;
les parcours volontaires ;
les découvertes de métiers.
L’école ne devient pas un outil de militarisation idéologique.
Avec les Affaires étrangères n°6
La coordination porte sur :
la francophonie ;
les mobilités ;
les échanges scolaires ;
les établissements français à l’étranger ;
la reconnaissance des diplômes ;
l’accueil des élèves déplacés.
Avec les Mobilités n°7
Les Mobilités garantissent :
transport scolaire ;
accès aux stages ;
internats ;
déplacements culturels ;
accessibilité ;
continuité dans les territoires ruraux et ultramarins.
Une formation inaccessible par le transport n’est pas une formation réellement offerte.
Avec la Santé n°9
La Santé assure :
prévention ;
dépistage ;
orientation ;
santé mentale ;
soins ;
addictions ;
nutrition ;
sommeil ;
santé sexuelle ;
urgences.
L’Éducation repère et transmet, sans se substituer au soin.
Avec le Travail n°10
La coordination porte sur :
orientation ;
stages ;
apprentissage ;
métiers ;
formation jusqu’à 21 ans ;
insertion ;
reconversion ;
IA et productivité ;
socle de vie professionnelle.
Avec la Natalité n°11
La Natalité pilote :
bouclier parental ;
0-3 ans ;
Maisons de l’enfance ;
assistantes maternelles ;
prévention précoce ;
responsabilité parentale.
L’Éducation prépare la transition vers l’école maternelle.
Avec le Handicap n°12
Le Handicap garantit :
droits ;
AESH ;
accessibilité ;
matériel adapté ;
transport ;
solutions spécialisées ;
soutien aux familles ;
continuité des parcours.
L’Éducation garantit l’apprentissage réel.
Avec la Retraite n°13
La Retraite organise :
mentorat ;
anciens transmetteurs ;
Campus des anciens ;
passage de savoir-faire ;
mobilisation volontaire des retraités.
Aucun retraité ne remplace un poste permanent.
Avec la Culture n°14
La Culture garantit :
accès aux œuvres ;
création ;
information ;
patrimoine culturel ;
protection de l’attention ;
pluralisme ;
industries créatives.
L’Éducation organise la transmission scolaire.
Avec l’Industrie n°15
L’Industrie participe à :
équipements ;
filières techniques ;
stages ;
apprentissage ;
visites ;
besoins de compétences ;
formation des enseignants professionnels.
Avec le Logement n°16
Le Logement agit sur :
logement des enseignants ;
internats ;
stabilité résidentielle des familles ;
bâtiments scolaires ;
logements étudiants ;
proximité des établissements.
Avec l’Agriculture n°17
L’Agriculture contribue à :
enseignement agricole ;
alimentation ;
cantines ;
fermes pédagogiques ;
métiers ;
sols ;
transformation ;
nutrition.
Avec le Commerce n°18
Le Commerce participe aux stages, à l’apprentissage, à la découverte des PME, à la gestion, au droit du consommateur et à l’entrepreneuriat.
Avec l’Écologie n°19
L’Écologie intervient sur :
qualité de l’air ;
bâtiments ;
déchets ;
réparation ;
réemploi ;
biodiversité ;
éducation au vivant ;
chantiers pratiques.
Avec le Patrimoine n°20
Le Patrimoine organise :
découverte des régions ;
routes patrimoniales ;
bases d’accueil ;
métiers d’art ;
bâtiments anciens ;
transmission locale.
Avec la Mer n°21
La Mer développe :
écoles maritimes ;
métiers portuaires ;
pêche ;
aquaculture ;
algues ;
industrie navale ;
formation ultramarine ;
connaissance des ZEE.
1817. DÉPENDANCESp. 90+
La réussite du ministère n°8 dépend de plusieurs conditions extérieures.
Elle dépend d’abord de la natalité.
Une forte baisse des naissances transforme la carte scolaire, tandis qu’une relance future impose d’éviter des fermetures irréversibles trop rapides.
Elle dépend ensuite du logement.
Un enseignant ne reste pas durablement dans un territoire où il ne peut pas se loger.
Un enfant ne peut pas apprendre correctement dans un foyer instable, surpeuplé ou éloigné.
Elle dépend du transport.
Une option, un stage ou un lycée n’existent pas réellement pour un jeune qui ne peut pas s’y rendre.
Elle dépend de la santé.
Les troubles non soignés deviennent des obstacles éducatifs.
Elle dépend du handicap.
Une notification sans personnel n’est pas un droit exécuté.
Elle dépend du travail.
L’orientation n’a de sens que si les métiers, les formations et les entreprises dialoguent.
Elle dépend enfin de la stabilité politique.
Une réforme éducative ne produit pas tous ses effets en quelques mois.
17.1. Condition humaine
Il faut recruter, former, protéger et retenir les personnels.
Sans enseignants, AESH, soignants, psychologues, techniciens, tuteurs et agents d’entretien, la réforme reste une architecture de papier.
17.2. Condition immobilière
Les classes réduites exigent des salles.
La voie professionnelle exige des ateliers.
La santé scolaire exige des espaces confidentiels.
L’inclusion exige l’accessibilité.
La chaleur, l’humidité, l’air dégradé et les sanitaires défectueux peuvent annuler une partie du travail pédagogique.
17.3. Condition budgétaire
Le ministère doit disposer d’une programmation pluriannuelle.
Les recrutements, les formations et la rénovation ne peuvent pas être financés par des crédits exceptionnels incertains.
17.4. Condition numérique
Les outils doivent fonctionner, être maintenus, sécurisés et accessibles.
Une plateforme souveraine inutilisable ne vaut pas mieux qu’une plateforme étrangère efficace.
La souveraineté doit produire un service réel.
17.5. Condition territoriale
Les régions, départements et communes doivent recevoir :
des responsabilités claires ;
des financements ;
une ingénierie ;
des délais ;
une péréquation.
L’État ne peut imposer des obligations immobilières ou logistiques sans compensation crédible.
17.6. Condition familiale
Les parents doivent pouvoir participer.
Cela suppose :
du temps ;
des horaires compatibles ;
des traductions lorsque nécessaire ;
des moyens de contact variés ;
une absence d’humiliation ;
une réponse lorsqu’ils alertent.
17.7. Condition de stabilité
Les programmes, outils et procédures doivent rester suffisamment stables pour que les équipes puissent les maîtriser.
LPE instaure une période minimale de stabilité pour les réformes structurantes.
17.8. Condition de vérité
La réforme échoue si les statistiques deviennent un outil de communication.
Une difficulté cachée ne disparaît pas.
Elle change seulement de lieu et de coût.
1918. PUBLICS CONCERNÉSp. 92+
Le ministère n°8 concerne directement tous les enfants, tous les jeunes, toutes les familles et tous les personnels éducatifs.
Mais ses effets touchent également l’ensemble du pays.
Gagnants immédiats
Les premiers bénéficiaires sont :
les élèves en difficulté ;
les enfants dont les troubles sont repérés tardivement ;
les élèves handicapés ;
les victimes de harcèlement ;
les familles modestes ;
les enseignants débutants ;
les AESH ;
les établissements confrontés au non-remplacement ;
les jeunes sans stage ;
les territoires ruraux et ultramarins ;
les élèves orientés par défaut.
Gagnants à moyen terme
La réforme bénéficie ensuite :
aux entreprises qui trouvent des jeunes mieux formés ;
aux services publics ;
aux hôpitaux ;
à l’industrie ;
à l’agriculture ;
aux métiers du soin ;
à l’artisanat ;
aux collectivités ;
aux familles ;
aux systèmes de retraite et de protection sociale.
Un jeune mieux formé entre plus facilement dans l’emploi, se protège mieux, comprend davantage ses droits et peut plus facilement transmettre à son tour.
Gagnants à long terme
À long terme, les bénéficiaires sont :
la démocratie ;
la souveraineté ;
la productivité ;
la santé publique ;
la cohésion nationale ;
la culture ;
la recherche ;
la sécurité ;
la transmission.
Acteurs devant s’adapter
Doivent notamment s’adapter :
les organismes de formation financés sans preuve de résultat ;
les fournisseurs numériques captifs ;
les entreprises utilisant abusivement les stagiaires ;
les établissements dissimulant des violences ;
les administrations produisant des procédures inutiles ;
les acteurs pratiquant une orientation discriminatoire ;
les structures privées recevant des fonds publics sans transparence.
L’adaptation ne signifie pas leur disparition automatique.
Elle signifie l’obligation de démontrer leur utilité.
2019. ENNEMIS STRUCTURELSp. 94+
Le ministère n°8 ne désigne aucun groupe humain comme ennemi.
Il combat des mécanismes.
Le premier ennemi est l’abandon précoce.
Une difficulté repérée mais non traitée devient une trajectoire.
Le deuxième est le mensonge statistique.
Une inscription n’est pas une inclusion.
Un diplôme n’est pas toujours une maîtrise.
Une plateforme n’est pas un accompagnement.
Un budget n’est pas un résultat.
Le troisième est l’instabilité permanente.
Une école qui change sans cesse ne peut ni apprendre de ses erreurs, ni consolider ses réussites.
Le quatrième est la relégation.
Elle touche l’élève orienté sans choix, le territoire sans option, la filière sans équipement et le jeune sans réseau.
Le cinquième est la capture commerciale de l’attention.
L’enfant ne doit pas devenir un marché avant de devenir un citoyen.
Le sixième est la bureaucratie éducative sans utilité.
Une procédure qui ne protège, n’enseigne, ne soigne et n’oriente personne doit être supprimée.
Le septième est la violence minimisée.
Aucune réputation d’établissement ne vaut plus que la protection d’un enfant ou d’un personnel.
Le huitième est le mépris du travail manuel.
Une civilisation qui méprise ceux qui fabriquent, réparent, nourrissent, soignent et construisent prépare sa propre dépendance.
Le neuvième est la dépendance numérique.
La France ne peut transmettre sa jeunesse à des outils qu’elle ne maîtrise ni juridiquement, ni techniquement.
Le dixième est la reproduction silencieuse des inégalités.
Le système ne doit pas donner davantage à ceux qui savent déjà demander, contester, se déplacer et mobiliser leurs réseaux.
Le onzième est le renoncement aux fondamentaux.
Aucune modernité ne compense l’incapacité à lire, écrire, compter et raisonner.
Le douzième est la déresponsabilisation générale.
Lorsque chacun considère que la difficulté relève d’un autre, l’enfant reste seul au milieu des institutions.
La doctrine LPE tient donc en une phrase :
Aucune difficulté connue ne doit devenir un destin par abandon, lenteur, mensonge ou dilution des responsabilités.
2120. CONDITIONS DE VICTOIREp. 95+
La victoire éducative ne se résume pas à une hausse moyenne des résultats.
Elle doit être visible dans la vie quotidienne.
Le premier objectif est la maîtrise des fondamentaux.
Aucun enfant ne doit quitter l’école primaire sans que la Nation ait mobilisé toutes les réponses raisonnables pour lui permettre de lire, écrire, compter, comprendre et raisonner.
Le deuxième objectif est la protection des classes.
Aucun enseignant ne doit rester seul face à une situation qui empêche durablement l’enseignement.
Aucune victime ne doit être abandonnée.
Aucun élève en crise ne doit être simplement expulsé sans solution.
Le troisième objectif est la continuité jusqu’à 21 ans.
Aucun jeune ne doit disparaître entre l’école, la formation, la santé, le handicap, l’insertion et le travail.
20.1. Victoire sur les fondamentaux
La réussite est atteinte lorsque :
chaque difficulté déclenche un plan ;
chaque plan possède un responsable ;
chaque élève est réévalué ;
les écarts sociaux et territoriaux diminuent ;
le passage de classe ne masque plus une lacune.
20.2. Victoire sur la classe ingérable
La réussite est atteinte lorsque l’enseignant sait exactement :
qui appeler ;
qui intervient ;
dans quel délai ;
où l’élève est accueilli ;
comment la classe continue ;
comment le retour est préparé.
Une procédure qui existe uniquement sur papier ne constitue pas une victoire.
20.3. Victoire sur l’abandon institutionnel
La réussite est atteinte lorsque :
tout jeune sans solution possède un référent ;
toute notification de handicap reçoit une exécution ;
toute alerte sérieuse reçoit une réponse ;
toute famille comprend l’interlocuteur responsable ;
aucune institution ne peut renvoyer indéfiniment vers une autre.
20.4. Victoire professionnelle
Les enseignants doivent pouvoir dire :
je connais la direction éducative nationale ;
je maîtrise le cursus ;
je reste libre dans ma manière d’enseigner ;
je suis mieux rémunéré ;
je suis protégé ;
je ne suis plus seul ;
mes alertes sont suivies ;
les formations sont utiles.
20.5. Victoire de la santé scolaire
La réussite ne suppose pas immédiatement un médecin permanent dans chaque établissement.
Elle suppose que chaque enfant puisse accéder dans un délai raisonnable à :
un infirmier référent ;
une équipe territoriale ;
un dépistage ;
un psychologue ;
une orientation vers le soin.
20.6. Victoire de l’inclusion
L’inclusion est réussie lorsque l’enfant :
est réellement présent ;
progresse ;
dispose de l’accompagnement reconnu ;
ne détruit pas sa santé pour rester dans une structure inadaptée ;
peut rejoindre une solution différente lorsque cela sert mieux son intérêt.
20.7. Victoire territoriale
La victoire est atteinte lorsqu’un droit ne dépend plus de la volonté d’un échelon local.
Une collectivité peut adapter.
Elle ne peut pas bloquer durablement.
L’État doit pouvoir aider, financer, transférer ou se substituer.
20.8. Victoire de l’uniforme
L’uniforme réussit s’il :
réduit la pression des marques ;
reste abordable ;
respecte les saisons et les handicaps ;
soutient une filière productive utile ;
simplifie le cadre ;
ne crée pas un nouveau marché captif.
