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LE PEUPLE ÉLU LE JOURNAL DE LA FRANCE RÉELLE
HEBDOMADAIRE
ÉDITION NUMÉRIQUE

La solution financière la plus solide :

Capitaliser la nation pour recréer du crédit productif La grande faiblesse du débat français, c’est qu’il oppose sans cesse deux caricatures : d’un côté la dépense publique classique, qui alourdit les circuits existants sans toujours reconstruire quoi que ce soit, de l’autre…

La solution financière la plus solide :
ILLUSTRATION ÉDITORIALEÉconomie

Capitaliser la nation pour recréer du crédit productif

La grande faiblesse du débat français, c’est qu’il oppose sans cesse deux caricatures : d’un côté la dépense publique classique, qui alourdit les circuits existants sans toujours reconstruire quoi que ce soit, de l’autre la fiction d’une création monétaire libre, comme si un État de la zone euro pouvait financer directement son programme sans contrainte. Cette opposition est fausse. Le traité européen interdit bien le financement monétaire direct des pouvoirs publics par le Système européen de banques centrales, ce qui ferme la voie du “trésor alimenté par la banque centrale” telle qu’on la fantasme parfois. Mais cette interdiction ne ferme pas la voie d’un outil public de développement, de garantie, de refinancement et d’investissement productif. C’est précisément là que se situe la solution sérieuse.  

La bonne doctrine consiste donc à sortir de la logique de simple dépense pour entrer dans une logique de capitalisation publique productive. En clair : une part stable de la ressource fiscale n’est plus absorbée par le fonctionnement courant ; elle renforce les fonds propres d’un Pôle souverain de développement structuré comme une banque publique de développement. Ce modèle existe déjà sous des formes robustes. En 2024, KfW a accordé 112,8 milliards d’euros de financements de promotion, n’a ni réseau d’agences de détail ni dépôts clients, et a levé 78,1 milliards sur les marchés de capitaux pour refinancer son activité. En France, Bpifrance a annoncé avoir injecté 60 milliards d’eurosdans l’économie en 2024. Cela prouve une chose décisive : un outil public bien structuré peut financer massivement l’économie réelle sans se confondre avec une banque centrale parallèle.  

C’est là que notre modèle devient puissant. Les 4 points de TVA affectés au fonds souverain ne doivent pas être “consommés” comme une dépense de plus ; ils doivent être capitalisés. Cette capitalisation ne donne pas un multiplicateur magique, automatique et illimité. Elle sert de base à une capacité d’intervention plus large grâce à quatre leviers combinés : les fonds propres publics, la garantie ciblée, le refinancement de marché et le cofinancement. Autrement dit, nous ne disons pas “40 milliards deviennent mécaniquement 400”. Nous disons quelque chose de beaucoup plus solide : une base publique stable permet de mobiliser, sur plusieurs années, un volume d’investissement très supérieur à la mise de départ, à condition de respecter les règles prudentielles, de sélectionner les actifs et de garder une gouvernance rigoureuse. C’est exactement ainsi que travaillent les grandes banques publiques de développement crédibles.  

Le deuxième pilier, c’est l’épargne nationale mobilisée. La France n’est pas un pays sans argent ; c’est un pays dont une part immense de l’épargne ne finance pas assez directement la reconstruction productive nationale. La Banque de France montre qu’en décembre 2024 les ménages détenaient 948 milliards d’euros sur les comptes d’épargne, tandis que l’épargne financière globale des ménages reste colossale. L’idée n’est donc pas de forcer ni de confisquer, mais de proposer un canal patriotique, lisible, audité et rémunéré : un emprunt de souveraineté ou des instruments fléchés vers le logement, l’énergie, l’industrie, l’agriculture, la santé et les infrastructures. Ainsi, le pays cesse de subir une partie de son propre capital et recommence à l’orienter vers ses priorités vitales.  

Le troisième pilier, et c’est le plus important pour la crédibilité macroéconomique, c’est le fléchage exclusif vers des actifs productifs. L’erreur fatale serait d’utiliser cette capacité financière pour entretenir du fonctionnement courant ou de la consommation sans contrepartie. Notre logique est inverse. Le crédit doit aller vers ce qui crée un actif, une économie structurelle ou une production supplémentaire : logements passifs, infrastructures énergétiques, relocalisation industrielle, agriculture désendettée et modernisée, fret, santé territoriale, outils de formation. C’est cette discipline qui change tout. On ne distribue pas une manne. On construit des supports réels qui génèrent ensuite des loyers, des remboursements, des recettes fiscales nouvelles, des gains de productivité, des économies sanitaires et des effets d’activité. C’est ce qui permet d’éviter la perfusion permanente et de laisser progressivement le réel prendre le relais.  

