CONGÉ PARENTAL TEL QU’ON LE PROPOSERA
Le gouvernement prévoit une réforme du congé parental, qui devrait entrer en vigueur en 2026. À première vue, cette mesure semble améliorer la situation : l’indemnité serait calculée sur 50 % du salaire brut et plafonnée autour de 1 900 € par mois. Pour de nombreux parents, ce serait une nette augmentation par rapport au système actuel, où une mère qui stoppe son activité professionnelle peut toucher seulement 430 € par mois.
Mais derrière ce chiffre séduisant se cache une vérité inquiétante : la durée du futur congé sera réduite à trois ou quatre mois par parent. Concrètement, cela signifie que les mères — et parfois les pères — seront obligées de retourner au travail beaucoup plus tôt, alors que les trois premières années de la vie d’un enfant sont cruciales pour son attachement, son développement émotionnel et son éveil. Loin d’améliorer la situation, cette réforme risque d’aggraver l’injustice sociale : seules les familles qui peuvent se permettre financièrement de rester longtemps auprès de leur enfant profiteront vraiment du temps de qualité, tandis que les autres seront contraintes de reprendre leur activité professionnelle prématurément.
Face à cette situation, LE PEUPLE ÉLU propose une réforme véritablement juste et ambitieuse. Chaque mère devrait bénéficier d’un revenu proche du salaire moyen, avec un minimum garanti de 1 500 € par mois et un plafond à 2 500 € pour les plus hauts revenus, versé pendant les trois premières années de l’enfant. Ce revenu assurerait une présence continue de la mère auprès de son enfant, tout en offrant une stabilité financière indispensable.
Pour renforcer l’impact social et économique, cet argent serait en partie utilisé dans des infrastructures éducatives et sociales : crèches, ateliers éducatifs, programmes sociaux locaux. Ainsi, les familles ne profiteraient pas seulement d’un revenu suffisant, mais contribueraient aussi au développement collectif, stimulant la consommation locale et favorisant une croissance économique durable.
Autre avancée majeure : ces revenus seraient considérés comme des annuités pour la retraite, mettant fin à l’injustice actuelle où les mères perdent des droits en choisissant de rester à la maison. S’occuper de son enfant serait enfin reconnu comme un vrai travail, valorisé financièrement et socialement, tout en protégeant l’avenir des parents.
Certains pourraient se demander : “Et le père dans tout ça ?” Il est important de préciser que ce dispositif ne vise pas à exclure le père, mais à reconnaître la nécessité particulière de la mère dans les trois premières années de l’enfant. Dans notre système de binômes, où chaque parent travaille trois jours par semaine, le père reste pleinement impliqué dans la vie quotidienne de l’enfant. Le congé parental proposé garantit que la mère puisse s’occuper du bébé à temps plein tout en permettant au père de participer activement, créant ainsi un équilibre réel et bénéfique pour l’enfant et la famille.
Investir dans les trois premières années des enfants et soutenir financièrement les parents représente également un levier pour la croissance économique du pays. Des parents mieux soutenus sont plus stables financièrement, consomment davantage, participent à l’activité locale et contribuent à la construction d’infrastructures éducatives et sociales. Garantir aux familles les moyens de s’occuper de leurs enfants tout en stimulant l’économie locale permet de créer une croissance durable et équitable.
En conclusion, la réforme prévue pour 2026 améliore certes l’indemnisation, mais elle reste insuffisante car elle réduit considérablement la durée du congé. Elle risque de pousser les mères à retourner au travail trop tôt, alors que les besoins de l’enfant et l’équilibre familial nécessitent une présence prolongée. La proposition du PEUPLE ÉLU vise à corriger ces injustices : un revenu garanti et suffisant, la reconnaissance des revenus comme annuités pour la retraite, l’investissement dans le collectif, et la garantie que tous les enfants, quel que soit le niveau social de leurs parents, bénéficient des mêmes conditions fondamentales pour s’épanouir, tout en favorisant la croissance et la vitalité de la société.