20.9. Victoire du 3J/3J
Le 3J/3J réussit s’il améliore simultanément :
les apprentissages ;
la fatigue ;
la disponibilité des parents ;
la continuité des activités ;
l’égalité ;
la santé ;
l’organisation du travail enseignant.
Les malfaits identifiés doivent être supprimés par correction.
Une forme précise peut être abandonnée sans renoncer à la recherche d’un meilleur rythme.
20.10. Formule de victoire
Former des adultes complets.
Des adultes capables de comprendre, travailler, créer, aimer, transmettre, respecter, protéger, décider et corriger.
2221. COÛT POLITIQUEp. 98+
Cette réforme exigera d’assumer des choix difficiles.
Elle coûtera politiquement parce qu’elle refuse les demi-mesures, les slogans faciles et les équilibres construits autour de l’inaction.
21.1. Revaloriser fortement les enseignants
Porter progressivement le début de carrière autour de deux fois le SMIC net provoquera des critiques sur le coût, l’équité avec les autres fonctionnaires et les contreparties.
LPE assume ce choix.
Elle devra aussi expliquer que la revalorisation accompagne :
certification commune ;
formation continue ;
évaluation professionnelle ;
coopération ;
responsabilité accrue.
La valorisation n’est ni un cadeau, ni une soumission.
Elle reconnaît un métier central et exigeant.
21.2. Imposer une cohérence nationale
Certains dénonceront une uniformisation pédagogique.
LPE devra tenir une ligne précise :
mêmes objectifs ;
mêmes étapes ;
mêmes droits ;
liberté des méthodes ;
absence d’idéologie partisane.
Cette distinction devra être défendue sans ambiguïté.
21.3. Se substituer aux collectivités
L’intervention de l’État en cas de blocage sera contestée au nom de la libre administration locale.
LPE devra démontrer que la substitution reste :
temporaire ;
proportionnée ;
motivée ;
liée à l’exécution d’un droit national ;
précédée d’une tentative d’aide et de contractualisation.
21.4. Réorganiser les AESH au niveau départemental
Cette décision rencontrera des objections sur le statut, le financement et le risque d’inégalités territoriales.
L’État devra garantir un cadre national suffisamment fort pour empêcher la fragmentation.
21.5. Créer des unités de régulation
Certains y verront des structures d’exclusion.
D’autres les jugeront trop protectrices envers les élèves violents.
LPE devra défendre leur double fonction :
protéger immédiatement la classe ;
reconstruire le parcours de l’enfant.
La sécurité passe d’abord.
La seconde chance vient ensuite.
21.6. Assumer l’uniforme
L’uniforme deviendra inévitablement un symbole médiatique.
LPE ne devra jamais laisser cette mesure résumer l’ensemble du ministère.
Il sera préparé pour les générations nées à partir du mandat, puis déployé progressivement.
Cette méthode permet de construire une filière, éviter l’improvisation et préserver la cohérence générationnelle.
21.7. Assumer le 3J/3J
Le 3J/3J sera attaqué comme irréaliste avant même son expérimentation.
LPE devra présenter honnêtement :
les hypothèses ;
les territoires pilotes ;
les risques ;
les résultats ;
les corrections.
Le Gouvernement ne devra pas annoncer une généralisation avant la preuve.
Mais il ne devra pas non plus abandonner la recherche au premier obstacle politique.
21.8. Arrêter des dépenses existantes
Toute suppression de dispositif, de prestation, de logiciel, de formation ou de structure rencontrera une résistance.
Les acteurs concernés invoqueront souvent l’éducation, l’innovation ou l’emploi.
LPE devra répondre par l’utilité réelle.
Un dispositif utile sera maintenu.
Un dispositif corrigible sera transformé.
Un dispositif inutile sera arrêté.
21.9. Déplacement du ministre ou du Président
Le déplacement personnel sur un blocage éducatif grave sera critiqué comme une présidentialisation excessive.
LPE assumera que le chef de l’État et le ministre puissent incarner la garantie nationale.
Mais chaque déplacement devra produire une résolution concrète.
Sans décision, il devient une communication inutile.
21.10. Refus de sanctuariser toutes les dépenses
Certains accuseront LPE de vouloir économiser sur l’éducation.
La réponse est claire :
LPE sanctuarise les droits et les objectifs.
Elle ne sanctuarise pas le gaspillage.
Chaque dépense doit démontrer qu’elle aide réellement à former, protéger, soigner, accompagner ou transmettre.
21.11. Première bataille politique
La première bataille ne portera ni sur l’uniforme, ni sur le 3J/3J.
Elle portera sur la capacité de l’État à obtenir rapidement cinq résultats :
remplacer les absences longues ;
protéger les victimes ;
protéger les personnels ;
consolider les fondamentaux ;
donner un référent aux jeunes sans solution.
Si ces cinq preuves apparaissent, le reste du programme deviendra crédible.
Si elles échouent, les plus belles transformations seront perçues comme un nouveau discours administratif.
Le coût politique de l’éducation est immense.
Mais le coût de l’abandon l’est davantage.
2322. IRRÉVERSIBILITÉp. 101+
Une réforme éducative devient irréversible lorsqu’elle ne dépend plus uniquement d’un texte ou d’un ministre.
Elle devient irréversible lorsque les familles, les élèves et les personnels en constatent directement les effets.
La première irréversibilité est humaine.
Lorsqu’un enfant apprend à lire, aucune alternance ne peut lui retirer cette maîtrise.
Lorsqu’un enseignant est mieux formé, cette compétence reste dans le pays.
Lorsqu’un jeune découvre un métier, un territoire ou une capacité qu’il ignorait, son horizon s’élargit durablement.
La deuxième irréversibilité est territoriale.
Une école rénovée, un internat ouvert, un atelier équipé, une Maison de l’enfance, un réseau de santé scolaire ou une banque de stages deviennent des capacités locales.
La troisième irréversibilité est professionnelle.
Lorsque les AESH disposent d’un statut, les enseignants d’une formation renforcée et les personnels de santé d’une présence territoriale, l’école ne peut plus revenir facilement à l’improvisation.
La quatrième irréversibilité est culturelle.
Lorsque les familles comprennent les objectifs, les niveaux de maîtrise et les voies possibles, elles n’acceptent plus les orientations opaques, les absences sans remplacement, les violences dissimulées ou les diplômes sans contenu.
La cinquième irréversibilité est numérique.
Lorsque la France possède ses outils, ses standards, ses données et ses compétences, elle dépend moins des changements commerciaux d’un fournisseur étranger.
La sixième irréversibilité est civique.
Lorsque les jeunes savent comment fonctionne une institution, comment vérifier une information, comment exercer un recours et comment participer à une décision, la démocratie devient plus difficile à manipuler.
Points de non-retour recherchés
Le système atteint ses premiers points de non-retour lorsque :
chaque difficulté fondamentale déclenche réellement un accompagnement ;
chaque bassin éducatif dispose d’une solution de santé scolaire et d’orientation ;
chaque jeune sans solution possède un référent ;
chaque stage public est traçable ;
chaque atteinte grave reçoit une suite ;
chaque outil numérique peut être remplacé sans perdre les données ;
chaque réforme nationale comporte une clause d’évaluation et de correction.
Ce qui ne doit jamais devenir irréversible
LPE refuse de rendre irréversibles :
un outil inefficace ;
une méthode non évaluée ;
un marché captif ;
une orientation erronée ;
une sanction injuste ;
un fichier abusif ;
une expérimentation devenue dogme.
La véritable irréversibilité n’est pas administrative.
Elle est humaine, territoriale et culturelle.
2423. PROFIL DU MINISTRE / COMMANDANTp. 102+
Le ministre de l’Éducation et de la Transmission civique doit comprendre que son ministère ne dirige pas seulement une administration.
Il agit sur plusieurs générations.
Il doit connaître :
l’école maternelle ;
le premier degré ;
le collège ;
le lycée ;
la voie professionnelle ;
l’apprentissage ;
l’enseignement supérieur ;
la santé scolaire ;
le handicap ;
les collectivités ;
le numérique ;
les métiers ;
la recherche ;
la famille ;
la protection de l’enfance ;
les réalités rurales et ultramarines.
Il ne doit être ni un simple gestionnaire budgétaire, ni un militant pédagogique, ni un communicant, ni le représentant d’une corporation particulière.
Sa qualité centrale est la capacité à hiérarchiser.
Il doit savoir distinguer :
ce qui est fondamental ;
ce qui est utile ;
ce qui est expérimental ;
ce qui est idéologique ;
ce qui relève réellement de son ministère ;
ce qui doit être confié à la Santé, au Handicap, à la Justice, au Travail ou aux collectivités.
Il doit être capable d’écouter un enseignant sans croire que toute demande professionnelle constitue une vérité générale.
Il doit écouter une famille sans transformer chaque désaccord en faute de l’établissement.
Il doit regarder les chiffres sans oublier ce qu’ils ne montrent pas.
Il doit défendre l’autorité sans protéger les abus d’autorité.
Il doit défendre les personnels sans nier les erreurs professionnelles.
Il doit protéger les enfants sans retirer systématiquement les parents de l’équation.
Il doit pouvoir entrer dans :
une école rurale ;
un collège REP+ ;
un lycée professionnel ;
un internat ;
une classe ULIS ;
un CFA ;
une université ;
un établissement ultramarin ;
un atelier industriel ;
une Maison de l’enfance.
Il doit comprendre qu’une réforme éducative sérieuse demande davantage de stabilité que de communication.
Équipe de commandement
Autour du ministre doivent être représentées les compétences suivantes :
pédagogie ;
statistique ;
santé ;
handicap ;
protection de l’enfance ;
formation professionnelle ;
numérique ;
droit ;
finances ;
immobilier ;
Outre-mer ;
collectivités ;
orientation ;
recherche.
Aucun cabinet ne doit être composé principalement de communicants et de profils administratifs éloignés durablement du terrain.
Incompatibilités de fonction
Le ministre et les principaux décideurs doivent déclarer leurs liens récents avec :
éditeurs ;
entreprises numériques ;
organismes privés de formation ;
groupes éducatifs ;
cabinets de conseil ;
prestataires de restauration ;
entreprises de transport ;
fournisseurs d’équipements.
Tout conflit d’intérêts entraîne un déport.
Phrase du ministre
Je ne suis pas le ministre des réformes scolaires. Je suis le ministre de ce que chaque enfant saura réellement faire de sa vie.
2524. TABLEAU DE BORD PUBLICp. 105+
Le tableau de bord éducatif doit être lisible par un citoyen ordinaire.
Il ne doit pas devenir un entrepôt statistique supplémentaire.
Il présente d’abord les résultats nationaux, puis permet une lecture territoriale.
Apprentissages
Le tableau publie :
maîtrise de la lecture ;
compréhension ;
écriture ;
mathématiques ;
raisonnement ;
histoire-géographie et civisme ;
langues ;
compétences numériques ;
progression entre les cycles ;
écarts sociaux et territoriaux.
Conditions d’enseignement
Il publie :
taille des classes ;
postes vacants ;
heures non remplacées ;
stabilité des équipes ;
temps de formation ;
ancienneté ;
accidents ;
agressions ;
protection fonctionnelle ;
satisfaction professionnelle.
Santé et handicap
Il publie :
médecins scolaires disponibles ;
infirmiers ;
psychologues ;
délais ;
dépistages réalisés ;
élèves handicapés ;
temps réel de scolarisation ;
heures d’AESH prévues et exécutées ;
ruptures de parcours ;
situations sans solution.
Climat scolaire
Il publie :
incidents graves ;
harcèlement ;
violences sexuelles ;
absentéisme ;
exclusions ;
délais de traitement ;
récidive ;
sentiment de sécurité ;
bien-être des élèves et des personnels.
Orientation et insertion
Il publie :
choix d’orientation ;
passerelles ;
stages proposés ;
stages réalisés ;
ruptures d’apprentissage ;
poursuites d’études ;
insertion ;
jeunes sans emploi, étude ou formation ;
solutions proposées jusqu’à 21 ans.
Territoires
Il publie :
temps de transport ;
accès aux options ;
internats ;
état des bâtiments ;
accessibilité ;
température et qualité de l’air lorsque les équipements le permettent ;
écarts entre Hexagone et Outre-mer ;
écarts entre rural, périurbain et urbain.
Budget
Il publie :
dépense par élève ;
répartition par niveau ;
dépense de personnel ;
immobilier ;
numérique ;
prestations privées ;
formation ;
santé scolaire ;
handicap ;
coût des dispositifs expérimentaux.
Règle de lecture
Chaque indicateur est accompagné de :
sa définition ;
sa source ;
son année ;
sa marge d’incertitude ;
son évolution ;
l’objectif poursuivi ;
l’action engagée.
Le citoyen doit pouvoir comprendre non seulement le chiffre, mais ce que le ministère en fait.
2625. RISQUES DE DÉRIVE ET GARDE-FOUSp. 108+
La réforme éducative LPE repose sur une ambition élevée, une doctrine nationale commune, une continuité de parcours et une capacité d’intervention renforcée de l’État.
Ces forces peuvent devenir des faiblesses si elles sont mal exécutées.
Une doctrine commune peut devenir une doctrine politique.
Une intervention nationale peut devenir une centralisation permanente.
Une protection de la classe peut devenir une exclusion rapide des élèves fragiles.
Une volonté de prévention peut devenir une surveillance des familles.
Une recherche de cohérence peut étouffer la liberté pédagogique.
Le ministère doit donc prévoir ses propres dérives avant qu’elles n’apparaissent.
Les garde-fous ne sont pas ajoutés après la réforme.
Ils font partie de la réforme.
25.1. Risque de politisation de la certification nationale
La certification professionnelle commune pourrait être détournée pour imposer aux enseignants une vision partisane, une fidélité au pouvoir ou une lecture politique de la société.