Cette architecture répond aussi à l’objection inflationniste, à condition d’être honnête. Non, tout crédit public n’est pas automatiquement neutre sur les prix. Oui, il peut y avoir des tensions transitoires si l’investissement va plus vite que les capacités physiques du pays. Mais il y a une différence fondamentale entre injecter de l’argent dans la consommation pure et orienter le financement vers une hausse de l’offre réelle. Quand le crédit sert à construire, produire, former, transporter et équiper, il augmente la quantité de biens, d’infrastructures et de services disponibles. Le sujet n’est donc pas de nier tout risque ; le sujet est de maîtriser le rythme, d’anticiper les goulets d’étranglement et de faire en sorte que l’augmentation de la capacité productive accompagne la montée en charge financière. C’est précisément pour cela que nous parlons d’amorçage, de transition, de paliers et d’audits, et non d’un choc aveugle hors-sol.  

Le cœur politique de la démonstration est là : nous ne voulons pas utiliser l’impôt pour entretenir le désordre, mais pour capitaliser la reconstruction. La différence est immense. Dans l’ancien monde, l’argent public compense, subventionne, répare, amortit, sans jamais suffire à renverser la logique. Dans le nôtre, une part stable de la ressource devient la base d’un outil de développement capable de désendetter les secteurs vitaux, de lancer les actifs structurants et d’orienter l’épargne nationale vers la production réelle. L’État ne promet plus un miracle monétaire. Il organise un levier durable de garantie, de financement et de reconstruction. KfW en Allemagne et Bpifrance en France montrent déjà que des institutions publiques robustes peuvent peser lourd dans l’économie réelle lorsqu’elles sont bien construites. Notre ambition est d’aller plus loin dans la clarté du fléchage, la sanctuarisation des fonds et la priorité donnée aux actifs nationaux.  

Voilà pourquoi notre solution est la plus solide. Elle n’a rien d’une cavalerie. Elle n’a rien d’un fantasme de monnaie gratuite. Elle repose sur des bases que les marchés, les juristes et les économistes comprennent parfaitement : capital, garantie, refinancement, cofinancement, actifs, retours, audits, calendrier. La vraie rupture n’est pas de s’affranchir magiquement de toute contrainte ; la vraie rupture est de cesser enfin d’utiliser la puissance fiscale pour colmater le déclin, et de la transformer en colonne vertébrale d’un crédit national tourné vers le travail, la brique, la machine, l’énergie, la santé et la transmission. Nous ne taxons plus pour compenser la faiblesse ; nous capitalisons pour financer la puissance.

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LES FAITS DERRIÈRE L’ARTICLE

Vérifiez d’abord la donnée. Discutez ensuite notre conclusion.

CE QUE LE PROGRAMME CHIFFRE DÉJÀ

Chaque proposition doit pouvoir montrer ses appuis.

01Organisme public cité dans la V4

Les ménages dépensent environ 194,3 Md€ pour le transport en 2024 hors assurance. Les transports intérieurs émettent environ 124,9 MtCO₂e. Le transport intérieur terrestre de marchandises représente 344 milliards de tonnes-kilomètres, avec une part routière de 89 %, ferroviaire de 9 % et fluviale de 2 %, selon le SDES⁠.

Organisme cité : SDES Voir le passage dans la V4 →
01Organisme public cité dans la V4

En 2024, le déficit public atteint environ 5,8 % du PIB. En 2025, il recule à 5,1 % du PIB, mais la dette publique atteint 3 460,5 Md€ fin 2025, soit 115,6 % du PIB. La dette nette atteint 108,4 % du PIB. Les dépenses publiques représentent 57,2 % du PIB, les recettes publiques 52,1 % et les prélèvements obligatoires 43,6 %…

Organisme cité : Insee Voir le passage dans la V4 →
09Organisme public cité dans la V4

Au 1er janvier 2026, la DREES recense environ 242 200 médecins en activité en France, soit 5 000 de plus qu’un an auparavant. Cette progression nationale ne signifie toutefois pas que les besoins locaux, les spécialités, le temps médical ou l’accessibilité soient correctement répartis.

Organisme cité : DREES Voir le passage dans la V4 →
14OFFICIELLE_BRUTE déclarée dans la V4

Le budget du ministère de la Culture s’élevait à 4,6 milliards d’euros en 2025, stable en valeur par rapport aux crédits dépensés en 2023 et 2024. Cette somme ne comprend pas toutes les dépenses culturelles des collectivités, de l’audiovisuel public, des opérateurs, des ménages ou des entreprises. (Ministère de la Culture)

Voir le passage dans la V4 →

DANS LE PROGRAMME

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