Garde-fous
Le référentiel porte exclusivement sur :
la maîtrise du cursus ;
les objectifs de chaque cycle ;
les fondamentaux ;
la gestion de classe ;
la protection de l’enfant ;
le handicap ;
la continuité éducative ;
la relation avec les familles ;
la discipline ;
les droits et devoirs professionnels.
Il ne peut contenir :
de consigne électorale ;
de doctrine partisane ;
d’obligation de soutien au Gouvernement ;
d’évaluation des opinions privées ;
de jugement sur les convictions personnelles licites.
Le référentiel est public.
Ses modifications sont motivées.
Elles sont examinées par une instance pluraliste comprenant notamment des enseignants, des formateurs, des chercheurs, des représentants des familles et des spécialistes du droit.
Tout enseignant peut contester une décision de validation devant une instance professionnelle indépendante, puis devant le juge compétent.
La cohérence nationale doit unir les pratiques autour de l’enfant.
Elle ne doit jamais soumettre les consciences.
25.2. Risque d’uniformisation pédagogique
La volonté de faire progresser tous les enfants dans une même direction pourrait conduire à imposer une méthode unique.
Garde-fous
L’État définit :
ce qui doit être maîtrisé ;
les étapes principales ;
les exigences ;
les droits ;
les modalités d’évaluation.
L’enseignant conserve la liberté de choisir :
ses explications ;
ses exercices ;
ses exemples ;
ses supports ;
ses organisations de groupe ;
ses adaptations ;
son rythme à l’intérieur du cycle.
Une méthode ne peut être imposée nationalement que si son utilité est suffisamment démontrée et si sa généralisation ne supprime pas les adaptations nécessaires.
La doctrine nationale fixe la destination.
Elle ne transforme pas chaque enseignant en exécutant mécanique.
25.3. Risque de centralisation excessive
L’État pourrait utiliser les blocages locaux pour reprendre durablement des compétences normalement territoriales.
Garde-fous
La substitution de l’État doit être :
précédée d’une mise en demeure ;
limitée à la mission bloquée ;
proportionnée à la gravité ;
temporaire ;
motivée publiquement ;
réévaluée régulièrement ;
levée lorsque le droit est de nouveau garanti.
L’État ne se substitue pas parce qu’il préfère une autre organisation locale.
Il intervient lorsqu’un droit national est durablement inexécuté malgré les aides, les financements et les délais.
Toute substitution comporte une date de révision et des conditions de retour à l’autorité territoriale compétente.
25.4. Risque de déplacement présidentiel spectacle
La présence personnelle du ministre ou du Président sur une crise éducative pourrait devenir un outil de communication, produire une pression excessive sur les professionnels ou contourner les procédures normales.
Garde-fous
Le déplacement national est réservé aux situations présentant au moins l’un des caractères suivants :
blocage institutionnel majeur ;
danger durable ;
droit fondamental inexécuté ;
conflit grave entre plusieurs échelons ;
défaillance révélant un problème national.
Il doit déboucher sur :
une décision écrite ;
un responsable désigné ;
un financement identifié ;
un calendrier ;
une publication des suites.
Le Président ou le ministre ne décide pas de la culpabilité individuelle d’un élève, d’un parent, d’un enseignant ou d’un élu devant les caméras.
Ils rétablissent l’exécution du droit.
25.5. Risque de relégation dans les unités de régulation
Les unités de régulation pourraient devenir des lieux où l’on éloigne durablement les élèves difficiles pour préserver les statistiques et la tranquillité des établissements.
Garde-fous
Chaque admission exige :
des faits établis ;
une motivation écrite ;
un objectif éducatif ;
une durée initiale limitée ;
une date de réévaluation ;
un responsable de parcours ;
un plan de retour ou d’orientation.
Le lien avec l’établissement d’origine est maintenu sauf décision contraire motivée par l’intérêt de l’enfant.
Les enseignements fondamentaux continuent.
La famille peut demander une révision.
Les durées moyennes, les retours en classe, les orientations et les écarts entre profils sont publiés sous forme anonymisée.
Une attention particulière est portée aux risques de surreprésentation liés :
au handicap ;
à l’origine sociale ;
au territoire ;
à la maîtrise du français ;
au sexe ;
à une discrimination directe ou indirecte.
Une unité de régulation qui ne prépare plus le retour devient une structure de relégation et doit être corrigée.
25.6. Risque de protection insuffisante de la classe
La volonté de comprendre et de donner une nouvelle chance à chaque enfant pourrait retarder le retrait d’un élève dangereux.
Garde-fous
Lorsque la sécurité l’exige, le retrait est immédiat.
La protection de la victime, des autres élèves et des personnels précède le projet de réintégration.
L’évaluation de la situation commence ensuite sans délai.
La seconde chance intervient après :
la mise en sécurité ;
la qualification des faits ;
la réponse disciplinaire éventuelle ;
la réparation ;
l’accompagnement nécessaire ;
la préparation du retour.
Comprendre ne signifie pas laisser faire.
Protéger ne signifie pas abandonner définitivement l’auteur.
25.7. Risque d’exclusion excessive
À l’inverse, la recherche d’une classe calme pourrait conduire à retirer trop rapidement les élèves différents, fragiles, handicapés ou temporairement en crise.
Garde-fous
Une difficulté d’apprentissage, une agitation isolée, une opposition verbale ou un comportement lié à un handicap ne suffisent pas à justifier une affectation en unité de régulation.
Avant une mesure durable, le système examine :
la pédagogie ;
la santé ;
le handicap ;
le sommeil ;
les violences subies ;
la situation familiale utile ;
la composition de la classe ;
les réponses déjà tentées.
Les comportements dangereux reçoivent une réponse ferme.
Les différences ordinaires de comportement ne deviennent pas une faute institutionnelle.
25.8. Risque de fichage des familles
Les Maisons de l’enfance, les référents, les dossiers de progression et la coordination entre services pourraient conduire à accumuler des informations excessives sur les familles.
Garde-fous
Seules les données nécessaires à la mission sont recueillies.
Sont interdites les collectes portant sans nécessité légale sur :
les opinions politiques ;
les convictions religieuses ;
les préférences personnelles ;
les relations familiales sans lien avec l’accompagnement ;
les habitudes de consommation ;
les informations provenant des réseaux sociaux ;
les prédictions de danger fondées sur des profils statistiques.
Chaque donnée doit avoir :
une finalité ;
un responsable ;
une durée de conservation ;
une liste d’accès ;
une possibilité de rectification ;
une date de suppression.
Aucun score familial global ne peut être créé.
Aucune famille ne peut être classée automatiquement comme défaillante, dangereuse ou incapable.
La prévention accompagne les difficultés réelles.
Elle ne fabrique pas des suspects.
25.9. Risque d’ingérence excessive dans la famille
La continuité éducative pourrait conduire l’État à imposer ses choix dans des domaines relevant normalement des parents.
Garde-fous
La famille reste le premier cadre affectif et éducatif de l’enfant.
L’État intervient lorsque :
un droit n’est pas respecté ;
la santé ou la sécurité sont menacées ;
l’assiduité est durablement compromise ;
l’enfant subit une violence ;
les parents refusent durablement toute coopération nécessaire malgré les aides proposées.
Une difficulté économique, un horaire de travail, une barrière linguistique, une maladie ou un manque de transport ne sont pas assimilés à un abandon parental.
L’accompagnement précède la contrainte lorsque la sécurité permet ce délai.
25.10. Risque de stigmatisation liée au handicap
Une coordination renforcée pourrait conduire à définir l’enfant principalement par son diagnostic ou à orienter trop rapidement vers une structure spécialisée.
Garde-fous
L’évaluation porte sur :
les besoins ;
les capacités ;
la progression ;
le bien-être ;
l’autonomie ;
les conditions réelles de scolarisation.
Le diagnostic éclaire.
Il ne résume pas la personne.
La décision d’accompagnement ou d’orientation doit rechercher l’intérêt réel de l’enfant, sans dogme en faveur de l’inclusion ordinaire ni de la spécialisation.
L’inscription administrative ne suffit jamais à démontrer la réussite.
La présence, la progression et la dignité comptent.
25.11. Risque de fragmentation départementale des AESH
L’organisation départementale pourrait créer des différences excessives de rémunération, de formation, d’affectation et de qualité.
Garde-fous
L’État fixe nationalement :
le socle statutaire ;
la rémunération minimale ;
les qualifications ;
les formations ;
les droits ;
les règles de remplacement ;
les possibilités d’évolution ;
les plafonds de mutualisation ;
les indicateurs d’exécution.
Le département organise la proximité.
Il ne redéfinit pas la dignité du métier.
Un mécanisme national de péréquation compense les inégalités de ressources.
Les familles disposent d’un recours lorsqu’une notification n’est pas exécutée.
25.12. Risque de précarisation par les conventions de santé
Le recours initial aux médecins conventionnés, équipes mobiles et professionnels libéraux pourrait devenir une solution permanente plus chère, instable ou inégalitaire.
Garde-fous
Chaque convention précise :
le territoire ;
le nombre d’heures ;
les missions ;
les délais ;
les tarifs ;
la continuité ;
les obligations de transmission ;
les indicateurs ;
les conditions de sortie.
Le coût du conventionnement est comparé régulièrement au coût d’un recrutement public durable.
Lorsque le besoin est permanent et le recrutement possible, la solution publique est privilégiée.
Le conventionnement sert à reconstruire rapidement.
Il ne doit pas devenir une rente territoriale.
25.13. Risque de médicalisation excessive de l’échec scolaire
La priorité donnée à la santé pourrait conduire à transformer toute difficulté éducative en trouble médical.
Garde-fous
La première analyse reste pédagogique lorsque la difficulté est pédagogique.
Le bilan de santé intervient lorsque des signes le justifient.
L’école ne pose pas de diagnostic.
Un enfant lent, rêveur, agité, timide ou en retard ponctuel n’est pas automatiquement malade.
Les réponses possibles restent diverses :
explication différente ;
temps supplémentaire ;
petit groupe ;
soutien ;
adaptation ;
repos ;
aide sociale ;
évaluation professionnelle.
La santé scolaire complète l’école.
Elle ne remplace pas l’enseignement.
25.14. Risque de gaspillage sous couvert de priorité éducative
L’importance politique du ministère pourrait servir à justifier toute dépense.
Garde-fous
Aucun budget n’est maintenu au seul motif qu’il appartient à l’Éducation.
Chaque dépense doit préciser :
le besoin ;
les bénéficiaires ;
le coût ;
l’objectif ;
la durée ;
l’indicateur ;
la solution de remplacement éventuelle ;
les conditions d’arrêt.
Les crédits libérés par la baisse démographique ne restent pas automatiquement dans la même ligne budgétaire.
Ils sont redéployés seulement lorsque leur utilité est démontrée.
La protection du droit à l’éducation ne protège pas les doublons, les contrats captifs, les formations inutiles ou les équipements abandonnés.
25.15. Risque de surcoût incontrôlé de la revalorisation enseignante
L’objectif d’environ deux fois le SMIC net en début de carrière peut produire des effets en chaîne sur toutes les grilles et devenir budgétairement insoutenable s’il est mal préparé.
Garde-fous
Avant l’entrée en vigueur, la trajectoire intègre :
le nombre de bénéficiaires ;
le coût employeur ;
les effets sur le milieu et la fin de carrière ;
les pensions ;
les primes existantes ;
l’inflation ;
les besoins de recrutement ;
les conséquences sur les autres métiers publics.
La revalorisation est inscrite sur plusieurs années.
Elle ne repose pas sur une prime révocable.
Elle ne doit pas créer une compression durable des carrières.
Le Gouvernement publie chaque année l’écart entre la rémunération réelle et l’objectif.
25.16. Risque de certification sans moyens de formation
L’État pourrait exiger une nouvelle validation professionnelle sans offrir le temps, les formateurs ou les remplacements nécessaires.
Garde-fous
Aucune obligation de validation ne peut commencer sans :
référentiel publié ;
formation disponible ;
temps protégé ;
solutions de remplacement ;
accompagnement ;
procédure de recours.
Les enseignants déjà en poste disposent d’une période de transition raisonnable.
Une première difficulté à valider déclenche une formation complémentaire, non une sanction automatique.
La certification doit augmenter la cohérence.
Elle ne doit pas devenir une machine à décourager ou à éliminer.
25.17. Risque d’évaluation punitive des enseignants
La recherche de résultats pourrait conduire à rémunérer, classer ou sanctionner les enseignants selon les seules notes de leurs élèves.
Garde-fous
L’évaluation professionnelle croise :
la maîtrise disciplinaire ;
la préparation ;
la progression des élèves ;
le contexte ;
la gestion de classe ;
la coopération ;
la formation ;
le respect des droits ;
la capacité à signaler et corriger les difficultés.
Aucun indicateur unique ne décide d’une carrière.
Les résultats bruts ne sont jamais utilisés sans prendre en compte le niveau d’entrée et les conditions d’exercice.
25.18. Risque de priorité sanitaire absorbant la pédagogie
L’ordre budgétaire donnant la priorité à la santé scolaire pourrait être interprété comme une relégation des enseignants.
Garde-fous
La santé scolaire est prioritaire dans la reconstruction des conditions d’apprentissage.
L’enseignant reste prioritaire dans l’acte éducatif.
Les dépenses sanitaires ne peuvent servir à retarder indéfiniment :
la revalorisation ;
les recrutements ;
le remplacement ;
la formation ;
les outils pédagogiques indispensables.
Le budget distingue clairement :
ce qui permet à l’enfant d’être disponible pour apprendre ;
ce qui permet à l’enseignant de transmettre.
Les deux capacités se renforcent.
Elles ne se substituent pas.
25.19. Risque de faux remplacement
L’objectif de ne laisser aucune classe plusieurs semaines sans enseignant pourrait conduire à utiliser des personnes insuffisamment formées, des écrans ou des regroupements excessifs.
Garde-fous
Toute solution provisoire doit avoir :
une durée limitée ;
un responsable pédagogique ;
un contenu conforme ;
un contrôle ;
une date de sortie.
La réserve éducative et le numérique ne remplacent pas durablement un enseignant.
Le ministère publie séparément :
les remplacements par enseignant qualifié ;
les solutions transitoires ;
les heures réellement perdues.
Un élève présent devant un écran ou placé dans une autre classe n’est pas automatiquement considéré comme remplacé.
25.20. Risque de protection fonctionnelle automatique détournée
Une protection immédiate pourrait être présentée à tort comme la reconnaissance définitive des faits ou devenir un mécanisme sans contrôle.
Garde-fous
La protection fonctionnelle est accordée à titre conservatoire lorsque le signalement est suffisamment sérieux et lié aux fonctions.
Elle protège l’agent pendant l’instruction.
Elle ne détermine pas seule la culpabilité d’un tiers.
Elle peut être adaptée ou retirée lorsqu’une fraude manifeste ou une situation étrangère au service est établie, dans le respect du contradictoire.
La protection immédiate évite l’abandon administratif.
Elle ne remplace pas l’enquête.
25.21. Risque de déplacement automatique de la victime
Pour rétablir rapidement le calme, l’administration pourrait encore proposer à la victime de changer de classe ou d’établissement.
Garde-fous
La victime ne doit pas supporter automatiquement les conséquences du harcèlement ou de la violence.
Tout déplacement doit respecter :
son intérêt ;
sa sécurité ;
son souhait lorsque son âge le permet ;
l’avis de la famille ;
la continuité de son parcours.
Le déplacement de l’auteur peut être privilégié lorsque les faits sont établis et lorsque cette mesure est adaptée.
La sécurité peut imposer une solution provisoire différente.
Mais l’administration doit expliquer pourquoi elle ne fait pas payer à la victime le prix de sa propre protection.
25.22. Risque de plan de consolidation administratif
Le plan de consolidation pourrait devenir un formulaire supplémentaire sans temps, personnel ni effet.
Garde-fous
Chaque plan doit préciser :
la compétence fragile ;
l’action réelle ;
la fréquence ;
le professionnel responsable ;
la date de réévaluation ;
la progression observée ;
la décision suivante.
Un plan sans action effective n’est pas comptabilisé comme exécuté.
Le tableau de bord distingue :
plans ouverts ;
plans réellement commencés ;
plans achevés ;
progressions ;
échecs ;
orientations complémentaires.
25.23. Risque de référent 16-21 ans sans solution réelle
Le jeune pourrait recevoir un nom et un numéro sans formation, emploi, mobilité ou accompagnement disponible.
Garde-fous
L’attribution d’un référent n’est que la première étape.
Le ministère mesure :
le délai du premier entretien ;
le nombre de propositions ;
la nature des solutions ;
le délai d’entrée ;
la stabilité à trois, six et douze mois ;
les ruptures ;
les jeunes toujours sans solution.
Le référent doit disposer d’un pouvoir de coordination et d’un accès direct aux organismes concernés.
Il ne devient pas un standard téléphonique humain.
25.24. Risque de marché captif de l’uniforme
Le déploiement progressif pourrait créer une rente pour quelques fournisseurs, augmenter les prix ou imposer des vêtements inadaptés.
Garde-fous
La filière respecte :
pluralité des fournisseurs ;
prix contrôlés ;
cahier des charges ouvert ;
réparabilité ;
réemploi ;
durabilité ;
adaptation climatique ;
adaptation au handicap ;
possibilité d’ajustement local encadré.
Les marchés, coûts et marges sont contrôlés.
Les familles modestes bénéficient d’une prise en charge.
L’absence temporaire d’un élément pour raison financière ne doit pas entraîner de sanction contre l’enfant.
25.25. Risque de maintien artificiel du 3J/3J
L’importance symbolique du 3J/3J pourrait conduire le Gouvernement à minimiser ses effets négatifs pour sauver la mesure.
Garde-fous
L’expérimentation publie notamment les effets sur :
les apprentissages ;
la fatigue ;
le sommeil ;
la garde ;
les transports ;
le handicap ;
les inégalités ;
les personnels ;
le coût familial ;
les activités complémentaires.
Les données sont comparées à des territoires témoins lorsque la méthode le permet.
La forme expérimentée peut être modifiée ou arrêtée.
L’objectif d’un meilleur équilibre entre apprentissage, travail et temps de vivre demeure.
Mais aucun rythme précis ne bénéficie d’une immunité politique.
LPE lutte contre l’échec.
Elle ne rebaptise pas l’échec pour préserver une annonce.
25.26. Risque d’inégalités entre les générations
Le choix de déployer progressivement l’uniforme pour les générations nées à partir du mandat peut créer une période où plusieurs règles coexistent.
Garde-fous
Le calendrier doit être annoncé dès le départ.
Les établissements savent quelles cohortes sont concernées.
Les fratries bénéficient d’une information et d’un accompagnement particuliers.
Des expérimentations peuvent concerner des élèves plus âgés sur la base d’un cadre distinct et clairement annoncé.
La transition générationnelle doit servir la préparation.
Elle ne doit pas créer une discrimination arbitraire entre deux élèves d’une même classe.
25.27. Risque de surcharge des territoires pilotes
Les mêmes communes ou établissements pourraient cumuler uniforme, 3J/3J, santé scolaire, unités de régulation, nouveaux outils et nouveaux tableaux de bord.
Garde-fous
Aucun territoire ne doit expérimenter simultanément trop de transformations majeures sans moyens supplémentaires.
Chaque pilote précise :
le nombre de mesures ;
les personnels supplémentaires ;
le temps de préparation ;
les indicateurs ;
la durée ;
la possibilité de retrait.
Les expérimentations sont réparties entre plusieurs territoires afin d’éviter l’épuisement et de mieux identifier les effets propres à chaque mesure.
25.28. Risque d’accumulation administrative
Chaque nouvelle garantie pourrait créer un formulaire, un comité, un référent et une plateforme supplémentaires.
Garde-fous
Toute nouvelle procédure doit :
supprimer ou fusionner une procédure existante ;
avoir une finalité identifiable ;
utiliser les données déjà disponibles lorsque cela est possible ;
faire l’objet d’une mesure du temps administratif ;
pouvoir être arrêtée.
Le ministère publie chaque année le temps administratif imposé aux établissements.
Une réforme qui augmente durablement les formulaires sans améliorer les droits doit être corrigée.
25.29. Risque de statistiques embellies
Les services pourraient réduire artificiellement les délais, requalifier les situations ou compter une action commencée comme un résultat obtenu.
Garde-fous
Les indicateurs distinguent toujours :
la demande ;
la décision ;
le début d’exécution ;
l’exécution complète ;
le résultat ;
la stabilité du résultat.
Un AESH notifié n’est pas un AESH présent.
Un référent attribué n’est pas une solution obtenue.
Un enseignant remplacé deux heures par semaine n’est pas un remplacement complet.
Un plan rédigé n’est pas un soutien exécuté.
Des audits contradictoires et des enquêtes auprès des familles, élèves et personnels vérifient la cohérence entre les chiffres et la réalité.
25.30. Risque d’exécution trop rapide
La pression politique pourrait conduire à généraliser avant de disposer des personnels, des formations, des bâtiments et des données suffisantes.
Garde-fous
Chaque généralisation exige :
une base juridique ;
un financement ;
des professionnels ;
une formation ;
des locaux ou outils ;
un bilan de l’expérimentation ;
une analyse des effets indésirables ;
un mécanisme de correction.
L’urgence s’applique aux droits non exécutés.
Elle ne justifie pas l’improvisation sur les transformations structurelles.
25.31. Risque d’exécution trop lente
À l’inverse, l’audit, l’expérimentation et la prudence pourraient servir à retarder indéfiniment les décisions.
Garde-fous
Chaque audit comporte une date de fin.
Chaque expérimentation comporte une date de décision.
Chaque blocage comporte un responsable.
Chaque droit prioritaire comporte un délai maximal.
Les cinq premières preuves ne peuvent pas être repoussées au nom d’une étude supplémentaire.
LPE évalue pour agir.
Elle n’évalue pas pour éviter d’agir.
25.32. Clause générale de correction
Toute mesure du ministère n°8 peut être :
maintenue ;
renforcée ;
modifiée ;
réduite ;
suspendue ;
arrêtée.
La décision dépend :
de l’utilité réelle ;
des droits fondamentaux ;
des résultats ;
des effets secondaires ;
du coût ;
de la possibilité de correction ;
de l’existence d’une meilleure solution.
LPE reste fidèle à ses objectifs :
former ;
protéger ;
transmettre ;
rendre autonome ;
garantir la continuité.
Elle ne transforme jamais un outil, un calendrier ou une organisation en dogme.
Règle finale de garde-fou :
Aucune mesure destinée à protéger l’avenir d’un enfant ne doit être maintenue lorsqu’il est démontré qu’elle lui nuit davantage qu’elle ne l’aide.
2726. ATTAQUES / RÉPONSESp. 126+
Attaque : LPE veut endoctriner les enfants.
Réponse : la transmission civique apprend les institutions, les droits, les devoirs, la preuve, le débat et le recours. Elle ne dicte aucun vote et aucune opinion partisane.
Attaque : vous voulez remettre les enfants en uniforme comme autrefois.
Réponse : l’uniforme est un outil social et pratique, expérimenté, aidé et évalué. Il ne restaure aucune pédagogie autoritaire.
Attaque : vous voulez surveiller les familles dès la naissance.
Réponse : les Maisons de l’enfance accompagnent. Elles n’établissent ni score familial, ni fichier d’opinion, ni décision automatique.
Attaque : vous ajoutez encore des missions à l’école.
Réponse : LPE hiérarchise les missions et confie le soin, le social, la justice et la sécurité aux professionnels compétents. Le socle de vie adulte est intégré à des temps existants et à des mises en situation.
Attaque : vous voulez tout ramener aux fondamentaux.
Réponse : les fondamentaux ne remplacent ni les sciences, ni les arts, ni le sport, ni la culture. Ils permettent d’y accéder pleinement.
Attaque : vous méprisez l’université et les savoirs sans débouché immédiat.
Réponse : LPE protège la recherche, la connaissance et la liberté académique. Elle exige seulement une information honnête sur les exigences, les coûts et les perspectives.
Attaque : vous livrez les élèves au patronat.
Réponse : les entreprises accueillent, forment et transmettent sous contrôle. Elles ne disposent d’aucun pouvoir sur les programmes nationaux ou les orientations individuelles.
Attaque : vous voulez sanctionner les parents pauvres.
Réponse : la pauvreté, les horaires de travail, la santé et le transport sont pris en compte. LPE distingue l’impossibilité matérielle du refus durable de protéger l’enfant.
Attaque : vous refusez l’inclusion.
Réponse : LPE refuse l’inclusion de façade. Elle garantit un parcours réellement adapté, ordinaire, spécialisé ou mixte selon le besoin.
Attaque : vous allez supprimer des postes avec la baisse démographique.
Réponse : aucune suppression automatique. La baisse des effectifs doit d’abord améliorer les classes, le remplacement, la santé scolaire et l’accompagnement.
Attaque : le 3J/3J scolaire est impossible.
Réponse : il n’est pas présenté comme une généralisation acquise. Il est expérimenté et abandonné s’il dégrade les apprentissages, la santé ou l’égalité.
Attaque : votre programme coûte trop cher.
Réponse : l’exécution est progressive. LPE priorise les premières années, les fondamentaux, les personnels et les besoins réels avant les effets d’annonce et les achats inutiles.
Attaque : vous voulez interdire l’IA.
Réponse : LPE veut l’enseigner, l’utiliser et la maîtriser. Elle interdit seulement qu’elle décide seule de l’avenir d’un enfant.
Attaque : vous voulez imposer le même récit national à tous.
Réponse : le cadre commun est national, mais il intègre les régions, les Outre-mer, les mémoires locales et la pluralité des parcours. L’histoire doit être complète, pas militante.
Attaque : vous êtes trop sévères.
Réponse : l’exigence protège ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter ailleurs ce que l’école ne leur transmet pas.
Attaque : vous êtes trop protecteurs.
Réponse : protéger un enfant n’interdit ni l’effort, ni la règle, ni la sanction. Cela interdit l’humiliation, l’abandon et l’arbitraire.
2827. TROIS NIVEAUX DE LECTUREp. 127+
Le ministère n°8 doit pouvoir être compris par tous sans perdre sa profondeur.
La doctrine éducative reste la même, mais elle se présente selon trois niveaux complémentaires.
Niveau 1 — Lecture immédiate
Le premier niveau répond à une question simple :
Qu’est-ce que LPE change concrètement pour mon enfant, ma famille, mon métier ou mon territoire ?
Cette lecture doit permettre de comprendre en quelques minutes :
l’objectif principal ;
les mesures centrales ;
les effets quotidiens ;
les garanties ;
le calendrier ;
les moyens de contrôle.
Elle ne doit pas simplifier au point de déformer.
Elle ne doit pas présenter comme acquise une mesure expérimentale, une projection budgétaire ou une économie future.
Le niveau immédiat doit notamment expliquer que LPE veut :
garantir les fondamentaux ;
agir plus tôt sur les difficultés ;
mieux protéger les élèves et les personnels ;
soutenir et responsabiliser les parents ;
rendre l’inclusion réelle ;
revaloriser toutes les voies ;
préparer chaque jeune à la vie adulte ;
ne laisser personne sans solution jusqu’à 21 ans.
Niveau 2 — Lecture publique détaillée
Le deuxième niveau développe la logique complète du ministère pour les citoyens qui veulent comprendre les choix, les effets, les coûts, les limites et les garde-fous.
Il expose :
la situation actuelle ;
les données essentielles ;
les mesures ;
les conséquences pour les différents profils ;
l’exécution territoriale ;
le financement ;
les risques ;
les mécanismes de correction populaire.
Cette lecture doit montrer que l’éducation LPE ne repose pas sur une mesure isolée.
L’uniforme, le téléphone, le rythme scolaire, les effectifs, la voie professionnelle ou la santé scolaire ne prennent leur sens qu’à l’intérieur d’une matrice continue.
Le niveau public détaillé doit éviter deux défauts :
l’accumulation technique incompréhensible ;
le discours émotionnel sans mécanisme d’exécution.
Il doit toujours relier la mesure à la vie réelle.
Niveau 3 — Dossier expert
Le troisième niveau constitue la source maîtresse du ministère.
Il contient :
les 35 blocs ;
les arbitrages doctrinaux ;
les données ;
les bases juridiques ;
les hypothèses ;
les projections ;
les dépendances ;
les risques ;
les indicateurs ;
les simulateurs ;
les contenus de campagne ;
les coordinations interministérielles.
Le dossier expert ne cherche pas à être court.
Il cherche à être complet, cohérent, juridiquement défendable, financièrement lisible et politiquement exécutable.
Toute contradiction entre les trois niveaux est corrigée en faveur du dossier expert, après vérification que le dossier expert respecte lui-même la doctrine générale LPE.
Règle de synchronisation
Une modification majeure du dossier expert entraîne la vérification de :
la page publique ;
la version Flash ;
les articles ;
les quiz ;
les sondages ;
les simulateurs ;
les réponses aux objections ;
les indicateurs ;
les supports de campagne.
Aucun contenu public ne doit continuer à présenter une mesure supprimée, corrigée ou conditionnée.
Règle de simplicité
La complexité doit rester dans l’architecture.
La compréhension doit rester dans le langage.
LPE ne demande pas au peuple de devenir expert en administration éducative pour comprendre ce que la réforme lui promet.
Mais elle donne à chacun la possibilité d’aller jusqu’à la preuve complète.
2928. SIMULATEURSp. 129+
Les simulateurs du ministère n°8 doivent aider à comprendre les conséquences concrètes des choix éducatifs.
Ils ne doivent ni prédire l’avenir individuel d’un enfant, ni automatiser une orientation, ni produire un classement familial ou scolaire.
Ils éclairent.
Ils ne décident pas.
28.1. Simulateur de parcours éducatif 0-21 ans
Ce simulateur permet à une famille ou à un jeune d’identifier les étapes, droits, interlocuteurs et solutions disponibles selon :
l’âge ;
le niveau scolaire ;
le territoire ;
la situation de handicap éventuelle ;
les difficultés repérées ;
le projet d’orientation ;
les besoins de transport ou d’internat.
Il affiche notamment :
les bilans attendus ;
les aides disponibles ;
les voies possibles ;
les passerelles ;
les recours ;
les contacts territoriaux.
Il ne produit aucune recommandation définitive.
28.2. Simulateur de consolidation des fondamentaux
Il permet de comprendre les types de soutien pouvant être mobilisés lorsqu’une compétence reste fragile.
L’utilisateur choisit une difficulté générale :
lecture ;
compréhension ;
écriture ;
calcul ;
raisonnement ;
expression orale ;
attention.
Le simulateur présente les réponses possibles :
soutien en petit groupe ;
tutorat ;
adaptation pédagogique ;
bilan de santé ;
orthophonie ;
temps supplémentaire ;
coopération avec la famille ;
stage de consolidation.
Il ne pose aucun diagnostic médical ou pédagogique automatique.
28.3. Simulateur de coût d’une classe
Cet outil présente le coût complet d’une classe selon :
le nombre d’élèves ;
le niveau ;
le territoire ;
les locaux ;
les personnels ;
les besoins particuliers ;
les transports ;
la restauration ;
les équipements.
Il permet de comparer plusieurs organisations :
classe plus petite ;
co-intervention ;
enseignant spécialisé ;
assistant pédagogique ;
mutualisation territoriale.
L’objectif est de montrer qu’un chiffre d’effectif ne suffit pas à définir la qualité de l’encadrement.
28.4. Simulateur de carte scolaire territoriale
Il permet aux élus, familles et citoyens de visualiser les conséquences d’une ouverture, d’un maintien, d’une mutualisation ou d’une fermeture.
Il intègre :
les distances ;
les temps de transport ;
les effectifs actuels et projetés ;
les besoins particuliers ;
la démographie ;
le coût complet ;
la vie communale ;
les capacités immobilières ;
les alternatives possibles.
Aucune fermeture ne peut être justifiée automatiquement par ce simulateur.
Il constitue un outil de débat et d’aide à la décision.
28.5. Simulateur d’orientation réversible
Le jeune peut explorer plusieurs parcours à partir de ses centres d’intérêt, de ses compétences, de son territoire et de ses contraintes.
L’outil présente :
les formations ;
les prérequis ;
les passerelles ;
les stages ;
les poursuites d’études ;
les taux d’insertion ;
les distances ;
les internats ;
les aides.
Il doit montrer plusieurs voies et signaler clairement les limites des données.
Il ne peut ni hiérarchiser les personnes, ni remplacer le conseiller d’orientation.
28.6. Simulateur de stage
Il permet de rechercher une expérience selon :
le secteur ;
l’âge ;
la durée ;
le territoire ;
la mobilité ;
le handicap ;
les compétences attendues.
Chaque offre présente :
le tuteur ;
les missions ;
les horaires ;
les conditions de sécurité ;
les objectifs pédagogiques ;
les évaluations anonymisées des précédents stagiaires lorsque le volume le permet.
28.7. Simulateur d’uniforme
Cet outil estime :
le coût par enfant ;
le coût familial résiduel ;
la prise en charge publique ;
la durée d’usage ;
le remplacement ;
la réparation ;
la réutilisation entre enfants.
Il doit permettre de comparer l’uniforme avec les dépenses vestimentaires scolaires habituelles sans prétendre que toutes les familles dépensent la même somme.
28.8. Simulateur de rythme scolaire
Il compare différents scénarios :
organisation actuelle ;
3J/3J ;
alternance de groupes ;
temps scolaire concentré ;
temps culturel ou sportif complémentaire.
Il affiche les effets potentiels sur :
les heures d’enseignement ;
la garde ;
le transport ;
la restauration ;
la fatigue ;
les personnels ;
les équipements ;
le budget familial.
Il précise qu’aucun résultat pédagogique ne peut être déduit sans expérimentation réelle.
28.9. Simulateur de solution 18-21 ans
Il aide le jeune à repérer les voies possibles lorsqu’il n’est ni en études, ni en emploi, ni en formation.
Il présente :
formations disponibles ;
apprentissage ;
service civique ;
préparation professionnelle ;
remobilisation ;
mobilité ;
hébergement ;
soutiens financiers ;
accompagnement santé ou handicap.
L’absence de solution proposée par l’outil doit déclencher une orientation vers un référent humain.
Règles communes
Tous les simulateurs doivent respecter :
l’absence de décision automatique ;
la protection des données ;
l’explication des hypothèses ;
la date des sources ;
le droit à l’erreur ;
l’accessibilité ;
la possibilité d’un accompagnement humain ;
l’interdiction de toute exploitation commerciale.
3029. ARTICLES LIÉSp. 134+
Les articles du ministère doivent approfondir les grandes questions éducatives sans répéter le dossier expert.
Ils partent d’une situation réelle, d’un débat, d’un chiffre ou d’une contradiction.
Chaque article doit permettre au lecteur de comprendre :
ce qui pose problème ;
ce que LPE propose ;
ce que cela change ;
ce qui reste incertain ;
comment la mesure sera contrôlée.
Articles fondateurs
Pourquoi l’éducation est la première infrastructure d’une civilisation
Pourquoi une Nation paie pendant soixante ans ce qu’elle n’a pas prévenu pendant les premières années
L’école doit-elle seulement instruire ou préparer à vivre ?
Pourquoi la liberté réelle commence par la maîtrise du langage
Transmettre la France sans mentir, sans haïr et sans avoir honte
Petite enfance et maternelle
L’éducation commence à la naissance, mais l’école ne remplace pas les parents
Pourquoi les trois premières années déterminent une part du futur scolaire
Les Maisons de l’enfance : accompagnement ou surveillance ?
Pourquoi la maternelle ne doit pas devenir un CP anticipé
Écrans avant 6 ans : outil exceptionnel ou habitude dangereuse ?
Fondamentaux
Lire sans comprendre : le faux progrès scolaire
Pourquoi le passage de classe ne doit jamais effacer une lacune
Faut-il encore faire redoubler les élèves ?
Les évaluations nationales doivent-elles classer ou réparer ?
Pourquoi les mathématiques sont aussi une école de liberté
Enseignants et personnels
La vocation ne justifie pas la dévalorisation
Pourquoi les enseignants français doivent être mieux préparés à la gestion de classe
Revaloriser sans payer à la note des élèves
Comment protéger réellement un enseignant agressé
Pourquoi une réforme éducative ne peut pas reposer sur des bénévoles
Autorité et protection
L’autorité scolaire n’est pas l’humiliation
Harcèlement : pourquoi déplacer la victime est souvent un second échec
Sanctionner un enfant signifie-t-il renoncer à l’éduquer ?
Téléphones à l’école : protéger l’attention sans couper les familles
Violences scolaires : pourquoi les moyennes nationales cachent les établissements en rupture
Handicap
Inscription, présence, progression : les trois niveaux de l’inclusion réelle
Pourquoi une inclusion statistique peut devenir une maltraitance institutionnelle
AESH : sortir enfin du métier précaire
École ordinaire ou structure spécialisée : refuser les réponses idéologiques
Orientation et métiers
Pourquoi la voie professionnelle ne doit plus être la voie de ceux que l’école rejette
Le stage de troisième ne doit plus dépendre du carnet d’adresses des parents
Former aux métiers en tension sans enfermer la jeunesse
Pourquoi chaque élève devrait visiter une usine, une ferme, un tribunal et un hôpital
Orientation : informer sans décider à la place du jeune
Numérique et intelligence artificielle
Un enfant qui sait faire défiler des vidéos est-il compétent en numérique ?
L’IA doit-elle corriger, noter ou orienter les élèves ?
Pourquoi les données scolaires sont une question de souveraineté
Tablettes à l’école : investissement éducatif ou achat sans usage ?
Apprendre à utiliser l’IA sans lui abandonner son jugement
Territoires
Faut-il fermer une école rurale de dix élèves ?
Outre-mer : l’égalité nationale exige-t-elle des règles identiques ?
Quand le transport ferme une formation sans fermer officiellement ses portes
Internats territoriaux : rapprocher les formations sans déraciner les jeunes
Vie adulte
Pourquoi l’école doit apprendre à lire un bail et une fiche de paie
Peut-on quitter l’école diplômé et rester désarmé dans la vie réelle ?
L’obligation de solution jusqu’à 21 ans est-elle une contrainte ou une protection ?
Cuisine, budget, secours, contrat : pourquoi ces savoirs appartiennent aussi à l’éducation
Articles de contrôle
Combien coûte réellement une classe de vingt élèves ?
Où va l’argent de l’éducation ?
Pourquoi une baisse du nombre d’élèves ne doit pas produire automatiquement une baisse des moyens
Comment mesurer la progression d’un établissement sans l’humilier
Quelles réformes éducatives LPE acceptera d’abandonner si elles échouent ?
3130. QUIZ LIÉSp. 137+
Les quiz ne doivent pas tester l’adhésion politique.
Ils doivent aider le citoyen à comprendre le système éducatif, ses droits, ses responsabilités et les choix LPE.
Chaque réponse doit être expliquée.
Quiz 1 — Connaissez-vous réellement l’école française ?
1. Combien d’élèves et d’apprentis sont scolarisés dans les premier et second degrés ? 2. La dépense éducative française est-elle supérieure ou inférieure à la moyenne européenne ? 3. La France investit-elle davantage dans l’élémentaire ou dans le second cycle du secondaire par rapport à ses voisins ? 4. La taille moyenne des classes a-t-elle augmenté ou diminué dans le premier degré ? 5. L’inclusion scolaire se mesure-t-elle uniquement au nombre d’élèves inscrits ? 6. Une baisse du nombre d’élèves entraîne-t-elle juridiquement une baisse automatique des postes ? 7. Les enseignants français suivent-ils davantage ou moins de formation continue que plusieurs voisins européens ? 8. La voie professionnelle française est-elle plus ou moins développée que celle de l’Allemagne ? 9. Le taux de diplôme suffit-il à mesurer l’insertion des jeunes ? 10. Les réalités scolaires sont-elles identiques entre l’Hexagone et les Outre-mer ?
Quiz 2 — Fondamentaux et liberté
1. Lire rapidement signifie-t-il toujours comprendre ? 2. Une évaluation faible doit-elle automatiquement provoquer un redoublement ? 3. Peut-on apprendre correctement les sciences sans maîtriser suffisamment la lecture ? 4. Une petite classe produit-elle automatiquement de meilleurs résultats ? 5. Le soutien doit-il continuer après un changement d’établissement ? 6. Les fondamentaux s’opposent-ils aux arts, au sport et à la culture ? 7. L’oral doit-il être considéré comme un apprentissage fondamental ? 8. Une méthode pédagogique ancienne est-elle nécessairement dépassée ? 9. Une méthode nouvelle est-elle nécessairement meilleure ? 10. Qui doit décider de la méthode utilisée dans la classe ?
Quiz 3 — Droits et devoirs
1. Un élève peut-il empêcher durablement les autres d’apprendre au nom de son droit à l’éducation ? 2. Une famille a-t-elle le droit de consulter les données scolaires concernant son enfant ? 3. Une décision d’orientation doit-elle être expliquée ? 4. Une sanction peut-elle être automatique ? 5. Le handicap doit-il être pris en compte dans l’appréciation d’un comportement ? 6. Une victime de harcèlement doit-elle changer d’établissement en priorité ? 7. Un parent empêché par son travail doit-il être considéré comme démissionnaire ? 8. Un stagiaire peut-il remplacer un salarié absent ? 9. Un établissement privé financé par l’État peut-il refuser tout contrôle public ? 10. Une IA peut-elle décider seule de l’orientation d’un élève ?
Quiz 4 — Numérique et IA
1. Savoir utiliser un réseau social signifie-t-il maîtriser le numérique ? 2. Les données scolaires peuvent-elles être revendues ? 3. Un logiciel éducatif étranger est-il automatiquement interdit ? 4. Une plateforme souveraine mais inutilisable constitue-t-elle une bonne solution ? 5. L’IA peut-elle aider un enseignant à préparer un exercice ? 6. Peut-elle attribuer seule une sanction ? 7. Le téléphone doit-il être inaccessible en cas d’urgence ? 8. Les usages numériques doivent-ils être identiques à 5 ans et à 17 ans ? 9. Une tablette doit-elle remplacer systématiquement le cahier ? 10. L’élève doit-il apprendre à vérifier les réponses produites par une IA ?
Quiz 5 — Orientation et vie adulte
1. La voie professionnelle interdit-elle la poursuite d’études ? 2. Un métier manuel demande-t-il moins d’intelligence qu’un métier tertiaire ? 3. Un stage doit-il être trouvé principalement par la famille ? 4. Une filière doit-elle être maintenue même si son équipement est obsolète ? 5. Les besoins économiques doivent-ils décider seuls du parcours d’un jeune ? 6. Une formation doit-elle publier ses débouchés ? 7. Un jeune diplômé peut-il rester sans emploi, étude ou formation ? 8. L’école doit-elle apprendre à lire un contrat ? 9. L’obligation de solution jusqu’à 21 ans signifie-t-elle l’école obligatoire jusqu’à 21 ans ? 10. Un refus de parcours doit-il conduire automatiquement à une sanction pénale ?
Quiz 6 — Reconnaître les propositions LPE
1. LPE veut-elle généraliser immédiatement le 3J/3J scolaire ? 2. LPE veut-elle imposer vingt élèves dans toutes les classes dès la première année ? 3. LPE veut-elle interdire tous les écrans ? 4. LPE veut-elle supprimer l’enseignement privé ? 5. LPE veut-elle remplacer les enseignants par l’IA ? 6. LPE veut-elle supprimer les filières sans emploi immédiat ? 7. LPE veut-elle surveiller toutes les familles dès la naissance ? 8. LPE veut-elle maintenir l’uniforme même s’il ne produit aucun effet ? 9. LPE veut-elle fermer automatiquement les petites écoles ? 10. LPE accepte-t-elle de corriger ou abandonner une réforme inefficace ?
3231. SONDAGES LIÉSp. 138+
Les sondages doivent permettre de comprendre les attentes, les craintes et les arbitrages du peuple.
Ils ne remplacent pas les droits fondamentaux, les connaissances scientifiques ou la responsabilité politique.
Une majorité ne peut pas décider qu’un enfant handicapé perd son droit à l’éducation, qu’une discrimination devient acceptable ou qu’une victime doit être abandonnée.
Les sondages éclairent la décision dans le cadre du droit.
Fondamentaux
Selon vous, la priorité absolue de l’école primaire doit-elle être la maîtrise complète de la lecture, de l’écriture et du calcul ?
Oui, avant toute autre priorité.
Oui, mais sans réduire les arts, le sport et les sciences.
Non, toutes les matières doivent être strictement équivalentes.
Sans opinion.
Un élève doit-il pouvoir passer dans la classe suivante lorsqu’il ne maîtrise pas un fondamental ?
Oui, avec un plan de soutien obligatoire.
Non, il doit toujours redoubler.
Selon l’âge et la nature de la difficulté.
Sans opinion.
Effectifs
La baisse du nombre d’élèves doit-elle servir en priorité à :
réduire les effectifs par classe ;
renforcer les remplacements ;
développer la santé scolaire ;
réduire le budget de l’éducation ;
combiner plusieurs de ces objectifs.
Accepteriez-vous le maintien d’une petite école rurale plus coûteuse si sa fermeture imposait de longs transports à de jeunes enfants ?
Oui.
Non.
Selon le coût et la distance.
Sans opinion.
Uniforme
Êtes-vous favorable à un uniforme scolaire sobre et aidé pour les familles modestes ?
Oui dans toutes les écoles.
Oui seulement au collège et au lycée.
Oui après expérimentation.
Non.
Quelle doit être sa fonction principale ?
réduire la pression des marques ;
simplifier les règles ;
renforcer l’appartenance ;
aucune, l’uniforme est inutile.
Téléphone et écrans
Le téléphone personnel doit-il être interdit pendant le temps scolaire ordinaire ?
Oui, avec exceptions de santé et d’urgence.
Oui, sans exception.
Non, il doit rester accessible.
Selon l’âge.
À quel âge l’école doit-elle commencer un apprentissage structuré de l’intelligence artificielle ?
avant 10 ans ;
entre 10 et 13 ans ;
entre 14 et 16 ans ;
après 16 ans.
Enseignants
Quelle mesure renforcerait le plus l’attractivité du métier enseignant ?
rémunération ;
autorité ;
logement ;
formation ;
réduction administrative ;
protection juridique ;
combinaison de plusieurs mesures.
Les enseignants doivent-ils suivre une formation continue obligatoire sur temps de travail ?
Oui.
Non.
Seulement pour certains sujets.
Sans opinion.
Harcèlement
En cas de harcèlement établi, qui doit changer d’établissement en priorité ?
l’auteur ;
la victime ;
selon la sécurité et le souhait de la victime ;
aucun automatiquement.
La sanction d’un auteur mineur doit-elle toujours être accompagnée d’un suivi éducatif ?
Oui.
Non.
Selon la gravité.
Sans opinion.
Orientation
Le stage de découverte doit-il être garanti publiquement lorsque la famille n’en trouve pas ?
Oui.
Non.
Seulement pour les familles modestes.
Selon le territoire.
La voie professionnelle est-elle aujourd’hui suffisamment valorisée ?
Oui.
Non.
Selon les secteurs.
Sans opinion.
Vie adulte
L’école doit-elle enseigner obligatoirement la gestion d’un budget, les contrats, les premiers secours et les démarches administratives ?
Oui.
Non.
Seulement dans la voie professionnelle.
À la famille de le faire.
La puissance publique doit-elle garantir une solution de formation, d’emploi ou d’engagement jusqu’à 21 ans ?
Oui.
Non.
Uniquement jusqu’à 18 ans.
Selon la situation.
Rythme scolaire
Accepteriez-vous une expérimentation du 3J/3J scolaire dans certains territoires ?
Oui.
Oui seulement si le volume d’enseignement est maintenu.
Non.
Sans opinion.
Quelle condition vous paraît prioritaire avant toute expérimentation ?
résultats scolaires ;
organisation familiale ;
fatigue ;
coût ;
égalité territoriale ;
toutes simultanément.
Contrôle
Une réforme éducative inefficace doit-elle être supprimée même après un investissement important ?
Oui.
Non.
Selon le coût de sortie.
Selon la possibilité de la corriger.
Souhaitez-vous que chaque grande réforme scolaire soit évaluée publiquement après trois et cinq ans ?
Oui.
Non.
Seulement les plus coûteuses.
Sans opinion.
3332. LEXIQUE LIÉp. 142+
Acquis fondamentaux : compétences indispensables permettant d’accéder aux autres apprentissages : langage, lecture, compréhension, écriture, calcul, raisonnement et expression orale.
Allocation différenciée : répartition des moyens selon les besoins réels des élèves et des territoires plutôt que selon une stricte égalité comptable.
AESH : accompagnant des élèves en situation de handicap.
Allophonie : situation d’un élève dont la langue première n’est pas le français ou dont la maîtrise du français nécessite un accompagnement spécifique.
Apprentissage : formation alternant enseignement et activité professionnelle dans le cadre d’un contrat.
Banque territoriale des stages : service public regroupant des offres vérifiées et accessibles sans dépendre exclusivement du réseau familial.
Bassin éducatif : territoire de coordination réunissant plusieurs établissements et services autour des besoins éducatifs locaux.
Carte scolaire : organisation territoriale de l’affectation des élèves et de la répartition des établissements.
Co-intervention : présence coordonnée de plusieurs professionnels dans une classe ou un parcours éducatif.
Continuité éducative : principe selon lequel une difficulté, un besoin ou un accompagnement ne disparaît pas administrativement lors d’un changement de classe ou d’établissement.
Décrochage : processus de rupture progressive ou complète avec la formation.
Dossier éducatif de progression : dossier sécurisé réunissant uniquement les informations nécessaires au suivi du parcours de l’élève.
Éducation prioritaire : politique donnant davantage de moyens aux établissements accueillant des populations confrontées à de fortes difficultés sociales et scolaires.
Évaluation diagnostique : évaluation destinée à identifier ce qui est maîtrisé ou fragile afin d’adapter l’accompagnement.
Fondamentaux : connaissances et compétences qui rendent possibles les autres apprentissages.
Garantie nationale de maîtrise : obligation pour le système d’organiser un soutien lorsqu’une compétence fondamentale n’est pas suffisamment acquise.
Inclusion réelle : scolarisation adaptée produisant présence, progression, autonomie et dignité, et non simple inscription administrative.
Intelligence artificielle éducative : système capable d’assister certains apprentissages ou certaines tâches, sans remplacer la décision humaine.
Interopérabilité : capacité de plusieurs systèmes numériques à fonctionner ensemble et à permettre le transfert des données.
Liberté pédagogique : liberté de l’enseignant de choisir ses méthodes dans le respect des programmes, des objectifs et des droits des élèves.
Maison de l’enfance : lieu territorial d’accompagnement, de prévention, de soutien parental et de préparation à l’école pour les premières années de l’enfant.
Matrice éducative 0-21 ans : organisation continue reliant petite enfance, école, santé, orientation, formation et entrée dans la vie adulte.
NEET : jeune ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Obligation nationale de solution : devoir de la puissance publique de proposer un parcours réel à chaque jeune jusqu’à 21 ans.
Orientation réversible : orientation comportant des passerelles et des possibilités réalistes de changement de voie.
Plan de consolidation : ensemble d’actions déclenchées lorsqu’un apprentissage essentiel reste fragile.
Progression : évolution d’un élève entre son niveau de départ et son niveau après enseignement.
Référent de parcours : personne identifiée chargée de coordonner l’accompagnement d’un jeune lorsque sa situation nécessite plusieurs interventions.
REP : réseau d’éducation prioritaire.
REP+ : réseau d’éducation prioritaire renforcé.
Rythme 3J/3J : organisation expérimentale alternant trois jours de temps structuré et trois jours d’une autre organisation, sous condition de continuité pédagogique et d’égalité.
Santé scolaire : ensemble des missions de prévention, repérage, orientation, suivi et protection réalisées dans ou avec l’école.
Ségrégation scolaire : concentration d’élèves selon leur situation sociale, territoriale ou scolaire dans certains établissements.
Socle de vie adulte : apprentissages pratiques nécessaires à l’autonomie : budget, contrat, santé, logement, secours, numérique, droits et démarches.
Souveraineté numérique éducative : capacité publique à contrôler les outils, les données, les règles et la continuité des services numériques scolaires.
Stage de découverte : période courte permettant à un élève d’observer un environnement professionnel sans occuper un emploi.
Uniforme scolaire : tenue commune définie par des règles nationales et territoriales, conçue pour réduire certaines pressions sociales et simplifier le cadre.
ULIS : unité localisée pour l’inclusion scolaire.
Vie scolaire : organisation de l’assiduité, du comportement, de la sécurité, de l’accompagnement et du temps passé hors des cours.
Voie professionnelle : parcours scolaire préparant à une qualification, à un métier et éventuellement à une poursuite d’études.
3433. INFORMATIONS PRATIQUESp. 144+
Le ministère doit permettre à chaque citoyen de trouver rapidement le bon interlocuteur.
Un droit incompréhensible, inaccessible ou sans réponse reste un droit théorique.
Pour une difficulté d’apprentissage
Premier interlocuteur :
l’enseignant ou le professeur principal.
Puis, selon le besoin :
direction ;
équipe pédagogique ;
psychologue ;
santé scolaire ;
enseignant spécialisé ;
service territorial.
La famille doit recevoir une réponse claire indiquant :
ce qui a été observé ;
ce qui est proposé ;
dans quel délai ;
qui assure le suivi ;
quand la situation sera réévaluée.
Pour un besoin de santé
Le service scolaire repère et oriente.
En cas d’urgence :
services de secours ou de santé compétents.
En cas de besoin durable :
médecin traitant ;
santé scolaire ;
structure spécialisée ;
Maison départementale compétente pour le handicap lorsque nécessaire.
L’école ne remplace pas le diagnostic médical.
Pour le handicap
La famille doit disposer d’un interlocuteur unique capable de suivre :
la demande ;
la décision ;
l’affectation ;
l’AESH ;
le matériel ;
le transport ;
les adaptations ;
la continuité entre établissements.
Une notification sans exécution doit pouvoir être signalée immédiatement.
Pour le harcèlement
Le signalement peut être réalisé auprès :
d’un personnel ;
de la direction ;
du référent ;
du service national ou territorial compétent ;
de la justice lorsque les faits l’exigent.
La réponse doit préciser :
les mesures de protection ;
le calendrier ;
l’interlocuteur ;
les suites ;
le recours.
Pour une discrimination
Le citoyen peut saisir :
la direction ;
le rectorat ;
le médiateur ;
le Défenseur des droits ;
la justice selon la nature des faits.
Toute plainte doit être conservée, instruite et suivie jusqu’à la réponse.
Pour une orientation contestée
La famille ou le jeune peut demander :
l’explication de la décision ;
les critères utilisés ;
un entretien ;
une révision ;
un recours ;
une proposition de passerelle.
Aucun recours ne doit être rendu impossible par un délai ou une procédure incompréhensible.
Pour un stage
La banque territoriale des stages doit proposer :
des offres ;
un accompagnement ;
une solution de transport ;
des adaptations liées au handicap ;
un recours en cas de discrimination ;
une solution de remplacement en cas de rupture.
Pour un jeune sans solution
Entre 16 et 21 ans, tout jeune sans étude, emploi ou formation doit pouvoir saisir un guichet territorial unique.
Il reçoit :
un référent ;
un bilan ;
plusieurs propositions ;
un accompagnement santé ou social si nécessaire ;
un suivi jusqu’à stabilisation.
Pour un enseignant agressé ou menacé
La demande de protection fonctionnelle doit pouvoir être engagée rapidement.
Le personnel reçoit :
un interlocuteur ;
une assistance juridique ;
une évaluation de sécurité ;
un soutien psychologique ;
une information sur les suites.
Pour les données personnelles
L’élève majeur ou les responsables légaux peuvent demander :
l’accès ;
la rectification ;
la trace des consultations ;
la suppression lorsque le droit le permet ;
l’explication d’un traitement automatisé.
Aucune décision individuelle importante ne peut être fondée sur un traitement entièrement automatique.
Pour les bâtiments dangereux ou inadaptés
Tout signalement portant sur :
l’air ;
l’eau ;
les sanitaires ;
la chaleur ;
le froid ;
l’accessibilité ;
la sécurité ;
l’amiante ;
la structure ;
doit être transmis à la collectivité responsable et à l’autorité académique.
La réponse doit préciser :
le niveau de risque ;
les mesures immédiates ;
les travaux ;
le calendrier ;
les solutions temporaires.
Guichet numérique et accueil humain
Les démarches doivent être accessibles en ligne.
Mais aucune procédure essentielle ne doit être exclusivement numérique.
Un accueil humain, téléphonique ou physique reste garanti pour les familles qui ne maîtrisent pas les outils, ne disposent pas de connexion ou rencontrent une situation complexe.
3534. MATÉRIEL DE CAMPAGNEp. 148+
Le matériel de campagne doit transmettre une vision claire sans réduire l’éducation à une seule mesure spectaculaire.
L’uniforme, le téléphone ou le 3J/3J ne doivent jamais devenir l’image unique du ministère.
Le message central reste :
L’éducation est la première infrastructure d’une civilisation.
Formules principales
Élever, structurer, transmettre.
L’éducation commence à la naissance. La liberté commence par les fondamentaux.
Aucun enfant ne doit devenir le dommage collatéral de nos lenteurs.
Une Nation qui forme mal ses enfants paie ensuite toute sa vie.
L’école ne doit pas seulement faire passer des classes. Elle doit préparer des adultes.
La famille fonde. L’école structure. La Nation protège.
Lire, écrire, compter, raisonner : les premières conditions de la liberté.
L’enfant doit maîtriser l’écran avant que l’écran ne le maîtrise.
Aucune voie ne doit être une voie de relégation.
La victime ne doit plus payer pour la tranquillité de l’établissement.
Une notification sans AESH n’est pas un droit exécuté.
Une formation inaccessible par le transport n’existe pas réellement.
Un diplôme doit attester une maîtrise, pas seulement une présence.
L’école n’appartient ni aux partis, ni aux marchés, ni aux algorithmes. Elle appartient aux enfants et à l’avenir.
Affiches
Affiche 1 — Fondamentaux
IL PASSE EN SIXIÈME. MAIS SAIT-IL VRAIMENT LIRE ?
LPE garantit un soutien jusqu’à la maîtrise.
Affiche 2 — Enseignants
ON LEUR DEMANDE D’ENSEIGNER, SOIGNER, SURVEILLER, SIGNALER, RÉPARER ET SE PROTÉGER.
LPE redonne à chaque professionnel sa responsabilité.
Affiche 3 — Orientation
SON AVENIR NE DOIT PAS DÉPENDRE DU CARNET D’ADRESSES DE SES PARENTS.
Stages publics, orientation humaine, passerelles réelles.
Affiche 4 — Handicap
INSCRIT À L’ÉCOLE. PRÉSENT SIX HEURES PAR SEMAINE.
LPE mesure l’inclusion réelle, pas l’inscription statistique.
Affiche 5 — Vie adulte
DIPLÔMÉ. MAIS INCAPABLE DE LIRE SON BAIL OU SA FICHE DE PAIE.
L’école LPE prépare aussi à vivre.
Affiche 6 — Numérique
IL SAIT FAIRE DÉFILER DES VIDÉOS. MAIS SAIT-IL VÉRIFIER UNE INFORMATION ?
LPE enseigne la maîtrise numérique et l’IA.
Affiche 7 — Territoires
LE LYCÉE EXISTE. À DEUX HEURES DE TRANSPORT.
Un droit inaccessible n’est pas un droit réel.
Affiche 8 — Civilisation
TOUT COMMENCE ICI.
Une classe, un enfant, une Nation qui transmet.
Vidéos courtes
Vidéo 1 — Le coût du retard
Un enfant rencontre une difficulté de langage.
Personne n’intervient.
Quelques années plus tard, on parle de décrochage, de comportement, de chômage.
Conclusion :
Ce que nous refusons de prévenir à 3 ans, nous le payons parfois pendant soixante ans.
Vidéo 2 — Le faux passage
Un bulletin annonce le passage dans la classe supérieure.
La voix demande :
Passer une classe, est-ce maîtriser ce qu’elle devait apprendre ?
Présentation de la garantie nationale des fondamentaux.
Vidéo 3 — Le stage
Deux élèves ont les mêmes capacités.
L’un possède un réseau familial.
L’autre non.
Conclusion :
Le premier découvre un métier. Le second découvre l’inégalité.
Vidéo 4 — L’enseignant seul
Accumulation rapide des rôles confiés à un enseignant.
Conclusion :
Un professeur doit pouvoir enseigner. Les autres professionnels doivent enfin être là.
Vidéo 5 — L’inclusion
Une porte d’école s’ouvre.
L’enfant est inscrit.
Puis absence d’AESH, journées réduites, famille épuisée.
Conclusion :
L’inclusion se mesure en heures, en progrès et en dignité.
Vidéo 6 — L’écran
Un enfant fait défiler des contenus.
Puis il doit vérifier une fausse information.
Conclusion :
Utiliser un écran n’est pas le maîtriser.
Tracts
Recto
L’ÉDUCATION EST LA BASE DE TOUT
Fondamentaux garantis.
Enseignants protégés.
Santé scolaire renforcée.
Inclusion réelle.
Stages accessibles.
Voies professionnelles dignes.
Préparation à la vie adulte.
Aucune jeunesse abandonnée jusqu’à 21 ans.
Verso
Ce que cela change pour votre enfant
Une difficulté suivie jusqu’à sa résolution.
Une orientation expliquée.
Un stage accessible sans réseau.
Une protection réelle contre le harcèlement.
Une maîtrise progressive du numérique.
Une connaissance des métiers et de la vie quotidienne.
Une voie digne vers l’avenir.
Formules de débat
Vous me parlez de programmes. Je vous parle de ce que l’enfant maîtrise réellement.
Vous me parlez d’inscription. Je vous parle de présence, de progression et de dignité.
Vous me parlez de budget. Je vous demande ce que chaque euro laisse derrière lui.
Vous me parlez de liberté pédagogique. Je la protège. Mais la liberté pédagogique ne peut pas devenir la liberté d’abandonner un enfant.
Vous me parlez de modernité. Je vous demande si l’outil apprend réellement quelque chose.
Vous me parlez d’égalité. Une règle identique sans moyens adaptés peut produire davantage d’inégalité.
Vous me parlez d’autorité. L’autorité n’est légitime que lorsqu’elle protège et qu’elle s’applique avec justice.
Formules populaires
On arrête de faire semblant qu’un élève a réussi parce qu’il est passé dans la classe suivante.
On arrête de laisser les parents chercher seuls le stage, l’AESH, l’orthophoniste et la bonne filière.
On arrête de demander à l’école de tout réparer sans lui donner les professionnels nécessaires.
On arrête de mépriser les métiers dont le pays a besoin.
On arrête de confondre tablette et intelligence, diplôme et maîtrise, inscription et inclusion.
3635. RÉSULTAT POLITIQUEp. 152+
Le résultat politique du ministère n°8 ne consiste pas à ajouter une réforme scolaire de plus.
Il consiste à reconstruire une continuité éducative nationale capable de former des adultes complets.
Des adultes capables de comprendre, travailler, créer, décider, coopérer, se protéger, protéger les autres, participer à la vie collective et transmettre à leur tour.
La France ne doit plus seulement garantir une place dans une classe.
Elle doit garantir une progression, une protection, une orientation et une continuité.
Le droit à l’éducation ne peut plus se perdre entre :
une commune ;
un département ;
une région ;
un rectorat ;
un ministère ;
un service de santé ;
une structure du handicap ;
un organisme de formation ;
une mission locale.
Lorsqu’un droit reconnu n’est pas exécuté, une responsabilité doit être identifiable.
Lorsqu’un territoire ne peut pas agir, l’État doit l’aider.
Lorsqu’il refuse durablement d’agir malgré les moyens proposés, l’État doit pouvoir transférer temporairement l’exécution, réaffecter les crédits ou se substituer.
Dans les blocages les plus graves, le ministre de l’Éducation ou le Président de la République doit pouvoir se déplacer personnellement.
Non pour produire une image.
Pour montrer qu’en France, le droit à l’éducation d’un enfant ne constitue jamais un dossier secondaire.
35.1. Premier résultat : rendre les fondamentaux réellement garantis
La première victoire politique est simple à comprendre.
Un enfant ne doit plus passer d’année en année avec une difficulté fondamentale connue mais non traitée.
Lorsqu’une fragilité apparaît en lecture, écriture, compréhension, calcul ou raisonnement, elle déclenche un plan de consolidation réel.
Ce plan comporte :
un responsable ;
des moyens ;
une fréquence ;
une échéance ;
une réévaluation ;
une information claire de la famille.
Le passage dans la classe supérieure ne doit plus effacer administrativement ce qui n’a pas été acquis.
LPE ne promet pas que tous les enfants apprendront au même rythme.
Elle promet que l’État cessera de confondre progression administrative et maîtrise réelle.
Le premier résultat politique est donc celui-ci :
aucune difficulté fondamentale connue ne doit devenir un destin par absence de réponse.
35.2. Deuxième résultat : rendre la classe enseignable
La réforme doit aussi produire une école dans laquelle les enseignants peuvent réellement enseigner.
Un enseignant seul face à une classe perturbée, à un élève en crise, à une violence, à une détresse psychologique ou à un trouble non accompagné ne peut pas porter durablement toute la réponse publique.
Le résultat politique attendu est une chaîne d’intervention connue de tous :
régulation interne ;
adulte formé ;
équipe mobile ;
unité de régulation temporaire ;
réponse sanitaire, éducative, disciplinaire ou judiciaire selon la situation.
Lorsque la sécurité l’exige, le retrait doit être immédiat.
Lorsque la situation le permet, l’accompagnement et la réparation doivent préparer le retour.
La classe doit être protégée.
L’enfant en crise doit continuer à recevoir une chance.
Ces deux objectifs ne sont pas contradictoires.
Ils constituent ensemble l’autorité éducative légitime.
35.3. Troisième résultat : valoriser pleinement le métier enseignant
LPE veut porter progressivement la rémunération de début de carrière autour de deux fois le SMIC net.
Cette ambition reconnaît une vérité simple :
aucun pays ne peut prétendre placer l’éducation au sommet tout en installant durablement ses nouveaux enseignants dans la dévalorisation.
Mais la reconnaissance financière s’accompagne d’une exigence professionnelle commune.
Chaque enseignant doit maîtriser :
l’ensemble du cursus ;
les objectifs de chaque cycle ;
la place des fondamentaux ;
les mécanismes de continuité ;
la gestion de classe ;
les droits de l’enfant ;
le handicap ;
la relation avec les familles ;
la préparation à la vie adulte.
Cette certification nationale commune ne demande aucune adhésion politique.
Elle garantit que tous les enseignants travaillent dans la même direction, avec les mêmes objectifs et le même niveau d’exigence, tout en conservant leur liberté pédagogique.
La cohérence nationale ne doit pas produire des professeurs identiques.
Elle doit empêcher que l’enfant soit soumis à des systèmes éducatifs contradictoires d’une année à l’autre.
L’État fixe le cadre.
L’équipe éducative poursuit un objectif commun.
L’enfant peut ensuite développer sa personnalité, ses talents et sa manière propre de s’exprimer.
35.4. Quatrième résultat : reconstruire la santé scolaire
La santé scolaire doit redevenir une capacité nationale réelle.
La première étape repose sur des équipes territoriales mêlant :
professionnels salariés ;
médecins conventionnés ;
infirmiers ;
psychologues ;
équipes mobiles ;
structures de santé existantes.
La deuxième étape garantit un infirmier référent accessible dans chaque établissement ou ensemble cohérent d’établissements.
Les médecins peuvent rester mutualisés au départ, puis les recrutements publics augmentent progressivement.
Le résultat politique ne se mesure pas au nombre de conventions signées.
Il se mesure à la capacité d’un enfant à accéder, dans un délai raisonnable, à :
un repérage ;
un bilan ;
un professionnel ;
une orientation ;
une prise en charge.
La santé scolaire ne doit pas médicaliser chaque difficulté.
Elle doit empêcher qu’un trouble réel, une souffrance ou une déficience non repérée détruise silencieusement une scolarité.
35.5. Cinquième résultat : exécuter réellement les droits liés au handicap
Une notification sans AESH n’est pas un droit exécuté.
Une inscription avec quelques heures de présence n’est pas une inclusion complète.
Une famille contrainte de relancer continuellement plusieurs administrations ne bénéficie pas d’une politique publique digne.
L’organisation départementale des AESH doit apporter :
proximité ;
réactivité ;
continuité ;
remplacement ;
dialogue avec les familles ;
connaissance des établissements.
L’État conserve la garantie nationale du statut, de la rémunération, de la formation, des droits et de la qualité.
Le résultat politique attendu est une inclusion mesurée par :
le temps réellement scolarisé ;
la progression ;
l’autonomie ;
la stabilité de l’accompagnement ;
la dignité ;
l’intérêt de l’enfant.
LPE refuse deux dogmes.
Elle refuse l’exclusion systématique.
Elle refuse aussi l’inclusion administrative qui laisse l’enfant, la famille et l’enseignant seuls face à une situation impossible.
35.6. Sixième résultat : ne plus abandonner aucun jeune jusqu’à 21 ans
Le passage à la majorité ne doit plus provoquer la disparition du responsable public.
Tout jeune sans étude, formation, apprentissage, emploi ou parcours structuré doit recevoir un référent unique.
Ce référent ne doit pas seulement porter un nom.
Il doit pouvoir coordonner :
orientation ;
formation ;
apprentissage ;
emploi ;
santé ;
handicap ;
mobilité ;
hébergement ;
accompagnement social.
L’obligation de solution jusqu’à 21 ans n’est pas une obligation uniforme imposée au jeune.
Elle est d’abord une obligation imposée à la puissance publique.
Le résultat politique ne sera pas atteint parce qu’un référent aura été attribué.
Il le sera lorsque le jeune aura reçu plusieurs propositions réelles, compréhensibles et accessibles.
Aucun jeune ne doit être condamné à l’invisibilité administrative parce qu’il n’entre plus dans une case.
35.7. Septième résultat : restaurer la responsabilité nationale dans les territoires
La France peut adapter les organisations.
Elle ne peut pas adapter à la baisse les droits fondamentaux.
Les Maisons de l’enfance seront présentes partout sous une forme proportionnée au nombre d’enfants, aux distances, aux besoins et aux structures existantes.
Elles pourront être :
communales ;
intercommunales ;
mobiles ;
intégrées à un service existant ;
conventionnées.
LPE n’imposera pas un bâtiment neuf dans chaque commune.
Elle n’acceptera pas davantage qu’un territoire reste sans solution réelle.
La même doctrine s’applique à :
la santé scolaire ;
les unités de régulation ;
les stages ;
l’orientation ;
les transports ;
les internats ;
les services liés au handicap.
Le résultat politique attendu est la fin de la dilution des responsabilités.
Chaque politique doit dire :
qui décide ;
qui finance ;
qui exécute ;
qui contrôle ;
dans quel délai ;
avec quel recours ;
avec quelle substitution en cas de blocage.
35.8. Huitième résultat : lutter contre le gaspillage sans affaiblir l’école
LPE ne sanctuarise pas automatiquement chaque dépense éducative.
Elle sanctuarise les droits, les objectifs et les capacités utiles.
La baisse démographique ne justifie ni la suppression aveugle des moyens, ni leur conservation automatique.
Chaque dépense doit être redémontrée.
Les crédits peuvent être réorientés vers :
la santé scolaire ;
les fondamentaux ;
les AESH ;
le remplacement ;
la revalorisation des enseignants ;
les bâtiments ;
les internats ;
les territoires sous-dotés.
Ils doivent être supprimés ou renégociés lorsqu’ils financent :
des doublons ;
des prestations sans utilité ;
des logiciels inutilisés ;
des marchés captifs ;
des équipements abandonnés ;
des structures sans résultat.
Le résultat politique est une école mieux financée dans ses besoins essentiels et moins tolérante envers ses propres gaspillages.
L’utilité réelle précède le maintien du budget.
35.9. Neuvième résultat : assumer l’uniforme comme projet générationnel
L’uniforme reste une mesure importante du mandat.
Il sera préparé pour les générations nées à partir du début du mandat, puis introduit progressivement lorsqu’elles entreront dans les niveaux concernés.
Cette stratégie permet de construire :
une filière productive ;
un cahier des charges ;
des prix maîtrisés ;
des aides ;
des vêtements adaptés aux saisons ;
des solutions pour le handicap ;
un système de réparation et de réemploi.
L’objectif est de réduire la pression des marques, simplifier le cadre et renforcer une appartenance commune.
L’uniforme ne doit pas devenir une rente industrielle, une charge insupportable pour les familles ou une sanction contre l’enfant.
Son résultat sera évalué.
Mais son déploiement progressif sera préparé dès le mandat afin qu’il ne reste pas une promesse improvisée.
35.10. Dixième résultat : construire et corriger le 3J/3J
Le 3J/3J reste une ambition importante.
Il ne sera ni généralisé sans preuve, ni abandonné à la première difficulté.
Il doit être expérimenté dans plusieurs territoires et évalué selon :
les apprentissages ;
la fatigue ;
le sommeil ;
le travail des parents ;
la garde ;
le transport ;
le handicap ;
le coût ;
l’organisation des enseignants ;
l’accès au sport, à la culture et aux activités éducatives.
L’objectif est d’identifier les bienfaits, supprimer les malfaits et améliorer le modèle.
LPE ne défendra jamais un défaut pour protéger une annonce politique.
Mais elle ne renoncera pas non plus à chercher une meilleure organisation du temps parce que la première version exige des corrections.
Le principe est clair :
nous luttons contre les échecs des mesures comme nous luttons contre les échecs des enfants : par l’observation, l’accompagnement, l’exigence et la correction.
35.11. Les cinq premières preuves du mandat
La crédibilité du ministère ne reposera pas d’abord sur ses grandes promesses.
Elle reposera sur cinq preuves visibles.
Première preuve
Aucun élève ne doit rester plusieurs semaines sans enseignant ni solution pédagogique digne.
Deuxième preuve
Toute victime de harcèlement doit être protégée immédiatement.
Troisième preuve
Tout personnel agressé ou gravement menacé doit recevoir sans délai une protection fonctionnelle conservatoire.
Quatrième preuve
Tout élève en difficulté sur un fondamental doit recevoir un plan de consolidation réellement exécuté.
Cinquième preuve
Tout jeune sans solution jusqu’à 21 ans doit recevoir un référent capable de lui ouvrir un parcours réel.
Ces cinq résultats doivent précéder les grandes communications.
Ils constituent l’épreuve initiale de vérité.
35.12. Résultat démocratique
L’école LPE doit produire un peuple plus difficile à tromper.
Un citoyen libre doit être capable de :
lire ;
comprendre ;
calculer ;
vérifier une source ;
distinguer un fait d’une opinion ;
comprendre un contrat ;
lire un budget ;
connaître une institution ;
exercer un recours ;
participer à une décision ;
corriger démocratiquement une politique.
La transmission civique ne consiste pas à enseigner ce qu’il faut penser.
Elle enseigne comment comprendre le monde commun, comment agir légalement et comment protéger la démocratie contre le mensonge, la manipulation et l’impuissance.
35.13. Résultat économique et productif
L’éducation ne doit pas réduire l’enfant à sa future valeur marchande.
Mais une Nation qui ne forme plus suffisamment ses citoyens devient dépendante.
Elle dépend :
des technologies étrangères ;
des compétences importées ;
des productions extérieures ;
des logiciels qu’elle ne contrôle pas ;
des métiers qu’elle n’a plus transmis ;
des décisions prises ailleurs.
L’école doit donc transmettre une culture générale forte tout en reconnectant les jeunes :
aux métiers ;
à l’industrie ;
à l’agriculture ;
au soin ;
à l’artisanat ;
au numérique ;
à la recherche ;
à la mer ;
aux services publics ;
aux besoins réels du pays.
La voie professionnelle ne doit plus accueillir principalement ceux que les autres voies ont rejetés.
Elle doit redevenir une voie choisie, exigeante, équipée, ouverte et respectée.
35.14. Résultat culturel et civilisationnel
La France doit pouvoir se transmettre sans mentir, sans haïr et sans avoir honte.
L’enfant doit connaître :
la langue ;
l’histoire ;
les institutions ;
les œuvres ;
les territoires ;
les savoir-faire ;
les grandeurs ;
les erreurs ;
les responsabilités ;
les progrès ;
les conflits qui ont construit le pays.
Transmettre n’est pas imposer une admiration aveugle.
Ce n’est pas davantage organiser une culpabilité permanente.
C’est donner à l’enfant assez de vérité, de connaissance et d’attachement pour qu’il puisse comprendre ce qu’il reçoit, le critiquer honnêtement et l’améliorer.
35.15. Résultat humain
La réussite finale ne se mesure pas seulement au diplôme, au salaire ou au taux d’emploi.
Elle se mesure à la capacité de la personne à devenir un adulte complet.
Un adulte capable :
de maîtriser sa langue ;
de raisonner ;
de reconnaître ce qu’il ignore ;
de demander de l’aide ;
de travailler ;
de créer ;
de prendre soin de sa santé ;
de protéger ses données ;
de comprendre ses droits ;
de respecter ses devoirs ;
de vivre avec les autres ;
de défendre une victime ;
de réparer une erreur ;
d’élever un enfant ;
de transmettre une compétence ;
de participer à la vie de son pays.
L’école ne peut pas garantir seule la réussite de chaque vie.
Elle doit garantir que chacun quitte le parcours éducatif avec les bases nécessaires pour construire la sienne.
35.16. Résultat politique final
Le ministère n°8 aura réussi lorsque les familles pourront dire :
mon enfant apprend réellement ;
je comprends ce que l’école attend ;
je sais à qui m’adresser ;
ses difficultés ne sont pas enterrées ;
ses droits sont exécutés ;
son avenir ne dépend pas uniquement de notre argent, de notre adresse ou de notre réseau.
Il aura réussi lorsque les enseignants pourront dire :
je suis reconnu ;
je suis mieux rémunéré ;
je comprends la cohérence générale du parcours ;
je reste libre dans ma manière d’enseigner ;
je suis protégé ;
je ne suis plus laissé seul face à l’impossible.
Il aura réussi lorsque les jeunes pourront dire :
je sais ce que je maîtrise ;
je sais ce que je peux devenir ;
je connais les voies possibles ;
je peux changer de direction ;
je ne suis pas abandonné entre deux institutions ;
je suis suffisamment solide pour construire ma propre vie.
Il aura réussi lorsque les territoires pourront adapter sans renoncer.
Lorsque l’État pourra garantir sans étouffer.
Lorsque l’autorité pourra protéger sans humilier.
Lorsque l’accompagnement pourra aider sans déresponsabiliser.
Lorsque l’évaluation pourra corriger sans condamner.
Lorsque la dépense pourra être importante sans devenir aveugle.
Lorsque chaque enfant recevra une même base commune, puis la possibilité réelle de devenir lui-même.
La formule de victoire du ministère n°8 est donc :
FORMER DES ADULTES COMPLETS
Pas des adultes identiques.
Pas des exécutants.
Pas des consommateurs captifs.
Pas des diplômés abandonnés.
Des adultes libres parce qu’ils comprennent.
Utiles parce qu’ils savent agir.
Dignes parce qu’ils peuvent se tenir debout.
Responsables parce qu’ils savent ce qu’ils doivent aux autres.
Capables de transmettre parce qu’ils ont eux-mêmes reçu.
La France ne sera pas relevée par une génération providentielle.
Elle le sera par chaque génération que nous aurons enfin décidé de former entièrement.
Le résultat économique doit être une population mieux formée et plus autonome.
LPE ne transforme pas l’enfant en future unité de production.
Elle reconnaît cependant qu’une civilisation incapable de former ses citoyens devient dépendante de compétences, d’outils, de technologies et de productions qu’elle ne maîtrise plus.
Le résultat démocratique doit être un peuple plus difficile à tromper.
Un citoyen qui sait lire un budget, vérifier une information, comprendre une institution, distinguer un fait d’une opinion et exercer un recours protège davantage la démocratie qu’un citoyen simplement invité à voter.
Le résultat culturel doit être une France capable de se transmettre sans se figer.
Chaque enfant doit connaître la langue, l’histoire, les œuvres, les territoires et les institutions du pays, tout en comprenant que la transmission n’interdit ni la critique, ni la création, ni l’ouverture.
Le résultat humain doit être un adulte complet.
Un adulte capable :
de penser ;
de travailler ;
de créer ;
de coopérer ;
de prendre soin de lui ;
de prendre soin des autres ;
de comprendre les règles ;
de contester légalement ;
de réparer ses erreurs ;
de transmettre à son tour.
Le ministère n°8 ne promet pas de supprimer toutes les difficultés familiales, sociales, médicales ou scolaires.
Il promet que la puissance publique ne les aggravera plus par la lenteur, le silence, les ruptures, la dilution des responsabilités et le mensonge administratif.
La victoire ne sera pas obtenue lorsqu’un ministre annoncera une réforme.
Elle le sera lorsqu’un enfant fragile recevra une aide avant de perdre confiance.
Lorsqu’un enseignant pourra enseigner sans devoir tout réparer seul.
Lorsqu’un élève handicapé sera réellement présent et accompagné.
Lorsqu’un jeune sans réseau trouvera un stage digne.
Lorsqu’un lycéen professionnel sera fier de sa voie.
Lorsqu’un étudiant connaîtra honnêtement les exigences et les perspectives de sa formation.
Lorsqu’un jeune adulte saura lire son contrat, gérer son budget, protéger ses données et demander de l’aide.
Lorsqu’une famille n’aura plus à se battre pendant des années pour l’exécution d’un droit reconnu.
Lorsqu’une école rurale sera évaluée selon son utilité réelle et non seulement selon son nombre d’élèves.
Lorsqu’un territoire ultramarin recevra des moyens adaptés sans devoir renoncer aux ambitions nationales.
Lorsqu’une réforme inefficace sera corrigée sans que l’État cherche à sauver son prestige.
Alors l’éducation ne sera plus seulement une dépense annuelle.
Elle redeviendra ce qu’elle aurait toujours dû rester :
la fabrication patiente de la liberté, de la dignité, de la puissance et de la continuité françaises.
Formule finale :
La France ne sera pas sauvée par une génération providentielle.
Elle le sera par chaque génération que nous aurons enfin décidé de ne plus abandonner.
